PIN
d^aroode; on oroifa cas charpentes par d*aalres« disposée» selon la longueur, et qa*on nomme Um^rim$; enfin, la maçonnerie remplit les loterTalles carrés que laissent entre elles ces pièces de bois, de manière que le tout f6rme un massif, partie en bots ei partie en béton t qui est inébranlable.
PlHPIGNONS. Les pécheurs nomment ainsi» en Prorenoe» des anneaux de fil qrue l*on fait pour joindre les unes aoi autres les nappes oes tremaiUades.
PIN. En latin jniwf, fait du grec icCvoc, radie. . *ici«fv, gras, à camse de la résine que donne cetarbre. Angl. fir; allem. fàhrenkolx. Arbre tie la famille des conifères , qui crott dans les terrains sees, arides et sabloneux des contrées du Nord. Ses espèces sont assez nombreuses, et donnent un i)ois plus ou moins résineux qu*on emploie dans la ciiar* pente, et dont on bit des piancfaes, des bordâmes de naVires^ des tuyaux pour la conduite des eaux, etc. Plusieurs fournissent en outre Ile la résine sèche et liquide, de la poix , du goudron, du brais-gras , de la té* rébenthine , etc. Dans le Jura, en Savoie et co Soisse, on bit avec le bois de pin divers ustensiles de ménage. Chez les Lapons et cittelques autres peuplades du Nord, son ecorce entre dans la fabrication du pain, et on en bit asage pour engraisser les porcs. Celte écoroe remplace celle du cAène dans la tannerie* Bnfio les pias sylvestre et laricto servent k la mâture.
PINACLE (architecL). Du latin pinnoeu- Itfin, btte. Nom que portent les amortissefoents on couronnemenis ouvragés qui, dans les édifices du moyen Age, décorent quel- «fuefois des toits coniques, des tours ou des pignons aigus.
PINACOTHÈQUE (peint.). Du grec icivoÇ, tableau , et O^xi), lieu où Ton serre quelque chose. Ce mot qui^ chec les anciens, sienidait cabinet de peintures , a été applique de nos jours, par le roi de Bavière, k la désignation de son musée de tableaux.
PINASSBS(manur.).Btoffesd*écorced'arbre, que Ton fabrique dans les Indes orientales. PlNÇAGB(agricult.). Raccourcissement du cannent de le vigne.
PINCE. Nom générique de tous les outils formés de deux leviers pour appréhender et serrer un objet. — Barre de fer aplatie par un bout, dont on se sert comme d*un levier, pour séparer deux objets tenant fortement ensemble. Dans les travaux de carrières, la pince est employée pour détacher et soulever par gros fragments les quartiers de pierre que Ton veut enlever. — Grosses tenailles qui servent è remuer les grosses bûches dans ua foyer. — Bord inférieur d'une cloche où frappe te battant — Pli qu'on fait à uneétoffe. PINCE (inst. de chir.]. Les chirurgiens sp|)etlent pinces tous les instruments formés de deux branches ou plus,, dont ils font usage dans tes opérations pour saisir, attirer et fixer certaines parties. Il y a la pince & dis* section, la pince è ligature, la pince à cataracte, la pince ft torsion, .a pince a polype. Co nomme pinte à anneaux , celle qui sert
à enlever la (harpie et diverses pièces d'ap- IMireil ; etace dc^ Jfifjeux, celle qui est destinée h la récision des amygdales ; et pi$ue de Ftin/er, celle qu'on emploie pour extraire les calculs engages dans Purètre.
PINCE D'ELVASCKT. Piège de chasse qui porte le nom de son inventeur, et qui saisit les oiseaux par les paKes ou par le cou, au moyen d'une détente.
