‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 164 sur 248 · BAC · texte numérisé non relu

BAC

ment, el on estfliîé s^ûftqut celle d*esturgeon, de tboiit d^anchois, etc.

SAUNAGE. Du latin $al, sel. Fabrication et cominerce du sel marin. On appelle faux iaunage^ la vente en fraude du sel, vente défendue par les ordonnances, et qui^ autrefois, entraînait la peine des galères.

SAUNER. Fairç le sel.

SAUNERlE.Non collectif qu'on donne aux lieux, bAliments, puits, fontaines et instruments propres à la fabrication du sel.

SAUNIER. Ouvrier qui travaille à f^iro du sel. — Celui qui se livre au commerce du sel.

SAUNIÈRE. Vaisseau ou coffre dans lequel on coqserve le.sel.

SAURE(leinl.). Angl. $orr$l; allem. braun^ gtlb. Couleur tirant sur le brun.

SAURER. Faire sécher des poissons à la fun)ée. tels que les bareng:s.

SAURIR. verser du sauris sur les harengs pour les cpnserver.

SAURIS. Saumure de harengs, bouillie faite avec des laitances de ce poisson.

SAfJRlSSAGE. Action de saurir les harengs.

SAURISSERIE. Epdroit où Ton saurit les harengs.

SAimiSSEUR ou SAUltlSSONIER. Celui qui saurit lès harengs.

SAUSSAIE (agriçult.). lieu plamé d6 saules.

SA^^SSE (orfév.). Liqueur dont oq UH usage pour donner de la couleur è Tor.

SAPT (hjTdràul.). Angl. et allem. (qU.

ChuiQ d*eAu qui fait aller un mauliu,

SAUT^ILL^ (agricult.).* Sarment quQ Von couche pour regarnir une place vidç. — Tas d'éçhalas qui restent pçndan^ Thivor d^ius les vignes.

SAUTEREAU (luth.}. ?eli^e pièce de bpis garnie d*une languetiçi de plume, qui, en sautant par |e mouvement de la touche, fait sonner la corde d'un clavecin ou de tou( autre instrument analogue.

SAUTERELUp: ou ÉQUERRE PLIANTE [chaip. ). Angl. ftet?t7; allem. $cbr(igmait9. Instrument de bois à l'usage des charpentiers et des tailleurs de pierre. 11 consiste en deux règles mobiles assemblées par un bfiut comme la tête d'un compas, et propres h prendre Pouverlurede toutes sortes d angles rectiUgnes. On appelle sauterelle gru" duée celle qui est munie, autour du centre de ses bras, d'un domi-oercle gravé et divisé «n 180 degrés. <!et instrument, qui sert principalement h mesurer les angles, comme un «^om|ias de proj>ortion, porte aussi le nom do béveau ou biveau,

SAUTOIR (horlog.). Angl. jumper; allem.

^petrk.e^eL Sorte de^ mécanisme qui a pour objet d imposer à une roue dentée des intermittences de repQS çt de mouvement, de sorte que chaque dent passe 2^ son tpur, par un s^ut l|)rusque, aprè^ des intervalles de teiups réKutiers. C*est ainsi que raiguillè iit's qui^mièmes reste immobile pendant 24 heures, et fait un pas chaque fois qu'il est minuit. .

DICTIONNAIRE SAU m

Sauvagine (pellet.). Peau de cerUines bêtes sauvages dont on fait des fourrures communes.

SAVART (agricuU.). Se dit d'une terre inculte qui sert pour le pâturage.

SAVENEAÛ ou SEVOUCEAU. Filet ponlé sur deux bAtons tantôt droits, tantôt formant deux arcs qui se croisent.

SAVON. Du latin sapo. Composé qa'on obtient en traitant les corps gras, huiles ou

(graisses, par les bases salifiables, cotaoïe a potasse, la soude, la chaux, Toxjde de plomb, etc., sous Tinfluence de l'eau. On nomme cette opération saponification. Déjà on composait du savon en Europe, au tu* siècle, avec de l'huile et des cendres gravelées. Les villes de Londres et de Bristol eurent les premières des savonneries considérables vers ISSh; et l'Anglais Everhart perfectionna, en 1811, les procédés employés pour 1(1 fabrication de ce produit. On dislingue les savons en savons solubles dans Teaui qui sont produits par la potasse et la soude, et en savons solubles, qui sont formés par divers oxydes métalliques. Parmi ces derniers, ceux qui sont à base d'oxjde de plooib prennent plus particulièrement le nom d emplâtres. Les savons solubles sont les seul» employés dans l'industrie et l'économie domestique, et ce sont ceux auxquels on donne vulgairement le nom de savon. Ceux qui sont à base de soude sont durs, et ceui a base de potasse sont mous.

En France, en Italie et en Espagne, on fabrique le savon dur avec de la soude causii- 3UÇ et avec de l'huile d'olive ou de sésame e qualité inférieure; mais en Angleterre et dans le nord de l'Europe, on le fiiit avec le suif ou la graisse. On peut remplacer leo huiles et les graisses par l'oléine « principe immédiat qu'on extrait des graisses; el, récemment, on est parvenu aussi à faire du savon avec toutes sortes de matières animales. Les procédés de ta fabrication du savon consistent d abord à faire bouillir Thuilo ou la graisse avec une lessive de soude caustique : c'est cç qu'on appeire Vempdtage.On fait usage, è cet effet, de grandes cuves en bois ou de chaudières qui portent à leur food un tuyau nommé Vépine ou «la rtdanyf, lequel est destiné à donner issue à l'eau de la lessive. Le savon qu*on obtient ainsi e^( ordinairement coloré en bleu foncé, par une certaine quantité de savon- de fer, mêlé de sulfure, qui provient de l'impureté de la soude employée. On le convertit en saron blanc, en le délayant, è l^ide d'une douce chaleur, dans de la lessive faible contenant du sel marin, ce qu'on nomme le relargogti puis en laissant reposer. Le savon ferrugineux n'étant pas soluble dans la lessive à cette température, s'en sépare et tombe au fond do la chaudière; on puise ensuite l<i pflte qui est devenue blanche, pour la couler dans des moules ou mises, où elle se prend en masse; et on la divise après cela, au moyen d'uji fil de métiil, en paiQs deSOt 25 Kilogrammes qu'on a[>f4elle savon en tabl(% lequel se subdivise en briques^dus ou moim

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