‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 117 sur 248 · FOR · texte numérisé non relu

FOR

DE TECHNOLOGIE

roR

)hère d*or crease, parvinrent en la oororinaani h ftire suinter cette eau h Texteleur, sous forme de rosée. Si Ton mêle de alcool avec de Teau, le volume du mélange evieni sensiblement moindre que la orome des volumes des deux parties , illendu que Teau étant un corps poreux, ine partie de l'alcool se loge dans les pores. La perméabilité des tissus et de certains pa- >iers est utilisée pour la fillration des liquides.

PORPHYRE. Du grec mp^ùpa, ponrpre, (virce que le plus beau porphyre est de cette :ouleur. Les anciens donnaient ce nom à une roche d'origine ignée, d'un rouge foncé ot parsemé de taches blanches, qu'on tirait particulièrement de la haute Egypte. C'est le porphyre rouft antique. Dans la suite, les artistes étendirent le nom de porphyre h tonte espèce de pierre dure et polissable , offrant au sein d'une pite d'une couleur luelconque, des cristaui disséminés d'une einte tranchant sur celle du fond; enfin, lea ninéraloçistes appellent |)Orphyre les roches oldspalhiques qui présentent des cristaux (pars au milieu d'une pâte homogène, pite lui est communément de Valbile^ et les crisuiui de l'orrkofe. La dureté et la finesse des lorphyres, ainsi que la beauté de leurs coueurs et de leur poli, les rendent très-prérieux dans les arts. PORPHYRIQUB.Qoi contient du porphyre m qui en a l'apparence.

PORPHTRISATiON. Action de broyer une »ubsta«ce pour la réduire en poudre trèsine. Cette expression vient de ce qu'on se ;crt, pour ce broyage, d'une table de por«* »hvre.

PORPHTRISER. Broyer une substance, l'aide d'une molette, sur une table de por^ iiyre.

PORSE ou PORZE (fabr.de pap.). Angi.

^si ; allem. pauich. Se dit d'une certaine jiiantilé de feuilles de papier. — Nombre de ioires afec lesquels Touvrier fabrique une •orse de|iapier.

PORTAIL (archit.). Du latin porta^ porte. Mirée principale et monumentale d'un édi- L*e. Le portail des temples consacrés au ulie se compose ordinairement de colonnes j^ierposées, adossées au mur ou peu sailintes, et disposées sur les côtés des portes Quelles encadrent sans les masquer. Parmi »s plus beaux portails en style gothique, D cite ceux des églises de Reims, de Charges, de Strasbourg, de Notre-Dame de Paris, e Bourges; le style byzantin compte les orteils de Saint-Marc à Venise, de la catbérale de Poitiers, etc.; et dans l'architecture loderoe, on remarque particulièrement les orteils de Sainl-Pierre de Rome, de Saint* aul de Londrea; puis de Saint-Sulpice, de linl-Gervais, du Panthéon» de la Madame et des Invalides, è Paris.

PORTANT. Oreille d'une malle.

PORTE (menuis. ). Du latin porta. Angi. oor: allem. thur. Se dit d'une ouverture rati^uée dans une enceinte pour lui serir d issuct et de l'assemblage de bois ou

de métal, tournant sur des gondf , qui ferme cette ouverture. On appelle baie l'ouverture d'une porte; chambranle et huiseerie^ son encadrement; «futi, le \ias de la porte; Iinteau^ la partie supérieure; tantaux^ les battants d'une porte en deux parties ; puis jam« bages et piedi-droite les deux c6tés. La forme d'une porte varie suivant le style de TédiKoe; mais elle est communément quadrangulairc, cintrée ou en ogive. On nomme

