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OV^NQUET. Sorte Je lampe à un ou h plusieurs becs et â double courant d'air, et inventée par Argant, vers 1785. C'est iiar erreur qu'on lui a imposé le nom qu'elle porte, et qui était celui d'un fabricant qui n apporta d'autre changement h cette lampe, qne d'y placer le verre qui fait ofBce de cheminée.
QUINQUINA (cpmm.). Du péruvien kina^ ktna ou km-km, écorce des écorces, h cause de son excellence. Plante de la famille des rubiacées, qui appartient au genre cinchona, et dont les espèces nombreuses croissent particulièrement au Pérou, au Brésil et au Mexique. L'écorce de quelques-unes de ces
r%^ ..•"'"""" ^^*^" ç«<,uiuc osi un lueaicaraent héroïque, surtout dans les fièvres intermittentes, et on en fait usage aussi comme tonique et antiseptique.
Le quinquina fut introduit en Europe vers leW, par la comtesse de Cinchon!
femme du vice-roi de Lima, ce qui Gt d'abord donner à ce produit le nom de poudre de la comtesse. On l'appela ensuite remède des Jésuites, parce que ce fut, dit-on, un général de cet ordre qui l'administra avec succès à Louis XIV. Enfin , selon quelquesuns, ce serait un Anglais, nommé Talbot, qui aurait mis en vogue ce médicament en France, après avoir vendu au môme prince ses formules. Le premier pied de ciuchona fut rapporté du Pérou en France par la Con* damîne, et c'était lo quinquina gris auquel Linné imposa le nom du célèbre voyageur, La découverte des alcalis qu'il renferme fui fniie en 1820 par MM. Pelletier et Caventou : c'était la quinine et la cinchonine; et, en 1833, MM. Henri et Delondre firent connai-* tre i leur tour la quînidine.
Dans le commerce et 4a pharmacie, on distingue seulement trois espèces de quinquinas : le quinquina gris ou quinquinaloxa^ le quinquina jaune ou quinquina royal^ et ie quinquina rouge. Le quinquina gris, lo premier qu'on introduisit en Europe, provient du cinchona condaminea. C'est une écorce roulée, de grosseur variable, de 45 à 55 centimètres de long, recouverte d'un épiderme grisâtre et de rugosités nombreuses. Son odeur est très - prononcée , sa saveur est amère et astringente, et il abonde en cinchonine. Le quinquina jaune, qu'on nomme aussi calisayat est fourni particulièrement par le cinchona lancifoliay et se présente en morceaux aplaffs de dimensions variable.'i. Son écorce est rugueuse, inésale, à cassure fibreuse ; elle donne une poudre jaune fortement amère et un peu astringente ; c'est le quinquina le plus estimé; et 1 kilogramme fournit 33 grammes de auinine. Le quin« ouina rouge, produit par ré cinchona magni* fàlia^ se montre en morceaus roulés, à surface rude et rugueuse, de couleur rouge* brun, et n*a aucune odeur.
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