‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 159 sur 248 · SAN · texte numérisé non relu

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mais l'expérience n'a pas confirmé ce que Ton attendait de son emploi.

SALICORNE. Du latin sal, sel. Angl. o/asswort; alîem. gtasêchmalx. Genre de plantes de la famille des chénopodées, qui croissent sur le rivage de la mer et dans les terrains imprégnés de sel. Les salicornes sont coupées à la fin de Tété, puis desséchées au four ou au soleil 9 et donnent ensuite, parlMn* cinération, une grande quantité de soude. Ces plantes reçoivent aussi les noms de «a- KeoUf salicot et ekriste-marine,

SALIÈRE (lapid.). Petit instrument de bois dont la partie supérieure est creusée en forme d'une petite salière, avec un creux au foilieu pour recevoir la coquille sur laquelle on monte le diamant.

SALIFÈRE. Angl. saliferous: allem. Ja/xkattig. Qui contient du sel.

SALIFIABLE (chim.). Qui jouit de la propriété de former des sels en se combinant Avec des acidii^

SALIFlCATiÔN(chim.). Formation du sel.

— Conversion en sel.

SALIGINECX. Saturé dé sel.

8ALIGN0N. Sorte de pain de sel qu'on

place dans les colombiers pour attirer les pigeons.

SALIN. Sorte de baquet dans lequel on met le sel destiné è la vente en détail.

SALINAGE. Opération qui consiste è faire cristalliser le sel.

SALINE. Lieu où Ton recueille le sel.

7oy. Sbl.

SAUNIER. Celui qui travaille aux salines ou bien celui qui fait le commerce du sel.

— Celui qui extrait l'alcali des soudes. SALLERANT (fabr. de pap.). Ouvrier gui

trie et nettoie le papier lorsqu'il est bien sec.

SALOIR (écon. dom.). Vaisseau de bols dans lequel on met le sel. — Vaisseau destiné k recevoir les viandes qu*on veut saler.

SALORGE (salines). Amas de sel destiné au commerce.

SALPÊTRAGE. Formation du salpêtre dans les nitrières artificielles.

SALPÊTRE. Yoy. Nitrb.

SALPÊTRE DU CHILI. Yoy. Nitratb.

SALPÊTRER. Se dit de l'action de ré|)andre du salpêtre sur un espace de terrain, puis de le mêler avec la terre , qu'on frappe alors fortement pour rendre ce mélange dur et impénétrable a la pluie.

SALPÊTRERIE. Fabrique de salpêtre.

SALPÊTREUX (chim.). Qui contient du salpêtre.

SALPÊTRIER. Ouvrier qui travaille à faire du salpêtre. *

SALPLICAT (comm.). Angl. japonese gol' dvamish: allero. japanesischer goldfirniss. Vernis du Japon mêlé d*or en poudre.

SALSEPAREILLE (comm.). En latin imtlax iahaparilla. Plante médicinale dont on doit la connaissance aux Espagnols» qui l'apportèrent les premiers du Pérou, où eliH crott en abondance , ainsi qu'au Mexique et au Brésil. Les Portugais nous expédiaient autrefois cette plante du Brésil, en petites

bottes ou faisceaux com}K)sés de racines bien nettes, séparées de leurs souches et symétriquement arrangées. Cette Qualité, connue sous le nom de ial$epareifU di Porfugai, se fendait facilement, et offrait un mé* ditullium d*un blanc rosé, avec un épideriue d'un gris-brun. Aujourd'hui l'avidité et la friponnerie mercantiies nous livrent ce produit, sous le nom de iaUepareille d^Haniuiras , en grosses balles oiS les racines soat entassées telles qu'on les récolte, sans qu'oa ait pris soin de les nettoyer; ces radiies restent avec leurs souches , leur chevelu et toutes leurs saletés; aussi la plupart sont* elles détériorées et par conséquent inertes, ce qui n'empêche pas leur acceutation et leur vente dans le commerce

SALSUGINEUX (chim.J. Angl. iolsuginota: allero. salzig. Qui a rapport à une liqueur salée, h la saumure.

SALYBUB (boiss.). Sorte de breuvage «aglais.

