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DlCTIONNAlAfi
RAT
lis^oire pour lui doDoer le Ipanchant; on la monte ensuite sur le manche ou cbAsse, qui est en ivoire, ou plus communément en oa* leine; on la fiie dans celte cbAsse au moyen d'une goupille sur laquelle elle fait charnière, et la goupille elle-même est rivée sur deux petits yeux en argent : enfin on passe la lame sur la pierre à buile et sur le cuir, pour lui donner le tranchant (e plus délicat possible, et elle se trouve alors en état de servir.
Quelques couteliers ont imaginé de tAcher d'augmenter la valeur de leurs rasoirs, en donnant à la lame une apparence de damas, et ils imitent ce genre -de deux manières, soit par de petits grains blancs, soit par de grands dessins. L^s manches de rasoirs, qu'on nomme ckâsseSf se fabriquent tous de la même façon et ne diffèrent que par la matière employée ou les incrustations qu'ils portent. Les rasoirs les plus estimés sont les rasoirs anglais; mais on en fait de bons aussi en France, à Langres, à Chêtellerault, k Nogent« etc.
RASOIR A RABOT. Sorte d*instrument au mo3'en duquel on peut, dit-on, apprendre à se raser sans s'exposer à des cou})ures.
RASPATOIR ou RUGINE (inst.de chir.).
AugU grating-iron ; allem. radirtisen. Instrument qui sertk rAcler les os.
RASPEÇON. Foy. Hranosgops.
RASPECT (écon. rur.).Nom que Ton donne, dans le midi de la France, au moût de raisin après qu'il a été séparé de la rafle.
RASSACLE (comm.). Angl. glass-pearle; allem. glasperle. Grains de verre ou d émail, de diverses* couleurs, avec lesquels on fait des échanges dans les contrées habitées par les nègres.
RA8SE (forg.). Angl. coal-boêket ; allem. kohlenkorb. Panier dont on fait usage dans les forges pour mesurer le charbon qu'on doit jeter dans le fourneau.
RASSÉE (forg.). Quantité de charbon contenu dans une rasse.
RASSEOIR. En termes de maréchaterie, rasMeoir un fer^ c'est affermir un fer vaciN lant et prêt à tomber.
RASSIS. Fer de cheval qu'on remet, qu'on rassied k l'aide de clous neufs.
RAT. Du celtique ract ou de l'allemand rai. Nom que donnent les tireurs d'or aux trous de médiocre grandeur dans lesquels passe le fil d'or.
RATAFIA (boiss.). Liqueur spiritueuse
S|ue l'on prépare avec du sucre et certains ruits ou autres ingrédients, soit en distillant l'esprit de vin sur des substances odorantes, soit en faisant macérer ou infuser ces substances dans de l'alcool, soit enfin en mêlant avec l'alcool le suc des fruits.
RÂTEAU. Du latin rusteUumf dimin. de ratirum , même signification. Ang. raek; allem. rechen. Instrument d'agriculture et d'horticulture, composé de plusieurs dents parallèles, fixées k une traverse à laquelle 8*adapte un manche. —Garniture ou garde d*une serrure. — Pièce d'une montre, située sous lecoq.^Outil avec lequel les pêcheurs entament le sable, pour en retirer des pois-
sons ou des coquillages. ^ Instrones. forme de rAteau àaos dents, avec itqur ramasse l'argent sur les tables dejeo.
RÂTELÉE (agricutt.). Ce qo4> loo ramasser d*un seul coup de rAteau.
RATBLET (manuf.). Aogl. afsy; «11. b»
Peigne de canne dans le métier à lisait
RATELEDR (agricult.). Ouvrier es{..
à rAteler le foin, les orges, les Sfoiaev- C'est aussi le nom d'un outil de grsTw
RATELIER. Du latin rofUUum. S^rt balustrade en bois que l'on place aoii^de la mangeoire, dans les écuries, poar . tenir le fourrage. — Ap()areil forai d« / montants garnis de chevilles ou de croi sur lesquels, dans les casernes et les de i^arde, on place les fusils dacs la {<•* horizontale ; ou bien de deux pièces de . placées horizontalement à 1 mètre l'ti> 1 autre, et qui servent à maintenir le» *r.
ferpendiculairement. — Instrument jO' • fouler les bas, les l>onnets et autres vrases de laine. — Tringle attachée ii de l'établi du menuisier pour y r^an:
outils à manche. — MAchoire iactia; imbriquent les arracheurs de dents, et C- * charlatanisme et les réclames parlent h chaque jour pour nous dlspen.ser d*é(rr sur cette machine, sorte de martyre loctt* pour ceux qui en font usage.
