STO
u*on a oepois lors relrooTée dans le piment
t autres espèees Toisines.
PIPETTE (cbim.J. Angl. gta$$*ha$ter;
lem. glatêchifpfer. Tube de Verre évasé en
>rme de pipe, dont on fait usage dans les
iboratoires. Il sert à enlever un liquide
'un vase et à le transporter dans un autre,
e^us en répandre et sans agiter la liqueur.
TIPOIR. Angl. wedge-drwtr; allem. keil^
\mnge. Outil qui sert au meunier pour ser-
er les pipes. — Petit instrument qui sert au
hasseur pour contrefaire le cri de lacbouette.
PIQUAGE (coâsur.). Action de piquer le
rès ou le moellon.
PIQIj$ (manuf.)* Angl. quitiing: allem.
liqué. Etoffe de coton formée de deux tisus, l'un fin, Tautre plus gros, qui sont apliqués Tuo sur Tautre, et unis par des oints rangés ordinairement en losange.
PJQUE-CilASSE. Poinçon qui sert à piler les sacs à poudre
PIQUER. Du celtique picAen, mAme signi-
Btion. Tailler le 4)arement d'une pierre,
m grès, etc., de manière que chacun des
aps de l'outil y laisse sa trace. — Marquer
ec le traceret, sur une pièce de bois, 1 ou-
Bge qu'il faut y faire.
^PIQUERON. Angl. bai; allem. ichlagel.
^ is qui sert h battre la terre h pipe.
^PIQUET. Angl. picket; allem. p/Ioc*. Petit
; )U en bob qui sert à fixer sur le terrain
^position d*i^ne ligne d'opération ou l'en-
"^'n te d'un ouvrage à construire. Avant de
'^ *e le nivellement d'un tracé de chemin de
^ t un plante, de distance en distance, sur
' firection qu'il doit suivre, de forts pi-
t ?&« de 25 à 30 centimètres de longueur,
K S à 6 de grosseur, et dont la tète dépasse
i""' fjea la superficie du terrain : ils servent
icer la position du tracé et du nivelle-
t!:: it. — Pieu que Ton fiche en terre pour
. ^ Ire et retenir les cordages d'une tente,
1^1 pavillon, etc.
Pr IQUOIR. AngL pricker; allem. Hecher.
j^ d*aiguille emmanchée dont on se sert ut piquer un dessin.
e: 'tQÔRE (cout. ling. taill.). Rang de points
IV éirigues et de contrepoints, qui se font ;i. ^ * uoir deux ou plusieurs étoffes, ou pour 1^ -r certaines parties d'un vêtement.* — ;>r? ^rneot que L'on fait sur du taffetas, en le t' aot symétriquement avec de petits fers.
J: QÛRB (impr.). Ouvraçe d'un petit nom- ^ Je feuilles, dont on pique la couverture ''■'■' eu de le brocher, es ^' BON (serrur.). Espèce de gond.
V ROUKTTB (hurlng.). Sorte de pendule.
)^f SCICULTURE. Ou nomme ainsi une inc/.' *ie fort cu'rieuse, au moyen de laquelle ; "' irvient h empoissopner les rivières qui
;.( sont pas, et à introduire dans toutes I^Q. s que l'on veut, des espèt:es que Ton ne «.f. ^nnait pas pouvoir y vivre. L'inven-
'w de cette indostrie n'appartient pas tou- ,' I aux modernes, comme quelques-uns t *^ «nt bien l'affirmer, comme le plus grand ^|;^>rea la bonhomie de le croire. La pis-
'> "^ ture a été pratiquée de ternies immé-
morial en Chine; elle y est toujours florissante, et voici ce que nous lisons dans l'ouvrage qui a pour titre VEmpire chinoiêf que vient <ie publier M. Hue le inissiounaire.
« Depuis quelques années on s'occupe, en France, de ce qu'on est couvenu d'appeler la pisciculture , et on cherche à perfectionner les moyens de faire éciore et élever arti* ficiellement les poissons. Or les Chinois connaissent depuis longtemps ces procédés tout nouveaux |K>ur les Européens. Voici ce qui se pratique dans la province du Kiang« si : Vers le commencement du printemps, un grand nombre de marchands de frai de poisson, venus» dit-on, de la province de Canton , parcourent les campagnes pour vendre leurs précieuses semences auxprol^riétaires des étangs. Leur marchandise, renfermée dans des tonneaux qu'ils traînent sur des brouettes, est tout simplement une sorte de liquide épais, jaunAtre, assez semblable à de la vase. Il est impossible d'y distinguer, à l'œil nu, le moindre animalcule. Pour quelques sapèques on achète plein une écuelle de cette eau bourbeuse, qui suffit pour ensemencer, selon l'expression du pays, un étang assez considérable. On se contente de jeter cette vase dans l'eau, et, dans quelques jours, les poissons éelosent à foison. Quand ils sont devenus un peu gros, on les nourrit en jetant sur la surface des viviers des herbes tendres et hachées menu; on augmente la ration à mesure qu'ils grossissent. Le développement de ces poissons s'opèi e avec une rapidité incroyable. Un mois tout au plus après leur éclosion , ils sont déjà pleins de force, et c'est le moment de leur donner de U pAtiire en abondance. Matin et soir, les possesseurs des viviers s*en voat faucher les champs, et apportent à leurs poissons d'énormes charges d'herbes. L^s poissons montent à la surlace de Teau et .«e précipitent avecaviilité sur cette herbe, qu'ils dévorent en folAirant et en faisant entendre un bruissement perpétuel : on dirait un grand troupeau de lapins aquatiques. La voracité de ces poissons ne peut être comparée qu'à celle des vers à soie quand ils sont sur le point de filer leur cocon. Après avoir été nourris de cette manière pendant une quin- « zaine de jours, ils atteignent ordinairement le |)oids de deux ou trois livres, et ne grossissent plus. Alors on les uéche et on va les vendre, tout vivants, dans les grands centres de population. Les pisciculteurs du Kiang« si élèvent uniquement cette espèce de poisson, qui est d un goût exquis. Peut-être en existe-t-il d'autres, mais nous n*en avons pas eu connaitsance. Nous ignorons également si le frai qu'en vend dans le Kiaug-si a subi |»ar avance quelque préparation. »
De son côté, M. 1 abbé Vincent, autre missionnaire en Chine » écrit à ee sujet : « C'esl une méthode bien connue ici , et je doute fort que le plus habile en Europe puisse égaler le plus simple de nos cultivateurs en cette province. Dans les lieux que je visite, vn excelle dans cet art- Ko trois mois « iea
PIS
DiCTIOMNAIRE
PIS
rivières se trouvent remplies de poissons. Pour recueillir le frai ou tes œufs, on place» en février et en mnrs , des bottes de paille le long des rivières, et, tous les jours, on va soigneusement recueillir ces œufs, de peur que les poissons, qui en sont très«friands, ne viennent les manger. Ensuite on les dé* pose daiYs un petit réservoir d*eau peu profonde, où ne se trouve aucun grand poisson. Là ils peuvent éclore sans danger et forment biehlAt des mjTiades de petits poissons, que Ton place ensuite dans de plus grandes eaux. De cette manière, une petite rivière peut donner, en trois mois, plus de 500 kilogrammes de poisson. »
