‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 14 sur 248 · LES · texte numérisé non relu

LES

metteni sur une sarface opposée une image qui semble dîverçer comme si elle provenait c)*un point situé clans la concavité du verre. Ce point se nomme foyer négatifs et se distance à la surfacequi reçoit la lumière, riû/nnc0 focale négative. Les objets examinés h travers une lentille de celle espèce, fiaraissent plus petits, mais plus proches, el l'on n'en fait usage, isolément, que pour les besicles destinées h corriger la myopie. On conçoit, maintenant, pourquoi les len« tilles aident la vue lorsqu'on les choisit de figure convenable. L*œil est conformé de telle sorte que les rayons émanés des objets exté* rieurs entrent |>ar la pupille et se brisent en traversant le cristallin et les humeurs internes, comme ils feraient dans leur passade par les lentilles. Ces rayons vont porter l'image des corps sur une membrane nerveuse très-sensible, nommée rétine^ qui tapisse le fond de J*œil, et cette membrane nous communique les sensations qui constitue la vue; mais |)Our que Tobjet soit nettement senti, ii faut que les rayons incidents se réunissent sur la rétine. Les personnes dont la vue eî>t défectueuse peuvent avoir rœil conformé de deux manières : ou les rayons se réunissent un |>eu en arrière de la rétine, et il convient alors d*en accroître la convergence afln que Tobjet se peigne 'sur la rétine mémo; mais dans le cas où les rayons se réunissent en avant de la rétine, il ^lut, au contraire, Augmenter la divergence. Les premières vues sont dites presbytes^ c'est-d-diro qu'elles aperçoivent très-bien les objets éloignés, niais ne peuvent les distinguer de près, comme un écrit, par exemple, ce qui leur rend nécessaire l'usage des verres convexes; \qs vues basses ou myopes^ au contraire, ne distinguent nettement que les corps rapprochés, et |X>ur voir convenablement ceux qui sont éloignés et envoient des ra^'ons à peu près parallèles, il leur faut des verres concaves qui accroissent la divergence plus que ne le peut faire la puissance naturelle de leur organe. Les vieillards sont presque toujours dans le premier cas, parce que leurs yeux sont plus aplatis et ont les humeurs plus denses; les jeunes gens sont fréquemment myopes et ont les yeux bombés et saillants, mais il arrive aussi qu^avec TAge ils deviennent presbytes. Quant au degré de concavité ou de convexité des verres dont chaque individu doit faire usage, cela dépend dé la nature de la vue, et même on est souvent obligé d*en changer avec les années. On donne le nom de conservée aux verres presque |itans, qu'ils soient concaves ou convexes, parce qu'on les a réputés propres è conserver la vue, plus qu'à en accroître les forces: mais c'est une erreur grave qu'il serait à désirer qu'on détruisit, car toute espèce de verre fatigue la vue plus ou moins. L'usage des lentilles, même des conserves, rend en effet l'œil paresseux, en soulageant U puissance de contraction propre à cet organe, mais ce dernier résultat n'est obtenu qu'aux dé|)ens d'un affaiblissement de plus en |)lud considérable de la vision naturelle.

Les personnes très-myopes ont besoin de verres frès-concaves, nbus Tavons dit, et les vues très-presbytes réclament des lentilles très-convexes. On mesure le degré de cour* bure des verres par la mesure du rayon de la sphère sur laquelle on les travaille.

LENTISQCE (comm. tablett.j. Petit arbre du genre pistachier, piêtacia lentiscus^ qui croit spontanément sur les côtes de la Méditerranée, en France, en Corse, en Afrique, en Syrie, en Grèce, et particulièrement dans rtle de Chio. Il découle de cet arbre une substance résineuse connue sous les noms de maitic de Chio et de manne du Liban^ employée en médecine comme tonique et antiseptique; la racine sert à fabriquer des tabatières et autres menus objets de fantaisie; la décoction du bois s'appelait autrefois or potable, à cause de sa couleur jaune, et jouissait d'une certaine renommée contre la goutte et la pierre; enOn, on retire de l'huile des graines.

LÉONAISE (manuf.). Etoffe façonnée en laine souple et légère, et h petits dessins.

LFPTUHGiE (peint.). Du grec X-ittoç, fin, et r/pyov, travail. Mot qui a été employé pour dé$i}<ner l'art de peindre en miniature.

LESSE (horlog.). Tour qu'on laisse à faire au ressort d'une montre t)u d'une pendule, après que la chaîne a été remontée sur le barillet.

LESSIVAGE. Action de lessiver. « U serait è désirer, » dit M. Pelouze, « pour la santé et pour éviter la fermentation qui détériore le linge sale, que les maîtres de maison le fissent essanger à mesure de l'emploi, et le fissent sécher et placer dans des greniers aérés : alors, il ne resterait pas même sujet de craindre la trop grande humectation du linge lors du lessivage. >»

LESSIVAGE (chim.). Angl. steeping in lye; allem. einlaugung. Opération qui a pour objet de séparer, dans un liquide, les [)arties solides d'une substance, de celles qui ne le sont pas.

LESSIVÉ. Du latin lexivium. Angl. lixi^ rium; allem. lauge. On entend par ce mot, dans les arts, toutes les opérations dans lesquelles on traite par l'eau des substances le plus ordinairement calcinées, afin d>n se-

f»arer, au moyen du liquide, les parties soubles de celles qui ne le sont pas. L'eau qui sert à ces opérations porte également le nom de lessive. On appelle lessive de cen^ dres de 6ot5, celle qui est employée pour le blanchissage du linge; lessive de soude brute^ celle qui sert à la préparation du sel de soude du commerce; lessive de matériaux salpêtres^ celle de la fabrication du nltre ou salpêtre; lessive caustique ou lessive des savonniers^ celle oui est en usage pour fabriquer le savon; lessive de tan^ celle qui sert à la préparation du cuir; lessive pnssique ou lessive de sang^ celle d'où provient le bleu de Prusse; etc., etc. Yoy. Blancuis-

SAGB.

LESSIVE f impr.). Angl. potasn-watef allem. polascnenwasser. Eau de pesasse qu* sert pour le nettoyage.

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