RATIÈRE. Petit engin qui ferl à \n:
les rats
RATIÈRE (ruban.). Angl. cordloom. • rem. kordeêtuhL Métier qui sert k k:* ganse.
RATINAGE (manuf.). Opération s^fait subir à certaines étoffes, telles «})< peluches, et qui consiste à disposer \ti .> qni couvrent ces étoffes en forme de f boutons. Le métier qu'on emploie pur :
rivera ce résultat, se nomme frûe.
RATINE (manuf.). Angl. /hVied-r^allero. ratin. Etoffe de laine croisée, q: fabrique sur le métier à quatre marrht* dont on soumet le poil à lafrùe, c*e>i^au ratinage, d'où lui est venu son ma genre d' étoffe est très-velu, très-ên * très-chaud. Florence et la Hollvide ' nissaient autrefois les ratines au n>mi' français; mais aujourd'hui on co fabr.- Rouen, à Caen, à Elbeuf et dans le bu doc. On distingue les ratines drapées o prêtées en drap, les ratines frisées eit* tines h longs poils non drapées.
niATINER (manuf.). Passer ooe éU'^ un drap A la machine è friser, pour e£ ide la ratine.
RATIS (bouch.). Graisse que les boik-^ détachent des boyaux en les ratissaat
RATISSE-CAISSE (fond.). Pltocb* ^ laquelle le fondeur rassemble le fOiM -> caisse è mouler.
RATISSER. Oter, emporter en ne i?
superflcie de quelque chose, ou les»*'-' qui se sont attachées dessus. On r3(:>> bois, des peaus, du parchemifli do ' nés, etc.
RA TISSETTE. Outil du forgeron t briquetier.
RAT
M TECHNOLOGIE
RAT
\ ATISSOIR (facl. dinst.). Fil de laitao \ sert à neitoyer les soupapes de TorguA. ^ATISSOIRE (horticO. Inslrument de fer )t on faii usage pour ratisser les allées n jardin, une cour, etc.
lATISSURB. Angl. »crapings\ allem.*o6abêtL Ce qu*on enlève en ratissant.
^ATTACHbCR(maouf.). Ouvrier qui rat* lie les fils dans les filatures. Cette besogne ordinairement exercée par des enfants.
lATURE. Ce qu'on enlève des peaux en raturant.
lATURE. Angl. tin slipt; allem. sinn- \ne. Petite bande qu*on enlèveen tournant LA in sur la roue.
il.VTURLR (parchemA Racler le dessus s peaux dont on veut faire du parchemin. i\ATUR£UR (parchem.). Ouvrier qui rare les peaux.
R AUSTAHL (métallurg.). Sorte d'acier ratetix.
H A VA LE (agricult.). Machine propre à nrîsor la surface du terrain.
HAVALBMENT. Du root avaU en descenni. On désigne ainsi, en architecture» la ^>îssuro que Ton fait, de haut en bas, à mur ou à la façade d*un édifice, après jr élévation; ou bien le ragrément d'une nstruction de pierres. Le mot ravaleiâent ;nîfie en outre un petit enfoncement pra- (ué dans les pilastres et corps de maçonrie et de menuiserie, au bord d'une baette ou d*un talus. — Les fabricants d'insjiiients de musique appellent clavier â ra- Ummi^ celui qui est pourvu d*un plus 'Bud nombre de touches qu*il u*en compte Knmuaémeut.
RAVALEMENT (eaux et for.). Opération Il se pratique en recepant le vieux bois un arbre ou des souches qui ont été couies trop haut au-dessus du sol, ou expioi-> os avec peu de soin.