Cor te avec ordre, celle oui est ornée de cornues, de pilastres et de frontons; et parlât'/, les entrées des églises, des palais et autres grands monuments. Les portes des maisons particulières se distinguent en por^ te$ eochèree et en portée bàtardee^ selon qu'elles peuvent ou non laisser passage à une voilure. Les vontaux sont le plus ordinairement en bois de sapin, de chêne, etc., et offrent des panneaux ornés de moulures ou de riches sculptures, tels par exemple que ceux du palais du Louvre, du chAteau de Versailles, de la galerie du Vatican à Rome, etc.; mais il e>t aussi des vantaux en bronze, comme ceux de l'église Saint- Marc à Venise, de la Madeleine à Paris, eic. On appelle porte Sen/Uade^ celle qui, dans les appartements, se rencontre d'alignement avec d'autres portes ; porte de dégagement^ une petite porte servant è sortir d'une pièce sans passer par les principales; porte de croiêéef celle qui se trouve ï droite ou à gauche de la croisée d'une église; parle de clôture^ la moyenne porte d'un mur de clôture; poria dans tangle^ celle qui est un pan coupé dans l'angle rentrant d'un bAlknent; porte croiiéef une fortètre sans appui qui sert de passage pour aller sur un balcon ou sur une terrasse ; porte crénelée^ celle qui est revêtue de créneaux comme dans la continuité du mur; porte charretière^ celle qui sert au passage des charrettes; porte bour^ geoite^ celle dont la largeur est communément de l'^SO; porte bombée^ celle dont la fermeture est en portion de cercle; parla 6toûa, celle dont les panneaux ne sont pas d'équerre avec le mur; parle antique ou alltcuroue, celle dont le seuil est plus long que le linteau, les pieds droits n'étant point parallèles; porte dpana, celle oui a sa fermeture en trois parties, dont 1 une est de niveau et les deux autres sont rampantes; porte en nicAe, celle qui est faite en forme de niche; porle triomphale^ celle qui est construite djine manière monumentale pour perpétuer la mémoire d'un événement ; parla de «il/e, celle qui sert d'entrée à une ville; parte ébraeie^ celle dont les tableaux sont a pans coupés en dehors, comme on le voit dans la plupart des églises gothiques; parla en tour rondes celle qui est percée dans un mur circulaire et qui est vue par dehors, k la différence de la porte en tour creuse qui est vue par dedans; porte perdue^ celle qui a le même arrasement et la même décoration que le lambris où elle est pratiquée, afin de ne point déranger la symétricr de rap|:*artement; porl^ de jecotirj, celle qm est secrète cl par laquelle on introduit quel*

POR

DICTIONNÂIBE

POR

qu'un au bc^aîn ; porte vitrée^ (Sêiïé qui est j^rtagée en tout ou à moitié avec deâ croisillons de petit bois^ dont les vides sont remplis de carreaux de verre ou de glace; porte travenétf celle qui, sans eraboltures* est faite d*ais debout, croisés carrément par d'autres ais que retiennent des clous disposés enlcompartiments losanges; porte feinte^ celle qui n est qu'une imitation de porte et sert à faire svmétrie avec une ou plusieurs portes véritables; porte en décharge^ celle qui se compose d'un bAti de grosse membrures, dont les unes sont de niveau et les autres inclinées en décharges, puis toutes assemblées par entaille de leur demi-épaisseur et chevillées, d'où il résulte qu'elles forment une grille recouverte par denorsde grosaisen rainures et en languettes, clouées dessus avec ornement de bronze ou de fer fondu; jpor^e double^ celle qui se trouve opposée a une autre, dans une môme baie, soit pour la sûreté ou le secret du lieu, soit pour que la chaleur s'y tonserve; porte de fer, celle qui est composée d'un cbftssis de fer qui retient des barreaux ou des traverses, ou des panneaux avec' des enroulements plats et de tôle ciselée; por/e debronze^ celle qui est jetée en bronze, et dont les parties

3ui imitent les compartiments d'une porte e menuiserie sont attachées et rivées sur un bAti de forte menuiserie et enrichies d'ornements postiches de sculpture ; porte d'oi» eemblage^ tout vantail de porte dont le bAti renferme des cadres et des panneaux à un ou à deux parements; porte coupée^ celle à deux ou quatre vanteaux qui sont attachés à un ou deux pieds-droits de la baie, et coupés à hauteur d'appui comme dans les boutiques, ou à hauteur de passage comme aux portes-croisées , dont quelquefois la partie supérieure est dormante; porte britie^ celle dont la moitié se brise sur l'autre ; porte ar^ rase'e^ celle de menuiserie dont l'assemblage est tout uni, sans saillie; porte à jour ou

Î^orte à claire-voie^ celle qui est faite de griles de fer ou de barreaux de bois; porte à placard^ celle d'assemblage de menuiserie avec cadres, chambranle, corniche et quelquefois un fronton; porte à deux battantSf celle qui est en deux parties ou vantaux; porte mobile^ toute fermeture de bois ou de métal qui remplit la baie d'une porte; porte êur le coin^ celle qui a une trompe au-dessus, et qui est en pan coupé sous l'encoignure d*un bâtiment; porte iurbainée^ celle dont la fermeture est en anse de panier; porte eecrètey la petite porte pratiquée dans le bas d'un appartement ou d'une maison, pour y entrer et en sortir secrètement ; porte ruetique ^ celle qui a ses paren>enis de pierre de bossages rustiques; porte rampante^ celle dont le cintre ou la plate-bande est rampante ; et porte flamande^ celle qui est composée de deux jambages avec un couronnement et une fermeture de grille de fer.

