‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 124 sur 248 · MIC · texte numérisé non relu

MIC

PROTOCHLORDKË (cbim.). Qui esl à Télat de protocblorure.

PROTOCYANDRE (cbim.). Premier degré de eoœbioaisoD d*an corps simple avec le cvanogène.

PROTQBNOTHIONIQDE. Toy. Sulpoti-

NIQUI.

PROTOFLUORURE (cbim.). Premier degré de combinaison d'un corps simple avec le fluor.

PROTOHYDRIODURE (cbim.). Premier degré de combinaison de Viodure d'hydrogène avec un corps simple.

PROTOPHOSPHURË (cbim.). Qui est à Tétai de protopbosphure.

PROTOPHOSPHURË (cbim.). Premier de-

Ï(ré de combinaison d'un corps simple avec e pbospbore.

PROTOSÉLÉNIURE (cbim.). Premier Je-

f^ré de combinaison d'un corps simple avec e séiéniom.

PROTOSULFURE (cbim.). Premier degré de combinaison d'un corps simple avec le soufre.

PROTOTYPE (fond.). Du grecicpu>Toc, premier, eltvitocy modèle. Outil de fondeur qui sert à régler la force de corps d'un caractère.

PROTOXYDE (cbim.)- Du grec itptôro;,

premier, et à^ùç^ oiyde. Angl. protoxyde; aliem. protoxyd. Se dit de l'oxyde le moins oxjrgéné d'un mêlai. C'est ainsi que le protoxyde de mercure» Hff'O, renferme proporlionnellemenl moins aoxygène que le aeutoxyde, HgO. Les protoxydes sont aussi désignés en ajoutant la syllabe «wc au nom du métal, et Ion dit oxyde mercureux, pour ^roCoxyde de mercure.

"^AOTOXYDÉ (cbim.). Qui est converti à l'état de protoxycfe.

FRDR« Espèce de lien fait avec deux rouettes de bois.

PUDNELAIE (agricult.). Lieu planté de V^runiers.

PRONELKT (écon. dom.). Sorte de boisson que les gens pauvres de la campagne font avec desjirunes sécbées au four.

PRUNELLE (manuf.). Etoffe de laine rase à laquelle on mêle quelquefois de la soie. On en lait des empeignes de souliers de femm^t des panla1ons« etc.

PRUNIER. Du latin prunut. Angl. plum^ irét; allem. zw^uehktnboumholx. Le bois du >runier commun, prunut domettiea^ est dur, i*un tissu serré, marqué de belles veines 'Ouges, et les ébénistes et les tourneurs en î jnt de jolis ouvrages. La gomme qui suinte Ifl9 cet arbre est analogue a la gomme ara- >ffqae et peut être employée aux mêmes I sages.

PRUSSIATB. Foy. Ctanurb.

PRUSSIQUB. Foy. Ctabydriqub.

PRUSSIURE. Foy. Gtancrb.

PSAUZOMÈIRK (taill.). Du grec ^iç, route, courbure, ro<^, égal, et luxpov, meure. Instrument intenté par M. Rasile ScaiaoOt de Palerme» et qui a pour obiet de fd- :iltter une coupe exacte des nabits d bommes t% de femmes* Il consiste en des axes Oexi*

blés qui s'ouvrent et se resserrent è volonté; et constituent une véritable triangulation. Cet instrument, admis à Texposition universelle de 1855, y obtint une médaille de 2* classe; mais il n*est pas toutefois le premier qui ait été imaginé pour sa destination, et Ton connaissait déjà le buêtamèire^ le eoiiumomitre et le longtmitre. (Foy. ces mots.) M. Désaulnée, tailleur à Versailles, présenta aussi à la société des sciences de cette ville, il y a quelques années, un nouveau système pour prendre la mesure des habits, et son mémoire étaitaccompagnéde nombreuxdessins.

PSEUDO-ÉRYTHRINE (cbim.). Substance produite par Taction de l'alcool bouillant sur rérytnrine.

PSEUDO-HYPOXYNONTÉ jcbim.). fipitbète qu'on applique quelquefois aux corps pondérables susceptibles de produire de faux oxydes.

PSEUDO-RINIQUE (cbim.). Sorte d*acide sur lequel on n*est encore que peu renseisné.

PSEUDO-MORPHINE (cbim.). Matière blanche, micacée, non vénéneuse, découverte dans l'opinm, et participant de |)lusieurs des propriétés chimiques do la morphine.

PSEUDOSCOPE. Instrument d'opticiue inventé en AnKleterre, et dont la combinaison est telle qu'il représente à pou près l'opposé de ce qu'on soumet à son objectif. Ainsi l'intérieur d'un vase apparat! convexe et globuleux ; un masque devient concave ; les traits du visage semblent sculptés en creux; les branches Tes plus éloignées d'un arbre ou d'un buisson ont l'air d'être les plus rap^ prochées de l'observateur; des tableaux accrochés à un mur paraissent enfoncés dans une niche ; enfin c'est le monde renversé.

PSEUDO-SPATH (chim.). Chaux fluatée.

PSYCHÉ. Grande glace mobile sur deux

Iiivots dans un chAssis posé sur des rouettes.

PSYCHOMÈTRE. Du grec ♦«x^, âme , et (Uxpov, mesure. Instrument au moyen duquel on a proposé d'apprécier les facultés morales et intellectuelles de Tbomme.

PSYCHOMÉTRIE. Appréciation desfacuN tés morales et intellectuelles de l'homme» à Taide du psycbomètre.

PSYCUROMÈTRE. Foy.HTOROMàru.

PTÈNE OU PTKNIUM (chim.). L'un des noms qui a été donné à l'osmium, à cause de sa volatilité.

PTYALINE (cbim.). Substance animale particulière qui existe dans le crachat.

PU (métrolog.). Mesure itinéraire des Chinois, qui vaut 2,400 pas géométriques ou environ 2 kilomètres.

PUCHAGE, PUCHER et PUCHIER. Se dit, dans les salines et les raflSneries, de l'action de puiser le sel ou le sucre.

PUCHET (raffin.). Petit pucheux.

PUCHETTE. Espèce de filet qui ressemble h la drague de tourbier.

PUCHl!:UX(raflin.). Grande cuiller qui sert h puiser le sirop.

PUGHOIR (salines.). Petit baril emmanché

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DlCTION!lÂlilE

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d'un long bftloo pour puiser la saumure.

PUDDI (luétrolog*.). Mesure de capacité UHitée* à Madras. Elle correspond à 1 litre S3,6S6 millièmes de litre.

PUDDLAGE (métdllurg.)- Ai^l. puddling:

allem. puddliiCgarbiit. Opération de raffinage de la fonte , qui s*exécttte dans des fourneaux à réverbère, dits fourneaux à jmâdler. M. Nasmith a fait connaître récemment un procédé de puddiage du fer, qui consiste k soumettre, dans le four & puddier, Ja fonte liquéfiée, k Faction d*an courant ou de plusieurs courants de vapeur d'eau, introdtiits, autant que possible, à la partie inférieure de la masse métallique. Ces courants, en traversant le bain , Ve divisent » Tagitent el occasionnent un grand renouvellement des surfaces exposées à Vaction de Tair atmosphérique. En outre, ils se décomposent, et cèdent de Toxygène au carbone , au soufre et aux autres matières oxydables de la fonte, tandis que Thydrogène, uni peut-être à une portion de soufre, se dégage et se brûle. Pour Texécution de ce procédé, on dispose horizontalement un tuyau recourbé dont Toritice est situé en bas, et qui est destiné à amener la vapeur. Ce tuyau est mobile, suspendu à son milieu par une tringle de fer, et muni d'un robinet. Lorsque la chaleur du four à puddler a réduit la foute à fétat liquide, on introduit au fond de la masse le bec du tuyau, on tourne le robinet, on effectue l'introduction de la vapeur, et on promène l'extrémité du tuyan sur toute l'étendue de la sole. La matière se soulève alors et perd du carbone et du soufre, jusqu'à ce que le puddleur, jugeant que la réaction est assez avancée, intercepte la va|)eur, et forme, par les procédés ordi« Daires, la loupe qui est ensuite jiortée au marteau ou au laminoir. L'opération ne doit pas être prolongée au delà du temps indiqué ; car , après la combustion du carbone, elle produirait celle du fer et ferait éprouver des déchets.

PUÉ (manuf.). Arrangement des fils dans la chaîne des étoffes.