SAMARITAINE. Machine hydraulique qui avait été construite sur le pont Neuf, à Pans, eh 16\)6, et qui fut détruite eu 1806. Son nom lui venait d'un groupe de bronze qui représentait un vase aoii tombait une nappe d'eau qui venait du réservoir; d'un c6lé était Jésus-Christ , et de Tautre la Samaritaine

SAMBOULA. Petit panier d'osier, travaillé h jour, que font les Caraïbes avec des brins de latamer

SAMBUCINE (chim.). Substance particalière qui existe dans les fleurs du sureau.

SAMIENNE (Pibrrb). Pierre qu*oa retire des mines de Samos , et dont les orfèvres font usage pour brunir l'or et pour le rendre plus luisant.

SAMIS (manuf.). Du grec£^|iiToç,compo$i de six fils. Angl. v9nUian iHk-Huff: allem. samii. Nom que portait autrefois une étoffe très-riche qu on fabriquait i Venise , et qui était tramée de lames d'or et d'argent. Daa^ les registres de la chambre des comptes, il est fait mention de plusieurs armes du roi couvertes de samis vermeil; et rorifiamoM était faite d'un samis pareil.

SANAS (manuf.). Etoffe de coton qui se fabrique dans l'Inde.

SANDAL. Yoy. Santal.

SANDALE. Du latin sandalium. Chaussure qui ne couvre qu'en partie le dessus du pied. — Chaussure n'ayant qu'une demiempeigne et sans talon, dont on se sert pour faire dos armes.

SANDALINE (manuf.). Petite étoffe qoe l'on fabriquait autrefois h Venise.

SANDARACINE (chim.)- Résine pulvériH lente et insoluble dans Talcool, que la sen* daraque contient.

SANDARAQUE (comm.). De l'arabe laiido* rax, Angl. gum andarach; allem. iondarach. Résine qui découle du tkujfa artienlata, arbre de la famille des conifères qui croît en Arabie. Cette substance se trouve dans Le commerce en larmes allongées, d'un blanc jaunâtre, d'un goût insipide , presque s^n^ odeur, et d'une cassure vitreuse. On en fait

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DE TECHNOLOGIE

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B ponr préparer des vernis, et pour couafin de l'empêcher de boire» le i^apier é ou non colle.

NG (chim. indust. agricult.}. En latin wi>. Liquide de couleur rouge» tantôt e et vermeille, tantôt foncée et presque S qui, chez les animaux, remplit iesys- I entier des vaisseaux artériels et vei- :. Sa pesanteur spécifique est de 1,052 ^57, il a une saveur salée, et son odeur, est toute particulière, est un peu nause. On distingue dans le sang deux ies essentielles : t\es globules ^ etunlie qui porte le nom de plasma. Celui-ci de Teau qui tient en dissolution de la ne, de ralbumine, de la potasse et de la le, combinées avec Tacide phosphorique iverses autres substances. Lorsqu'on Ta ait des vaisseaux, le sang ne tarde point rraer une masse cohérente, gélatinile, qui, par l'effet de la coagulation de jrino, se resserre peu è peu, en laissant i un liquide clair et jaunâtre, qui est lé de Talbumine et de l*eau qui restent 3 le plasma et qu'on appelle sérum. Ou \me caillot, la masse aui surnage alors, lellc est composée detibrino coagulée et {lobules colorés emprisonnés par de la ne. Les globules infiniment petits et en il>re incalculable , ronds , aplatis en ne de disque, et plus pesants que le se* I, sont de deux sortes : les uns, et ce sont plus nombreux, ont une teinte jaure ;. les autres sont incolores, beaucoup s petits, grenus et semblables h ceux de lymphe. D*après diverses analyses , la portion moyenne des principes constirits du sang serait, chez Thomme, de 14,9 bules, 0,27 fibrine, 5,7 albumine, et 76,7 I ; chez la femme de 12,77 globules, 0.26 iiie, 5,90 albumine, et 78,70 eau. Le sang ferme en outre des matières très-varias qui s*y trouvent accidentellement més , et qui proviennent surtout des alints, comme par exemple le gaz oxygène, de carbonique et azote, ^s globules du sang sont sphériques chez omme et les animaux quadrupèdes; mais sont allongés dans les oiseaux et les rssons. La dimension de ces globules est ûnble aussi suivant les espèces. Ainsi fis le callitrique d'Afrique, ils s'élèvent à r millimètre : ce sont les plus gros. Dans chèvre, ils sont plus petits et ne vont *k/,7. Les globules du sang de Thomme nt intermédiaires, c'est-à-dire de 7^7 de llimètre. Dans une goutte de sang, de 1 llimètre cube, qu*on fiourrait tenir susndue à la pointe d*une aiguille, il y aurait inc environ 1,000,000 de globules ; et cendant il est des animaux complets qui nt aussi |>etits que les globules du sang. Ion M. Milne- Edwards, ces globules .sont I lAppôrtavec la chaleur animale. Chez les ^eallx, qui de tous les animaux» possèdent plus haute température, ils forment ik i 15 centièmes du poids du sang; chez lonime et les autres mammifères, ils vae(il de 9 à 12 centièmes ; tandis que chez

