‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 116 sur 248 · POM · texte numérisé non relu

POM

ar des moyens qui tiennent de U gravure u de la typographie.

POMMEAU (armur.). AngU pomme/; al lem.

egenknopf. Petite boule au bout de la poi- ;née d'une épée. — Se dit aussi d*une émilence arrondie qui se trouve à l'arçon de levant d*une selle.

POMMELLE. Instrument dont font usage es foulears et les apprôteurs de bas» pour Jrer la laine des ouvrages de bonneterie, en es foulant et les apprêtant. — Outil qu'erailoient les* corrojeurs pour faire venir le ;rain au cuir. — Petits coins de bois de :héne que les carriers mettent aux deux cAtés des coins de fer, afln de faire partir la pierre.

POMMELLE (plomb.). Angl. grating: allem. rost. Plaque de plomb percée de trous k Tembouchure d'an tuyau, pour empêcher es ordures de passer.

POMMBRAIK (agricult.). Instrument qui ert à cueillir les pommes et les poires.

POMMETTE (arqueb.). Angl. pammel; llem. nisiotenkmppe. Plaques creuses et ondes de fer, de cuivre ou d'argent, avec )squelles on garnit le haut des crosses des listolets.^Se dit aussi de petits nœuds de il faits k des poignets de chemises, de manheltes, etc.

POMMIER. Angl. apple-wood; allem. opflbaumkoU. Arbre de la famille des rosaces et type de la di vison des pomacées. Le 3is du pommier commun, malus Mltoa, est iger, doux et liant, et moins dur que celui u poirier. Il est uni, coloré, propre k re- 9voir un beau poli, et très-recherclié |jar s menuisiers, les tourneurs et les ébénis-* s. Son teorce peut aussi servir k teindre r jaune.

POMMIER (écon. dom.). Ustensile de rre on de métal, qui sert k cuire les «nimes.

POMPE (bydraul.). Du grec noffciH), formé ( ^{iim, je conduis. Angl. piimp; allem. tmpe. Machine destinée k «ilevor l'eau ou 1 autre liquide au-dessus de son niveau, dont on aUribue la première idée k Gtési- U5 d'Alexandrie, vers l'an iSO avant Jésus- \ri$L Toute pompe se compose d'un cyiire creux ou earpê dt pompe ^ d*un pUtwikf i y joue k frottement, et de soti impea. Les ' npes sont oaptronlef ou /ottiafUe«. La npe ordinaire ou pompe elévaioiref est ? f lompe aspirante munie d'un tuyau d'assion 9 placé an-dessus du corps de pompe. S(]ue le piston, arrivé au tNis de sa course, ioiife» il se produit au-dessous de lui un ^; la soupape placée dans l'épaisseur du ftn se ferme alors par l'effet du poids de 1 qu i se trouve au-dessus ; en même temps eir l*etret de l'excès de la pression atmo- ^rique sur la pression intérieure, la soue du tuyau d'aspiration se soulève; l'eau ite par ce tu^rau dans Je corps de pompe; orsqoe le piston redescend, la soupape liîratioo se ferme. L'eau soulève ensuite ou|»ape du piston, passe iMir-dessus, et

est évacuée, lors de I ascension du >D, par ua déversoir placé k la partie su-

périeure du tuyau d'ascension. Théoriquement, la distance entre le fond du corps de pompe et le niveau de l'eau k élever, doit être inférieur k 10*33; mais elle est beaucoup moindre dans la pratique, parce qu'on ne peut pas réaliser exactement les condi* tions théoriques.

POMPE. Le luthier donne ce nom k la paKie des luvaux de cuivre dont se composent le trombone, le cor, la trompette, etc., et qui peut s'allonger ou se raccourcir k volonté pour baisser ou hausser le ton de l'instrument. Se dit aussi d'une petite embotture de métal (|ui sert au même objet, dans la flûte, la clarinette et le basson. — Chez le brasseur, on appelle pompeàcabare^ la pompe k chapelet destinée à enlever ce qui sort de la cuve-matière; ei pompe à jeter trempe^ le tuyau de bois placé detout dans cette même cuve, et qui traverse le fa^x-fond. — Chez le coutelier, le canif à pompe est celui dont la lame rentre et se referme dans le manche; et le couteau à pompe ^ celui dont le ressort est fendu pour loger une bascule. — La pompe à eein est un petit bocal de verre ouvert, terminé par un tulie aussi de verre et recourbé. Ce bocal s'adapte au sein des femmes nourrices et, en aspirant l'air avec la bouche par le tube, on parvient k former le bout des seins, et k les dégorger en tirant la surabondance du lait.