Les Grecs et les Romains connaissaient aussi la pisciculture, et les pratiques de ces derniers subsistent encore sur quelques |)Oints de Tltalie. C*est ainsi qu'au pied du mont Circeii, on exploite encore une piscine créée par Lucullus, et que les bords du lac Fusaro sont toujours consacrés à rétablissement de bancs d'huîtres artiQeiels. Ces bancs consistent en grosses pierres submergées, pour simuler des rochers sous-marins, bancs uiron a recouverts d*hultres de Tarente , et dont on entretient le produit au moyen des ieunes individus qu'on a pu retenir après réclosion des œufs. Nous disons les inaividus qu'on a pu retenir, car il s'en disperse, il s'en perd en effet la plus grande partie. On pourra s'en faire une idée, au reste,
3uand on saura que chaque huître mère prouil, à chaque portée, environ 100,000 œufs. Cette mère n'abandonne pas ses œufs aux ondes, comme le font beaucoup d*autres mollusques : elle les retient, au contrairCf en incubation dans les plis de son manteau, entre les lames bronchiales et dans une matière muqueuse; puis après Téclosion, s'il faut en croire quelques observateurs, lorsque cette poussière vivante s'échappe à la fois de tous les sujets adultes qui composent un banc, elle s'exhale comme un véritable nuage qui va répandre au loin la nouvelle progéniture. Toutefois il en reste encore suffisamment sur le banc pour y entretenir, nous le répétons , le dépôt qu'on y a établi; et, pour mieux recueillir les jeunes sujets, on entoure ta pierre de pieux et de fagots * où^ces sujets s'attachent, et demeurent jusqu'à ce que (eur accroisseqrient soit tel qu'il les rende comestibles. Celui-ci a lieu comraunéipept au bout de deux années. Alors on retire les pieux et les fSigots, on en détache les huttres parvenues à maturité, et l'on recommence les mêmes dispositions quand revient le temps de la ponte. On raconte
2ue, il ^ a à peu près quarante-cinq ans, les manations sulfureuses du cratère occu^ié par le lac Fusaro, ayant pris plus d'intensité que de coutume, les huîtres de tous les lianes périrent, et Ton fut obligé de &^n procurer d'autres Qour les repeupler.
Comme on ne peut assigner l'époque précise de l'origine des parcs il'hultres du lac Fusaro, il esl naturel de la faire remonter jusqu'à la période romaine, puisque cette iadttstrie était d^ pratiquée sous le règne
d'Auguste. On a même constaté son existence à l'aide de monuments, et c'est ainsi 3ue sur un vase de verre antique, trouvé ans les environs de Florence, on voit représenté un vivier communiquant avec la mer par des arcades, sujet qu'accompagne ce mot i.oitreariaf et dont le dessin reproduit aussi des pieux et des cercles qui étaient sans aucun doute destinés, comnle ceux employés actuellement, à recevoir le produit de l'éclosion. Suivant Pline, l'invention des parcs d'huttres doit être rapportée à un certain Sergius Orata, à qui Ton devait déjà celte des bains suspendus; et les procédés
Ju'il mettait en œuvre dans le lac Lucrin talent si parfaits, d'une réussite telle, qu'on disait de lui habituellement, «qu'il saurait faire pousser des huîtres sur les toits. »
En France, la pisciculture a été mise en pratique, d'abord par deux pêcheurs des vosjKes , MM. Remy et Géhin, puis pa^ M. Uoste, membre de l'Académie des sciences. L'opération consiste, non-seulement à faire éclore autant de frai qu'on désire, mais encore à faire passer aisément celui-ci à l'étst d'a/evtn, c'est à-dire à produire un nombre considérable de jeunes individus, pour en peupler les eaux dans lesquelles on veut répandre celte notable richesse. C'est ainsi que M. Coste est parvenu à faire éclore en^ viron 2,000 saumons] dans un étroit canal en terre cuite , de 55 centimètres de long, sur 15 de large et 8 de profondeur. Un simple filet d'eau, de la grosseur d'une paille, alimentait constamment le canal , et les élèves étaient nourris avec une pâtée composée de chair musculaire bouillie. La mise enœu* vre de la pisciculture est d'autant plus intéressante, d'autant plus important^ que, par suite de causes nombreuses, mais qu'il serait superflu d'énumérer ici , une uestrucr lion des races aquatiques se produit incessamment , et menace d'enlever à l'alimenta^ tion humaine cette précieuse nourriture.
Pour en citer un exemple^ on voit que dans la rivière de Tay, près de Perth , en Ecosse, la pêche du saumon de lord Gray, qui, en 1830, donnait un revenu de 100,000 fr., n'en produisait déjà plus que 75,000 en 18M)« et n'en offre euere aujourd'hui que 35 à 40. Il y a donc nécessité, urgence de recourir aux moyens que la science peut indiquer, pour faire cesser un état aussi inquiétant pour les populations , et ensemencer non-seulement les rivières, mais la mer elle-même, puisqu'il est possible de se procurer assez de graine pour entreprendre cette opération, toute gigantesque qu'elle paraisse. Ecoutons au surplus M. Coste nous entretenir des mé* thodes de pisciculture ef des espérances qu'elles lui font concevoir^
« L'esturgeon et le sterlet, dit-il, sont deux espèces précieuses, devenues rares sur notre littoral, qui, comme Talose et le saumon, habitent alternativement les eaux sar lées et les eaux douces, la mer et les grands fleuves. Elles acquièrent, l'une d'elles du moins, une taille gigantesque, et leurs œuf^ aoiit si abondants , que , dans certaines coor
PIS
DE TECHNOLOGIE
PIS
es, aa mois de mars et d*atriK quand elles Dontent les rÎTières |K>ur y déposer le frai^ i CBiifs devienncot Tobjet d'un grand comirce, sous le nom de caviar. A Astracan uicment, on en prépare chaque année plus cent tonnes. C'est dire assez que leur Insion donnerait un produit suffisant pour le le résultat en fût appréciable sur la Mé* terranée elle-même, qui recevrait ce pro« lit de notre établissement par i'interméaire du RbAne.
