‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 106 sur 248 · PIG · texte numérisé non relu

PIG

DE TECHNOLOGIE

PIL

asesy etc. t où il est nécessaire de former un artificiel, et ils prennent alors le nom de ots ou piloiiê. Dans les ouvrages hydraii* aes« le sol artificiel est orainairemenl mô de béton enfermé dans une enceinte charpente en pieux et pal planches; et lors* .*oa a recours à une enceinte analogue ur construire un batardeau ou tout autre jet, 1 es angles et les parois de cette eninte sont renforcés f)ar des pieux qui remissent, dans cette circonstancOt le même îce ^ue les «chaînes en pierre de taille ns u o mur en moellons.

PlÊZCAtÈTRE (phjs.). Du grec liUCoi»

anprîmert et i&ixpov, mesure. Instrument \\\ sert à mesurer la compressibilité des ouides.

PIFFARO (Inst. de mas.}. Instrument à ent qui est usité en Italie, et qui répond à \ haute -contre du hautbois.

PIFFRE. Abgl. iUdge-hanmer ; allem.

rmhammer. Gros marteau dont se sert le itteur d'or» et qu'on emploie aussi dans s forges.

PIGKON. Petit morceau de bois qu'on ace dans l'onglet d'un cadre. — Sorte de afiier de petit format. — Plâtre qu'on em- (oie sans pierre, lattes ni bois, pour forcer les tuyaux de cheminées. — On appelle tous à pigeom^ de grands clous k crochet ui servent k attacher, dans les volets et co- ;uiLj\ers, les paniers où Ton met pondre et juwer les pigeons. — En termes de uéiieiar, on appelle pigeons^ les anses très- )nsaes par lesquelles les mailleurs com* leraceDt quelquefois leurs filets.

P* IGEONNER (const.). Employer k la main u f)litre gAcbé-serréy pour élever un mur lira ce» comme une cloison, un tuyau de be cuinée, etc.

I»1GE0NN1ER. Yoy. CoLOnaiBa.

PIGNARESSE. Femme qui peigne lejcbanro«

PIGNE (métallurg.). Masse d'or ou d'ar- ;cnt qui reste après Tévaporation du merure qu'on avait amalgamé avec la mine, >oiK en dégager le métal.

PIGNON (archit.). Du celtique pen, pointe le montagne. Partie* supérieure d'un 'mur |ai se termine en pointe, et dont le sommet K>rte le bout du faîtage d'un comble k deux fgoâts. On appelle pt^non à redent$^ le mur ie maison qui se termine en pointe, et dont es deux cdtés s'élèvent en forme de degrés i*esGaiier, et pignon entrapeté, celui qui a a forme d*un trapèze.

PIGNON (comm.). Laine de Qualité infé- •ieure qu'on sépare de la laine une en cariant celle-ci. — Ce mot désime aussi ce ]ui sort du cœur du chanvre lorsqu'on le joigne.

PIGNON (horlog.). Angl. motion ; allem.

^ttfiAe. On nomme pignon de retivot la roue qui sert k communiquer le mouvement d'une partie de Thorloge à une autre partie. PIGNON ( mécan. ). Angl. »pringw9tl ; ailem. irteôrod. Roue d'engrenage d*un ue- \\l diamètre qui sert k transmettre k l'arbre d'une roue d'un diamètre plus considérable,

un mouTement pms lent que celui de l'arbre sur lequel il est monte. Les vitesses se transmettant en effet de circonférence k circonférence, il résulte de la différence des diamètres que le pignon doit exécuter sur lui-même plusieurs tours avant que les dents aient parcouru toutes celles de la circonférence de la grande roue; et la force absolue du moteur restant toujours la même dans cette transmission, sauf ce qui se trouve absorbé par les frottements du mécanisme, la grande roue gagne alors en Euisèance, pour vaincre un obstacle ou sou- »ver un poids, ee qu'elle perd en vitesse par là différence des diamètres. Réciproquement, le pignon que commande une roue d'un grand diamètre, donne k l'arbre sur lequel il est monté une vitesse plus consiciérable que celle de l'arbre qui porte la grande roue.