POMPE A AIR. La première pompe ayant pour moteur le poids de l'air, fut imaginée

rir Héron d'Alexandrie. Dans les machines vapeur dites k condensation, on apiielle pompe à air celle nui rejette en dehors l'eau et la vapeur condensée dans le corps du condenseur.

POMPE A CORDE DE VÉRA. Machine qui élève l'eau par la rotation d'une corde verticale qui plonge dans un puits, et k laquelle adhère une* lame d'eau qui se décharge dans un réservoir.

POMPE A FEU ou POMPE A TAPEUR.

Pompe qui fonctionne par le moyen de la vapeur et le même mécanisme aue les autres machines k vapeur. Un des plus anciens appareil^ de ce {(enre est la pompe k feu de Chaillot, k Pans, construite par les frères Perrier en 1781 , et refaite en 1852. Elle a pour destination d'élever l'eau d'un puisard ou bassin communiquant avec la Seine, afln de distribuer cette eau dans différents quartiers de la ville.

POMPE A INQENDIE. Angl. fire-engine:

allem. feuerspritxe. Cette pompe, qui est k la fois aspirante et foulante, fut inventée en 1699 par Van Derbyden, Hollandais, et introduite en France vers 1805. Elle ne diffère de la pompe ordinaire qu'en ce que son tuyau d'aspiration est très-court, et au'au lieu d'un tuyau de décharge solide, elfe est munie d'un tuyau de cuir par lequel l'eau, qui est pressée dans le corps de pompe, s'échappe avec force. On obtient un jet continu, dans cette sorte de pompe, par le moyen d'un réservoir d'^ir dans lequel ce fluide est pressé pendant que la pomie jette

POU

PON

l*MQ. Cel air s% rétablil ensuite et produit \â ooniiimation du jet.

POMPE ALIMENTAIRE (macb. à vapJ.

AngL feed pumpe; aUem. iptitepumpe. Se dit de celle qui fournil t*eau à la chaudière d*une machine à vapeur, et qui est mise en raoutement par la machine elle-mAme. Un tujrau d'aspiration va puiser Teau dans la Gttvetle du condenseur, et cette eau se rend h la chaudière |iar un tuyau d'injection.

POMPE ASPIRANTE. An^l. tuekingpump:

«llem. êaugpumpe. Se dit de la pompe dont le corps est élevé sur un tube; qui plonge dans le liquide, et dans laquelle le point de réunion de ces deux parties de la machine estt ainsi q^ue le piston, muni d'une soupape s'ouvrant de bas en baut.

POMPE DE CELLIER. Tube de métal fermé à son extrémité inférieure par une plaque percée de trous, et ouvert à son ex- Iféraité supérieure. On le plonge dans un tonneau plein de vin par J'ouverture du bondon; on ferme avec le doigt Textrémité supérieure et on le retire plein de vin, le- ()uei ne coule que lorsqu'on a levé le doigt qui bouchait l'oriflce supérieur.

POMPE DE CTÉSIBIUS. La machine qui

Eorte ce nom et qui élève l'eau à une grande auteur, est un appareil à chapelet.

POMPE PNEUMATIQUE ou POMPE DE ROYLE. Angl. air-^umpl; allem. 8ufipump$. Pompe dont l'usage est de foire le vide ou de pomper l'air contenu sous le récipient d*nne machine pneumatiqne.

POMPE MUE PAR LE VENT. D'après l'Ami des êcienceê^ voici quelles sont les dis- Ix)sitions de cet appareil qui est de l'invention de M. Amédée Durant : « A portée d'un Imits, d'un étang ou d'une rivière, dans un ieu découvert , on monte un échafaud en bois de 10 mètres de hauteur, au-dessus du* quel s'établit la machine ; elle consiste en une pompe mise en mouvement par une roue à vent. Cette roue, comme dans tous les moulins du même genre, tourne autour de l'écbalaudage pour pouvoir s'orienter; seulement, à 1 inverse des moulins ordinaires, au lieu de recevoir le vent en face, elle le prend par derrière; de sorte qu'à l'etem-

£le des girouettes, elle s'oriente toute seule. >e plus, les ailes sont disposées de maaière à ne se développer qu'en raison inverse de la force du vent, et de ne lui offrir jamais trop de prise. Tant que la brise est Bonne, elles marchent h toutes voiles; quand elle augmente d'intensité, les voiles se replient un peu et manœuvrent ainsi en raison de sa violence, de façon à se plier tout à fait, comme les ailes d'un papillon, quand l'orage menace de briser la machine. Tous ces mouvements se règlent k volonté et d'avance; en sorte que chacun peut déterminer la charge de vent qu'il veut que son moulin supporte, charge au delà de laquelle il s'arrête toujours avec la plus grande exactitude. B

POMPE FOULANTE. Pompe dont le corns plonge dans le fluide, et dans laquelle le tube, situi latéralement, a son entrée dans

le corptf de pompe, entrée fermée par une soupape s*ouvrant du dedans en dehors.