les animaux h sang froid, celui-ci n*a guère au delà du 5 à 6 centièmes de- son poids en globules. MM. Gruby et Delafond ont fait connaître des expériences d'où il semblerait résulter que le sang des chiens contient des entozoaires du genre filaire. Ces vers microscopiques s'y montrent même en trèsgrande abondance , puisque vingt-deux chiens en portaient avec eux 52,000 chacun, terme moyen, et chez plusieurs on en a compté 224,000. Une seule goutte de sang, extraite de n'importe quelle partie du corps de ces animaux, peut en contenir une douzaine. Ces Glaires trouvent donc vie et pftture dans le sang des chiens ; elles naissent dans ce liquide ep toute saison, et y séjournent des mois et des années. Comme leur diamètre est moins erand que celui des glo« bules sanguins , elles traversent les plus petits vaisseaux capillaires ; mais elles ne peuvent vivre que dans le sang , et on n'en retrouve ni dans le chvie, ni dans la lymphe , ni dans les différents tissus de ces mêmes vaisseaux.

La circulation du sang, soupçonnée par Nemesius, évèque d'Enièse, en Pnénicie, vers l'an 400, fut confirmée par l'anglais Harvey, en 1608. Sa transfusion fut enseignée è Oxford en 1659. Cette opération, aussi im(>ortante que curieuse, et que les Anglais ont voulu s'ap* proprier, avait été pratiquée avant eux, dans quelques villes de France, et notamment à Éar-le-Duc, par dom Robert des Gabets, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, qui mourut le 13 mars 1678. C'est h lui que revient le mérite de cette découverte» et dom Calmet raconte avoir vu les petits canaux en argent qui avaient servi k dom Robert pour ses opérations de la transfusion du sang. Cette méthode, connue en Aile* magne, dès 1665, par les écrits de Major, ne fut essayée k Paris qu'en 1668, où elle excita de grandes rumeurs dans le monde, et une lutte entre les médecins qui dura jusqu'k Tannée 1678, épooue à laquelle une sentence du Cbâtelet en date du 17 avril f défendit, sous peine de prison, de pratiquer la transfusion du sang. Les plus célèbres partisans de cette opération, durant le xvu* siècle, furent Denis et Emmerets en France, Lowes et Ring en Angleterre ; puis Riva et Manfredi en Italie; mais quelques imprudences ou tentatives maladroites motivèrent la sentence du Châtelet.

Le sang de bœufsertè clarifier les sirops, le sucre, et à faire le bleu de Prusse ; le sérum qu'il contient, associé à la chaux vive, offre un mélange utile pour la peinture grossière, et l'on en fait usage pour jieindre les grandi» emplacements, les ustensiles en bois, etc. La sang est aussi un excellent engrais, et l'on a recours à d i vers moyens pour le rendre propre à cet emploi , mais voici 1 un des plus simples. On ftfit dessécher au iour, immédiatement après la cuisson du pain , de la terre exempte de mottes , que l'on a soin de remuer de temps h autre au moyen du râble. Il en faut environ quatre è cinq fois plus qu'on a de sang liquide. On tire sur le devant du- four

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