< Ces jeunes troupeaux, aa'une industrie révoyante dirigera tous les ans vers de (iniams narages,où leur instinct les retienra itisqu à Vage adulte, orientés plus tard «r les courants qui les v auront conduits, eroonteront le cours des fleuves quand iendra l'époque de la |)onte, comme ces oieaux voyageurs que chaque printemps ra- )èoe aux lieux oii ils ont coutume de consuire leur nid, d'élever leur famille. Le remr périodique de ces émigrations, descenues a la mer au moment de la naissance, et avenues au temps où chaque individu, iiargé d'œnfs ou ae laitance, a déjà pris une rande taille, apportera aux populations rieraines l'inépuisable tribut d'une nouvelle onquète de la scienca. La semence aue chaun de ces individus renfermera dans son &in, soigneusement recueillie avant qu'ils e soient livrés à la consommation, sera h jfi tour conOée à la fécondité des eaux, pour 'ar rendre beaucoup plus encore qu'on ne fur aura pris.
m L'idée de faire concourir les fleuves à ensemencement et à l'exploitation de la ler, par Téclosion artificielle des espères I i vivent alternativement dans les eaux saes et dans les eaux douces, conduit nécesi rement k la création, dans les lagunes
< usinant l'embouchure du Rhône, d'un étai^sement analogue à celui d*U uningue, qui ir a particulièrement consacré k la propagaofi et II l'acclimatation des animaux marins, et élablissement sera le complément du romier, et» h l'aide de ce double moyen 'action, on disposera k volonté de toutes ts conditions que la nature elle-même offre jx êtres qui vivent dans les eaux douces, liées, nrixles, froides ou tempérées. Les ratiques que j'ai vues réussir dans les nomreux étangs salés que l'on rencontre sur f littoral de l'Adriatique, dans les marais ontins, dans le golfe de Naples, réussiront issi dans les lagunes du midi de la France, îk je me suis assuré que les conditions sont len tiques.
m Les bancs artificiels d'huftres que l'on a croies dans le lac Fusaro, et dont on reueille la progéniture sur des pieux ou des Inclues, où on la laisse grandir pour la réi>Uor quand elle y est devenue comestible; a» lianes artificiels, imités en grand dans les langs de Harignanne, de Berre, de Thau, etc., ourniront avec abondance une espèce d*aliaent qui manque complètement aux babiants de la Provenee, du Languedoc et du toussillon.
% U radeau, formé do pièces mobile»
qu'on désarticule k volonté, et sur le plancher duquel un gardien de l'arsenal de Ve« nise sème des monles qu'il él^ve dans un bassin reculé de cet arsenal, où elles grossissent avec une prodigieuse rapidité; ce radeau, imité dans les mêmes conditions que les bancs artificiels d'huftres dent ie viens de parler, donnera d'inépuisables récoltes; Il deviendra en même temps, par une exploitation bien réglée , une source permanente pouvant servir au rei)euplement des localités épuisées par les abus de la pêche.
« Le mécanisme k la faveur duquel on attire dans la la^^une de Comacchio , transformée par la main de l'homme en un véritable appareil d'exploitation de la mer, les jeunes (K)issons qui viennent d'éelore dans TAdriatîque; celui qui les entraîne, quand ils y ont grandi , dans des pêcheries fixes où ils s'engagent de leur propre mouvement; ce mécanisme, qui consiste dans le jeu alternatif, tantôt de l'eau salée, tantôt de l'eau douce que l'on met en communication avec cette lagune, sera facilement applicable k l'une de celles du littoral de la Méditerranée qui avoisinent l'embouchure du Rhône. »
H. Cyrille Noël a inventé ou perfectionné un appareil qui permet le transport du poisson vivant k de grandes distances, appareil dans lequel un mécanisme très-simple entretient dans le réservoir un courant d'air constamment renouvelé.
PISÉ (constr. ). Du latin ptfuere, piler. Mode de construction en terre, qui a lieu au moyen d'espèces de briques qu'on pré-
{>are sur place, avec de la terre argileuse oulée k I aide d'un pilon dans une sorte de moule en bois nommé pî/otr. Quelquefois, on bat simplement cette terre entre deux filanches. Les briques sont ensuite posées par assises, et reliées entre elles avec la terre qui a servi k les former et qu'on délaye alors comme du ciment. Les Romains foisaient usage de ce genre do constructiba qu'ils avaient emprunté, dit-on, aux Carthaginois. Vitruve, il est vrai, n'en fait aucune mention; mais Pline, parle de murailles en terre qu'on voyait en Afrique el en Espagne, et qu*on afipelait formaceoê^ parce que, ajoute-t-il, « on les moule plutôt qiron ne les construit, entre deux*formes-en planches, et qu'elles résistent mieux que. toute autr^ construction en ciment, aux pluies, aux vents et aux incendies. »
PISER (constr.)* Battre la terre entre deux planches pour la rendre compacte et propre a faire des constructions.
PISBUR ( constr. )• Celui qui bktit en pisé.
PISO (métrolog.}. Unité de poids de la Guinée , qui correspond k 0 k. QMOk.
PISOIR (constr.). Espèce de pilon dont on fait usase pour pîser la terre. Le pisoir doit être d^un bois dur et liant, comme par exemple la racine de frêne et d'orme ; sa masse doit avoir k peu près 87 centimètres de hauteurs el il Csat le toiiruer à cua-
PIS
NCTimNAlRE
que coup y afin de croiser ie^^ effete de la pression.
PISON ( coQstr. ). Machine de bois employée |)ar le piseur.
PISSASPHALTE. Foy. Bitumb.