PORTE. On nomme portes busquées, des portes d'éclus?s dont les vantaux s'arc-boutent réciproquement, l'un d'amont ou d'en haut, et l'aut/e d^avai ou d'en bas. — Par

porte d'agrafe^ on entend l'ouverture en forme de petit anneau dans laquelle on passe le crochet d'une agrafe.

POUÏE-A-FAUX (archit.). Partie de construction qui est mal |K)séé sur ce qui doit la soutenir, ou qui ne porte pas directement sur sa base.

PORTE-AFFICHES. Grand cadre de bois ou de fer dans lequel on met les aiilches.

PORTE-AIGUILLE. Tige d'acier ou d'argent, longue de ik millimètres, fendue dans presque toute sa longueur en deux branches pour former une sorte de pincette qui se tient écartée par son propre ressort, se ferme avec un anneau coulant, et dans lesquelles branches le chirurgien loge les aiguilles qui sont unes et petites, afin de leur donner plus de longueur et de solidité, ou bien lorsqu'il s'agit de pratiquer des sutures dans les parties où les doigts ne sauraient pénétrer ou manœuvrer avec facilité. — On donne aussi ce nom, chez les tabletiers-galniers, à une sorte de pince de fer qui sert à saisir l'aiguille, et qui se trouve retenue par un anneau qui glisse le long du porte-aiguiile, comme dans un porte-crayon.

PORTE- ALLUME (boulaqg.). Petit réchaud qui contient les flambarts, et qui sert A éclairer le four.

PORTE-ALLUMETTES. Sorte de botte où l'on met les allumettes.

PORTE-AMARRE. Cylindre de bois qui sert d'enveloppe à un cordage roulé en bobine allongée, et qu'on lance è l'aide d'une bouche à feu, afin d'établir une comaïunication de navire à navire, on de la terre è un navire. La bobine ainsi lancée se dévide dans sa course et le cylindre porte au point voulu le bout du cordage qui, fixé par l'autre bout au c^non ou au rivage, peut servir de va-etvient. Cet appareil est de l'invention de M. Delvigne, qui le fit connaître en 1856; mais depuis lors des moyens avant le même but ont été proposés par MM. du Tremblay, Mauby, Bertinetti, etc.

PORTE-ASSIETTE (écon. dom.). Cercle ou disque de métal, plateau de bois ou d'osier, qui se place sous une assiette dans h service d'une table.

PORTE-AUGE (maçonn.). Se dit d'un manœuvre ou d*un apprenti maçon.

PORTE-AUNE (comm.). Tringle de bois ou de fer, attachée perpendiculairement au plafond, et à laquelle l'aune est suspendue, afin de pouvoir mesurer commodément les étoffes.

PORTE - BAGUETTE (arqueb.). Rainure placée le long du fût d'un fusil ou d'un pistolet, pour recevoir et contenir la baguette.

PORTE-BAÏONNETTE. Partie d'une ban-

derolle de fusilier.

PORTE-BALANCE. Morceau de fer monté sur un pied et terminé par un crochet, qui sert à suspendre le trébuchet ou la balance.

PORTE-BALLE (comm.). Se dit d'un petit mercier qui court le pays, portant des marchandises dans une balle et sur son dos

PORTE-BARRES. Anneaux de corde [tassés dans celui du licou, et irui supiiorteot

POR

BB TECH1WL061E.

•s barres des chevaux qu'on mène accouplés.

PORTE-BATTANT (manuf.}. Barre de suspension du battant d'un métier à étoSe.

PORTE-BONMET. Se dit descourroies attachées è une giberne» pour y maintenir le bonnet de police.

PORTE-BOUCHOIR. Devant d'un four ou lUteJ du four.

PORTE-BOUGIE (inst. de cbir.}. Canule fai^eot, semblable a celle des trois-quarts. Dais un peu plus longue, qui sert a conluire des bougies dans l'urètre pour la dilater. .

PORTE-BROCHE. Hanche mobile propre k recevoir divers outils.

PORTE- CARABINE. Voy. Porte-mous- Q€Bron.

PORTE-CARREAU. Petit carré de menui- ^Brie soutenu par des pommes et sur lequel on met un carreau.

PORTE-CAUSTIOUE (inst. de chir.). Instrument dont on fait usage pour porter un caustique dans le canal de l'urètre.

PORTE-CHARGE (sel I.). Monture du fouet d*uii cocher.

PORTE -CIGARRE. Espèce de chalumet lu bout duquel on adapte un cigarre.— Etui t'ropre à renfermer des cigarres.