PUGILOMÈTRE (dynam.). Du latin pugil, qui donne des coups de poing, et du grec lutpovy mesure. Instrument propre à mesurer la force produite par un coupde poing.

<— Foy. DVNAMOM&TBB.

PUISARD. Endroit souterrain , creusé en forme de puits, où viennent se réunir les eaux inutiles d'une maison, ou les eaux dos ruisseaux des rues, au moyen de tuyaux de plomb ou de fonte, ou encore de conduits en pierre. Les eaux se |)erdent ensuite dans la terre ou bien un aqueduc les transporte an loin. On anpelle puismrd iTaqueduc ^ le trou pratiqué aans la voûte d'un aqueduc, pour V pénétrer ou en faire sortir les eaux quand besoin est ; puisard de glaeiire et puisard de mine, celui qui est établi dans une glacière ou dans une exploitation minérale ; et puisard de source^ les petits puisards creusés de distance en distance qui communiquent perdes conduits en pierre, leMiueU servent à diriger les eaux de la

souree réparties dans les puisards, ju$«.o« dans un réceptacle commun, et delàdiDsv aqueduc— On donne encorelenomdepiMr^ h d^s trous pratioués dans une fossede inv rie, où vient couler le jus, qu'on retire eibmtf.

PUISATIER. Ouvrier qui crcibe ^r puits.

PllISELLEou PUISETTE(cbandellA An; ladle; allem. ausscMp/kf/le.Es|^èced*écuffi ou de cuiller avec un long mancbeiloni« fait usage pour puiser et verser le saitfoDà

PUISEUR. Ouvrier tourbier , qui pooi l'eau des lieux où l'on extrait la loartie.

PUISOIR. Vaisseau avec lequel on r^in le salpêtre de la chaudière.

PUISSANCE (mécan. stat.}. Du lalio r ientia, rad. potere^ pouvoir. Angl. »»

force; allem. bewegiraft. En slatiqv.J appelle puissance la force dont on clicr direction au moyen de certaines mM.et on nomme rmilonce, le corps (fuenr force fait mouvoir par suite de léqt»:* et h l'aide de l'appareil ou niachii»/.' machines employées comme forces n^Vi* sonjl simples ou eomposies. Les prfnM<* sont les éléments des secondes, c'est-^" que les unes constituent les autres j4rV assemblage et leurs combinaisons dlve^' 11 y a trois sortes de machines himi^^ levier^ les cordes el le plan inelM. 1/ ' vier est une verge inflexible, sans \t>t teur, droite et mobile autour de sesp»: que l'on a rendu fixe au moyen d'uofXde, et qui reçoit le nom de point ^fP ondecentredetnouwement. Les position) férentes que peuvent avoir la puissao^t résistance et le point d'appui, ont fa»! * mettre trois genres de leviers que Ton > gne par levier du premier genre, levir second genre, et levier du troisième ff Le levier du premier genre est ceini <*. puissance est à l'une des extrémité^, ii * sistance à l'autre, et le point d'appui r les deux : telles sont les machines ^V" balances, tenailles, ciseaux, moucbettrs *" Le levier du second genre est celoi •«• résistance se trouve placée entre la pui$^' et le point d*appni, comme cela a tir» les couteaux à rogner, à hacher, etc.:

levier du troisième genre est celui*' puissance réside entre la résistancp ' point d'appui, ce qui est pratiqué dit' pincettes. Lorsqu'une puissance agti i** pendiculairement au levier, son effet <!«<' le plus grand possible ; si deux forces ag^'^ l'une sur l'autre par un bras du le^^*'J conservent le même rapport quand e••^J' viennent également obliques ; enfin, \^'^'^ l'une des directions obliques forme, i^' ' bras du levier, un angle plus ou d^" grand que l'autre, celle des directions '^ s'écarte le plus de la perpendiculaire ^' la puissance plus faible. Dans un travi***^ les forces motrices que la nature a r*^" dans le corps de l'animal, Alphonse ^^ ^ a établi, entre autres propositions, V^^

[puissance absolue de chaque mosrie. r • es animaux, doit être nécessairement J^ grande que le poids du membre qui ^ ^

ptn

DE TlfiCn^lOLOGIE.

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tond ii« et ne saurait être moindre, f^ poU'ie simple^ machine destinée à faciliter Téévation des fardeaux* permet à la puissance Tagir dans toute espèce de direction» sans ieii perdre de ses avantages, parce que la orde, aa moyen de laquelle elle s'exerce, si toujours tangente k la circonférence de a poulie, et, par conséquent, toujours per- •endîculaire aux rayons. Les roHe9 dentéet ^ont aussi de véritables leviers que l'on dis- \v4)se de diverses manières. Le plus souvent ces roues portent k leur circonférence des (lents par lesquelles se communique le mouvement; mais, fréaueuiment, ces dents, sous la forme de chevilles, sont placées perpen* iliculaireoient aux rayons. D*autres fois on adapte sur l'axe qui |K)rte une roue deûtée, une seconde roue dentée, mais d'un diaioéire plus petit, k laquelle on donne ie nom de pignon. Dans ce cas, c'est bien un levier du premier genre aue l'on obtient: il est k bras inégaux, et îa longueur des uns est égale k celle du rayon de la roue, tandis que la longueur de l'autre bras correspond aa rayon du pignon. Toutefois, dans cts sortes d'appareils, on perd toujours en vitesse ce que l'on gagne en puissance. Les roues do voiture, dans lesquelles le centre s'avance constamment en ligne droite, taniàis que toutes les autres parties de la ma* daine se aienvent autour de lui, peuvent 6lre considérés comme des leviers du second genre qui se renouvellent sans cesse, h mesure que la roue s'avance. Le ^reut7, L|tii appartient encore au levier du premier IS«3flre, est un cylindre tournant sur son axe 'I aji supporte deux points fixes, et sur lequel raent s'enrouler une corde destinée à traiu^r an fardeau. Cette machine est mise en U4)uvement k l'aide de leviers croisés ou de :kievilles placées k la circonférence d'nne revue. Le cabettan est une espèce de treuil loat le cylindre est vertical au lieu d'être borizontal. Le crie se compose essentiellement d'une barre de fer garnie de dents k l'une de ses faces, et mobile dans une chftsse. Les dents de cette barre engrènent avec celles d'un pignon qui se meut au moyen d'une manivelle; le pignon soulève alors la tiarre, et, par suite, la résistance qui se trouve appliquée sur la tète de la machine. ^uand un corps repose sur un plan inetiné^ me partie de son ooids se trouve détruite jar ce plan, et il n est pas nécessaire, dans :e cas, que la somme des poids qui le reiennent au moyen de cordes, soit égale au )Oîtis du corps, si ces cordes tirent dans une lirection parallèle au plan incliné, et il en *ésulte que la puis>an(Ne doit être au poids .ouime la hauteur du plan est k sa longueur; uais st la puissance n'agit point parallèleu3nt k la longueur, les rapports se trouvent Uiangés, et alors on petft considérer, d'une lianiére générale, que le poids et la puissance doivent être entre eux comme les situa des angles qui font, avec un rayon dé- ^nniné, la direction de la puissance et la ligne verticale. Le cotn, qui appartient au aian incliné, est un prisme triangulaire dont

la force est en raison de la forme plus ou. moins aiguë, c'est-k-dire que, comme dans le cas d'équilibre, la puissance est k la résistance en raison inverse des vitesses ou des espaces parcourus dans le même temps, et il en résulte nécessairement cette proposition, c'est que quand l'équilibre a lieu, la puissance doit être k la résistance comme la moitié de la base du coin est k sa hauteur. La vit est un cylindre qui, lorsqu'il tourne dans son écrou, constitue deux plans inclinés, dont l'un glisse sur l'autre ; et, en faisant abstraction des frottements, et en cas d'équilibre, la puissance devient k la résistance comme la hauteur du pas est k la circonférence que décrit la puissance. La même résistance sera vaincue alors par une puissance d'autant plus petite que le pas de vis aura moins de aéveloppement, et que la

Imissance sera mise en action par un plus ong bras de levie.