POMPHOLIX ou POMPB0LTX(chim.).

Du grec icoiupdXu^, petite bulle d'air qvi s'é* lève sur l'eau. Se dit de l'oxyde de zioc par sublimatioa; ileurs de zinc.

POMPIER. Ouvrier qui fabrique des pompes. — Celui qui les fait agir dans lesiocendies.

POMPON ( passem. ). Ang. iuft; allen.

pompon. Ornement de toilette ou d*ameablement. — Houppe de laine que les militaires portent à leur coiffure. — On nomme aussi pompon de diamants^ un certain assemblage de diamants dont les femmes parent leur tète.

PONCE (Pierre). En latin pvumx. Angl.

pumce-êlont; allem. beîmsietn. Cette pierre, qui est la pumite des minéralogistes^estoni roche feldspathique d'origine volcanique^ dont la texture est cellulaire ou poreuse, li couleur grisâtre ou blanchâtre, ^i est rude au toucher, raie le verre et l'acier, fond aisément au chalumeau, et donne alors uc émail blanchâtre. On distingue deux sortes de pumites : la pumtVe âinuiforme et la fumite lapillaire, La première provient de courants de laves, et n'est autre que de l'obsidienne bonrsoufiée; la seconde résulte du refroidissement dans l'air et de jAConselidstion de matières feldspatbiques éjectées pir les volcans, et retombées en petits fragroeoL^ incohérents sur le sol. C'est de cette deroière pumite qu'on fait particulièrement usage dans l'industrie, et on la scie â Taide d'ooe lame très-fine, pour en obtenir des surfaces unies. Les corroyé nrs, les parcbeminiefs^ ïes marbriers, les menuisiers, les doreurs, les potiers, les chapeliers, etc., se serveni de la pierre ponce pour polir leurs ouvrages; elle entre aussi dans la composiiien de la poudre dentifrice ; et Ton y a recours enfin pour unir les ongles et user les corps aai pieds. On recueille la pierre ponce dans les environs du mont Vésuve, de r£tna,derBécla, dans l'Auverçne, et dans vo grandnombre d'autres localités volcaniques.

PONCE. Petit sachet qu'on emplit decte" bon pilé pour poncer surnn corps blane^œ de plâtre trAs-tin pour poncer sur un ^ brun ou noir. — Sorte d'encre composée d'huile et de noir de fumée, avec laquelle on marque par empreinte le bout des pièces de toite.

PONCEAU ( archit. ). Se dit d'un pont âe petite dimension et à une seule arche, qu'on établit sur un cours d'eau de peu d'importance.

PONCER. Action de polir arec la pierre ponce, afin d'enlever d'une superficie quelconque les aspérités qui la rendent raboteuse. — En termes de cfiapelier, poncer n» cAapeaii* c'est le tondre ou en Âter les plus longs poils pour le rendre plus ras, en ^ sant dessus la pierre ponce. — Chez le cor* royeur, pont^ wt euir^ c*est enlOTer avet^i» ponce les petits morceaux de chair qui ^' tent sur les peaux. — Chez le parcheminieri poncer le pûrchemin, c'est l*ûoir eu y P*^

PON

DE TECHNOLOGIE

PON

saot la pierre ponce après qu*il a éM bien rataré sur le sommier; et Ton appelle selle à poncer^ la banquette couverte de toile et rembourrée, sur laquelle se fait cette opération. — Poncer de Cargenterie^ c'est la rendre mate en y passant la pierre ponce. — Poncer une toile^ c'est la marquer à i*un des bouts de la pièce, avec une sorte d'encre failedenoîr de fumée broyé avec de l'buile. — Pa$$er te ponce aurundlef fin, c'est le frapper avec un sachet rempli de charbon pilé, après qu*on en a piqué le trait avec une aiguille, afin de retransporter ce dessin sur une antre feuille de pi^pier,ousurdelatoile, du bois, etc.

PONCKTTE (dess.). Petit sachet, plein de charbon pulvérisé dont on se sert pour poncer le dessin.

PONCEDR. Celui qui ponce.

PONCIS. Dessin pique surlequel on passe Ja ponce ou la poncette. — Modèle pique dont on se sert pour marquer des dessins sur la faïence.— Papier coupé avec lé canif et à la règle, et avec lequel on ponce le papier sur lequel on veut écrire, pour aller droit. — Se dit de tout dessin où l'on retrouve un type convenu, oi^ l'on reconnaît une copie trop marquée, ou une sorte de routine aont l'artiste ne peut s'affranchir. Pour désigner un travail de cette nature, on fait usage de celte expression : t7 eent le poncin,

PONCTUAGE ( céram. ). Angl. defective glaxing: allem. fehlerhafie glasur. Se dit d*ane couverte défectueuse, imparfaite.