PISSOTE. Petite canule de bois qui se place au bas d'un cuvier à lessive.
PISTOLE. (monn.}. Nom que portent diverses monnaies d'or- J^fliis ies Etats sardes, la pu/o/e n^uce de Charles*£mmanuel 111 , depuis 1755, et de Victor-Amédée, depuis 1773 , vaut au pair, 30 fr. 02; la pistole lie Victor-Amédée , 1786 , et de Charles- Emmanuel IV, vaut 28 fr. M; celle de Sardaigne , 28 fr. 45 ; la pistole neuve de 1816 , dé Savoie, 20 francs; et celle de Gènes, qu'on appelle aussi doppta, 20 fr, 83. — 1^ pistole de Parme et de Plaisance, qui, avant 1786, valait 23 fr. 01, vaut depuis cette époque , 21 fr. 92. — La pistole de Pie Vf et de Pie Vil, des Etats de l'Église , vaut 17 fr. 28. — Celle du duché de Brunswick, 23 fr. 47. — Celle d'Espagne qui, avant 1772, valait 21 fr. 36, et depuis cette époque jusqu'à 1785, 20 fr. 98, a eu cours, à partir de 1786, pour 20 fr. 38. — La pistole de B&le , composée je 160 batz , vaut 23 fr. &4. — Celle de Berne, 23 fr. 76. — . Celle do Lucerne, 23 fr. 17. — I^ vieille pietole de Genève^ 17 fr. 84. — Celle de Soleure , 23 fr. 64. -^ Celle de HecLlembourg-Strélitz, 19 fr. 48.
PISTOLET (arqueb.). De l'italien pt«/ohUa, dim. de pieiola^ petite arquebuse inventée à Pistoie. L'invention de cette arme remonte au commencement du xvi* siècle.
Elle fut, dans l'origine, Tarme des carabins, des reltres et des chevaucheurs , appelés pour cette raison pi$toletHer$, La grosse cavalerie la reQut à son tour en 1610, et l'a gardée depuis. On appelle pistolet d^arçon^ celui qui se place' k l'arçon de la selle ; pistolet de poche ^ celui qu'on peut placer dans ses vêtements; et pistolet à vent^ celui dont la construction est la môme que celle du fusil à vent. Yoy. ce mot. — On nomme aussi pistolet f un instrument avec lequel le parcbeminier retourne le til d'un fer à raturer. — Le chaudron qui sert au papetier, pour chauffer la matière qu'il doit convertir en papier. — Une sorte de règle qui sert à tracer des lignes courbes.
^PISTOLET DE VOLTA ou PISTOLET ELECTRIQUE ( phys. ). Petit ap{)areil de métal , en forme d^ bouteille* qui produit une explosion analogue h celle aune arme h feu ordinaire , et avec développement d'une force élastique qui chasse au loin le bouchon dont on l*a fermée. Cette détonation est (ifoduile par un mélange de 2 parties d'air atmospnérique et de 1 partie de gas hydrogène dont la bouteille est remj[>lie, etauofi enflamme au moyen de l'étincelle électrique.
PISTON (mécan.). Du latin ptsio , piler. Angl. êueker; altem. piston. Cylindre de bois, de fer ou de cuivre, onnnairement garni de ouir, et qui entre en frottement 4êM le corps d'une pompe, où il aert, soit è
élever Teau, soit à raréfier ou comprimer l'air contenu dans un tube. On appelle course du piston^ l'espace déterminé que parcourt alternativement cette pièce en mou^ tant et en descendant.
PISTON (Cornet m). Foy. Cobnst.
PISTON (Fusil a). Yoy. Fosil.
PISTON MÉTALUQUE (mach. h vap.).
Angl. metallic piston; allem. metallkolben. Les pistons des machiner à vapeur sont toujours en métal; mais, pour obtenir un contact parfait entre leur circonférence et la paroi du cylindre, on les garnit Quelquefois d'étoupes. Ceux des machines à basse pression se font ordinairement de cette manière ; le plus souvent toute la circonf<^rence du piston est métallique, et son adhérence contre la paroi du cylindre s'obtient au moyen de ressorts. Tel est celui employé par Stephenson pour les locomotives, Co piston est entièrement en brome : la ligo porte k sa partie inférieure un renfiemeol conique percé d'un trou où s'engage un& clavette, au moven de laquelle on la fixe dans le novau d un premier disque ou plateau métallique, garni de trois pattes ois oreilles dirigées suivant les rayons du cer* cle. Ces pattes sont percées de trous dans lesquels s'engagent des vis qui unissent le plateau supérieur à un second disque mé* tallique. Le vide qui reste entre ces deos disques est rempli par des cercles de métal contre lesquels viennent presser trois ressorts en acier, unis pér des boulons au noyau central du disque supérieur. Ce sont ces ressorts qui forcent les cercles à s'ap-^ puyer contre la paroi du cylindre, en produisant une juxta-position [)arfaitequis op* f»ose à ce que la vapeur passe d'un cAté à 'autre du cylindre. A cet effet, les cercles sont formés d'une bande de métal dont les extrémités viennent se toucher, mais sans èire soudées ensemble; car, si ces extrémités étaient soudées , les ressorts seraieni sans action, et au bout de quelque temps , lorsque le frottemeni aurait usé le métal, le piston ne serait plus parfaitement étancne. La forme du piston qui vient d'être décril n'est pas la seule c}ue les constructeurs aient employée; mais les autres s'en rapprochent plus ou moins. Le but que l'on se propose dans leur construction est toujours de les rendre parfaitement étanohes et 1^ gers sans nuire à leur solidité.
Lorsque cette condition est remplie, oa comprend comment la vapeur arrivant, tantôt d'un c6té, tantôt de l'autre, agit en verta de toute son élasticité, et comment, en chassant le piston devant elle alternativement dans les deux sens, elle produit le mouvement de va*«t-vient utilisé dans les opérations industrielles. Dans la machine de Watt à simple effet, le corps du piston est muni d'une soupape appelée soupape d^iq^ilibrcy qui s'ouvre un peu avant que le piston soit parvenu au bas du cvlrndre, et permet à la vapeur de se répandre des deux côtés du piston. Celui-ci n'est pas alors sollicité par autune. force» et s'arrêta bientôt ( le^
PLk
DE TBCffilOLOGIE.
PLA
speclive, étant peinte sttr un plafond.