Il est encore d'autres puissances . en mécanique, puisque la force n'est autre chose que le mouvement ; ou bien, si l'on veut, parce que la production d'un mouvement résulte d'une force agissant dans le sens où le déplacement a lieu. A vitesse égale imprimée, les forces sont proportionnellesaux masses des corps mis en mouvement, et,k égalité de masses, les forces proportionnelles aux vitesses qu'elles tendent k produire, d'où il suit que la mesure des forces est le produit d'une masse par une vitesse, en se mp^iortant, i)our la comparaison, k une masse et une vitesse unitaires. Ainsi, outre les forces motrices indiquées plus haut, le vent, qui met en mouvement les ailes d'un moulin, est une puissance ; l'eau, qui choque ou qui

[»resse, en vertu de la gravité, siir les paettes d'une roue hydraulique, est une autre puissance ; la vapeur d'eau, que développe la chaleur, et qui presse le piston d*une machine, est encore une puissance; l'air comprimé, l'air chaud sont également des agents de locomotion ou des puissances ; enfin, les fcmctions organiques, chez les animaux et dans les végétaux, sont soumises aussi k des puissances particulières, combinées entre elles pour établir une harmonie générale dans les conditions de la vie. L'appréciation des forces mécaniques a oruinairement pour point: de comparaison ou unité de mesure, 1 kilogramme élevé k 1 mètre, ou descendu de 1 mètre dans une seconde ; ou bien la force du cheval qui est estimée k 75 kilogrammes, et regardée cooh me pouvant produire, en une seconde, l'é* lévation de 75 kilogrammes k 1 mètre. Foy. k leur ordre de nomenclature, les machines indiquées dans ie présent article.

PUISSANCE (phys.). On entend par puittance de réflexion ou puittanee réfléehistante^ la propriété commune k tous les corps de réfléchir la lumière ou la chaleur. Ptiûsaiicf o6for6aAl€ ou puittanee d'abtorpiion^ se dit de la propriété qu*oiit les corps d'absorber, de retenir une certaine quantité de lumière et de chaleur. La puittanee d'un instrument d*optique, est la portée de cet instrument.

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DiCllONNAIRE

PUI

CD encore le degré dn grossissement on de rapprO€heraenl -qu'il donne.

PUITS. Du latin puUuM, dérivé du grec P^Mç. Excavation artiBoîelle, ayant commu- Dément'la forme d*un cylindre droit à base circulaire, qui est pratiquée dans le sol, et destinée à réunir les eaux qui coulent ou s'infiltrent dans l'intérienr de la terre. Une fois que remplacement du puits a été fixé, on creuse la terre sur une étendue circulaire d'un diamètre double de celle de la maçonnerie, et l'on en diminue le cercle, lorsau*on est descendu è 3 ou fc mètres de profonueur, |)Our ne \ïùs augmenter inutilement les frais de terrasse. A mesure qu'on creuse davantage, le danger des éboulements s'aecroft; on applique «lors des planches le long des )iarois, pour soutenir la terre, lorsqu'on la trouve trop peu consistante; ces planches sont accolées contre la paroi, et Ton maintient celles qui sont opposées par des êtresillons placés en travers, en ayant soin que ces bois aient la longueur convenable pour

{tresser par leurs deux bouts, lorsqu'on les ;iit entrer de force dans l'intérieur qui se* pare les planches. Il faut aussi gne ces étré- .sillons soient disposés de manière à ne pas gêner la manœuvre de l'enlèvement des terres. Pour opérer celui-ci, on se contente souvent de seaux qu'on monte à bras, à l'aide d'une poulie suspendue au'-^essus du fmits. Dans ce cas, on fixe trois (lieux ea brme de trépied, au-dessus de l'orifice; ces bois sont réunis en haut par an lien de corde, et la chape de la poulie est attachée en-dessous de ce point de Jonction. Mais lorsque le puits doit être très-profond ou très-larse, ce procé<lé ne débiterait pas assez vite Tes déblais, et serait trop coûteux, ce qui fait qu'on établit alors au-dessus du puits un treuil, dont chaque bout porte une manivelle coudée, et deux ouvriers manœuvrent cette machine, dont la corde est formée de deux parties : Tune se déroule quand l'autre s'enroule, afin de faire descendre un seau vide lorsque l'autre monte plein. Avec deux hommes on peut donc charger le seau ascendant d'au moins un pied cube de terre, en proportionnant comme il convient le bras de la manivelle; et au reste, le calcul de Telfet utile est aisé à faire, en se rappelant qu'un homme qui agit sur une manivelle est capable! pendant un travail de 8 heures par jour, de monter le poids de 8 kilogrammes par seconde h O^TC de hauteur, ce qui équivaut k S2,000 kilogrammes élevés a i mètre \ukt heure. On estime que le pied cube de terre pèse 50 kilogrammes, mais cela varie selon la nature du sol. Lorsqu'on a atteint la nappe d'eau, il faut continuer de creuser à peu près 1 mètre au-dessous de son niveau; et même, pour éviter que le puits ne soit à sec durant Tété, temps où il est plus utile d'avoir leau avec at)ondance, il faut faire oette construction en automne, pendant les basses eaux. De cette manière, on est assuré que si Teau s'amasse dans celte espèce de bassin et y prend 1 mètre de profondeur à cette époque, le liquide n'y manquera ja-

mais, ou que, si on l'épuisé, elle reiieidra promptement s'v réunir.

A moins que le fond du puits ne iûii<if roche, on établit sur ne fond on rouehi charpente. C'est un ajustage en chêDe,iiiii tenons et mortaises, solidement cheTÎUé, ste lequel on élève la muraille dont il doliso}porter la masse. Le rouet est donc oa ^. et large anneau en bois, de même épai$»ex et diamètre que le revêtement; maislorv;» le puits n'a que de 6 k 10 mètres de prù(>cdeur, on évite cette dépense en se iMun k placer au fond k forts chevrons en unt sur lesquels on pose les première^ isiaq On sait que le chêne est incorruptiiù r. qu'il demeure des siècles dans Teaa v que sa solidité en soit altérée ; le rouei, («tamment immergé, se conserve donc («9 tuellement; il sert de soutien k la maçup rie, et empêche aussi que l'infiltralioo : eaux ne dégrade les fondements. 11 est « constructeurs oui creusent le puits enoi^ temps qu'ils le bâtissent. Pour ceii, (f qu'ils ont creusé 1*90 ou 1*62, ils p> blissent leur rouet, et posent leurs t^^» jusqu'au niveau du sol et au-dessus. N'< travaillant la terre par dessous le rosct.' font descendre peu k peu et ensemble \»u la maçonnerie par son propre poids, ih ainsi qu'ont été construites les k^mm tours qui servent d'entrée aa taoeiix ta» de la Tamise. Il y a, dans ce hardi \mi:' beaucoup d'économie de main d'œuvre,i»n qu'on nest pas obligé de descendre «^ pierres dans le puits, et que les outt^ travaillent bien mieux et plus vite ^o': terrain, que dans une profondeur ci i^

((ênent mutuellement. On doit avoir soit aisser au revêtement du fond du puibfentes ou barbacanes, pour faciliter Tarru de l'eau k mesure quon puise; mais la* qu^on arrive près du sol, il faut, ao(u traire, tasser la terre, et même la cor^: et la giaiser, pour que la poussée maintjec' le revêtement en équilibre et emptcbe <- (aux extérieures d'arriver et de le dégr»^' On peut employer toute espèce de k'

3ui n'est pas de nature kse dissoudre m* élériorer dans l'eau; mais les moe>icalcaires, les pierres siliceuses, etsitrtiv la caillasse de meulière, sont uréféralÂrt^ toutes les espèces. Le mur se bâtit à pit^"* sèches; mais vers la surface du sol. >^ bon d'y employer un mortier de terre oa** sable, lié par de la chaux, L'appoi»oot^ tle supérieure, doit s'élever d'environ il ^ cimètres au-dessus du sol ; et le bord, (|b • appelle margelU ou mardeUe^ étant ^"^ ex|Kisé aux chocs des seaux, etc., se d^" derait promptement si l'on ne le coas^' sait avec beaucoup de solidité, et t^^ lement en pierres de taille*

Trois puits ont particulièreoenl ^*^ de la célébrité : ce sont ceux de /aifp " Caire, d'Orvieio en lulie, et de«û^\>'^ Paris, Le premier, celui de Josepk ooi^ el-Yousoui, est taillé dans le roc; ^ r fondeur est de 03 mètres, sur une circo<^ rence ue 13 mètres ; et Ton y desce»! |«

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DE TECHNOLOGIE

PUI

m escalier circulaire de 900 marches. L*eau si Urée aa moyen de machines mues par les bcBufs qui relèvent successivement dans les bassins situés au milieu du puitSi de /istance en distance. Le puits d*OrvietOt onstruitpar Ant. San-Gallo,est d*une grande )rofondeur et présente un diamètre qui déjtasse 40 mètres. Des mulets vont j chercher Teau en descendant par un escalier'en spirale st remontant par un autre. Le puits de Bicèire, achevé en 1135 » d'après les plans de Boffrand, a cinq mètres de largeur sur 57 de profondeur, et l'eau intarissable est haute de 5 mètres. La machine à l'aide de laquelle on la fait monter, est un manège dont 1 arbre est placé au centre. Sur son tambour, établi au sommet, glissent deux cables de 15 meures, l'on filant pendant oue Tautre défile, et supportant des seaux de ler qui pèsent chacun fiOOkilogrammeset contiennent un muid d'eau ou 8 hectolitres. Arrivés è hauteur convenable, des crochets les saisissent et les renversent dans un grand bassin pou' vant recevoir 4,000 muids, que des tuyaux de plomb distribuent ensuite dans toutes les parties de l'établissement.