PONDÉRABILITÉ ( pbjs. }. Du latin pondue^ poids, et ponderare^ peser. Angl. pondermUUy; allem. wdgbarkeiL Qualité de ce qui peut être pesé.

PONDÉRABLE ( phys. }. Qui peut être pesé.

PONDÉRATEUR. Qui maintient l'équilibre.

PONDÉRATION (pbys.). Du latin ponder»rep})eser, rad. pondue, poids. Angl. pon* deralton; allem. wiegen. Relation entre des ^idset des puissances qui s'équilibrent.

^ PONDÉRATION (peint, sculpt.). Se dit de rbarmonie générale des parties qui composent un tout.

PONNE (monn. ). Petite monnaie quia ooars au Bengale et dans les Indes. Elle vaut environ 8 centimes.

PONSIF.Se dit du papier portant des dessins piqués à jour, et ce mot s'emploie dans toas les sens du mot poncif.

PONT ( archit. ). Du lalin pons^ pontie. Construction servant au passage d'un cours ti*eau. L'invention des ponts est attribuée «HZ Chinois, et remonterait, au dire des auteurs.àl'an 2602 avant Jésus-Christ ; mais longtemps on ne les construisit qu'en bois, «t Tes Grecs, après avoir imagine la voûte, forent les premiers c[txi établirent des ponts en pierre. Les Romains perfectionnèrent cet «ri, et donnèrent è quelques-uns de leurs l»onts un caractère monumental; chez les ixrodernea, ce genre de construction fui né- 1^1 âgé jusqu'au xii* siècle, époque è laquelle maçons, constitués en associations reli-

gieuses sous le nom de Frétée du poni^ se répandirent dans tontes lés contrées db l'Europe, pour 7 construire des punts soit en bois, soit en pierre. Le premier pont de

g terre qu'on vit à Paris fut celui de Noire-» «me, l)Ati en 1U2. Les ponts se divisent en ponte fixes et enpotU* mobilee. Les premiers se distinguent aussi en ponte de pierre^ en ponts de Me ou de charpente, en ponte de fer et en ponts suspendus.

Le pont de pierre se compose d'un tablier en maçonnerie, reposant sur des arches qui sont soutenues elles-mêmes p^r des piles, et l'on nomme culées, les massifs oui terrai* nent le pont aux deux extrémités et soutiennent la poussée de toute la construction. Dans l'origine, les arches furent d'abord formées en plein cintre, celle du milieu, ou arche marinière, étant pi us élevée que les autres, d'où il résultait des pentes trèsH-oides; mais plus tard on les fitè cintre surbaissé eu forme d'anse de panier, ce qui permit alors de rendre le tablier horizontal. Les ponts de bois sont moins chers que ceux en pierre, roaisaussi ils sont beaucoup moins durables. On en construit dont les culées et les piles sont en maçonnerie, et qui n'ont alors en. bois que le tablier et les arches. I) est des ponts de fer qui ne diffèrent des ponts de charpente à piles de pierre, que parce qu'on a aimplement remplacé le bois par de la fonte.

Les ponts suspendus, dont l'usage a été importé chez nous d'Angleterre, ne sont pas toutefois d'invention anglaise, ou du moins ridée première n'appartient pointé ce pays. Depuis les temps les plus reculés, il existe de ces ponts dans l'Himaiaja; seulement, ils diffèrent des nôtres par la nature des matériaux employés. Lefildefer est remplacé le perdes cordes faites d'une aorte de liane longue et forte, et le tablier n*est le plus sou* vent qu'une espèce d'échelle suspendue à des cordes, et que le vent fait osciller comme une balançoire. Des [)onls analogues se voient aussi dans plusieurs contrées d'Amérique. En Europe, les ponts suspendus se composent d'un plancher ou tablier supporté par des tiges verticales fixées k des cbaines ou à des câbles en fil de fer,aui décrivent un arc de cercle renversé. Ces câbles, fortement amarrés aux deux extrémités du pont, sont eux-mêmes supportés, soil au milieu, soit en deux endroits si le pont est d'une certaine longueur, sur de grands massifs en maçonnerie élevés au-dessus des piles. Le premier pont suspendu qu'on construisit en France, est celui qui traverse le Rhône entre Tain et Tournon : il date de 1822. L'eiemple le plus extraordinaire de ce genre de construction, est le pon^ tubuMre oui traverse le détroit de Menai et réunit I lie d'Anglesey an pays de Galles.