PIGNON (serrur.). Angl. etUeh.; allem.

eingriff^ Pièce qui ^rt k .iaire recevoir les ▼erroux des serrures quand elles en ont, et k ouvrir et fermer les doubles pônes des coffres-forts.

PIGOD. Chandelier de fer terminé par une pointe, que l'on fiche dans la charpente d^un bAtiment.

PIKLE (métrolog.). Poids dont on fait usage dans les colonies hollandaises et qui vaut un peu plus de 62 kilogrammes.

PILAGE. Action de piler.

PILASTRE (archit.J. De l'italien ptliM/ro, dérivé du latin pt7a, pilier. Colonne de forme carrée, et le plus souvent adossée k la façade d'un édifice, ou engagée dans un mur k une épaisseur plus ou moins considérable. Les pilastres sont susceptibles des mêmes modifications et des mêmes ornements que les colonnes dont ils sont les équivalents, et ils présentent comme elles les ordres dorique, ionique, corinthien, etc. On appelle pilastre grélSf celui qui a plus de hauteur que n'en comporte régulièrement sa largeur; pî/oj^re ol^ifue, le pilastre plus court que celui des trois ordres réguliers; pi/ostre indenté^ celui dont les cannelures sont rempliesjusqu'kune certaine hauteur par des baguettes rondes; pilastre bandée celui qui a des bandes sur son fût ; pilastre ravalé^ celui dont le parement est incrusté d^çne tranche de marore ; pilastre ébrasé^ celui qui est i)lié en angle sortant ; pilastre flanqué^ celui qui est Qanqué de deux demi-pilastres peu saillants; pilastre comîer, celui qui contourne l'angle d'un bAtiment; pdastre

i}liéf celui qui forme un angle rentrant ; ptastre eintréf celui qui suit le contour convexe ou concave, dun mur circulaire; pn lastre diminué^ celui qui, étant près d*une colonne, a son diamètre supérieur plus étroit que le bas;pi7a«lre engage^ celui contre lequel une colonne est adossée; pilastre lii^ celui qui est joint k une colonne ou k un autre pilastre, par la base ou par le chapiteau ; pilastre en geAne de termf^ celui qui est plus étroit par le bas que par le haut; pîloj(re double^ celui qui est formé de deux fûts dont les chapiteaux et les bases se con«

ni

BICTfONNAIRE

ML

Ibnttent ; et pih$ire$ accouplée^ ceux qui se trouvent placés deux à deux^^Le menuisier forme aussi des pilastres dans certaines boiseries et autres buvràges.

PILE. Du grec it?Xoç, amas, monceau. On appelle pile de cuivre^ des poids de cuivre en forme de godets, (\\n se placent les uns dans les autres, et qui, diminuant par dej^rés de volume, donnent toutes les subdivisions <lu poids total. — Massif de maçonnerie qui soutient les an'hes d'un pont. — Portion du trotic d'un arbre, qui est susceptible d'être convertie en charpente. -^ Auge dans laquelle le foulon met l'étofifé pour la dégraisser et la fouler. — Citerne qui sert de réser* voir pour les huiles, dans une savonnerie. — Tonneau dans lequel on met la matière destinée h faire le carton. — Grand vase de terre dans lequel les Provençaux conservent l'huile. — Ligne de pèche plus ou moins déliée, éjue Ton attaciie au bout des lignes latérales partant de la maîtresse corde.

PILE GALVANIQUE ou PILE VOLTAÏ- <}(IE (phvs.). Angl. galvanie pile; allem. galvanische iiiuU. Appareil inventé par Voila dans-les premiers mois de l'année 1800. Cette invention eut en Europe un immense retentissement, excepté en France, cependant, où les physiciens s'occupèrent si peu, dans l'origine, de la théorie voUaique, que lorsque son auteur vint à Paris, VlnsUtut était complètement ignorant des exuériences du célèbre Italien; et qu'à part Robertson, personne n'avait songé à reproduire ces expériences. Volta exposa sa théorie, en présence de l'Académie des sciences, dans le mois de novembre de cette même année 1800, et le premier consul Bonaparte assistait aux séances. Au moyen d*une colonne de 88 disques, zinc et argent, l'expérimentateur produisit de très-fortes commotions galvaniques ; il obtint des étincelles à l'aide du condensateur; fit brûler .un fil d*acier; obtint, par une étincelle tirée du conducteur de la nile, l'explosion d'un pistolet h gaz hydrogène; et exécuta, enfin, la décomposition cniminue de l'eau, résultat qui excila surtout I admiration du premier consul. Aussi ce dernier n'oublia-t-il point plus tard de récompenser dignement le savant physicien : il le décora de la croit de la Légion d'honneur et de celle de la Couronne de fer, et réleva k la dignité de comte et k celle de séliateur du royaume lombard.