PORTE-CLAPET (hydraul.}. Pièce de cuire circulaire qui fait paitie du corps de tompe.

PORTE-COLLET. Pièce de carton ou de Mileine, couverte d'étoffe, qui sert è porter e collet ou le rabat.

PORTE-CORDEAU (hortic). Chevalet qui laintient les cordeaux dans la direction où s ont été olacés

PORTE-COUTEAU. Instrument qui sert à mper le Ul de fer dont on fait les hamems.

PORTE-CRAYON. Instrument dans lequel 1 met uo crayon pour en faire usage avec lus de commodité.

PORTE-CROSSE. Espèce de petit fourbu de cuir, attaché par une courroie aux ^îles de cavalerie, vers le flanc droit du levaly et dans lequel entre le bout de la ra bine.

PORTÉE. Se dit, en architecture, de l'éiduelibre d'une pièce de bois, d*une pier- , etc., placée horizontalement dans une nsiruction, et soutenue en l'air ))ar un ou jsieurs points d*appui. — Saillie au delà m mur de face, comme celle d'une goutre» d*un auvent, etc. -^ Mesure qui est de longueur de la chaîne que l'arpenteur rte d*un piquet à l'autre. —Chez l'horlo- % OD nomme portée une petite assiette où

pivot prend naissance, et sur laquelle rient les arbres ou tiges, quand ils sont us la verticale. — Chez le joaillier, la rtée est ia place dans laquelle doit être ;ée la pierre que l'on veut sertir. — Dans

manufactures, on entend par portée, liée et venue du cordon ou du ruban en qui parcourt toute la longueur que doit nr la chaîne d'une étoffe; cette chaîne it être composée d*un certain nombre de

Eortées, et chaque portée d'un certain nomre de flis.

PORTÉE (LiGHB de). Pour tracer les dents d'une roue d'engrenage, on en exécute le dessin de manière que les dents soient en quelque sorte è cheval sur un cercte qui ne serait autre chose que. la jantè primitive de la roue; et c'est ce cercle qui reçoit le nom de ligne de portée de la roue. Sa détermina* tion est très-importante, car c'est sur lui que se comptent le nombre et l'épaisseur des dents, et c'est entre les lignes de portée de deux roues que se fait réchange des vitesses, en raison des diamètres respectifa de ces lignes.

PORTE-ÉPÉE. Morceau de cuir ou d'étoffe qu'on attache à la ceinture pour recevoir une épée.

PORTE-ÉPERON. Morceau de cuir qui soutient l'éperon.

PORTE-ÉPONGE. Pince propre à porter une éponge pour mouiller les métaux que l'on tourne.

PORTE TTENDARD. Pièce de cuir attachée à la selle pour appuyer le bout d'en bas de la hampe de l'étendard.

PORTE - ÉTRIERS (seller.). Sangle attachée sur le derrière des panneaux de ta selle et qui sert à lever ou à baisser les étners

PORTE-ÉTRIVIÈRES (seller.). Anneaux de fer carrés, placés aux deux extrémités ^ile la selle, très-près de l'arçon, et dans lesquels passent les étrivières.

PORTEFAIX (manuf.). On donne le nom de portefaix d'en haut et portefaix Sen 6im, aux deux points d'appui du grand ressort du métier à bas.

PORTE-FER (seller.]. Espèce d'étui placé sur le côté des selles, dans les régiments de cavalerie, et destiné k contenir un fer de cheval tout préparé.

PORTE-FEU. Conduit oii Ton met l'amorce, pour faire jouer successivement des fusées dans les feux d^artifice. — Instrument de mineur.— Canal par lequel ou allume un four k chaux.

PORTEFEUILLE. Enveloppe composée de deux feuilles de carton, réunies par un de leurs cÂtés au moyen d'une bande de (larchemin, de peau ou d'étoffe appelSe dos, et garnie en haut et en bas de deux pièces triangulaires en toile ou en soie, qui joi*

Snent les deux feuilles et leur permettent e s*écarter sans trop s'ouvrir. La dimension, les divisions intérieures, les ornements, etc.» des portefeuilles sont très-variés, ce qui apporte aussi une différence notable dans leur prix.

PORTEFEUILLISTE. Fabricant ou marchand de portefeuilles.

PORTE-FORET. Outil d'orfèvre et de la* pidaire, pour fixer le foret.

PORTE-GIRERNE. Lanière de buffle qui supporte la giberne.

PORTE-HACHE. Etui d*une hache de sapeur.

PORTE-HUILE (borlog.). Petit instrument

POR

nCTIONNAIRE

POR

en forme d'Aiguille, ponr mettre anx pivots des montres et des pendules.