*lJ^FONNEDB (consir.). Ouvrier qui plane» qui bit des plafonas en plâtre.
^L.AGi!<lÈRB(manuf.). Sorte de toile.
t^LAlD (cost.). Grand manteau de laine h rreaux ae diverses coolenn^, que lesmon- ;tiards écossais portent retroussé et noué r répanle gauche. — llanteau à manches i*on place par-dessus ses vêtements.
PLAIN (mannf.). Du latin p/antcs, uni. On t quelquefois linge plain^ pour linge non Tré; veUmrê ploifi, solm p/otn, pour veurSf satin uni»
PLAIN. Dans la tannerie et la plupart des ofessions qui ont pour objet le travail des »aux» ce mot désigne une cuve ronde ou irré6t d'environ l"62b de diamètre ou de ^té« avec une profoudeur pareille etentiè* •rneot enfoncée dans la terre, qu*on emoîe poar faire tremper les peaux et les y ^vaillerj afin d'opérer le gonflement et la fpilation.Ponr arriver à ce résultat» on met ns le plein une quantité de chaux qui va-
5 selon les lieux, les fabriques, la qualité la ehaux, la température de l'air, l'état
t ratmosphère dans les lieux mêmes. Tin* llîgeDce et l'habileté de celui qui conduit >l>ération. Cette quantité est proportionnée I outre au nombre des peaux que peut con* nîr le plein. On verse ensuite de l'eau sur chaux, afin de la bien éteindre; puis on remue kfond avec un rable jusqu'à ce l'elfe soit réduite en lait. Enfin, après roir ajouté l'eau nécessaire pour qu elle irnage d*un décimètre' environ au-dessus
6 Ja dernière peau et avoir pallié, on intro* (lit les peaux l'une après l'autre, en ayant nn de bien pallier chacune avant de mettre
suivante. On distingue trois sortes de ains : le ptain neuf on vt/, c'est-è-dire qui a pas encore servi ; le plain faible^ qui est moitié usé; et le plain marif qui n'est plus "^n à rien. Les ouvriers emploient aussi Hie expression : premer ptain, êeeoné loî», etc., pour dire que le plain a servi une >is, deux lois, etc. L opération du gonfleleoty de ramollissement et du dégraissage es peaux dans le plain, à l'aide de Ta chaux, e noaime plamage; et l'action de la chaux ur las peaux, qui se fait seule dans les Isios, se désigne par le mot pfamer.
PLAIN AGE. Opération qui consiste è mètre les peaux dans lep/atn, pour les rendre tropres au dépilage.
PLAINDIN ( manuf. ). Angl. ecolh orge ; illem. êerêcke. Sorte de .serge qui se fabrilue en Ecosse.
PLAHAGR, PLAHER. Action de gonfler, kinollir, dépiler et déffraisser les peaux dans iv plain et a Taide delà chaux.
PLAHÉE. Chaux avec laquelle on enlève le poil des cuirs. — Chaux que Ton emploie quelauefois, au lieu de plAtre, pour bâtir en moellons.
PLAM BRIE. Lieu où s*exécute le plamagt des cuirs.
PLAHOTAGE, PLAMOTER (raffin.). Retirer J«s pains de sucre des formes, en les ^Vpant sur un bloc.
PLAN. 1>u latin ptem, plane. Angl. fiât; àWem. flache Supenicie ou surface, sans émi* nences et sans enfoncements, sur laquelle une ligne droite |>eut s'appliquer en tous sens de manière^ coïncider exactementavec elle. On nommepfan vertical^ celui qui passe par une ligne verticale ; plan horixoniai^ celui qui passe par deux liçnes horizontales qui se coupent; et j9/oti inc/tn/, celui qui occupe une position intermédiaire entre le plan horizontal et le plan vertical. — En architecture, faire VélA>alion d'un pfan, c'est représenter en élévation tous les dehors d'un édifice, dont le trait fondamental a été primitivement tracé sur le papier. Lepton géo^ mélralf est celui qui suppose le toit enlevé, et (}ui représente les pleins et les vides d'un des étages. — En physique, on appelle plan de gravitationt celui qu'on suppose passer par le centre de gravite d'un corps et dans la direction perpendiculaire de lliorizon. — En catoptrique, le pfon d^ r/Z'rac^ton, est celui qui passe par le rayon incident et par le rajon réfracté. — Par p/an en reliefs on entend celui sur lequel on place le modèle, la représentation en bois ou en plAtre de cba-
Sue objet. *Le plan à eue d'otseou, est celui ont l'objet est vu de haut en bas.
PLAN INCLINÉ. Voy. Pksantbub.
PLANAGB. Action d'unir, de polir au moyen de la plane.
PLANCHE. Du bas latin planea. Fragment d*un arbre scié en lames de la largeur de 90 à 85 èentimètres, sur Sou 4 centimètres d'épaisseur, et dont on fait principalement usage dans les travaux de roenuiserie.Lors*
Sue les planches ont des dimensions moinres que celles qui viennent d'être indi« quées, on les nomme volige$^ et lorsqu'elles sont plus considérables ce sont des madrien. Les planches s'obtiennent soit par le travail des scieurs de long, soit au moyen de scieries mécaniques. — Tablette de bois ou plaque de métal, sur laquelle on grave des dessins pour en tirer des estampes. Se dit aussi de l'estampe obtenue par la planche. — Partie de rétrier sur laquelle repose le pied du eavalier. — Se dit de la meule et ses dépendances, c'est-à-dire l'ange, le chevalet et la planche sor laquelle s'étendHe rémouleur. — Fer de forme particulière qu'on ajuste au pied des mulets. — Bloc d^ardoise avant qu'il soit fendu. — En termes de ciriers, on appelle planeheà pain, celle du moule dans lequel la cire prend la forme de pain, et qui est percée jusqu'à la moitié de son épaisseur, de deux rangées de cinq trous; puis {i/oncAes à maule^ celles sur lesquelles sont es moules pour dresser les pains de cire blanche.*— Par planchée deèoleou, on entend celles qu'on tire des bateaux déchirés et qui servent à faire des cloisons légèi^s,
PLANCHÉIAGB, PLANCOfflER. Action de construire un plancher.
PLANCHÊIEUR.Ouvrierqui fiit des planchers.
PLANCHER. Se dit de l'action d'émoudre les forces sur leur longueur.
