POD
Un M. Napier, de Svansca» a proposé une nouvelle substance etplosible qui aurait dix lois autant de force que la poudre ordinaire, et dont voici la composition : une partie de prussiate jaune de potasse, pilé ; une partie de sucre, également bien pilé; et deux parties de chlorure de potasse. Ce mélange donne une poudre blanche.
PODDRE A CHEVEUX. Amidon pulvérisé dont on fait usage pour blanchir la coiffure, et dont la mode s'introduisit en France et en Angleterre, vers 1598. On disait autrefois mettre un mil de poudre^ pour exprimer que les cheveux ne recevaient qu*une teinte très-légère.
POUDRE -COTON. Voy. Fulmi-Cotox.
POUDRE DE DIAMANT. Voy. Égriséb.
POUDRE DE FUSION (chim.).On nomme ainsi un mélange de 3 parties de nitre, 1
Cartie de soufre et 1 partie de sciure de ois. Si l'on remplit la moitié d'une coquille de noix de ce mélange, qu'on place aii milieu une iMitite pièce do monnaie, et qu'on en approciie un corps en ignition , le mélange orûle vivement avec une flamme brillante; et le métal, converti alors en sulfure plus fusible qu'il ne Test lui-même, est fondu avec tant de promptitude, que la coquille oix la combustion s'opère reste parfaitement intacte.
POUDRE D'OR. Celle qui sert k sécher l'écriture est un mélange de sable et de mica, ou de mica pur. La poudre d'or des peintres est ce qu'on appelle plus communément or en coquille. Voy, ce mot.
POUDRE DE VIANDE. Au rapport de Jean Xiphilis, les habitants de l'Armorique se nourrissaient, durant la guerre, d'une poudre composée de chair desséchée. Dion Cassius dit aussi que cette nourriture était usitée chez les tribus guerrières de' l'Asie mineure , du temps des empereurs Commode et Pertinax. Suivant Jabro, les Tartares, les Mongols , les Kalmouks et les Chinois emploient cette poudre sous le nom de tocta, et ils la tirent d'Astrakan , où elle est l'objet d'un commerce considérable ; enfin le même auteur ajoute que les sauvages des bords du Susquebannah , fleuve des États-Unis, s'approvisionnent d'une poudre de viande colorée en vert. Sous le règne de Louis XIV et le ministère de Louvois , un sieur Martin proposa de nourrir l'armée avec de la ix>udrede viande de bœuf, séchée dans des fours de cuivre » et des expériences furent faites
1)lusieurs fois en 1653, 175t etlTTO; mais es soldats opposèrent généralement, et sim- [ilement par préjugé, de la répugnance i>our 'emploi de cette nourriture. De nouveaux procédés furent proposés en 1855.
POUDRE FULMINANTE. Foy. Fulmi-