PUITS (chem. de fer). « Lorsque la construction d'un chemin de fer, »dit M. Félix Tourneui, « exige le percement d*un souterrain, il serait souvent trop long et trop disl^endieui d'attaquer le terrain seulement )ar ses Jeux extrémités. Dans le but d'accéérer le travail et de diminuer les distances nuiqaellas il faudrait transporter les déblais du souterrain et les matériaux nécessaires è la construction de la voûte, on établit des r>uits destinés h suppléer à l'insuffisance des galeries extrêmes. Ges puits servent amsi I répaisement des eaux que Ton rencontre iresque toujours en creusant le sol à une teruine profondeur. On les place autant que :)0s»ib1e sur l'axe même du souterrain; mais orsque des circonstances particulières ne le ()ermettent pas, on les unit par le bas à la tplerie prtnciimle, par de petites galeries transversales de communication. Lorsaue la eoostrttctioR du souterrain est terminée, on remblaie et on ferme le plus grand nombre te ces puits; on ne conserve que ceux qui meuvent être nécessaires pour aérer la galeie et pour y pénétrer dans le cas d'un accilent qui ol>struerait les extrémités. »

PCirS (min.). On appelle puxt$dt mine^ me excavation verticale pratiquée pour Tex- »loitation d'une mine, et au moyen de la- [uelle on |>eut pénétrer dans la première alerie, ou même d'une galerie dans une utre; et puitêde earrièrtf celui qui, creusé erticalement aussi, sert d'ouverture à une arrière, soil pour y pénétrer, soit pour en rer les pierres au moyen d'un tour.

PUITS ARTÉSIEN. Genre de puits qu*on Tatique au moven du forage , et qui prend on nom de 1 Artois, oik il en a été établi epuis iexu* siècle. Le plus ancien que l'on onnaissd dans ce pays et en France, est elui de Lillers, qu i>n dit avoir été percé n 1126. Cassini appela , en 1611, l'attention les savants sur ces espèces de fontaines

jaillissantes, et, en 1180, Louis XVI fitct)ns-, traire un puits artésien à Rambouillet. Dut reste, les puits forés sont connus de temps immémorial : il en existait en Egypte, dans les oasis du Sahara africain ^ en Syrie, en Médie, en Perse, en Chine , etc. Leur construction offre le même principe que le phénomène du siphon et du jet d'eau. Dans un terrain donné et d'une norizontalité sensible, les eaux souteri*aines, lorsqu'elles se trouvent placées à divers étages, peuvent donc fournir des forces ascensionnelles trèsdifférentes. Ces eaux circulent communément dans un milieu perméable et entre deux surfaces imperméables. Les sables sont essentiellement perméables , tandis que les argiles ne le sont point ; mais les alternances de sables et d'argiles deviennent les conditions les plus favorables pour l'établissement d'un puits artésien. Ainsi, un sondage commencé dans une masse de granité ou de porphyre n'offrirait une chance de succès qu autant qu'il se rencontrerait un filet d'eau ascensionnel dans les fissures, cas tout particu-* lier sur lequel il ne faut pas compter. Pour tenter avec quelçiue confiance le creusement d'un puits artésien , il est indispensable de faire choix, dans une plaine ou dans une vallée, d'un point peu élevé, et surtout, au- . tant nue la localité s'y prête, d'un espace encaisse plus ou moins par des saillies dominantes vers lesquelles on voit les couches de la plaine ou de la vallée ^se relever. M. Héricart de Turjr a démontré le premier, d'après les faits qui précèdent, l'opération

Sui a lieu dans le forage du puits artésien, suppose que dans les couches dont {e prolongement a une inclinaison prononcée d'un heu dans un autre, il se rencontre toujours un banc perméable entre deux autres bancs qui ne ie sont point ; et alors si l'on adapte au premier un tuyau vertical, ce tuyau produit inévitablement un effet semblable au tuyau d^un jet d'eau artificiel, c'estk-dire que l'eau tend à s'élever dans ce tube k une nauteur égale à celle où la couche perméable se trouve en contact direct avec une masse d'eau. Les terrains composés de marnes, de sables ou de grès , oui alternent fréquemment, sont propres à la recherche des eaux jaillissantes ; mais on n'a point d'exemple de ces sortes de sources dans le terrain carbonifère ; et les terrains anciens , nous l'avons déjà dit, sont tout k lait impro-

Ëres jk l'établissement des puits artésiens, n Chine et dans l'Artois, les nappes d'eau jaillissantes se rencontrent le plus communément k une petite profondeur.

C'est en appliquant la théorie qui vient d*être exposée au bassin parisien, que l'on a pensé que le prolongement des marnes ar-

{(ileuses jurassiaues de la Rourgogne, sons e terrain crétacé, devait permettre de faire jaillir de l'eau jusqu'au sommet des plus hautes collines des environs de Paris , et de Ik le percement des puits de Grenelle et de Passy, qui sont devenus la confirmation de ce que la science avait soupçonné. Le forage de celui de Grenelle dura sept années, c'est

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OICTIONNAIRE

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k«dire depais le 1*' janvier 1831^ josqu^au 26 février ISbl. Les travaux furent conduits t»ar MM. Mulot et Degousée, et roAtèrent 1(>8.000 francs. L'oritice du puits a 22 centimètres à la base ; il verse 800 à iOOO mètres cubes d*eau par vingt-quatre heures, à 28 degrés de température et a 38 mètres de hauteur ; et sa profondeur est de 547 mètres. Le puits de Passy a été foré d'aprèsrie système fieM. Kind. Dans ce système, les tringles sont en bois de sapin de 10 à 11 centimètres d'équarrissage, et reliées entre elles par des armatures en fer assemblées à pas de vis, de 13 en 13 mètres. Le trépan employé est du poids de 1,800 kilogrammes. Mais nous ne saurions mieux faire que de laisser parler M. G. Maurice, ingénieur, qui a décrit cet appareil.

« Le système de forage imaginé par M. Kind, et à Taide duquel il opère avec iine rapidité qui laisse bien loin derrière «Ile les résultats fournis par les procédés ordinaires , ne peut être comparé qu'à la méthode des Chinois, dont Tintelligence , malgré leurs mœurs barbares, nous a si souvent devancés dans les arts et surtout dans certaines industries. Un instrument tranchant ou trépan qu'on attache au bout d'une corde suspendue h l'extrémité d'un levier h iiascule, et qu'on fait agir par percussion, tel est le résumé de la méthode chinoise. Comme elle, le système Riod est esseutiellenioBt percjitif ; au lieu d'un simple trépan d'un poids souvent insuffisant, il emploie un outil puissant qui n*est que la réunion de plusieurs trépans; au lieu d'une corde, il a recours è des tiges de sapin relativement aussi légères, si l'on a égard au poids qu'elles l>erdentdans l'eau où elles restent constamment plongées, enfin le mouvement oscillatoire du levier qui donne lieu à la percussion, au lieu d'être déterminée bras d'hommes, est produit par une machine è vapeur. Jusque-là, on le voit, l'ingénieur saxon n'aurait fait que copier, à peu de chose près, les Chinois, s'il n'avait imasiné l'ingénieux mécanisme oui permet à I outil percuteur de tomber librement de tout son poids sans entraîner avec lui les tiges en bois, et de pouvoir être ressaisi par les mêmes tiges pour remonter avec elles.

« Qu'on songe à la puissance d'un pareil mode d'action, dont les principaux avantages résident dans la rapidité d*exécution du travail ; qu'on examine les instruments perfectionnés qui ont servi à creuser, d'après le même système , des trous de sonde de k mètres de diamètre , c'est-à-dire de véritables puits à grande section , et l'on restera convaincu du génie de l'inventeur et de l'Importance des progrès acquis, gr&ce à lui,, dans Part des mines et du sondage.

