‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 12 sur 248 · LA · texte numérisé non relu

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Si:

croit dans le midi de l'Europe, TAsie Mineure et rAfriuue septentrionale, et porte encore le nom ae laurier d'Apollon^ laurier commun^ laurier franc et laurier sauce C'est ]e laurtis nobiiis des naturalistes et \e type de la famille des laurinées. Le bois de ce végétai est dur, élastique et employé pour quelques menus ouvrages; toutes les parties de l'arbre sont imprégnées de sucs aromatiques qui les font rechercher comme f)arfum et comme condiment ; et l'on retire des baies une huile usitée contre les douleurs et gui entre dans la composition du baume dit Fioraventi.

LAURiNE (chim.). Substance cristalline particulière qu'on extrait du fruit du laurier commun.

LAURIOT (bouIang.)« Petit baquet dans lequel on lave l'écouvillon après s'en Atre .««ervi pour nettoyer le four, et qui sert aussi à faire tremper les drapeaux employés pour boucher les jointures do la bouche du four.

LAVABO (ébén.). Mot latin qui signifie fe laverai. Petit meuble garni de tous les ustensiles nécessaires pour se laver; c*est-à- Jire cuvette, verres, flacons, brosses, etc.

LAVAGE. Du latin lavart^ laver. Action de laver. Ce mot est employé , dans les arts industriels, pour indiquer différentes opérations qui ont pour objet, soit de débarrasser les substances qu'on emploie des saletés dont elles sont imprégnées, soit de dissoudre les parties qu'elles contiennent et qu'on veut conserver. Dans le premier cas, on jette les liquides qui ont servi au lavage, pour n'utiliser que les résidus ; dans le second, au contraire, on jette les résidus pour n'employer que les lavages. Le premier travail du boyaudier est de laver les boyaux qu'il a reçus du boucher ; dans la draperie, lorsqu'on teint le drap en toile, on le met, après la teinture et le foulage, dans la pile du foulon, pour le faire dégorger à l'eau^sans ^avon, jusqu'à ce que l'eau sorte limpide; le fal>ricautde papier débarrasse, au moyen du lavage, les chitfons qu'il emploie de toutes les ordures dont ils sont communément souillés; le salpètrier appelle eaux de lavage celles qui ont passé sur des terres salpôtrées et ne sont pas assez chargées de sels ni Creux pour être soumises avec avantage à i*évaporation, ce oui oblige de les faire passer sur de nouvelles terres poui* les porter ait degré convenable ; dans les laboratoires de chimie, le lavage oonsiste à enlever, au moyen de l'eau distillée, soit aux poudres, «><>îl aux précipités, les matières solubles «Jansca liquide et qui alléraieut la pureté lie ces substances ; etc., etc.

I^AVAGE (métaliurg.). Angl. wuhingi allein.tMMcAen. Lorsque les minerais soumis À l*action des bocards ont été réduits en l>oiidre plus ou moins fine, on sépare la f M>rtion métallique des substances terreuses ^ l^aide du lavage, c'est-à-dire que c'est en

J»rofilant de la différence qui existe entre eur pesanteur ^(>écifique ei au moyen d'un courant d'eau qui entraîne les parties ter-

reuses les plus légères sans agir très-sensiblement sur les parties métalliques plus pesantes, que l'on opère leur séparation. On distingue plusieurs sortes de lavaees. Le plus simple est celui que l'on fait à Ta main dans des sébiles de bois, et il est particulièrement usité pour séparer du sable l'or en paillettes qui se rencontre dans les terrains de transport et dans le lit des fleuves. Ce mode est pratiqué par des hommes dont l'unique occupation est de rechercher cet or, et qni reçoivent le nom d* orpailleurs. On exécute souvent aussi le lavage du minerai sous les pilons et dans l'auge 'même du bocard, au moyen d'un courant d'eau qui entraîne les matières, à mesure qu'elles sont pulvérisées, ou par-dessus les bords de l'au^ ge, ou par un des côtés de l'auge plus bas que les autres, ou enfin par une grille latérale disposée à cet effet; et les matières se déposent, selon l'ordre et leur pesanteur^ dans des réservoirs ou canaux souterrains nommés labyrinthes.