PLANCHER (arcbit.). Assemblage hori*
PLà
DfCtMllMAlBl!:
PLâ
BU
zontal de solif es recoaverles de piancbes, et formaal la séparAtion entre les étapes d*une iDaison. Se dii également de l'ouTrage de charpente établi surraired'un rez-de-chaus* sée. On appelle planeher aflaiêêé ou arénéf celui qui n*est pas de niveau; plancher creux ^ celui dont la charpente est lattée pardessus, k lattes jointires recootertes dune fausse aire, et de mAine par-dessous pour former le plafond de Tétage inférieur,'; plan^ cher enfoncé^ celui dont les bois restent apparents par-dessous ; plancAer hourdé^ celui dont les bois de charpente ont leurs entre- TOUX cou verts d*ais ou de lattes et maçonnés grossièrement; plancher p/etn, celui dont les entrevoux sont remplis de maçonnerie et enduits à fleur de solive; ei plancher ruiné ei tamponné^ celui dont les entrevoui sont remplis^ de plâtre retenus par des tampons.
PLANCHETTE. Augl. plane-table ; allera.
reisstafeL Instrument d*arpenteur qui sert k lever les pUns. Il consista en une planche rectangulaire de bois bien sec, ayant à peu près 30 ou M centimètres eo carré, et montée sur un genou et sur un pieîd à trois branches. On place dessus une feuille de papier qu'on arrête au moyen d'un chA&sis qui s'embolteexactementautour de la planchée; et» pour y tracer les lignes, on fait usage d*une règle ou alidade en cuivre, munie de deux pinnules et quelquefois d'une lunette d'approche.
PLANCHETTE. Petite planche de bois carrée et très^mÎMce qui maintient la chaîne à l'endroit oii le tissutier travaille. — Petite planche que les tourneurs et les vanniers mettent devant leur estomac, lorsqu'ils percent quelque chose diificile à traverser. — Petite^ planche que« dans les manèges, on attache à la $elle d'une femme, et qui fait l'office d'étrier.
PLANÇON ( charp. ). Grand corps d'arbre qu'on refend à la scie.
PLANE. Ou latin planui, uni. Angl. êpoke' ehoK^e : allem. gldUei$en. Outil tranchant et à deux poignées, dont les charrons, les tonneliers, etc., font usage, pour aplanir et rendre unis et lisses les diverses sortes de bois qu'ils exploitent. — Lame tranchante avec laquelle le potier d'étain tourne et polit ses pièces. — Sorte de ciseauque le tourneur emploie pour aplanir et lisser. — Espèce de couteau dont se servent les laiseurs <i*bamegons, pour en détacher la languette. — Assemblage de feuillets carrés de parch^ min, à l'usage du batteur d'or.
PLANER. Du radie. latinpfantff,uni.Unir, polira l'aide de la plane ou du marteau.
PLANÉTAIRE. Instrument d'astronomie qui représente les mouvements périodiques des planètes, è l'aide de rouages d'horlogerie, dont les relations de vitesse sont convenablement établies. — Représentation en plan du système des planètes.
PLANETTE. Petite plane. — Instrument Au'emploie le vannier pour aplanir les brins d'osier.
PLANEUR. Ouvrier qui, à l'aide de la
plane, aplanit les métaux et partieulièrement la vaisselle d'argent. — Le planeur en cuivre est celui qui dresse et polit les planches destinées è la gravure. Cet art exige une pratique toute spéciale, et un coup de marteau donné à faux, peut entraîner, pour réparer le dommage, un travail de plusieurs heures.
PLANIMÉTRIE. Du latin planue, plane,et mefritm, mesure. Art de mesurer les surbces planes, d'en représenter la figure sur le papier au moven d'opérations géométriques, et d'en évafuer ensuite la grandeur en mesures déterminées. C'est commonépient an triangle qu'on ramène la figure qu'on veut mesurer.
PLANIMÉTRIQDE Qui a rapport à la planiroétrie.
PLANOIB. Angl. biimùAcr ; allem. foltrêtahi. Outil dont l'extrémité est aplatie et très-polie, et dont le ciseleur particulièrement, fait usage pour aplani rks parties que le marteau ne peut atteindre.
PLANTER (archit.). On éiiplanêerun Mu ficB^ pour signifier les premiers travaux de construction, les fondements, etc.
PLANTOIR (horticL Oufil de bois pointa et quelquefois ferré d un bout, dpnt les jardiniers font usage pour pratiquer les troas qui doivent recevoir les plantes ou l96 graines.
PLANTOIR A PIED. Ce plantoir, qui est de l'invention. de M. Heacnam, se compose d'un sabot soit en fer, soit en bois, dont on chausse chaque pieU. La semelle de ce sâ^ lioi est mobile, pourvue d'un arbre destiné A foire le trait pour inoculer le grain, et cet arbre, eo s'élevant ou en s'appuyant sur le sol, lait mouvoir une Talve qui donne passage au pocquet^ r/est-à-dire h la quantité de graines mesurées par une capacité ou jaugeur. Enfin le réservoir de ces graines est suspendu à la ceinture de l'homme et se dé« Teloppe tout autour de son corps ; puis deox conduits en caoutchouc descendent du réservoir à l'intérieur du sabot.
PLANDRE (menuis.). Angl. riwwingf; allem. spëne. Dois retranché des pièces que l'on a planées. — Se dit aussi, dans les mi* nés de bouille, d'une veine qui s'étend en superficie.
PLAQCE. Du grec irUS, vUmoc, toute chose
Elate, unie. Sorte de tablette ^ince, de ois ou de métal, et de forme yariable.— Pièce de fer ou de fonte qu'on applique an fond d^une cheminée. — Sorte de chandelier qu'on applique à un mur, et qui consisteen une pièce de métal dont la partie inférieure, courbée à angle droit, porte une bobèche.— Partie de la garde d'une jpée, qui couvre la main. — Corps de verre ou d'émail façonné à la flanjme de la lampe. — Partie de la per* roque qui est tressée d'une manière particulière sur le devant ou le haut de la tète. — On appelle plaque de couche^ la plaqoe de fer, oe cuivre ou d'argent, dont on garnit Is bout de la crosse d'pn fusil.
PLAQUE (eaux et for.}. Marque du laar-
PLA
DE TECHNOLOGIE
PLA
m qu'oo met sur ies arbres pieds coriers.
