‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 160 sur 248 · SAN · texte numérisé non relu

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la terra toute cbaudet et on t'arrose, en la retournant h la pelle, avec le sang ; on ren* fourne de nouveau le mélange et on Tacite ayec le rftbie Jusqu'à ce que la dessiccatior seit comf)iëte, puis on met le tout dans de vieux barils ou de vieilles caisses à fabri de la pluiepour s'en servir au besoin. '

SANGLE. Du latin cm0u{a, petite ceinture. Bande lar^çe et plate, oniinairement de cuir ou de tissu de cbanvre, qui sert à ceindre, à serrer et à divers autres usages.

SANGLOT. Petite courroie placée h la tête d'un cheval pour y attacher les sangles.

SANGSUE (comm.) Annélide suceur dont cha(]ue extrémité du corps est munie d'une cavité dilatable et préhensile qui agit à la manière d'une ventouse , et qni permet k l'apimal d'adhérer fortement aux objets sur lesquels il applique cet organe. Nous n'avons pas h nous occuper loi de l'emploi médical de cet annélide ; mais nous dirons Quelques mots sur le commerce qui se fait ue la sangsue officinale, hirudo $angui$u(fat et nous emprunterons ces détails à un article de M. A. Chevallier.

Le commerce des sangsues en grand se fait ordinairement au comptant et sans escompte. Il n'existe aucun cours reconnu et accepté des marchands; les prix sont toujours déterminés par la [losition de Tache* teur, les besoins de l'approvisionnement, et la possibilité qu*il y a de conserver la marchandise sans éprouver de pertes notables. Les prix ont souvent baissé par suite de la nécessité dans laquelle se trouvait un commerçant relativement à une partie de marchandise dont la conservation était en dan- Ser. On peut se faire une idée de la valeur u commerce des sangsues en jetant un coup d\Bi\ sur le tableau des douanes qui eoncerne et l'importation et l'exportation des sangsues. On voit, i^ar ce tableau* que de 18S7 à 1836 il fut importé en France SU),S06,a28 sangsues, dune valeur de 10,105,204. francs, et qu'il fut expédié de France à l'étranger, 8.860,S31 sangsues, d'une valeur de 266,09^ francs. Les sangsues qui sortent de la France sont expédiées pour l'Angleterre, l'Espagne, le Brésil, les Etats- Unis, la Martinique, la Guadeloupe, et même pour le Chili et le Pérou.

La consommation considérable qu'on fait des sangsues, la diminution de ces aunélides* dans les marais des départements de la France, puis dans les marais de la Hongrie, ont fixé I attention de quelques savants, l*sur le mode de conservation des sangsues; 2* sur le ifnoyen de faire servir ces animaux après quils ont opéré la succion; 3* sur leur reproduction ; et de nombreux travaux ont été faits dans ce sens par MM. Lenoble, Etawlins, Jonhson, Charpentier, Desaux, Derheims, Pallas, Guyon, Acbard et Gallois. Mais quoique l'on sache que la reproduction des sangsues n'était pus ignorée des paysans de la Bretagne, qui avaient anciennement la coutume de repeupler les étangs épuisés par de nombreuses pèches, en y transportant les eocons enfoncés dans la boue des lieux où

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existent une grande quantité de ces animaux; malgré ces précédents, disons-nous, on n*est encore arrivé h aucun résultat qui mérite une sérieuse attention, soit pour la reproduction de ces animaux, soit pour un moyen sûr de les conserver en tout temps. Les marchands de Paris ^rdenl leurs sangsues dans des bassins oik ils opèrent la pèche au fur et à mesure des t>esoins, eu agitant l'eau, et promenant des couvertares sur lesquelles ces annélides se déposent; mais ca mode de conservation n'est convenable que pour l'été; durant l'biTer, les sangsues se tassent, et il est difficile alors de les avoir, parce qu'elles s^engourdissenl^ ce oui ne permet de les amener a la surface de l'eau qu'avec une très-grande difficullé. D'autres personnes font usage de fosses, dites fossûÊ «fcAa#, qui contiennent de la glaise; là les sangsues peuvent être prises aisément; mais il faut que ces fosses soient

Krfaitement k l'abri des intempéries. Oans i officines* on peut les conserver à la cave en hiver, et dans une pièce tempérée en été; mais il faut les changer d'eau, et ce qui vaut mieux encore, c'est de placer dans le vase où on les met du charbon animal lavé, formant au fond du vase une couche, comme serait une couche de sable. Enfin, malgré l'addition du charbon, l'eau doit être souvent renouvelée.

Les sangsues sont exposées i divers secidnnts : les oiseaux, les poissons les détruisent. £1Ias sont sujettes aussi h diverses maladies qu'on remarque surtout chez les individus qui ont été transportés de pays lointain. Ces maladies, qu'on ne peut éviter ni prévoir, causent quelquefois la ruine d'un marchand, car il est forcé dans oe as de vendre k tout prix sa marchandise avant que les pertes se multiplient.

SANGSDB ARTIFICIELLE. Petit instrument par lequel on a essayé de remplacer les sangsues.

SANGDINAIRE (teint.). En latin fonyiitiMria. Plante de la famille des |iapavérecées qui croit dans TAmérique septentrionale. La suc qu'on en retire sert à teindre le soie et la mousseline d'uiîe couleur orange, couleur qui devient encore f^lus brillante en y joignant une dissolution d'étain

SANGUlNAKlN£(chim.).Du latin 9anguù, sang* Base saliSable organique qui existe dans la racine de la sangumaire du Canada.

SANGUINABIQUE (chim.). Qui a pour base la sanguinarine.

SANGUINE. Voy. EtuàmE.

SANS-BLOCSSli). Machine peigneose inventée par M. Collet fils, de Parts, et qoi fut admise k l'exposition universelle de 18S5.

SANTAL (comm.). Angl. sanders ; a^Mem.

iandelhoix. On désigne sous ce nom trois espèces de bois qui nous viennent des Indes : le santal citrin, le santal blanc et le santal rouge. Le iantul eiirin^ dont la eou* leur est un jau^ne fauve, a une odeur qui lient è la fois du musc, du citron et de la

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