PORTE-LACS [inst. de chir.). Instrument è Paide duquel I accoucheur porte des lacs sur les membres du foBtus, jusque dans l'intérieur de Tulérus, dans certains cas où il est n<^cossaire de (aire la version du fœtus.

PORTE-LAMB (manuf.). Pièces de bois qui font hausser et baisser les lames du mé« tier des rubaniers et des tisserands.

PORTE-LANCE. Courroie avec laquelle lea lanciers retiennent leur lance.

PORTE-LETTRES. Sorte d'étui on de portefeultle dans lequel on renferme des lettres ou autres papiers.

PORTE*MANTEAU. Bois garni de champignons et atiariié au mur, pour suspendre des habits. — Sorte de valise de cuir ou d*étolTe.

PORTE-MÈCHE (inst. de chir.j. Tige d'acier ou d'argent, lonjcues de 12 a 15 centimètres, boulonnée k i une de ses extrémités et légèrement bifurquée à l'autre, avec I»quelle le chirurgien porte des mèches de charpie dans les plaies profondes qu'il veut tenir dilatées.

PORTE -MESURE (céram.). Instrument avec lequel le potier donne aux pièces ébauchées une dimension peu éloignée de celle qu'elles doivent conserver définitivement.

PORTE-MIRE. Nom que porte l'aide-géomètre qui tient la mire ou «oy«iil, dans les opérations de nivellement.

PORTE-MISSEL (menuis.). Petit pupitre qui sert è recevoir le missel.

PORTE-MONTRE. Coussinet plat et eojolivé contre leouel on suspend une montre. — Petit meuble de bois ou de métal, en forme de pendule, oil l'on place une montre. PORTE-MORS (seller.). Cuirs qui soutiennent le mors de la bride. Chaque (Kirte-mors peut être baissé ou haussé k volonté» par le moyen d'une boucle.

PORTE -HOOCHETTES. Plaque ou platoau de métal, destiné k recevoir les mouchettes.

PORTE-MODSQCETON. Agrafe placée au Ims de la bandoulière d'un cavalier pour l'aider h |)Orter son mousqueton. — Agrafe d'une chaîne ou d'un cordon de montre, où sont suspendues les clefs et les breloques.

PORTE-MOKA (inst. de chir.). Pince à anneaux avec laquelle le chirurgien tient le raoxa appliqué sur la partie qu'il veut cautériser. Le porte-moia de Larrey est un anneau métallique, isolé de la peau par trois petits supports de bois d'ébène, et auquel est adapté un long manche.

PORTB-NOBUD (inst. de chir.). Instrument destiné à porter une ligature autour du pédicule d'une tumeur polypeuse. 11 consiste en deux canules d'argent, droites et lortes, recevant chacune une tige d'acier. Les deux tiges sont bifu rouées h leur extrétnilé supérieure, de manière k former deux branches terminées par deux demi-anneaux qui, en se rapprochant, forment un anneau oomplet k la base de la tumeur.

PORTE-OBJET (opt.). Fil de laiton adafi-

té k uo microscope, et au bout duquel «^ place I oûet que Von veut examiner.

PORT&OR. Voy. Portoa.

PORTE-PAGE (impr.). Papier plié sur V^ auel on met une page de comi)oiitioo, ai-m I avoir liée avec un double tour de &ce!>.

PORTE-PIÈCE (cordonn.). Outil qui «t à mettre une pièce au soulier.

PORTE-PIERRE (inst. de chir.]. InUT ment semblable à un porte-erayon, ei ;l sert k tenir la pierre infernale.

. PORTE-PLUME. Petit instrument «w.v k maintenir les plumes métalliques Ca* une sorte de hampe en bois, eu iroiri métal, etc., portant k Tun de ses boc:^. tube k ressort qui reçoit la plume.

PORTE-POIDS (phys.). Morceau (k V que l'on met sous Varmure d'un amtauquel on suspend le poids que l'sic:

doit soulever.

PORTIil-POMPON. Partie du shako sv quelle est appuyée ie pompon.

PORTE-PRESSE. Pied de la presse ir gner.

PORTER. Du latin por^are. En Xeimt constructeur, on dit porter à foni^ (K)or ;

Îpifier ce qui est construit k plomb sut" ondement; porter à eru^ c'est porter r. tement sur le sol.

PORTER (boiss.). Bière forte aoj^' Elle est d'une couleur très-foncée, et i nom lui vient de ce que dans rorigioe: : avait que les portefaix, porten^ qui eo > sent usase

PORTEREAU. Espèce d*éc!u5e qu'on ^^ blit sur les rivières, pour tenir leao ;haute.