PLAQUE (horlog.)- Angl.dîa^p/a/e; allem.
^rp/ailf. Pièce qai, dans une pendule, re- )U d'un c6té le cadran, et de l'autre s*atta« leaa mouvement, par le moyen de quatre lUx piliers.
PLAQUE (menuis.). Angl. venter; allem.
imtrfrrf//. Pièce de bois qui sert au placage. PLAQUÉ. Angl. plated métal; allem.
\(Ut\rut metalL Sorte d'argenture qui conste à revêtir d'une lame d*argent plus ou oins épaisse du cuivre qu'on 'a préparé à tt effet. Généralement, la couche d'argent TreleSO'de l'épaisseur totale. Selon les nglais, le plaqua aurait été inventé à Shefeld en 17^2. Cette industrie ne fut introuite en France qu'en 1785, et Louis XVI, Dur l'encourager, Ot une commande de W,00O francs à la fabri(|ue de Pomponne, *è8 Lagnj. En 1829, an estimait que la fa« ication du plaqué, qui était alors dans iile sa splendeur chez nous, produisait une leur de 8,000,000 de francs. Toutefois, les tglais, qui ont beaucoup perfectionné ce nre de travail, en ont conservé comme une rta de monopole. Le plaqué porte aussi le ^m de doublé. Il ne faut pas le confondre ec Yargeniure qui s*enlève beaucoup plus le; mais la galvanoplastie Ta néanmoins (rdné- en partie.
PLAQUER. Appliquer une chose mince et ite sur une autre. — Envelopper avec une ûlled'or, d'argent, etc., un métal sur leel on a préalablement passé une forte dislulion de nitrate d'argent, et que l'on fait auffer jusqu'au rouge brun pour le passer suite au laminoir. — Plaquer du plAtre ou mortier, c'est l'appliquer fortement avec uain, sur le mur qu'on veut enduire, ou la cloison qu'on veut bourder.
'LAQUERfiSSE. Sorte de carde très-
'LAQUR8IN (vitr.). Ecuelle dans laquelle
vitriers détrempent le blanc dont ils font
•go pour marquer te verre avant de le
^LAOUETTB«(constr.). Moellon mince.
XAQUfiUR (menuis.). Ansl. inlayer : al- I. fumirer. Ouvrier qui tait du placage. LASTIQUE.Du grecicXarax^c.façonnable, ic. leXdormiv, former. Angl. ptos/te; allem. nkunsi. On appelle arl$ pUuiiqueit ceux OQi pour objet de reproduire la forme, ^Is soni la statuaire, la sculpture, le mou-
LASTIQUE. Foy. Aroilb.
LASTRON. De l'italien plaetrone. Pièce Jevant de la cuirasse. — Pièce de cuir bourrée dont les maîtres d'armes se cou- Il l'eslomac pour amortir les coups du rei. — Morceau de bois garni d'une plade fer percée de trous à moitié épais- % dont certains artisans se couvrent la rine« |M>ur faire tourner un foret par le en de l'archet.— Morceau de buffle que cordonniers mettent devant eux pour niir lenrs vêtements.— En architecture, loaoe le nom de plastron à un ornement
DlCTIOlllV. DB TsCHIfOLOGIB. U.
qui est en forme d'anse, avec deux enroulements.
PLAT. Dugrecic>aTOc,larçe,nni. Pièce de vaisselle large et creuse ft l'usage de la table. — On appelle plat de verre^ une grande pièce de verre, plate et ronde et telle qu'elle sort de la verrerie, dont les vitriers font des panneaux de vitrage, en la coupant à l'aide du diamant. — Par plaide balance^ on entend chacun des deux bassins d'une balance.
PLATANE. Du latin p/o/anus, faitdu grec frXaxûç, étendu. Arbre qui fut introduit en France par Louis XV, en 1764. Le bois de l'espèce la plus commune, platanus orientalis, sert à faire des ouvrages d'ébénisterie, et on l'emploie aussi pour la charpente intérieure des maisons.
PLAT-BORD (constr.). On nomme ainsi un long madrier de sapin, provenant de bateaux déchirés.
PLATE. Planche de cuivre bien dressée.
PLATEAU. Du grec nXatû,-, étendu. Bassin de balance. — Espèce de plat en tôle, moiré ou vernissé, sur lequel on sert le thé, le café, ou des rafratchisseroents. — Grand plat en glace ou en métal, et garni de vases de fleurs et autres objets de fantaisie, que l'on place, pour l'orner, au milieu d'une table è manger. — Planche attachée à un long manche, et dont on fait usaçe pour fouler la terre. — Planche qu'emploient les boulangers pour certaines espèces de pains.
PLATEAU ÉLECTRIQUE ( phys. ). Plan circulaire de verre que l'on rend électrique en le faisant tourner entre deux coussins.
PLATE-BANDE (constr.)- Bloc ou assemblage de pierres placé entre deux appuis, et présentant une face plane du côté opposé à sa poussée, de manière à former une voûte plate. On appelle plate^bande de baie, la
fûerre qui sert de linteau à une porte, à une ènètre, ou l'assemblage de claveaux qui tient lieu d'une seule pièce ; plate^bande de fer^ la barre de fer placée sous les clareaux d'une plate-bande de pierre, pour en soola-
5er la portée ; et plate-bande pavie^ la dalle e pierre ou de marbre qui sert d'encadrement dans un com(>artiment de pavé. — En menuiserie, on désigne par le nom de platebande toute saillie plate qui règne au bas d'un mur d'appartement, d un lambris, etc., et par plo/e-bonde de compartiment^ on entend toute face plane entre deux moulures. PLATE-FACE ( facl. d'inst. ). Place des tuyaux de montre, dans l'orgue.
PLATE-FORME. Se dit du toit d'une maison qui est plat et uni, et que l'on fait ordinairement avec des dalles depierre,des lames de plomb ou de zinc. — Pièce de bois 8ui reçoit le pied des chevrons du comble, m nomme pkue-forme de fondation^ l'assemblage de charpentes qu'on place quelquefois sous les fondations.
PLATE-FORME (horlog.). Angl. diviêion-
Îlaie; allem. theilêcheibe. Machine qui sert fendre les roues dentées.