Dans les ponts mobiles, on distingue les ponts de bateaux,]es pontS'levis,ei les ponts roulants. Les ponts de bateaux sont composés d'un plancnerqni repose sur une suite transversale de bateaux aisposésdans lesens du courant, et liés entre eux par des câbles

PON

DICTlOMNAmB

ou des poutrelles. C*est à ce genre de ponts que se rattache la constructioo des ponts militaires. Les poots-levis, qu*on établit sur les fossés des places fortes, s*élèvent en tournant autour d'une arête horizontale, et l'extrémité mobile est suspendue à des chaînes qn*on fait mouToir de différentes maniéires. On peut rapporter aux ponts-leTis» les ponts à flèche et les ponts à bascule çju'oa employait naguère pour peser les Toitures publiques et qui sont supprimés aujourd*hui. Les ponts roulants ou ponts à coulisses, sent ceux qui se retirent en arrière, en glissant sur des roulettes ou des galets.

« Les ponts mobiles sont rarement ero* ployésdans les ohemins defor, » dit M. Félix Tourneux» « nun-seulementà cause de leur moins grande solidité» mais encore è cause des accidents auxquels ils peuvent exposer on restant ouverts au moment où on convoi arrive pour les franchir. Ces ponts ne sont guère en usa^ que lorsque des circonstances tout à Mt impérieuses ont forcée tenir le chemin de fer à un niveau assez peu élevé au-dessus d*un canal pour que les bateaux ne puissent passer quand le pontest en place. Les ponts mobilespenventétre oudespontsievis ou des ponts tournants. Pour le passage des routes et chemins, on n'a jamais songé à employer les ponts mobiles : lors-

3n*ils ne peuvent passer ni au-dessus ni auessous au chemin de fer, on les fait passer au même niveau que lui. »•

On nomme passerelU^ un pont léger destiné seulement au passage des piétons ;afuedtte,le pout qui sert è conduire l'eau ; fkanieafia/,*celui que Ton construit pour faire passer un canal au-dessus d'une rivière; et viadue^ le pont qui livre passage à une route ou è un cbemio de fer.

PONT ( fond. ). Angl. ctfUre handU. Une des anses de la cloche, h laquelle les autres vont se joindre par le haut.

PONT (horlog.). Angl. potance ; allem.

bructf. «Sorte de potence qui sert è porter les roues d'une montre» d'une pendule.

PONT-TODRNANT. Punt mobile autour d'un axe vertical, où il peut se mouvoir pour se placer parallèlement au bord de la rivière ou de la voie de communication sur laquelle il est jeté» On le manœuvre au moven de roues d'engrenage ; et lorsque le tablier a une trop longue) portée, on le divise au milieu en deux parues indépendantes Tune de l'autre et qui viennent se placer contre chacune des rives quand on les manœuvre.

PONTÉ (arrour.). Angl. eroêê; allem. M* gel. Fond de la garde d'une épée.

PONTBAU (manuf. ). Angl. beam; allem.

êiuhtbalkm. Pièce du métier à fabriquer la soie.

PONTELBR (manuf). Poser les ponteaux |ionr monter le métier à soi%

PONTET ( arqueb. }. Angl. handle. Demicercle de fer qui forme la sous «carde d'un fusil, d'un pistolet. — Se dit aussi de la partie d'une selle qui est en forme d'arcade.

PONTIL ( verrer. ). Angl. puni ; allem. kefiêiêcn. Baguette de fer k l'extrémité delà-

quelle on forme un bouton deiemquj applique contre la base de diverses pièmj verrerie» qui y demeurent collées Ioîs4]3\ les sé^^re de la canne. — Outil qui ^n polir les gfaces.

PONTILLER. Polir une glace kM^ pontil.

PONTUSEAn (fabr. depap.).AD^.ki| allem. ndhdraht* Nom que portent ll^ I teaux de bois de sapin de Hollao^e, ^^1 millimètres d'épaisseur, et dontiaM ne dépasse pas celle des bords des :.w| qui constituent le chAssis de UforiMi ^ pier. Les pontuseaux sont desiioés i»

nir» dans un même plan, la toile i&ca % dont la forme est couverte; ils oot^r d'une lame de couteau, de 1 miiliB<e-.^ paisseur du côté du tranchant sorîp?*

[Hiie la toile métallique, et dont Icfe'^ es angles arrondis, est épais de '^V.mètres; et chacun d*eux porte, à»^ mités, un tenon oui entredans lesc-v pratiquées aux aeux côtés oppo<^ lorme. — Ce nom désigne aussi Un 'i ces liteaux ou verges laissent emp^^* ^ chaque feuille de papier.

POPELINE (manuf.). Angl. el a»'plan. Etoffe unie dont la chaîne es: tc et la trame en laine retorse oa ea c* tors.