PORTEREAD (charp.). Angl. poil; al': trageholx. Sorte de bklon dont on lait o.^ pour porter k bras des pièces de boii^ chantier. .

PORTE-SONDE (inst. de chir.]. \^ ment analogue k un porte-crayon, do^ * se sert dans l'opération de la fistule lar^ le, pour fixer la sonde et la porter plu^^r ment dans le canal nasal.

PORTE-TAPISSERIE. Châssis de bois>pliqué contre un mur, et sur lequel ii '' pisserie s'étend pour tenir lien de porK'"'

PORTE-TARIÈRB. Outil k l'usage desr quebusiers.

PORTE-TRAITS. Courroie pliée en d«« qui sert k soutenir les traits des cheTaoi * télés.

PORTE-VENT. Tuyan qui porte le ^^ des soufilets dans le sommier oe Torgoe - Tuyau recourbé qui dirige le veot sor flamme d'une lampe d'émailleur.

PORTE-VERROUIL. Pièce de lamiaor

PORTE-VIS (arqueb.). Pièce de méul fC laquelle porte la tête des vis qui ser^o* ' fixer la platine d'un fusil, dun pistolet etc

PORTE-VOIX. Instrument d'aconsiif dont on fait usage pour transmettre ao '^ * les sons, et qu'on emploie surtout dao^ < marine. Il consbte en un tuyau decai«*« ou de for-blanc, en forme de trompetiet «^ gement évasé |»ar sa partie inférieure, <

POU

DE T£CHNOU)GU:.

POT

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ns leouel on parle en portant la petite ex- ^roité à la bouiJie. Un porte-voix de 1 n\è^ e porte le son à environ 500 ^tas géométriles; lorsqu*îl a 6 mètres, à 1,600 pas; et 8 Hres, à 2,500. Les marins distinguent pluïurs sortes de porte-voix. Le plus usité i celui au*on nomme le braillard et qui ri dans les manœuvres ordinaires. Le se- »nd, qu*on appelle quelquefois le gueulard^ Allonge à volonté comme une lunette, et emploie pour transmettre la parole d'un avjre ï 1 autre. Enfin, il y a le porte-voix e combat^ qui esta demeure sur le pont et •loi^e verticalement dans les batteries. Les lairaui à va(>eur ont aussi un porte-voix rertica) pour donner des ordres au m^calicien. Quelques auteurs avancent que cet nstrument était connu des anciens ; mais )n ne le voit, chez les modernes, figurer \Hns la marine qu*au'xvir siècle, et l'on en iiribixe l'invention, les uns au Jésuite Kir* her, les autres à TÂnglais Samuel Moru?d.

PORTIÈRE. Ouverture d*un carrosse par ^ Ton monte et Ton descend. — Rideau lacé devant une porte, soit par utilité, soit omme ornement.

PORTIERS. Se dit, en termes de péheurs, de deux piquets placés è l'entrée e ia chambre ou de la tour d*une paraière.

PORTION (bydraul.). Du latin porîio. On »pc)le fortion de couronne^ de petites lignes >nrbes, placées de distance en distance, et ui servent de sortie sur la platine d'une erbe d*e8U.

PORTIQUE (archit.). Du latin por/ieu« , jgm. de porra, porte. Galerie couverte, >nt le comble est soutenu par des colonïs ou |)ar des arcades. — On appelle por/i- \€ d'arbre$9 un portique artificiel qu'on fait

ec des arbres dont on assujettit les branles, afin qu*elles prennent les contours nérssaires; et portique de treillage^ une décoàiioQ formée de pilastres, montants, fronios, etc.. faits de barres de fer et d'écha- 15 de chêne maillés, lequel porli(]ue sert

entrée h un berceau dans un jardin.

PORTOIRE (écon. rur.): Vaisseau de bois,

aie, et fait de douves et de cerceaux, dont I fait usage pour porter la vendange de la

Îne au pressoir.

'ORTOR. Sorte de marbre noir, dont les ondes veines jaunes imitent l'or et qu'on jpioie pour l'ornement intérieur d'un édi-

PORTRAIT. Uarteau à l'usage des pa«

urs.

PORTRAITISTE. Peintre de portraits.

PORTRAITURE. Art de peindre le por-

lit.

PORT-SEC (chem. oe fer). Nom que Ton

»iine q[uelquefois au lieu d'embarquement

de déliarquement des voyageurs et mar-

nndises sur un chemin de ier.

PORTUGAISE (monn.). Pièce d'or de Por-

ual.

PORURE (orfévr.). Angl. fiaw; allem.

blàschen, Gergure ou crevasse dans le métal.