PINCEAU. Du latin psnicifltif , pour peni- €uhê9. knfU.pineil; allem. pinseL Assemt>!a-
ge de poils attaché fortement^au bout d'une ampe on d'un tuyau de plume, et dont les peintres se servent pour appliquer et étendre les couleurs. On distingue deux sortes de pinceaux : ceux formés de poils plus ou moins grossiers, tels que ceux du porc, du sanglier, du chien, etc., lesquels sont attachés au'bout d'un manche ou trompe, et que l'on désigne aussi sous le nom de brotseê ; puis ceux que l'on confectionne avec des poils très-fins, comme ceux de la queue du petit-gris, do la queue dû martre, du blai* rean, du putois, etc. On renferme ces derniers dans des tuyaux de plume, lorsqu'ils sont petits ou d^une moyenne grosseur; et lorsqu'ils excèdent la grosseur des plumes ordinaires on les monte dans des tubes de fer-blanc. La qualité la plus essentielle d'un bon pinceau, c'est de bien faire la pointe, de manière que tous les poils, sans exception, se réunissent lorsqu on les mouille en les plaçant sur la langue légèrement humectée. On ne peut employer que l'extrémité des poils qui présentent la (orme d'an cAne extrêmement allongé , de manière que ces poils réunis forment ensemble un cône qui se termine en une pointe déliée. Dans la fabrication des pinceaux, toute la difficulté consiste donc, après avoir bien dégraissé les poils , è les rassembler de telle sorte que toutes leurs pointes se présentent sur un même plan horizontal.
PINCEAUTAGE,PINCEADTER. Réparer au pinceau les défauts de couleur d'une étoffe imprimée, d'un papier peint. — Ajouter au pinceau les couleurs que l'impression n'a pu donner.
PINCEAUTEUSB. Ouvrière ({ui travaille au pinceau , sur les étoffes imprimées ou sur les papiers peints.
PINCE-BALLE. Tenaille avec laquelle oa
f>rend les boulets rouges sur le teu , pour es transporter jusqu'à la pièce d'artillerie. PINCBLIER (peint.). Angl. wettina brush:
allem. anfeu€kipin$el. Petit vase de fer-blanc séparé en deux parties, dans Tune desquelles les peintres mettent de l'huile, dans L'antre , ce qui sort de leurs pinceaux lorsq^u'ils les nettoient.
PINCE-LISIfeRE (manuf.). Apfiaretl dont on fait usage (K>ur assujettir la mousseline qui doit recevoir l'appréi.
PINCER. Du latin ptiMere, broyer, piler, ou- de punoere, piquer. Se dit. chez les planeurs, de l'actton de former l'angle qui rè- 5 ne tout autour d'une pièce de vaisselle auessus du lK>uge. — J&n termes de relieur, pincer un litre ^ c'est approcher, avec de
rio
DICTIONNâlBE
np
pclim piocM àê fer, d» obiquo tM des nerfs qui sont eu dos d'm Irrre, les ficelles qui A*en so»! pas «sseï prêches , qoaud on 1 a fouetté.
PINCBTTE. Angl. iweexer$: alleœ. Mange.
Ustensile de fer h denx branches, qu'on emploie pour arranger et attiser le feu. Ko ce sens ce mot s*écnl au pluriel et Ton dit de^ pifuelteê. — Petit instrument de fer avec lequel on s*arracbe le poîL — On donne aussi ce nom à plusieurs petits instruments qui, dans direrses professions, servent k saisir oo placer certains objets menus et délicats. * PINCEUR. Ouvrier qui soulève les pierres avec une nince.
PINCH BECK. Mot anglais francisé en pinehibeeh , et sous lequel on désignait autrefois le similor ou cbrysocaique. — Yoj/. ce mot.
. PINCHINA{manuf.}. Angl.td.Mllem.yroèes tuch. Èlom de laine ou espèce de gros drap.
PII^ON (marécb.). Rebord mince, élevé k la pince d un fer de cheval, surtout k eelle des fers de derrière, afin de mieux les assurer ou pour garantir la corne.
PINÇOTEUSB. Vof. Pmcbautbusk.
' PINCURK (fabr. de drap). Angl. pinch: aliem. mt/f. raux pli dans un drap.
PINÈDE (agricult.). Terrain planté de pins.
PINÉE (comm.). Espèce de morue sèche.
PININE (chim.). Nom donné k la résine du pin.
PINIQDE (Acidb). On appelle ainsi la colophane.
PINNULE. INminutif de ptniia, aile, penne. Angl. pinnule: allem. alhidade. Petite plaque de cuivre qui, dans certains instruments astronomiques et autres, s*élève perpendiculairement k chaque extrémité d'une alidade, et se trouve percée d*un petit trou ou d'une fente, atin de laisser passer les rayons lumineux ou les ravons visuels. Les pinnules obt été remplacées par des lunettes dans les graphomètres perfectionnés.