POPULINE (chira.). Du latin popii'' plier. Matière observée pour U F' fois par M. Braconnot, dans les bJi • l'écorce du peuplier. C'est une sû>^ blanche, qui cristallise en aigoiilesa*' grande ucilité, et dont la saveoresi^ Elle est difficilement dissoute pirrc'c assez aisément par l'alcool et Taeid' < que. Elle brûle au feu avec ilamioc. • par les acides minéraux une poa<^^ neuse, puis par l'acide nitriqoe of J oxalique ; et, distillée, elle se trao^^'^ partie en acide benzoïque. On [^^^ ' ciellement, en tirer un produit ùit'la salicine naturelle.

PORC (métallurg.).Dulatinpor(%> soie; allem. âou. Scories qoXfànmière fonte des mines, retiennent tx' portion du minerai qui n'est po:' entré en fusion. — Effet que pn

f;ent sur la grande coupelle, lor>;- ' ève le test ou la cendrée, et u < au-dessous. — Réservoir où ts 5e* minerai pulvérisé qui a passé f)ir'< PORCELAINE (céram.). Angl.r allem. porMêlla». Poterie fine,àfiA)rf ne se laissant point entamer par 1>* est translucide, et susceptible de ' une couverte, vernis ou émail t/ dur. On croit généralement qnt >> laine ne fut importée en France* <^*gal, qu'au xvi* siècle ; mais elle « ^' nue bien avant celte époque. A Is ^ voyages de Jacques Cœor dans te li* roi Charles VU ayant accrédité luf Soudan d'Egypte, en 1(47, no sieur j lage, l'un des iacteurs du célèbre «Vj ce Soudan fit au roi un présent de f j ne, accompagné d*une lettre dont ^ *!

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DE TECUNOLOGIE.

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é conserve |)ar Malthieu «le Coussy, chroiqueur contemp»)rain. Cette lettre se terline ainsi : « Je te mando par ledit ambasideur un présent : c'est è savoir du baume Il de notre sainte vigne ; trois escuelle;» de •ourcelaine de Sinant ( Chin*^ ); ud plat de lourcelaine de Sinant; deui grandz platz mvrés de pourcelaine;deux touques (bouts le table) verdes de pourcelaine; ung lavoir ^s mains et ung gardemanger de pourcelaine >uvrés; une jatte de gingembre vert, » etc. )n ne fabriqua d*abora en Europe que de la torcelaine tendre; des manufactures de ce ;enre furent créées en Angleterre; puis en France, k Rouen, en 1673; k Saint-Cloudet à Chantilly, en 1695; à Vincennes^ en 1738, etc. En 1710, Bôticher ou Bôttinger ilécourrit eo Saxe le kaolin, ce qui permit ie fabriquer h Meissen de vraie porcelaine )u f)orcelaine dure, (^u'on appelle aujourrbui vieux saxe. Enhn, la découverte, en *i6S, de gisements de kaolin à Saint- Yrieix rès de Limoges, fit qu*on put aussi fabri- |uer en France de la porcelaine dure ; et on en entreprit les premiers essais à la malufacture de Sèvres, eu le matériel de celle le Vincennes avait été transporté en 1759. >t établissement florissait alors sous la dieclJoa des cbimistes Macquer et Montigny.

Oo distingue dojic la porcelaine dure et la porcelaine tendre, La première a pour base * A'oo/în, terre argileuse blanche, et le p^unsc ou feldspath pur, qu'on remplace quelwefoispar un mélange de craie» de sable et e feldspath. On réduit ces matières en une Jte parlaitement homogène qu'on bat et ai 'on laisse ensuite macérer pendant une lisez longue durée; puis onfaçonne les piè- \> sur le tour ou par le moule ; et les garitures sont moulées k part et collées aux èces avec de la pAte délayée dite 6ar6oltne. près que les pièces ont été achevées et selées, elles subissent une première cuisson i forment alors ce que Ton nomme biecuiL lusuîte, on les couvre communément d'un i^rnxs dont le feldspath forme la base; puis (1 les soumet à une seconde cuisson oui ure de 30 à 36 heures. La conduite de 1 o- ^ratioo réclame les plus grands soins, car

moindre négligence peut causer des acci- }nis et des défectuosités. Les porcelaines iit le plus souvent revêtues d'ornements» )>t-à-dire de couleurs, de peintures divers, (ie dorures, etc. ; et l'on applique les uleurs, soit sur la pflte, soit sur la courte, en les fondant avec celle-ci k la même uipérature lorsqu'elles peuvent lasupporr, ou bien en les faisant adhérer à Pemail, joe température plus douce, au moyen >xydes ou fondants métalliques. La porcene Cendre diffère de celle qui précède par

|)âte plus abondante en feldspath, d'où il fuite qu'elle est beaucoup plus fusible, et r son émail dans le'juel il entre de l'oxyde

plomb. La porcelaine anglaise renferme { phosphate de chaux et de la baryte. L*afi- ;n êètres ou vieux êèvres avait pour base 1^ lieuse une marne calcaire, et pour fonni une frite comoosée de sable siliceux.

de soude et de nitre. On reconnaît cette porcelaine au glacé gras de sa rouverte et a sa teinte jaunâtre; et son défaut capital est de ne point aller sur le feu et de se rayer facilement.