PL.\TE-FORMfi TOURNANTE (chem. de fer). On nomme ainsi l'un des moyens em-
PLA
IHCTHINNâlHE
PLA
ployés dans les chemins de fer poar faire passer les Toitures d'une voie sur une autre, sans le secours des aiguilles. Cette plate- •forme est ronde , en charpente ou en fonte, établie au niveau de la voie, pourvue de rails comme la voie ordinaire, et portée à son centre sur un pivot; puis, à une certaine distance du centre, se trouvent des galets sur lesquels elle repose aussi, et qui roulent sur un cercle métallique établi au fond d'une cage en maçonnerie parallèlement à la plaque supérieure, afin de faciliter son mouvement de rotation autour du pivot. Les plates-formes tournantes sont de diverses dimensions, selon la nature des voitures qu'elles doivent recevoir; et celles qui sont destinées aux évolutions des locomotives, sont d'un diamètre plus considérable que celles qui doivent recevoir seulement des wagons ordinaires. Voici comment on procède pour en faire usage. On fait avancer la voiture qui doit changer de voie, de manière qu'elle popte tout entière sur la plate-forme; puis on imprime à celleci un mouvement de rotation sur son pivot, jusqu'à ce que les rails dont elle est munies, et sur lesquels repose la voiture, soieiU dans la direction de la voie sur laquelle doit passer celte voiture. Alors on arrête la {«late-forme, on pousse la voiture sur la nouvelle voie, et si l'on a d'autres voitures à faire passer, le môme mouvement recommence pour chacune d'elles. Toutefois, ce moyen est d'une lenteur qui fait qu'on n*j a recours que là où le défaut d'espace ne permet pas d'établir des croisements à l'aide d'aiguUles ; ou bien encore lorsqu'on veut détacher une locomotive d'un convoi pour l'atteler à un autre.
PLATELAiiË(r.harp«)- Sorte deplancher en boisde^bène, dresse avec clef ou sans clef dans tous les joints.
PLATE- LONGE. Longue bande de cuir ajoutée aui harnais des cnevaux de carrosse pour les empêcher de ruer. — Longe qui Kert à maintenir les chevaux, quand Te maréchal les met dans le travail. — Corde ou courroie avec laciuelle un écuyer à pied fait trotter un cneval circulairement. — Longue bande de cuir que Ton met au cou des chiens de chasse pour les retenir.
PLATiLLE (manuf.). Sorte de toile blanche qu'on fabrique urinciualement en Silésie, et, en France, à Choiet et à Beauvais.
PLATINAGE. Action de platiner ou de blanchir le cuivre rouge avec un amalgame d'étain et de mercure. — Passer les bonnets de laine sur des l)oules de cuivre chauffées.
PLATJN ATE (chim.). Combinaison dans laquelle l'oxyde platinique joue le rôle d'acide.
PLATINE. Ustensile de ménage qui consiste en un grand rond de cuivre, un peu convexe et monté sur des pieds de fer, aont on fait usage pour sécher et repasser le linge sur la platine. — Plaque de fer attachée à une porte au-devant (|e la serrure, et percée de manière à donner passage à la clef. On appelle verrou à plaline ou platine de loquet^ lo verrou monté sur une plaque de fer. —
Lames de fer découpées gni font partie du métier à bas. — Lame d'acier ou de t6le,qui garnit l'intérieur du manche d'un couteau à ressort. — Pièce du moule, dans la fonderie de caractères. — Masse de plomb, plate et carrée, qui, dans les métiers de haute-lisse, fait retomber les lisses et les marches.-- Massif placé sur deux plans inclinés, au fond de la cuve d'une papeterie. — Espèce de forte râpe sur laquelle on déchire les chiffons destinés à la fabrication du^tapier.
PLATINE (arqueb.}. Pièce à laquelle sont attachées toutes celles qui servent au ressort d'une arme à feu. On appelle plainte à mêcke^ le plus ancien mécanisme des armes à feu, celui où la mèche attachée au chien et s'fnclinaiit à volonté sur le bassinet enQamniait la charge; platine à rouet, le roéivinisme dans lequel une pierre à feu s'abnissait à volonté dans lé bassinet, au fond duquel se trouvait un rouet d'acier gue faisait mouvoir un ressort, et dont le frottement sur la pierre produisait des étincelles; p/atine à batterie^ celle dont on garnissait naguère tous les fusils; plaine à percussion, celle dans l/iquelle la pierre et l'amorce soni remplacés par une capsule de poudre fulminante, placée sur une petite cheminée, et enflammée par le frappement d'un chien qui forme marteau; et platine à secret ^ celle qu'on fait mouvoir au moyen d'un méi^nismô particulier, par un petit verrou ou tout autre procédé d'arrêt.
PLATINE (horlog.). Migl. pallet-plate.
Chacune des deux plaques qui soutiennent toutes les pièces du raouvcmetit d'une montre ou d'une pendule.
PLATINE (imp.). Angl. platten: allem.
tiegel. Partie de la presse qui foule sur le tympan au moyen de la vis.
PLATINE. De Tespagnol plaiina, diin* de pteto, argent. Angl. platinum; allem. platin. Corps simple métallique découvert auPérou, vers 1735, par des mineurs espagnols, et aue l'on considéra d'abord comom une sorte d ar« gent.On ne le connut en Europe, quenl7tô, par la mention qu'en Ql don Antonio de Ulloaydans la relation de^on voyage; puis Watson, Lewis et Scheffer en étudièrent les propriétés; et plus tard Vauqueiin, Woliaston, Berzelius et Dœbereioer en examinèrent les combinaisons. Le platine est un métal solide d*un blanc d'argent» très-brillant, très-ductile et malléable, et dont la densité est de 21 à 22, avec un poids de 1215,22. On peut le couper avec des ciseaux, le raj^r avecTongle, mais le moindre mélange avec un métal étrant^er lui fait perdre ses qualités. Sa ductilitô est telle, qu'on est parvenu à en faire des fils qu'on ne peut apercevoir, d'une petite distance, qu'en les faisant rougir. Pour cela, on recouvre d'argent unlil de platine, puis on le nasse à la filière, et quand on a obtenu un fil très-lin, on le traite par l'acide azotique, pur et faible, qui dissout l'argent sans toucher au platine qui se présente alors avec une ténacité extrême. Le platine est tout à fait inlusible , même au feu le plus énergique des forges, mais il ^
PLA
DE TECHNIH.0G1E.