« Le moteur principal du système est une machine è vapeur composée de deux cylindres à piston. L*un de ces cylindres a son piston relié par le moyen d'une tige à l'une des extrémités d'un balancier, dont l'autre extrémité soutient l'appareil de forage.-Cet appareil consiste eu une tige de bois termi-*

née inférieurement par une pince articulée» avec un système k chute libre , et par l'instrument de forage proprement dit, qui est le trépan. La pression de la vapeur sur le piston soulève, au moyen du balancier, la tige et le trépan qui retombent ensuite, après la suppression de la vapeur, dans l'eau fournie par les infiltrations des couches supérieures dont le puits foré est rempli.

« Le trépan est un outil du poids de dixhuit cents kilogrammes; il est armé de sept dents en acier fondu , pesant chacune huit kilogrammes environ , et pouvant être rempUcées à volonté en cas de bris ou d'usure.

« L'instrument à chute libre ou déclic qui surmonte le trépan, est formé d'un clapet circulaire en gutta-percha, d'un diamètre un peu moindre que celui du trou desondei et auquel est adaptée la tète d'une pince qui soutient la tige du trépan. Le jeu de l'appareil est disposé de telle sorte que la pince ouvre ses branches quand elle descend, et les ferme lorsqu'elle remonte.

« La tige de suspension consiste en une série de tiges partielles en sapin, assemblées les unes aux autres au moyen de douilles et de vis, ayant chacune dix mètres de longueur. Elles n'ent au'un assez petit excès de poids sur l'eau qu elles déplacent ; il en résulte aue la force nécessaire pour soulever le trépan et les tiges augmente peu avec la proiondeur du puits.

« Voici la manière dont fonctionne l'appareil. Supposons Pensemble du système descendant rapidement par son propre poids ; le clapet en gutta-percha, rendu mobile sur l'axe du déclic par deux coulisses, est soulevé un instant par la pression de Teau, dont l'action s'exerçant de bas en haut fait ouvrir les branches de la pince. Aussitôt le trépan, qui est rendu libre, tombe avec toute la vitesse due à son poids; le reste de l'appareil, qui descend plus lentement, arrive au fond du trou un instant après. A ce moment le balancier relève sa tète et soulève les tiges; la pince se referme par suite de l'effort opposé que subit le clapet de guttapercha, et le trépan ressaisi remonte en même temps. Immédiatement après, un autre mouvement de descente fait Iftcher la pince, et ainsi de suite. Cette double manœuvre est longue à décrire, mais ou cooiprend qu'elle doive s'accomplir rapidement, puisque dans l'espace d'une minute, et dans un terrain d'une dureté moyenne , elle se répète de quinze à vingt fois.

« Le battage, nous l'avons dit, est produit

far l'un des deux cylindres à vapeur; quant l'autre cylindre, il sert à la manœuvre des cftbies employés, soit pour le service d<fs tiges, soit pour celui des instruments servant au curage du puits, opération qui alterne toutes les six heures environ avec celle du forage. »

On a eu recours aussi à la sonde artésienne pour mettre à jour à Kissingen, dans la Bavière rhénane, une source d'eau salée, et les délaits qui ont été fournis sur ce travail, commencé en 1832, ne manquent pas

DE TlGUlfOLOGIE.

PUi

ilérèt : « ILissingen est sitaé dam une lée saliae^ h près de 300 mètre» au«desdu niveMt 6^ la mer Baltique. Au mois juin I8U^ après dix^sepl ans de travail , était parvenu h une profondeur de 569 1res; il avait fallu aupai^vani traverser sieurs couches de sel séparées par des »ses de granité. On rencontra alors une mière couche de gaz acide carbonique « vie de nouvelles masses granitiques, et in, le 12 septeflabre, une viulenla déto^ ion renversa, saos blesser personne , l'éifaudage qui masquait Toriâce du puits , *on vit aussitôt le curieux spectacte d'utie onne d'eau de 12 centimètres de didm^ ^, aui s'élevait avec une force prodigieuse la nauteur de 30 mètres, s^Àendaii enite de tous c6tés comme lies branches d^un ignifiqoe patmier, et formait ainsi le jet le js extraordiDaire ou'on puisse imaginer, (au, elaire comme le cristal , sort du sol à e teoipérature de 00 degrés Fahrenheit ' 56 cent.), chargée d« 3 f peur cent de pur, et donne on volume de 12 mètre»

>es nar minute; elle est poussée par une lospnère souterraine de gaz cart^inique sAaai avec la force de 50 atmosphères. La jfg^ideor du puits est de 63Q mètres , et n ealcole que cette source doit fournir lueUement 3,000,000 de kilogrammes de

je puits de HondoriF, i\ans lO Luxemirg * a 730 mètres de profondeur.

>s puits artésfens forés dana le voisinage la mer, ^tfrent le phénomène suivant : le •eau de la fontaine jaillissante de No.yel)er*Mer, dans le département de la Somme, iite et baisse avec la marée. A Fulham , fs de la Tamise, une fontaine forée h 97 1res de profondeur, donne 363 ou 273 es d*eau par minute , suivant que la ma-

est haute ou basse. Arago explique ainsi (ait:

\ Si l'on praticfhe dans la paroi d'un vase forme qui*lconque rempli de liquide, une veriure dont les dimensions, comparées à Iles du vase, soient très-petlies, réceule- ^nt qui s'opérera par cette ouverture n'alera pas sensiblement Tétat initial des ss»ons. Deux, trois, dix ouvertures ,i ir^u qu'en somme elles satisfassent tou« rsh la condition d*6tre très-petites, lais- >nt de même les pressions exercées en (]ue point du vase un peu éloigné de ces ertures , ee qu'elles étaient dans Tétai (Qtlibre, ce qu'elles étaient quand le litie n*avait aucun mouvement. Supposons uleoaiit l'ouverture eu les ouvertures un

grandes et tout sera changé; et les dtisions qu*on leur donnera régleront les ssions en chaque point; el si Tune des ertores diminue de grosseur, la vitesse loulemenl augmentera aussitôt dans les^

res.

Ces principes parfaitement démontrés de drodynamique, s'appliquertmt sans efau pnénomene qui nous occupe.

Admettons que la rivière souterraine où s'alimenter une fontaine artésienne, se

Dictions!, db Technologib. U.

décharge aussi partieUemenA daAS la roeç ou dans un fleuve sujet au fkix et au rellux, et cela ()ar ^ne oaf^rture un peu gradiilo comparée à ses propres dimensions. 1^'après ce que nous venons dadire, si cette ouverture dimiiiuait, taprossien s'accroîtrait aiLs-* sitôt dans tous les peints des canaux nntu* reis ou artificiels que les e&ux de la rivière, remplissent; l'écoutoment par to trou de> sonde deviendrait donc plus rapidei, ou bîea le nivieau de leau s>iUiè'verait dait^ lies basos^. Or tout ht monde comprendra qu'amener la haute mer sur Kouverture par bauei^ une rivière sooterraioese décharge^ uest dimi* nuer, par une augmentation de pression extérieure, la onantité d'eau de cette rivière qui pourra s^écouler en un temps donné* L'effet est ppéoisément celui qu'une diminua tion d'ouverture eût produit ; ainsi, \& con*» séquence doit êlre la même : te^ fti» et le 0e« flux de la mer détermineront donc un flux et reflux correspondant dans la sii«n*ce arté-sienne. Tel est en réalité le phénomène ob^ serve à Noyelle et h Fiilham. p

Dans sa notice sur les puits forés, Arago rappéHe aussi ee remarquable passage de Leslie : « Supposez que l'eau enlevée annoelleiaent au gtobe par voie d'évaporation soit égale, en chaque eftmat , è la quantité de phiie qui y tombe. Cette eau évaporée se dissémine dans Tatmosphère à toutes les hauteurs. On opérera une sorte de compensation entre les extrêmes de ces mouvements ascensionnels, en conoevani par la pensée que Tcau évaporée s*est élevée ou s^est arrêtée tout entière à une certaine hauteur moyenne. L'évaporation annuelle se trouvera ainsi représentée dans ses effets mécaniques^, par une masse d'eau comme élevée verticalement d**un nombre également connu de mètres, liais le travail au'un homme peut fiiiredans l'année, en élevant de Teaq durant chaque jour à la hauteur d'un mètre, a été déterminé. Eh bien ! la comparaison des deux résultats montre que Tévaporation re~ présente le travail de 80 millions de millions d'hommes. Supposez que 800 millions soient la population du globe; que la moitié seulement de ee nombre d'individus puisse travailler, et la force employée par la nature dans la formation des nuages sera égale è deux cent mille fois te travail dont l'espèce humaine tout entière est ^capable. »

Voyous maintenant ce que sont les puits forés* chez les Chinois. Dans son travail sur cet empire, le missionnaire H. Hue transcrit, et nous reproduisons à notre tour, )a lettre suivante de Mgr Imbert, longtemps missionnaire dans la province du Sse-tchouen, puis nommé viraire apostolique de Corée, où il ftat martyrisé en 1838. Cette lettre a pour objet les puits de sel et les puits de feu di^ Sse-tchoueH, et malgré sa rédaction incorrecte, décousue, elle fournit un documem très-curieux à ta science.