Les porcelaines de la Chine sont des porcelaines dures, et se font remarquer par leur teinte bleuâtre et la nature de leurs ornements. Celles du Japon sont souvent recouvertes d'un émail noir et brillant. Dans son ouvrage sur YEmpire chinois, M. le missionnaire nue donne les détails intéressants qui suivent sur la fabrication de la porcelaine dans cet empire.

« Le Kian-si, peu riche en produits agricoles, est cependant, depuis aes siècles, en possession de l'industrie peut-être la plus importante de tout l'empire chinois. C'est dans cette province que se trouvent toutes les grandes fabriques de porcelaines dont Nan-tchang-fou est naturellement l'entrepôt général. Il y a dans cette ville plusieurs magasins immenses oi^ l'on trouve des porcelaines de toute forme, de toute grandeur et de toute qualité, depuis ces urnes grandioses oi^ sont représentées en relief des scènes richement coloriées de la vie chinoise, jusqu'à ces petites coupes si frôles, si délicates et si transparentes, qu'on leur a donné le nom de coques d'œufs.

« La première fabrique de porcelaine est è King-te-tching, à l'est du Pou-yang, sur Itî& bords d'une grande rivière qui se jette dans le lac. Kingrte-tcbing n'est pas une ville à proprement parler, c'est-à-dire qu'elle n'est pas entourée de murailles. Cependant elle compte plus d'un million d'habitants, presque tous occupés de la fabrication ou du commerce de la porcelaine.il règne, au milieu de ces nombreux établissements, une activité et une agitation diflicile h décrire. A chaque instant du jour on voit s^élever d'épais tourbillons de fiiméeet descolonnes de flamme qui donnent è King-te-tching un aspect tout particulier. Pendant la nuît, la ville parait tout en feu; on dirait qu'un immense incendie la dévore. Plus de cinq cents fabriques eldes milliers de fourneaux sont perpétuellement occupés è élaborer cette

Îuanti te prodigieuse de vases qu'on expéie ensuite dans toutes les provinces de la Chine, et on peut dire dans le monde entier.

« Pour la fabrication de la porcelaine, comme dans toutes les industries chinoises, le travail est divisé à l'infini. Chaque ouvrier a sa spécialité, son talent particulier. L*un dessine une fleur, l'autre dessine un oiseau ; celui-ci applioue la couleur bleue, et l'autre la rouge. On a remarqué qu'un vase de r)rcelaine, lorsqu'il est terminé, et propre être livré au commerce, a déjè passé par les mains de plus de cinquante ouvriers différents.

< Le P. d'Entrecolles, qui, au commencement du xvin* siècle, était chargé de la mission du Kiang-si, et avait ainsi l'occasion de visiter souvent King-te-tching, où un assez içrand nombre d'ouvriers ont

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embras$é lé cbristiaRÎsme , a envoyé eu France des relations très-curienses et Irèsdétaillées sur le secret de fa fabrication de la porcelaine. Cesi avec le secours de ces précieux documents et des nombreux échantillons de ktto^lin et de pe-tun-tze^ qu'on est enfin parvenu à fabriquer, chei nous, des vases semblables à ceux de la Chine et du Japon» dont la perfection a longtemps désolé les imitateurs européens.

« La fabrication de la porcelaine remonte» en Chine, à une très-naute antiquité. Déjà sous la dvnastie des Han, vers le commen* cernent de Tère chrétienne, cette industrie était très-florissante. On voit chez les antiquaires chinois de beaux vases de celte époque. Ils ne sont pas aussi transparents ûue ceux qu'an fabrique aujourd'hui ; mais

I émail en est plus fin et d'une couleur plus itive. Les aniateurs conservent avec soin certaines porcelaines dont on a perdu actuellement le secret de fabrication. Ainsi, il existe des coupes doubles : la partie extérieure est toute ciselée et percée à jour comme une dentelle ; la coupe intérieure est unie et d'une blancheur éblouissante.