POSAGE, POSE, POSER. Action de mettre en place, d'ajuster, de disposer pour l'action, certains ouvrages. — On appelle po$e de la vote, dans les chemins de fer, l'opération par laquelle se termine la construction du coemin, et l'on distingue deux sortes de poses : la pose fixe et la pose volante, La première est celle des chemins définitifs destinés au transport des voyageurs et des marchandises; la seconde s'applique aux chemins de fer provisoires qu'on emploie dans les ateliers pour le transport des matériaux, et celle-ci n'exige ni la même précision ni la même solidité que l'autre.

POSEUR. Se dit de l'ouvrier qui dans la construction est chargé dcT la pose ou mise en place de certaines pièces, comme dos pierres, des j>oulres, etc. — Sur les chemins de fer, le poseur est celui qui pose la voie.

POSITIONNAIRE. Poinçon qui sert pour marquer les positions des lieux sur une carte géographique. -^ Outil de graveur.

POSOIR. Angl. layer-on: allem. hand.

Main artificielle avec laquelle, dans l'opération du monnayage, on place les flancs entre les deux coins, pour les frapper.

POSOLE fboiss.). Roisson que l'on prépare dans llnde, avec du blé bouilli.

POSTE. Petite balle de plomb dont en charge un fusil de chasse

P08TELS (manuf.). Nom que portent 1*^ chardons les plus forts, après ceux qui n'ont pas encore servi.

POSTES (sculpt.). Ornements, en forme d'enroulements, qui sont ainsi appelés i ar« ce qu'on trouve qu'ils semblent courir l'un après l'autre.

POSTICUM (archit.); Portique ou porte de derrière.

POT. Du grec iwdjp , vase à boire, ou du latin potui^ boisson. Vase destiné à contenir un liquide. — On nomme pot à feu, une pièce de pyrotechnie faite en forme de pot et remplie de fusées. — Le pot à cueillir est un vase dans lequel le souffleur de verre prend la matière vitrifiée. — Sorte d'auge des foulons.

POT (métrolog.). Se disait autrefois eu France d'une mesure de deux pintes. — Le i)Ot de Neuchâtel, en Suisse, vaut i lit. 90; celui du Mecklembourg, 0 lit. 905.

POTAKI (comm.). Nom q'ue les marchands de Constantinople donnent aux cendres et potasses de la mer Noire.

POTASSE (chim.). DeralleœandpolasrAa.

cendres de pot, parce qu'autrefois on calcinait la f)0tasse dans un ()0t de fer. Angl. po* tassa: allem. pflanzenlaugensalx. Ce nom dé* signe deux produits diUérents : la potasse du commerce^ qui est le carbonate de -|)utasse des chimistes; et la potasse caustique^ qui est de la potasse du conmierce débarrassée de son acide carbonique. Uk potasse du commerce ou alcali vér;étal, est un corps solide, mais friable, gris ou blanchAtre, et d'une saveur acre el caustique. On Tobtieut

POT

DlCnONNAÎRE

(Il

par rincinérâtion' de certaines plantes; les cendres sont soumises è des lavaçes ; le résidu qui provient de t*éyapora(ion de ces lessives est connu dans les arts sous le nom de salin: et il ne prend celui de potasse qu*aprë$ avoir été calciné au rouge dans un four à réverbère. Les plus belles potasses sont appelées perlasses^ de l'anglais penrl ashes^ cendres perlées; et sous le nom de cendres gravetées^ on désigne particulièrement la potasse obtenue par la calcination des lies de vin desséchées, des marcs et des sarments de vigne. On connaît, dans le commerce, la potasse de Russie, celle d'Amérique, celle de Trêves, de Dantzick et des Vosges, puis celle de Suède, La potasse d'Amériuue est la plus riche en potasse réelle. C est h l'aide de Yalcalimilre qu'on apprécie la qualité de ce produit.

La potasse caustique, dite aussi protoxyde de potassium^ hydrate de potasse et pierre à cautère^ est un corps solide, blanc, sans odeur, mais extrêmement caustique, et attirant promptement l'humidité de l'air. 11 renferme du potassium et de l'oxygène, combinés avec l'eçu, I£0, BO; il fond vers 400*, et se dissout tiès-aisément dans l'eau, en développant de la chaleur. On obtient cette potasse, en débarrassant, è l'aide de la chaux, la potasse du commerce de son acide carbonique. Pour arriver è ce résultat, on fait bouillir avec de la chaux caustique une solution de carbonate de potasse, ce qui produit alors du carbonate de chaux insoluble qu'on sépare par le Gltre, et de la potasse caustique qui reste en dissolution ou lessive; puis on évapore le liquide, on fait fondre le résidu, et on le coule sur des plaques de fer. Il prend le nom de potasse à falcobl^ quand il est rectifié ou purifié au moyen de l'alcool.