PINT (métrolog.). Mesure de capacité em^ ployée en Angleterre , et qui correspond k 0 lit. S67932. Huit pints forment un gallon.
PINTE (métrolog.). Mesure de cappcité dont on faisait usage autrefois en France pour mesurer les liquides, et <^ui était le &* du setier et le double de la chopine. Sa grandeur variait selon les lieux ; mais la pinte de Paris contenait h% pouces cubes , et correspondait k 93 centilitres environ. Le rap- Ïort usité dans le commerce est 29 pintes = 7 litres.
PINTON. Petit vase dont on se servait autrefois dans les couvents , et qui contenait la mesure de vin que recevait chaque moine pour son repas«
PIOCHE. Outil de fer k manche de bois, ayant la forme d'un long marteau k une ou deux iH>iutes , doni on se sert pour remuer la terre» fouir, saper, démolir, etc.
PIOCHEUR. Ouvrier qui travaille avec la pioche.
PIOCHEUSE A VAPEUR. Foy. Macbuisi.
PlOCHOIf . Outil de cbarpentier, éorte de i>esai}$nê. — Petite pioche.
PiPE. Grande futaille pour contenir des liquides, et dont la capacité varie suivant les localités. La pipe de Cognac regoit environ fôt litres, celle de Languedoc 610, etc.— C'est aussi le nom d*nne sorte de coin ea fer.
PIPB. Do latin pipa, chalumeau. Tuvan de terre cuite ou d'autre matière, dont rua des bouts est recourbé et terminé par nne sorte de petit vase ou godet , qu'on nomme fourneau^ et dans lequel on met do tabac en feuilles ou quelque autre substance pour en aspirer la fumée. Les pipes ordiiunres se fabriquent avec une terre coite dite terre de pipe; et, d'après leur forme, en distingue dans ces pipes celles qui ont un tahm sous le fourneau et celles qui n'enont pas, comme les baurainnes ou flammande. les eroekis ont l'axe du fourneau k angle droit sur le tuyau : les guinauettei ont le fourneau trèspetit; les ongbMei ont le talon pointu. Les pipes les plus recherchées sont laites d'ombr$ yatma, mais elles sont très-chères On estime beaucoup aussi celles d'écume de mer ou magfêésite. Les pipee rauoee^ faites avec de la poudre 4!^ ciment tamisée et de l'argile
ivresse, se tirent de Constantinoole ; elles ont e fourneau bas , uni ou cannelé. Les pipee m p&rcelaine se fabriquent surtout en Allemagne, et particulièrement en Saxe, k Maissen. Enfin, l'Alsace en fournit de toutes aortes en bois, principalement en buis; et l'on en Dut en outre en corne, en ivoire, en écaille, en argent, etc. En Orient , le tuyau de la pipe est ordinairement long et flexible, en peau recouverte d'une passementerie plus ou moins ricbe; il part d'un fourneau d'une certaine dimension, souvent en verre, puis rempli d'eau odorante) et il se termine par une embouchure qui est presque tou-< jours en ambre jaune. Depuis quelque temps on fait aussi, k Paris, des tuyaux flexibles en caoutchouc.
Les principaux centres de fabrication des pipes communes sont, en France, Saint- Omer, dans le Pas-de-Calais ; Forgés, dans Id Seine-inférieure; Givet, dans les Ardennes, etc. En Hollande, la ville de Gouda est renommée pour ce genre de fabrication.
Saint-Omer, que nous venons de nommer, possède deux fabriques, dont l'une emploie 600 ouvriers et Tautre 3S0, et elles expédient annuellement environ 21^0,000 grosses de pipes ou 36,000,000 en Europe, en Afri-
3ue et en Amérique, laquelle quantité prouit une somme de 700,000 fr. 6 ou 7 ou* vriers seulement peuvent faire de 5 k 7 grosses ou 1,000 pipes par jour.
PIPEAU (insl. de mus.). Du bas latin oïl''». Se disait autrefois d'une sorte de coalameau ou flftle champêtre. — Petit instrument k l'aide duquel l'oiseleur imite le en de différents oiseaux pour attirer le gibier.
PIPERINfi ou PIPERIN (chim.). Du latin piper, poivre. Matière cristalline qu'Oerstéd découvrit en ISSW dans le poiYre noir» tl