« Le nombre des puits salants est trèsconsidérable i il y en a quelques dizaines de mille dans l'espace d'environ di^ Ueues de long sur quatre ou cinq de large ; 'chaqtte

6sa

PUI

DICTIONNAIBË

PUI

|iarliculier un pea ricne se cherclie quelque associé el creuse un ou plusieurs puits. Leur manière de creuser n'est pas la nôtre: ce peuple fait tout en petit, et ne sait rien faire en grand ; il vient à bout de ses desseins a?ec le temps et la patience, et avec bien moins de dépenses que nous. 11 n*a pas Tart d*ouvrir les rochers par la mine, et tous les puits sont dans le rocher. Ces puits ont ordinairement de quinze h dix-huit cents pieds Trançais de profondeur, et n*ont que cinq ou au plus six pouces de largeur. Devinez commentils peuvent les creuser; toute votre physique n*en vient pas è bout; voici donc leur procédé :

«S'il y a trois ou quatre pieds de profondeur de terre à la surface, on y plante un tube de bois creux, surmonté d'une pierre de taille qui a Torifice désiré de cinq ou six pouces; ensuite on fait Jouer dans ce tube un mouton, ou tête d'acier, de trois ou quatre cents livres pesant. Cette tète d'acier est crénelée, un peu concave par-dessus et ronde par-dessous; un homme fort, habillé à la légère, monte sur un échafaudage, et danse toute la matinée sur une bascule qui soulève cet éperon à deux pieds de haut, et le laisse tomber de son poids. On jette de temps en temps quelques seaux d'eau dans le trou pour pétrir les matières du rocher et les réduire en bouillie. L'éperon ou tète d'acier est suspendu par une bonne corde de rotin, petite comme le doigt • mais forte comme nos cordes à boyaux. Cette corde est fixée k la bascule, on y attache un bois en triangle, et un autre homme est assis è côté de la corde; k mesure que la bascule s'élève, il prend le triangle et lui fait faire un demitour, afin que l'éperon tombe en sens contraire. A midi, il monte sur l'échafaudage pour relever son camarade jusqu'au soir; la nuit, deux autres hommes les rem} lacent.

« Quand ils ont creusé trois pouces, on tire cet éperon avec toutes les matières dont il est surchargé, par le moyeu d'un graïuî cylindre qui sert a rouler la corde; de cette façon, ces petits puits ou tubea sont trèsperpendiculaires et polis comme une glace. Quelquefois tout n'est pas roche jusqu'à la fin; mais il se rencontre des lits de terre, de charbon , etc. , alors Topération devient des plus difficiles, et quelqueTois infructueuse, car les matières n'offrant pas une résistance égale, il arrive que le puits perd de sa perpendicularité; mais ces cas sont rares. Quelquefois le gros anneau de fer qui suspend le mouton vient k casser, alors il fout cinq ou six mois pour pouvoir, avec d'autres moutons , broyer le premier et le réduire en bouillie. Quand la roche est assez bonne, on avance jusqu'à deux pieds dans vinjgt-quatre heures; on reste au moins trois ans pour creuser un puits. Pour tirer leau, on descend dans le puits un tube de bambou, long de vingt-quatre pieds, au fond duquel il y a une soupape; lorsqu'il est arrivé au fond du puits, un homme fort s^assied sur la corde et donne des secousses:

chaque secousse fait ouvrir la soQ)4}t ^ monter l'eau. Le tube étant plein, uopui cylindre, en forme de dévidoiri i]« -.

quanle pieds de circonférence, sur Iq^t ^ roule la corde, est tourné par denx^iro:} | quatre buffles, et le tube monte. Ceaeorj est aussi de rotin. Ces pauvres aiio»s: -j tiennent guère k ce travail, il eoiDea'.i quantité.

« Si les Chinois avaient nos nMchiae vapeur, ils feraient bien moins de ()èfr.r Mais des milliers de gens de peine t raient de faim. L'eau de ces paitse^iï* saumfttre ; elle donne k Tévaporatiouc:

quième et plus, quelquefois un qu sel. Ce sel est très-Acre : ilcomieM.i coup de nitre, quelquefois il aitaqtif»

ment le gosier, que cela devient nnt : die; alors il faut se servir de sel dtw nu de Canton ou du Tonquin.

«L'air qui sort de ces puiU esi^ flammable. Si l'on présentait une la bouche d'un puits, quand le u d'eau est près d'arriver, il s'enilaïur • une grande gerbe de feu, de vio^i.*

[rieds de haut, et brûlerait le hao^ a rapidité et l'explosion de la fou£* arrive quelquefois par l'improder malice ann ouvrier qui veut se soi»

compagnie. Il est de ces puits doc*^ retire point de sel, mais seulemeoi..

on les appelle ho^Uing, puits |iie !-• voici la description : un petit tabet bou (ce feu ne le brûle pas) ferme Uchure des puits, et conduit l'air îDtn où l'on veut; on l'allume avec ooe et il brûle continuellement. La fliibleufttre, ayant trois ou quatre p^** haut et un pouce de diamètre. Icpr' trop petit pour cuire le sel ; lesgru. de feu sont a Tse-liou-laing, ï flieues d'ici i

« Pour évaporer l'eau et cuire \^ se sert d'une grande cuve en fooi^ cina pieds de diamètre sur quam' seulement de profondeur (les Cb»

éprouvé qu'en présentant une ri»** surface au feu, i'évaporation est plu* " et épargne le charbon). Quelque^»' marmites plus profondesiPenvironi^ ■ tenant de l'eau qui bout au même ît.

k alimenter la grande cuve, de sot' sel, quand il est évaporé , remHi ; ment la cuve et en prend la forme '• de sel , de deux cents livres pesât:

est dur comme la pierre ; on le asa * ou quatre morceaux pour être i' ' dans le commerce. Le feu est ^x^' la cuve devient tout k fait rouge et ;• jaillit k gros bouillons à la hauieo ou dix pouces. Quand c*estda(^ des puits k feu, elle jaillit encore d3* et les cuves sont calcinées eo f<>r.

temps, quoique celles qu*on exf^*^ sortes de feux aient jusqu*k troi> ' d'épaisseur.

n Pour tant de puits, il faut duci^^^

Juantiié; il y en a de différcn'^' àu^ le pays. Les lits de charbon ^» '

PCI

PUI

aîsseur qoi varie depuis un pouce jusqu'à

iq. Le cnemio souterrain qui conduit à

itërieur de ia mine est quelquefois si ra-

ie« qu'on y oùet des éciielies de bambou;

t*hart)on est en çros morceaux. La plupart

ces mines contiennent beaucoup de l'air

Dammable dont j ai parlé, et on ne peut

s y allumer de lampes; les mineurs vont

dtons, s'éclairant avec un mélange de

»udre de bois et de résine, qui brûle sans

imme et ne s'éteint pas.

« Quand on creuse les puits de sel, ayant

iUe pieds de profondeur, on trouve ordi-

itrenienl une huile bitumineuse qui brûle

ms l'eau. On en recueille par jour jusqu'à

uatre ou cinq jarres de cent livres cha*

ine. Cette huile est très-puante : on s'en

^rt pour éclairer le hangard où sont les

jîts et les chaudières de sel. Les manda-

ns^ par ordre du prince, en achètent sou-

nt des milliers de jarres, pour calciner

j$ l'eau les rochers qui rendent le cours

i fleuves périlleux. Un bateau fait-il nau-

ge» on trempe un caillou dans cette huile,

Tendamme et on le jette dans l'eau ; alors

plongeur, et plus souvent un voleur, va

ercher ce qu*il y avait de plus précieux

r ce bateau ; cette lampe sous-aqueuse l'é*

ire (larfaitement.