La potasse forme avec les acides un certain nombre de sels remarquables par leur solubilité dans l'eau, et les plus importants sont le carbonate ou potasse ordinaire; le nitrate ou salpêtre; le silicate^ ^ui se trouve dans le verre et dans une certaine quantité de minéraux; le tartrate ou tartre; le sulfate ou sel de Dicobus; le chlorate. Tous ces sels se distinguent de ceux de soude, avec lesauels ils ont toutefois la plus grande analogie, en ce qu'ils donnent un précipité blanc et cristallin de crème de tartre ou bitartrate de potasse, lorsqu'on, y ajoute ua excès d'acide tartrique.

L'usage le plus répandu et en même temps le plus ancien qui soit fait de la potasse au commerce, est celui qui a lieu pour le blanchissage des tissus, usage qui résulte de la f>roi)riété qu*a cette substance de dissoudre es matières organiques, grasses ou colorantes qui salissent les étoffes. Elle sert aussi à la fabrication .des savons mous, du verre, du nitre, de l'alun, de l'eau de javelle, etc. La potasse caustique est employée pour faire les savons fins, et l'on y a recours dans les laboratoires |)Our diverses opérations chimiques.

POTASSE FACTICE. Oa l'obtient en fai-

sant fondre du carbonate de soude atecdi sulfate de cuivre qui sert k le colorer, et ^ produit s'applique aux mêmes usages que :: potasse du commerce.

POTASSICO-AMMONIQUE (chira.).Se de la combinaison d'un sel potassique ai* un sel ammonique; potassieo^rgentiiiut.ii mélange d'un sel potassique et d'on sWr gentique ifiotassico-calcique^ de VoDion à: sel potassique avec un sel calciqoe; y«f» sieo-hydrique ^ d'un sel potassique com: travée un sel hydrique; potassieo-nngnùi^ d*un sel potassique uni k un sel magoésiqjF, potassico-mereureux , de la combiiui^:

d*un sel potassique et d'un sel merruret: potassico^mereurique^ du mélange d'npotassique avec un sel mercurique; n^ tassico'sodique^ de l'union d'un sel foi^ que avec un sel sodique.

POTASSIDES (chim.). Famille de pondérables, qui a pour type le gen* • tassium.

POTASSIÉ. Qui contient du potic:

Le gaz hydrogène potassié est un coi'.gazeux ahydrogène et de potassium.

POTASSIQUE (chim.). Se dit du fir^ degré d*oxydation du potassium oq f potasse; du premier degré de sultorï de ce môme métal ; et par sels poUutf' on entend les combinaisons de r<>i' avec les acides, du sulfure avec les suiuet du métal avec les corps halogèoes.

POTASSIUM ou KALIUM (cbim.M!^ id. ; allem. to/tum. Corpssimple métau... qu'on extrait de la |)Otasse , et quifui i« pour la première fois par Humphrj Dr en 1807, au moyen de 1 action de la pi*<* taîque sur la potasse. Le potassiuio ^ la couleur de l'argent, mou comme o:

cire, d'une densité de 0,86, c'est-à-dirtléger que l'eau, volatil, et s'oxjdelL:

diatement au contact de Pair, sechac»

alors en potasse. Cette rapide transOn; oblige de le conserver dans de Thft' naphte; puis si on le jette sur Tea;. * décompose et s'empare de i'ox ygts^ ' produisant une belle flamme violacée." se transformant lui-même en potasse ;• dissout.

POTE (écon. dom.). Pot de terre dfemmes font usage comme d'une cU* retle

POTEAU (charp.). Du bas latio p^'-^ ou du latin postis^ jambage de porte. ^* poste : allem. pfoste. Pièce de boisii^-] pente posée debout. On appelle potes* ' mer, celui qui est à l'encoignure a« -'^ pans de bois ; et poteau de dichaTgtf^^ de bois inclinée dans l'intérieur ii*ucf ' son ou d'un pan de bois» pour soa!.^'^' charge. — Grosse et longue pièce <'*< posée en terre pour une destiuauofl • ' conque. — Par poteau indicateur^ oo <celui qui est placé sur le bord du rb^aux croisées des routes , pour iodiqi^'' lieu où conduit chaque eiobrancheQ)<'t>^

POTÉE. Eau dans laquelle on a b^ i soudre de l'ocre rouge, et dont on c^ 1 une pièce de poterie pour lui faire p^^'

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POT

DE TECHNOLOGrr..

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