Dans d'autres établissen>ents, on introduit la matière grossièrement pulvérisée, ou, se* Ion l'expression technique, à l'état de sablsy. dans des cribles que l'on plonge rapidement dans des cuves pleines d'eau, et à plusieurs reprises. Les cribles sont ou cylindriques,, ou coniques; et dans ce dernier cas,, ils sont tenus, au moyen de deux anses, par un seul ouvrier. Les premiers ne reçoivent qu'une espèce de mouvement de haut en bas et de bas en haut; les seconds sont mus, par le cribleur, d'une manière plus variée, mais déterminée parla pratique, et qui est le plus propre à séparer le métal de sa gangue. Cette opération porte le nom de lavage à la cuve^ Lorsque les matières, devenues plus fines^. exigent plus de précaution et une manipulation plus délicate, on pratique le lavagedans clés caisses qui sont rectangulairest tongues de 3 mètres, et dont la larseur et les rebords sont de 5 décimètres. Elles ont 1& centimètres d'inclinaison. On place, dans une auge disposée au-dessus de la partie élevée oe la caisse et sans rebord du c6té de celle-ci, le minerai trop fin pour être lavédans des cribles, et pas assez pour être lavésur les tables; un courant d'eau qui passe au-dessous de l'auge, vient tomber en nappe sur le minerai que le laveur jette de temps en temps, et promène sur le fond de la caisse; cette eau entraîne les portioAS terreuses qui s'écoulent alors par des trous pratiqués au rebord du bas de la caisse, pour

Î;aguer les canaux ou labyrinthes destinés à es recevoir. Le minerai ainsi lavé dans les caisses» est amené à un plus grand degré de ténuité, et on le soumet ensuite à un outre lavage sur les tables. Gelles-ci sont de plusieurs sortes ^ il y a les tables fixtê ou dor^ fium/es, les tables à balais ^ et les tables ma-» biles et à percussion. Toutes sont construites^ dans le môme but que les caisses dent il vient d'être parlé et disposées à peu près de la même manière : elles sont plus Ion-

f;ues, plus larges et moins inclinées; leur ODgueur est Je fc à 5 mètres» leur largeur.

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de 15 à 18 décimètres, et leur inclinaison de 12 h 15 centimètres. A feur partie la plus élevée est placée une au^e ou caisse renfermant le minerai; au-dessous de Tauge et au-dessus, un double courant d'eau, le plus rapide possible, arrive pour laver le minerai; et au pied ou è la partie basse de

— Laver les plumes^ c'est, en termesde plumnssier, rincer les plumes dans l'eau après les avoir savonnées.— Laver un Krre, c est, pour le relier, le tremper dans de l'eau chargée d'acide murialique pour en Ôter les taches. — ^Le monnayeur appelle laver au plat, l'opération qui consiste h laver dans

la construction est à |)eu près la même que celle des tables fines. Un moulinet, qui agite continuellement l'eau, empêche le minerai de se déposer; une fente, pratiquée vers le

t>ied de la table, et c^ue l'on bouche et détouche à votonté, fait passer dans le réservoir et h l'aide d'un balai, la portion la plus pure du minerai.

LAVaGNE. Espèce d'ardoise qui prend son nom du lieu où on l'exploite, sur la côte de Gènes. Elle sert à couvrir 1rs maisons et à faire des pavés; et ses dimensions sont telles qu'on en fait usage aussi pour peindre de grands tableaux.

LAVANDEK (manuf.). Espèce dt linge ouvré qu'on fabrique en Flandre.

LAVANDERiE. Du latin laufre^ laver.

Lieu où l'on fait la lessive et lave le linge.

LAVANDIÈRE. Du latin lavare, laver.

Femme qui lave la lessive.

LAVASSE. Pierre dont on couvre les toits.