RAVALER. Laisser tremper une peau duint quelques jours dans un vieux confit. — lendre des feuilles d*or ou d'argent sur du télal, avec le brunissoir. — Rendre Taneau d'une clef ovale, de rond qu'il était. UAVAL01R(scrrur.). Outil qui sert à raaler Tanneau d'une clef.
RAVAUDAGE, RAVAUDER. Raccommoer à l'aiguille de vieilles bardes.
RAVAUDEUSE. Celle qui fait métier de Mtnommoder des bas.
RAVAUX. Se dit, en termes de chasse^ es grandes perches garnies de branches int on se sert pour battre les oiseaux dans ( chasse aux flambeaux.
UAVESTAN. Ang. giass-baskei : allem.
laskorb.
RAVIER (écon. rur.). Nom sous lequel on é^igne, dans le Jura, la fosse dans laquelle n conserve les racines nutritives.
RAVOIR. Se dit d'un filet tendu par le avers d'un ravin ou d'un courant d'eau. RAY ou CAPEIRON. Sorte d'engin de pè- '^^ fait en forme d'entonnoir, et à mailles ^ès-éiroites.
hAYAUX (monn.). Angl. ingoi'moulds ; llem. $ingUts9. Sorte de moule dont un
se servait autrefois pour le monnayage.
RAYÈRE. Ouverture verticale» longue et étroite, pratiquée dans le mur d'une tour pour éclairer l'intérieur. — Se dit aussi d'une écluse.
RAYEUR. Instrument propre à rayer le papier.
RAYON. Du latin radiOf radioniSf augment, de radius. Dans le charronnage, on donne ce nom ou celui de rat> aux Mtons (|tti vont du moyeu de la roue jusqu'aux jantes. — En orfèvrerie, on entend par rayons^ les lames d'or ou d'argent, plus on moins aiguës, qui entourent la lunette d'un solei-l.
RAYON (im|»r.). Se dit de planches posées à distance pour recevoir des casses.
RAYON (menuis.). Angl. case; allem. /oeA. On désigne sous ce nom les tablettes qui garnissent la cage d'une bibliothèque, et celles qui forment des séparations dans les armoires.
RAYON (phys.). On appelle rayons /umjneux et rayons calorifiques^ les mouvements rectiiignes à Taide desquels se propagent les vibrations qui ont pour résultat la production de la lumière et de la chaleur; rayon direct^ celui dont toutes les parties comprises entre l'œil et l'objet lumineux sont en ligne droite, et dont les propriétés consti* tuent l'optique proprement dite; rayon rompuj celui qui s écarte de la ligne droite, ou se détourne de sa direction en passant d'un milieu dans un autre; rayon réfléchif celui qui, après avoir frappé la surface d'un corps, retourne en arrière ; rayon incident^ celui qui tombe sur le point de réflexion ou de réfraction; rayons parallites, les rayons qui, partant de différents points de l'objet, conservent toujours une égale distance les uns des autres; rayons convergents^ ceux qui partant de divers points de l'objet concourent ou tendent vers un même point ;rayona divergents, ceux qui partant d un point de Tobjet s'écartent et s'éloignent les uns des autres; et rayons visuels ^ les rayons qui, étant réfléchis des divers points des objets éclairés, parviennent à l'œil et y rendent visibles ces objets.
RAYON ASTRONOMIQUE. Voy. Arba-
laBSTRILLK
RAYONNANT. Voy. Ratohnbmsnt.
RAYONNEMENT (phvs.J. Propaeation de la chaleur au moyen de rayons. Un corps chaud rayonne dans toutes les directions, et l'air n'est point indispensable à ce rayonnement, puisque le calorique se transmet aussi dans le vide. La chaleur se transmet en ligne droite , lorsqu'elle traverse un milieu homogène, et sa réflexion est la conséquence de sa propagation par Toie de rayonnement. Dans la réflexibilité du calorique, Tangle de réflexion est toujours égal h raugle (Tiucidence.'La propagation de la chaleur dans les corps solides provient d'un Myonnement intérieur de molécule à molécule, et c'est ce rayonnement des corps pendant la nuit qui fait qu'ils se chargent de rosée. Voici en effet ce qui se passe. Lorsoue le corns uosé
RAI
MCTKNNNAIRE