II en est d'autres qui ont des dessins en queU que sorte magiques, et qui ne paraissent que lorsque la coupe est remplie. Les dessins sont placés s^ir la partie intérieure, et les couleurs ont subi une [)réparation particalière, qui les rend invisibles quand il n'y a pas de liquide. On remarque enfin la

}>orcelaine craquelée, qu'on ne sait plus iaire comme autrefois, et qui offre, sur toute sa surface, des lignes brisées en tout sens, comme si le vase entier était composé de pièces rapportées. On dirait une mosaïque clu travail le plus exquis et le plus délicat. Ces secrets de fabrication, et une foule d'autres, ont été perdus. On dirait même, chose étonnante, en lisant les annales de la Chine, que l'art tout entier s'est perdu jusqu'à quatre ou cinq fois à la suite des révolutions profondes et des grands t>ouIeverse^ ments dont l'empire a été si souvent le lliéAtre. Cette industrie si précieuse a dû, eosuile, être inventée de nouveau, recommencer ses progrès passés, sans pouvoir toujours parvenir à la même perfection.

« Il existe, en Chine, une classe d'amaieurs qui recherche avec avidité les porcelaines antiques et les vieux bronzes auxquels on donne le nom de kou-toung (vieux vase). Qn les estime comme œuvre d'art, mais surtout à cause de cette valeur mystérieuse qui s'atiache toujours aux choses des siècles passés. Les ouvriers chinois ont tant de scélératesse dans Tesprit, qu ils parviennent souvent à imiter les kou-toung de.manière à tromper l'œil le mieux exercé. Plusieurs antiquaires étalent dans leur ca* binet, avec la meilleure foi du monde, certains prétendus vieux vases n'ayant tout au plus que quelques mois de date. Les faisi"ticatêurs de kou-ioung emploient ordinairement une pierre roussàtre dont ils font la pAte de leurs vases ; lorsau'ils sont cuits, OU les |ette dans un bouillon. très -8;ras, où

on leur fait .subir une seconde cuisson ; ensuite on les enterre dans un égoût, d'où ils sont exhumés après quarante ou cinquante jours. C'est ainsi qu'on fait les vieilles porcelaines de la dynastie des Yuen.

« Les fabricants de porcelaine ont un patron, dont l'origine est racontée de la manière suivante par le P. d'Enlrecolles : « Comme chaque profession a son idole parc ticulière, et que la divinité se commu- « nique aussi facilement que la qualité de « comte ou de marquis se donne en certains « pays d'Europe, il n'est pas surprenant If qu'il y ait un dieu de la porcelaine. Ce « dieu dfoit son origine à ces sortes de des- « sins qu'il est impossible aux ouvriers « d'exécuter. On dit qu'autrefois un empe- « reur voulut absolu ment qu'on lui fit des p^r- « celaines sur un modèle qu'il donna. On « lui représenta diverses fois que la chose « était impossible ; mais toutes ces remon- « trances ne servirent qu'à exciter de plus « en plus son envie. Les empereurs sont, « durant leur vie, les divinités les plus reic doutées à la Chine, et ils croient souvent « que rien ne doit s'opposer à leurs désirs, a Les officiers redoublèrent donc leurs soins, « et ils usèrent de toute sorte de rigueurs à « l'égard des ouvriers. Ces malheureux dé- « pensaient leur argent, se donnaient bien « de la peine, et ne recevaient que des « coups. L'un d'eux, dans un mouvement « de désespoir, se lança dans le fourneau « allumé, et y fut consumé à l'instant. La « porcelaine qui s'y cuisait en sortit, dit-on, « parfaitement belle, et au gré de l'erape- « réur, lequel n'en demanda pas davantage. « Depuis ce temps-là, cet infortuné passa « pour un héros, et il devint, dans la suite, « l'idole qui préside aux travaux de la perce- « laine. Je ne sache pas que son élévation « ait porté d'autres chinois à prendre la « même route, en vue d'un semblable hon- « neur. » (Lettres édi fiantes et curieuiee^ 1. 111, p. 221.)

PORCHE (archit.). Du latin porticus^ portique. Lieu couvert placé au-devant d'un édifice, et le plus communément d'uae église, d'un temple. On appelle porche mtré^ celui qui présente dans son plan Bne portion de cercle; porche circulaire^ celoi q.ui offre un* cercle complet ; porche fermée celui dont les espaces, compris entre les piliers ou jambages, sont garnis de grilles de fer ; et porche en tambour, une sorte de vestibule de menuiserie, placé du c6té intérieur de la porte d'une église.

PORE(phys.). Du grec icôpo;, passage. Petit espace ou interstice qui sépare les niotécules intégrantes d'un corps et qui le reud perméable.

PORION (mines). Nom que porte, dans les mines de houille» le chef d'un certain nombre d'ouvriers.

POROSITÉ (phys.). Du grecitopoç, pore, passage. Propriété générale des corps , qui rend ceux-ci perméables au gaz et ruAuio aux liquides. On rapporte que des physiciens de Florsnce ayant rempli d'eau une

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