' Si je connaissais mieux la physigue, je 15 dirais ce que c'est que cet air inflaroble et souterrain dont ]e vous ai parlé. Je puis croire que ce soit l'effet d un volsouterrain, parce qu'il a besoin d'être imé; il ne s'éteint plus que par le moyen ne boule d'argile qu'on met à l'oriOce du a, ou à l'aide d'un vent violent et subit, charlatans en remplissent dos vessies, oortent au loin, y font un trou avec une lUIe et l'allument avec une bougie pour ser les tmdauds. Je crois plutôt que c'est gaz ou esprit de bitume, car ce feu est puant et donne une fumée noire et Misse. — Yoy. Carburb D'HTDROfiiiiB.

Ces mines de charbon et ces puits de sel Jpent ici un peuple immense. Il y a des . iculiers riches qui ont jusqu'à cent puits propriété; mais ces fortunes colossales bientôt dissipées. Le père amasse, les nts dépensent tout au jeu ou en débau- •

je 6 janvier 1821, j'arrivai à Tse-liou-

;(c*esl-k'dire puits toulant de /ut-m^me),

s une marche de dix-huit lieues, faite

mes gros souliers à crampons de fer

pouce de hauteur, à cause de la boue

, 'endait le chemin glissant. Cette petite

jcaté ne contient que trente commu*

is; mais j'y trouvai la plus belle mer-

6 de la nature et le plus ^rand effort de

ostrie humaine que j'aie rencontrés

mes longs voyages : c'est un volcan

risé.

' *iet endroit est dans la montagne, au

d'un petit fleuve ; il contient , comme

' ong*]^iao« des puits de sel creusés de

ioie manière» c est-à-dire avec un épe-

ou tète de fer crénelé en couronne,

' ie de trois cents livres et plus. 11 y a

plus de mille de ces puits ou tubes qui con» tiennent de l'eau salée. En outre, chaque puits contient un air inflammable que Ion conduit par un fube de bambou ; on l'allume avec une bougie, et on l'éteint en soufflant vigoureusement. Quand on veut puiser de l'eau salée, on éteint le tube de feu; car sans cela, Tair, montant en quantité avec l'eau, ferait l'explosion d'une mine. Dans une vallée se trouvent quatre puits,qui donnent du feu en une quantité vraiment effroyable et point d'eau 2 c'est là, sans doute, le centre du volcan. Ces puits, dans le principe , ont donné de l'eau salée; l'eau ayant tari , on creusa » il y a une douzaine d années, jusqu'à trois mille pieds et plus de profondeur, pour trouver de l'eau en abondance. Ce fut en vain; mais il sortit soudain une énorme colonne d'air qui s'exhala en grosses particules noirâtres. Je l'ai vue de mes ^eux :cela ne ressemble pas à la fumée, mais bien à la vapeur d'une K>nrnaise ardente. Cet air s'échappe avec un bruissement et un ronflement affreux qu'on entend de fort loin. I) respire et pousse con* tinuellement, et il n'aspire jamais; c'est ce qui m'a fait juger que c'est un volcan qui a son aspiration dans quelque lac, peut-être même dans le grand lac du Hong-Kouang, à deux cents lieues de distance. H y a bien , sur une montagne éloignée d*une lieue, un petit lac d'environ une demi-lieue de circuit, excessivement profond; mais je ne puis croire qu'il suffise pouralimenter le volcan. Xe petit lac n'a aucune communication avec le fleuve, et ne se fournit que d'eau de pluie.

« L'orifice des puits est surmonté d*une caisse de pierre de taille, qui a dix-sepl pieds de hauteur, de crainte que par inad* vertance ou par malice quelqu'un ne mette le feu à l'embouchure des puits. Ce malheur est arrivé en août dernier. Ce puits est au milieu d'une vaste cour et au centre de grands et lonjgs hangars où se trouvent les chaudières qui cuisent le sel. Dès que le feu fut à la surface du puits, il se fit une explosion affreuse et un assez fort tremblement de terre. A l'instant même, toute la surface de la cour fut en feu. La flamme , qui avait environ deux pieds de hauteur» vultiseait sur la superficie du terrain sans rien brûler. Quatre hommes se dévouent et portent une énorme pierre sur l'orifice du puits ; aussitôt elle vole en l'air. Trois* hommes furent brûlés, le quatrième échappa au dan-

(;er : ni l'eau ni la boue ne purent éteindre e feu. Enfin, après quinze jours de travaux opiniâtres, on porta de l'eau en quantité sur la montagne voisine, on y forma un lac et on Iftcha Peau tout à coup ; elle vint en

Îjuantité, avec beaucoup d'air, et éteignit le eu. Ce fut une dépense d'environ trente mille francs, somme considérable en Chine. « A un pied sous terre» sur les quatre faces du puits, sont entés quatre énormes tubes de banjt)ou qui conduisent Tair sous les chaudières. Un seul puits fait cuire plus de-trois cents chaudières : chaque chaudière a ua

mCTtONMAlAK

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tube de bambou ou conducteur du feu; sur la lAta du tube de bambou est un lube de terre glaise, haut de six pouces « ayan^ aa centre uu trou d'un pouce ee diamètre; cette, terre empêcha le feu de brûler le bambou. B'autres bambous, mis eu dehors, éclairenl les rue» et les srands hangars. On ne peut employer tout Te feu ; Texcédant est con» duil par un tube hors Tenceinle de la sa« liae, et y forme trois cheminées ou énormes gerbes de feu, flottaat et voltigeant à deux.

rieds de hauteur au-dessus de la cheminée. a surface du terrain de la cour est exlrô* moment chaude et brûle sous les pieds; en janvier môme, tous les ouvriers sont à demi Dus^ n'ayant qu'us petit caleçon pour se couvrir. J'ai eu, comme tous les voyageurs, la curiosité d'allumer ma longue*^ pipe au feu du volcan; ce feu est extrêmement actif. Les chaudières de fonte ont jusqu'à quatre ou cinq pouces d'épaisseur : elles sont calcinées et hors d'usage au bout de quelques mois. Les porteurs d'eau salée et des aqueducs en tubes de bambou fournissent l'eau; elle est reçue dans une énorme citerne, et un chapelet hydraulique, agité jour et nuit par Quatre hommes, fait monter l'eau dans un réservoir supérieur, d'où elle est con« duite par des tubes^ et alimente des chaudières.

« L'eau évaiH>rée en vingt-quatre heures forme un pâte de sel de six pouces d'épaisseur, pesant environ trois cents livres ; il est dur comme de la pierre. Ce sel est plus blanc que celui de Ou-tong-Kiao, et prend moins au gosier. Sans doute que le charbon qu'on em|jloie à Ou-iong-Riao,ou même la différence de l'eau salée, produit ces variantes. L'eau de Tse-liou-tsin^ est bien moins saum&lroqu'à Ou-tong-Kiao. Celle-ci produit jusqu'à trois onces et même quatre onces de sel par livre ; mais à Ou-iong-Riao le charbon est cher, au lieu qu'àTse-liou-tsing le feu ne coûte rien. D ailleurs ces deux pays vendent leur sel dans des villes différentes, et des douaniers empêchent de troubler cet accord approuvé par le gouvernement.

« J'oubliais de vous dire que ce feu ne produit presque pas de fumée, mais une vapeur très-forte de bitume, que je sentis h deux lieues loin du pays. La flamme est rougefttre comme celle du charbou : elle n'est pas attachée et enracinée à l'orifice du tube comme le serait celle d'une lampe, mais elle voltige environ à deux pouces de roriSce* et elle s'élève d'environ deux pieds. Dans Thiver, les pauvres, pour se chauffer, creusent en rond le sable à environ un pied de profondeur; une dizaine de malheureux s'asseyent autour. Avec une poi- SQée de paille ils enflamUient ces creux, et s se chauffent de celle manière aussi longterapsque boa leur semble; ensuite ils comblent ce creux avec le sable^ et le feu est éteint* »

M. Hue fait suivre cette lettre des réflexions que voici : « D'après celte relation , on peut se faire une certaine idée du carac-

tère de l'industrie des Chinois. Les sciences physiques sont encore chez eux à l'étal élémentaire : ils ne les cultivent que dans on but d'application immédiate, mais ils sup-

f siéent par une patience prodigieuse à ce qui eur manque en perfectionnement et eu ¥éritable progrès. Ce qu'ils ont surtout de remarquable, c'est l'extrême simplicité de leurs moyens et de leurs procédés : avec les ressources les plus bornées ils obtiennent des résultats qui nécessiteraient ailleurs de savantes combinaisons. La tournure de leur esprit tend toujours à la simplification; tout l'auirail des sciences physiques ne servirait qu'à les embarrasser, et ils réussiraient peut-être moins bien ; avec leur sagacité ei de la persévérance ils sont capables «le venir & bout des choses les plus difGciles i le temps pourpoint d'appui et la patience pour levier, voila les deux grands principes de leur physique. »

Outre les renseignements géologiques que l'on obtient du forage des puits artésiens, celui-ci peut encore fournir de précieuses Indications sur la température de la terre à de grandes profondeurs, et nous reproduisons à ce sujet un document fourni par M. Walferdin, à l'Académie des sciences, sur un foraçe ayant pour objet la recherche de la houille.