La forme la plus simple de la pile voltaïque, qui sert à développer un courant élecr trique par le contact de certains métaux ou d'autres susceptibles d*éprouver une action chimique, se compose de disques de cuivre et de zinc superposés, et séparés par une rondelle de drap humide en coupU$ ou élé' menti de deux disques chaque. On empile, dans cet ordre, autant dé couple que l'on juge nécessaire ; on forme ainsi une pile à eoTonneSf dont les deux extrémités sont, d*un côté, un disque de zinc appelé pôle po» êUif, et, de l'autre, un disque de cuivre qu'on nomme pôle négatif: puis on établit le courant en réunissant ces deux pôles par

un fil conducteur. Les effets produits par la pile sont physiologiques, physiques etchi«miques. Lorsque, arec les doigts mouillés, on touche les conducteurs qui communiquent avec les deux pôles de cette pile, on reçoit une secousse dont l'énergie dépend de la force de la pile, mais qui peut, être mortelle, et il suffirait d'établir un instant avec les mains la communication entre les pôles, pour être frappé comme par la foudre. Quand on approche l'un de l'autre les fils de métal que vont puiser l'électricité aux deux pôles, on remarque une succession d'étincelles provenant de la combinaison des deox fluides électriques; et le courant qui traverse un conducteur en élève la température au point d'en déterminer souvent l'incandescence et de faire fondre les roétaax les plus réfractaires. Les courants de la pile voltaïque détruisent aussi un grand nombre de combinaisons chimiques dont les composants se trouvent dans ce cas transportés aux deux pôles de la pile ; et la première observation de ce genre fut faite en 1809 par Car* lisle et Nicholson, qui virent l'eau se décomposer par l'action d'un courant, l'oxygène se portant au pôle positif, et l'hydrogène au pôle négatif. Plusieurs piles réunies eqtre elles forment une batterie gtdvanique d'une puissance des plus grandes; et la société royale de Londres ayant fait construire, dès 1806, une batteriede 2»000 éléments, de <» ou 5 décimètres carrés chacun, d'après le système des piles k auges, Humpbry Davy parvint k opérer avec elle, en 1808, la décomposition de la potasse et de la soude. Gay-Lussac et Thénard firent aussi k la même époque des expériences importantes, avec une tMtterie de 600 éléments, de chacun 9 décimètres carrés, et peu de temps après H. Hare construisit k Philadelpnie une autre de ces batteries qu'il nomma de/Iogrator.

D'autres piles forent imaginées après celle de Volta. Cruikshank inventa les piles i auges, dont les éléments zinc et cuivre sont soudés ensemble et posés de champ; puis séparés les uns des autres par un intervalle ou augCf et le tout disposé dans une caisse de bois enduite de résine. Pour faire usage de celte pile, on remplit les auges avec de Peau aciuulée, et Ton plonge dans chacune des auges extrêmes une lame de cuivre qui

f)orte un fil métallique servant k puiser 1 éectricilé. Dans la pile de Wolaston, le zinc est placé entre les deux lames d'un morceau dé cuivre replié sur lui-mime et présentant de la sorte une plus grande surface; le contact entre les deux métaux n'a lieu que sur une étendue restreinte ; tout le système se trouve adapté k une monture eu bois qui permet de le transporter aisément; l'eau acidulée est contenue dans des jarres ; on y

f>longe les couples quand il s'agit de mettre a pile en action, puis on les en retire quaud ou veut que l'appareil cesse de fonctionner. On entend par pilesèche^ celle dans la composition de laquelle il n'entre aucun liquide, et qui se construit d'ordinaire avec des ron*

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