‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 141 sur 248 · REA · texte numérisé non relu

REA

à !a snrfiice du sol s'est échauffé durant le

Cur, et qu'il émet ensuite librement , dans nuit, sa chaleur à travers les couches d'air» il se refroidit, ainsi que la couche d'air immédiatement en contact avec lui, et cette couche ne pouvant plus retenir la même quantité de vapeur d'eau, en dépose sur les corps une partie plus ou moins abondante, selon que le refroidissement de ces corps est plus ou moins considérable , et cette rosée peut môme passer à l'état de gelée blanche, en raison de l'intensité du refroidissement. La température des corps s'abaisse d'autant plus, que l'étendue du ciel vers lequel ils rayonnent est plus grande, et que leurs po*uvoirs rayonnants ont plus d'énergie; et celte température peut s'abaisser au point de n'être plus que — 3" — 2* — 1* pour les uns, et a* + 1- + 2' H- 3* pour les autres. Le phénomène de la rosée n'a point lieu quand le ciel est couvert, parce qu'alors les nuages font échange de calorique avec les corps placés sur le sol ; il ne peut se produire non plus lorsqu'il fait du vent, attendu que celuici ne permet pas à la couche d'air de demeurer assez longtemps en contact avec les mômes corps , [tour se refroidir et déposer de la vapeur d'eau.

Lorsque la rosée se forme, elle commence souvent avec le coucher du soleil, se dépose toute la nuit et quelquefois môme dans la matinée. La précipitation de la rosée est plus grande ehtre minuit et le lever du soleil, qu'entre le coucher de cet astre et minuit, parce que le froid est plus intense dans le premier cas que dans le second. La rosée est aussi plus abondante après la pluie que dans un temps sec, et penaant les vents du sud et de l'ouest , que pendant ceux dû nord et de l'est. Lorsque plusieurs corps se trouvent à des températures différentes, le rayonnement s'opère entre eux avec d'autant plus de rapidité que les différences sont plus grandes; et Tétai de la surface d'un corps influe notablement sur les propriétés rayonnantes. Un corps dont la surface est polie et brillante s échauffe diflicilemeui, parce qu'il réfléchit alors plus de rayons qu'il n en absorbe; celui, au contraire, qui présente une surface terne et rugueuse, acquiert une grande intensité de chaleur, parce qu*il absorbe beaucoup et réfléchit peu. Par suite de ce môme principe , un corps noir, placé dans des circonstances calorifiques tout à fait semblables à celles d'un corps blanc, rayonnera avec infiniment plus d'énergie que ce dernier. Enfin les métaux sont bons conducteurs du calorique , tandis que le verre, 'a soie et les liquides sont de mauvais conducteurs. Parmi les substances métalliques, le fer, Tacier, le zinc, le plomb rayonnent plus que l'or et Targent, le cuivre et l'étain.

On peut obtenir de la glace sous un climat très-chaud, en vertu des lois du rayonnement. Aiflsi au Bengale^ par exemple , on choisit un terrain bien découvert et d!une éteadue convenable, que l'on divise en i>etiis carrés d'environ 1-625 de côté, et qu on entoure d'un rebord de terre d'à peu près

0*,i3S de bautem*. On f>i8ce dans chaeande ces compartiments , couverts de paille oa d'herbes sèches , autant de terrines pleines d'eau qu'ils peuvent eu contenir, et la glace s'y produit abondamment lorsque l'air est calme et le ciel serein.

RAYONNEDR (agricult.). Instrument gin ressemble h lextirpateur, et dont on fait usage pour tracer, le long des sillons, des lignes bien parallèles, destinées à la plantation ou aux semailles des végétaux que Toa veut cultiver en rayons.

RAYURE. Façon dont une étoffe est rayée. — Cannelure faite intérieurement dans une arme à feu. — Assemblage de pièces de bois qui se faît dans un comtde.

RAZE. Foy. Riss.

RAZETTE (céram.). Ratissoire de fer à Tusage du potier.

RÉACTIF (chim.). Kn%\. reaeting ; allero. gegenwirkena. Se dit des substances dont on fait usage pour reconoUtre la nature des corps avec lesquels on les met en contact, en opérant des compositions , des décompositions et des changements quelconques. C'est ainsi que les acides rougissent la teinture bleue de tournesol, et que celte teinture, une fois rougie, est ramenée au bleu par les oxydes. Les réactifs le plus communément employés sont les teintures végétales, telles que celles de tournesol et de curcuma, et le sirop de violettes; puis les acides salfurique, chlorhydrique • tartrique et oxalique; et enfin le chlore , l'ammoniaque , le nitrate d'argent, etc.

RÉACTION (chim.). Du latin reaelio, fa^^t de reago, reaetum^ agir réciproquement. Manifestation des caractères distinctifs d*ua corps provoquée par un autre corps.

REAL (monn.). Petite monnaie de comple et effective en usage en Espagne. On en connaît de deux espèces : les.réaux de bil- Ion, qui valent 27 centimes, et ceux d'argent qui sont du double. Le rcal de v^ltou est une monnaie de compte qui équivaut à 9k maMvédis de vellou, ou 0 fr. 27. On l'appelle aussi réalitlo. Le réal de piaia emiigua est une monnaie de compte valant 64 maravédi^ de vellou, ou environ 0 fr. 50; le réaide plata est une monnaie d'argent de V&l ayant une valeur de 0 fr. 52 ; le réal de deus est une autre monnaie d'argent qui vaal un cinquième de piastre ou 1 fr. 09. On ra|>pelle aussi piéceiie. Le réal de un est encore une monnaie d'argent de 0 (r. 54 , qui porte encore le nom de demi-piécette; et le réaliit plata est' une monnaie d'argent du M^^^' que, qui correspond à 0 fr. 67.

RÊALGAR (chim.). Angl. id,; alleoi.

rauschgelb. Composé d'arsenic et de soufre, AsSVqui est d'un rouge orangé, sans odeur ni saveur, et fusible et volatil. Ce com^tosé. qui est très-vénéneux , se rencontre diversement cristallisé, mais sous des formes dérivant d'un prisme oblique, dans les (ilon!> métalliques de la Transylvanie , de le Sast\ de la Rohème , de la Chine , etc. , et dan> b plupart des mines d'arsenic. On l'obtieutar-

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