LAVE. De l'allemand lau/etv, couler. Matière en fusion que vomissent les volcans et qui forme comme des ruisseaux enflammés qu'on appelle coulées. L'incandescence de vetles-ci est telle quelquefois aue leur entier refroidissement exige au delà d'un demisiècle après leur éjection. La composition de la lave yarie suivant la nature des roches qui constituent les volcans; mais le plus communément elle consiste en basalte, obaidienue, pierre-ponce, pouzzolane, trachyte, etc. La lave, oui forme dans certains lieux des colonnades prismatiques, comme on le voit en Islande, en Ecosse, en France dans le Vivarais, etc., est employée à la fabrication de divers objets et pour la construction; la pierre de Volvic, dont on fait usage pour les trottoirs, est une lave, et la pouzzolane de Saint-Paul, è Rome, est une lave nulvénilente.

LAVÉE. Se dit d'un tas de laine tirée de l'eau et exposée à l'air pour sécher.

LAVE-MAINS (arcbit.). Petit réservoir ou sorte d'auge en pierre ou en plomb, avec des robinets, qui distribue de l'eau pour la- Ter les mains.

LAVER. Du latin lavare^ dérivé du grec >ov«i, même signiflcation. Se dit de la couche d'encre de Chine ou de bistre dont on ombre un dessin, au moyen d'un pinceau. ^ Laver des couleurs^ c'est les faire tremper et les délacer dans l'eau, afin que se précipitant au fond, on puisse enlever les impuretés qui s'amassent au-dessus. — Pour le charpentier, laTer c'est ôter avec la bisaiguë les traits de scie et les rencontres d'une f)ièce de bois de sciage, pour la dresser, l'avirer.

aoSf c'est laver la toison sur la bête avant que de la tondre.

LAVER (imp.). Laver les formes, c'est les mettre dans un baquet rempli de lessive, les brosser, et les passer ensuite à Teau claire.

LAVERIE. Voy. Lavakdebib.

LAVETON (manuf.). Bourre oui aemeure dans les moulins où l'on foule les draps, et qu^on emploie pour faire des matelas.

LAVEUR DE CENDRES. Ouvrier chargé d'extraire les paillettes d*or et d'argent qui se trouvent dans les ateliers des orfèvres, des bijoutiers, etc.

LAVIS (dess.). Manière d'ombrer ou do colorier un dessin avec de Tencre de Chine, du bistre, de la sépia, ou toute autre matière colorante. Parmi les méthodes de fâiire des dessins, le lavis est la plus expéditive.

LAVOIR. Du latin lavare, laver. Construction disposée de manière à ce qu'on puisse y laver commodément. Les principales conditions pour l'établissement d'un lavoir ï linge, sont la facilité de s'y agenouiller pour tremper les pièces à laver; qu'il se trouve pourvu de tréteaux étroits d'à peu près 50 ou 60 centimètres de hauteur pour recevoir le linge soit avant soit après le lavage ; et qu'une planche un peu en ta1us,au niveau du sol et très-peu au-dessus de l'eau, soutienne la pièce qu'on lave, qu'on bat ou qu'on presse..

LAVOIR (arqueb.). Angl. load-ftooft. Verge de fer portant a l'un de ses bouts un linge qui sert à nettoyer le canon d'un fusil.

LAVOIR (métallurg.). Angl. launder. Bassin ou canal dans lequel on peut introduire de l'eau courante et qui sert au lavage des minerais.

LAVURE. Du latin lavare, laver. Se dit des particules métalliques qu'on retire des cendres, ou des balayures d'un atelier, en les lavant à p{u3ieurs reprises dans un cuvier.

— Métal qu'on obtient des cendrures, ailésures et sciures tombées dans les fonderies.

— On appelle moulin aux lavures, une sorte de cuvier au fond duquel se trouve un moulin de fer ou de fonte, et dont on fait usage pour laver l'or et l'argent. — Par terres de lavures, on entend les loupes et creusets ea terre qui ont été employés à la fonte et qu'on a ensuite réduits en poudre; puis les cendres et les balayures ramassées dans les ateliers où se font les travaux de monnayage. — Les vieilles terres de lavures sont celles qu'on abandonne, parce que la main-d'œuvre que nécessiterait leur lavage coûterait plus que leur produit.

LAVURE (monn.). Angl. dross,; aliem.

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