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PIL
DE T£GHN0L6CIE.
d«ll«s de paûier mv lesqueHes sont avec dp la géialîne, d*QO côlé, des feuilles roioces de xîoc, de Tautre, du peroxyde de imnganèse en poudre fine. Ce genre de (jile esC beaucoup trop faible pour produire des effets cbimiquest mais il démontre très-bien les
Shénomènes d'attraction et de répulsion, et amboni en a bit usage pour son système de mouvement perpétuel. La pile à eJiarbon de Bunsen, dont les effets sont très-puis« sanis, reçoit Télectricité par le zinc et le cbarbon, et les liquides conducteurs sont Tacide nitrique et l'acide sulfurique. Ces deux liquides sont séparés par un vase poreux de terre cuite, qu*ou remplit avec de l'acide sulfurique étendu d'eau et dans lequel on plonge un manchon de zinc amalgamé; ce vase repose sur le fond d'un autre vase de verre qui contient Tacide nitrique; dans cet acide et autour du vase poreux fai7 sant ToiBce du dianbragme, se place un cylindre de charbon labriqué avec du coke; ce lïjliodre porte à sa parue supérieure placée hors du liquide, un cercle de cuivre sur le^ quel s'adapte la bande propre à établir les communications électriques; le manchon de sine porte une bande pareille; et c^est enfin
Gr une pincé de mêlai qu'on réunit ces ndes pour composer les piles.
Outre les appareils galvaniques qui viennent d*ètre mentionnes, on en connaît qui ont été construits par MM. Smée, Youpgf Wheatstone, Daaielli Groove, de la Rive, Cb. llAtteucci, Liais, Fleury, etc. Tout récemment, on a annoncé la construction, par M. Selmi, d'une pile voltaïque qui se compose d'un vase en verre ou eu grès, au fond duquel se troikve placée une plaque de zinc qui communique au dehors au moyen d'un prolongement conducteur. Au-dessus de la plaque existe une spirale ou lance de cuivre enroulée, laquelle est aussi pourvue d'un appendice destiné à des communications; et une solution de potasse couvre entièrement la lance de zinc, en mouillant, jusqu'à une certaine hauteur la lame de cuivre. Il eo résulte que dès que l'on réunit, par l'emploi d'un conducteur, les appendices de «suivre et de zine^ un courant étectrimie s'é- Ceblit à travers le circuit, courant aont la constance se prolonge durant plusieurs semaines et même des mois entiers. L'innovalion de M. Selmi consiste donc dans le tri* pie contact entre le sulfate de potasse et le zinc, le sulfate de potasse et le cuivre, et le cuivre avec l'air, combinaison qui présente évidemment une valeur qui mérite d'être appréciée. De son cAté, M. Boeitger, de Francfort, vient d'Indiquer le moven suivant pour bire un heureux emploi de la p*le de Bunsen : On charge cette pile en de<ians et en dehors des vases poreux, avec uneeaulégèrement acidulée par un vingtième ou 5 p. IM d'acide sulfurique; mais avant de plonger les cylindres ou parallélipipèdes de charbon dans les vases, on les trempe dans l'abide nitrique concentré, et on les laisse sécher à l'air pendant douze heures environ La pile ainsi disi^osée ne laisse
alors rien à désirer sous le rapport de Tin-^ tensité et de U constance,
« Le principe général de toutes les décompositions opérées pisir la pile,» di^Fran* cœur, « c'est que l'oxygène se ()orte toujours au pd|e zinc ou vitré, tandis que la base de l'oxyde ou de l'acide va a\i pole cuivre ou résineux. L*acide sulfurique, par exemple, se décompose et va trouver ce dernier pôle, tandis que Tox^^gène se rend à l'autre. L'acide hydrochlorique qui, comme on sait, ne contient que du chlore et de l'hydrogène^ éprouve la décomposition ; rhydrogène se dirige au cuivre et le chore aii zinc. Les alcalis sont soumis au même effet. Le célèbre Davy a le premier prouvé, par cette expé^ rience, que la soude et les potasses caust'ques sont des oxydes métalliques, et qu'a* vec une pile énergique on peut chasser Toxygène et former les bases pures, qu'il a liommées $odium et potfusium^ métaux tellement avides d^oxygene, qu'on peut difficilement les protéger contre l'action de ce gaz. Si l'on fait la même expérience sur une dissolution saline, l'acide se rend au pAlezinc pu positif, la base au pôle cuivre ou négatif; enfin, il n'est aucun corps composé dans la nature dont on ne puisse séparer les éléments, par le secours d'une pile voltaique suffisamment énergique. Cet appareil est dès lors un des agents les plus utiles pour connaître les principes des corps, et un de ceux que le chimiste emploie avec le plus de succès. Comme les substances qui se rendent au fil zinc ou vitré ne sont attirées par ce pAle
3 ue parce qu'elles se sont cx)nstituées en état lectrique opposé, on leur a donné le nom à'éleeiro'négatwes ; l'oxysène est dans ce Cas. Celles qui vont au pôle cuivre ou résineux sont, au contraire, éUctrO'9o$itive$ : tel est l'hydrogène.
« Les corps sont donc partagés en deux grandes classes, selon que l'action de la pile les porte à Tun des pôles ou à l'autre. Mais il ne faut pas oublier que ee n'est ici qu'une chose de relation, et qu'un cerps qui est électro-négatif par rapport à un autre, peut être électro-positif relativement è un troisième. Le soufre est positif relativement à l'oxygène, et négatif par rapport au phosphore. Berzéliusa rangé les corps selon leurs propriétés électriques; la liste suivante contient quelques substances fréquemment employées; cnacune est négative par rapport à celles qui la suivent, et positive relativement à celles qui la précèdent.
t. Oiygèoe.
S. Chlore.