«Les travaux de sonaage exécutés au Creuzot par les procédés de M. Kind, pour la recherche du terrain houiller, avaient, l'iinnée dernière (1856)» dépassé la profondeur de 800 mètres, et cette occasion de poursuivre l'étude de l'accroissement de la température dans l'intérieur de la terre était trop favorable pour que je ne dusse pas chercher & faire pénétrer mes instruments thermofflétriques.a une|:)rofondettr qu'ils n'avaient point encore atteinte.

a Plusieurs sondages à de grandes profondeurs avaient été pratiqués au Creuzot; deux de ces foraines ont surtout appelé mon attention : dans T'un, celui de la Mouillelonge en cours d'exécution, on avait atteiot la profondeur de 816 mètres ; et dans le se* cond, celui de Torcy, les travaux» après êtn parvenus à 595 mètres, ont été suspendus depuis plus de six mois. Ils sont placés dans la même direction , traversent des terrains analogues, et ne sont séparés l'un de Tautre que par un espace de 1»S00 mèires; enfin ils se trouvent à une hauteur au-dessus du niveau de la mer qui ne diffère que d'une quinzaine de mètres.

« On voit qu'il était diflleile de trouver un concours de circonstances plus favorables pour les expériences dont je m*occupe, et pour la comparaison à établir entre les résultats que devaient donner, sous le rapfKjrt de la température, l'un et Tautredeces orases.

« il n'est peut-être pas inutile de rappeler

Sue M. Homboldt dit , dans uno lettre à [. Arago, où il fait voir le rapport qu*i! y ^ entre les observations de Grenelle et ceKt^» de New-Salzwerk et de Prégnv, lui escrimait le regret que le nombre des observa-

PUl

DE TECUMOLOGIE.

PUl

ms dignes de foi , et faites dans des oîrodlaoces seoiUables* fftt eneore bien pe- •

V Pour donner à celles qui devaient 8*éïidreà uBe si grande proiondeur, louta la ^u«ur que coouporie l'état aotuel de la lence, j ai employé dix-buit instruments ertnométiiques^ dont neuf tbermoœèires ^verseurs à échelle arbitraire* pour losleU la valeur «du degré centéstuial varie de

« J'ai essayé en m6me temps les tberftioètres à matimani à bulle d'air ^ décrits ins ttoe de mes prét^édentes communica* ons, quoiqu'ils fussent moins propres à oe enre d'eipérience que mes thermomètres défersementt à cause de la position qu'ils oifenl occuper dans la cuiller qui les >ntieDl. Le même nombre de ces instru^ leots a donc été mis en expérience comme ojeo de contrôle, et leurs indications ont été admises que lorsqu'elles concorlient exactement avec celles des therraoêtres,

« Tous ces instruments sont renfermés ins des tubes en cristal de 2 millimétncs à ^*5. d'épaisseur, scellés à ia lampe de maière à pouvoir résister à u«e pression de lus de 81 atmosphères.

« Enfin, les comparaisons pour la ilecture ?s résultats obtenus par les thermomèinee déversement ont été faits dans des mitieuK mt la température était délerminée au oyen de thermomètres métastatiques k rhelle ai4>itraire, pour lesquels ie degré ;ale plus de iW divisions , et dont les ré- Tvoirs ont ta même capacité que ceux des struments k déversement. Les plus faibles riations de température de ces milieux nient, en outre, accusés par mes tfaermol'tres différentiels à très^petit réservoir, tur lesquels le de^ré correspond à plueurs centaines de divisions.

« LaMonilielongeestsJtoéeè Skilomètres 1 Creuzot, et h 321 mèlres au-^eesas du iveau de la mer. Le trou de sonde a ^iO î diamètre ksa partie supérieure, el 0"^ la limite du sondage. Après avoir «traversé I mètres île grès bigarré , la sonde a péiré jusqu'à la profondeur de 816 mèlres ris le terrain houiller formé d'alternances

schistes noirâtres et de bancs de grès •e è erains quelquefois granitiques et elqueioisfeldspathiques, variant senslblent de couleur.

i Je devais me prémunir contre le surit de chaleur que développe le procédé percussion appliqué dans be forage, r Le travail avait cessé le 10 mai 1856, k heures du matin. Dès le lendemain, nous ms agi té et soulevé violemment, au moyen ne cuiller à soupape, la vase boueuse du id, aQn de la délayer dans la colonne liide qai. la recouvrait, et cette opération a

répétée les jours suivants à diverses .roses.

C*est ie 13 mai , & sept heures du soir, st-à-dire après un intervalle de plus de itrc-vingts heures, hpartir du moment -de

la cessation de tout travail , que les instru« meotsthermufliétriques ont été mis en ex«

Î)érieBce h la profondeur de 816 mètres, dans a vase boueuse deveaue compacte; ils ont été remo&tés Je Ifc, à 10 heures 55 minutes, et la cuiller qui Jes a raoïenés è h surface se trouvait complètement ^remplie par ia vase compacte danslaqueJle ils avaient ainsi séjourné penda&t seize heures, ils ont indiqué, en moyenne, 38*5. Un seul des tubes en cristal, renfermant les instruments ther* mométriques, a éclaté sous r.énorme pression de 81 atmosphères*

« Je n'ai pas cru devoir m'en tenir à cette première expérience.

ff Pendant que je procédais avec M. l'ingénieur Bauer, à la lecture et à ia comparaison des thermomètres déverseurs 41im venaient d'ètpe retirés, fious avons de nouveau fait agiter la vase boueuse du fond, et les instruments ont été descendus le mèipe jour à (heures M minutes du soir ; ils sont arrivés au fond à 5 heures 57 minutes, lel ttous les avons relevés le leodemain^ 15 mai, à 10 heures SOmiautes; ils ont par conséquent été Biis en observation pendant 14 heures 33 minutes:; et cette seomide «spé«> rience a ainsi commencé cent deux heures après la cessation de tout travail de sondage. Amenés à ia surfrce, ies instruments ont indiqué 88* 31. C'est oe dersier résultat i|ue nous avons adopté.

« Torcy est situé par le 1* 52^ de longitude est, et kO'WSeràe latitude, k SIA mètres au-dessus du niveau de la mer. Le son» dage pratiqué <âans ie «rès bigarré jusqu'à la .profondeur de UW a 500 mètres, a as^ teint les grès ei Jes schistes do teiraîii ihottiller jusqu'à celle de<i96 mètres.

« Ici le travail de sondage est suspendu depuis longtemps, et l'on «'-a par consé-

Juent è craindre aucune erreur provenant e raccroiesemeiit de températore que produit la peroussion.

m 'Des ékM)ulemeal8 avaieiit -rempli la partie inférieure duitre<i>de «sonde, et c'est à la profondeur «de ftSfc meures seolement que les instruments tbermométriques ont été mis en expérience ie tt mai. Enfoncés de 10 mètres dans la xase^ ils y «ont séjourné pendant 17 heures 38 minutes.

(C Itameiiés à la s«rfaoe , ils ont indiqué en fDoyenae 2T48.

« Quoique cette observation ne laissât aucun doute, l'ai cru devoir la «aépéter dix jours «après, le 22 mai .

« Placés exactement dans les mSmes cirronstaucee que pour la première expérienoe, les instruments tnermoméiriques ont de nouveau séjourné au fond du trou de la sonde , dans la vase toueuse, peuplant 17 heures 25 minutes, et ils jont indiqué 'en moyenne 27* 22.

« On voit que Torçy étant situé k 810 asètres au-dessus du niveau de la mer, fournit, à la profondeur de 55fc mètres , un «xcetlent horizon ttoermoséognostique pour calculer l'aucroisaement de la température à partir de oetie 'profondeur )aaqu« celle éa

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DICnOxNNAIRE

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