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grecques, la Diane chasseresse eJt rApoilon du Beltédère; le gladiateur combattant d*Agasias d'Ephèse; le Mercure surnommé Gerinanicus» par Cléomènesy etc. Dans le siècle (TAlexandre, Ljsippe créa la sculpture du portrait, et le conquérant macédonien fut run des premiers dont le marbre reproduisit les traits. L'un des fruits des conquêtes des Romains fut de transporter à Rome les chefs-d'œuvre de la Grèce, et les artistes accompagnèrent aussi les monuments exécutés dans leur patrie; mais ils nartrinrcnt difficilement à attiser le feu sacré en Itafie, et ce ne fut qu'après Sylla que Tamour do rart se répandit. La sculpture fut surtout florissante sous le règne cPAdrien et sous celui des Antonin, puis elle déchut sous Septime Sévère et ses successeurs, et n*existait plus, pour ainsi dire, à l'époque de Constantin.
Chez les modernes, la sculpture s*appnya longtemps sur rarchitecture, elle en était une dépendance, et peu d'oeuvres à part en recevaient la vie. Pise eut alors des artistes renommés comme Pisuno ouïe Pisan; pnisr vinrent Michel-Ange, Benvenuto Cellini, Francavila, Orvieto, Torregiano, etc., etc. La sculpture fut en grand honneur en France au moyen flge. II existai!, sOus le règne de saint Louis, une compagnie de sculpteurs ou tailleixrs d'images, qui sculptaient en bois, en os ou en ivoire, des figures de saints, des crucifix, et des manches à couteaux pour les églises, les princes et leâ chevaliers. Llvoirerie, au surplus, produisait en partie les mêmes objets que la sculpture sur bois, elle fournissait oe plus des crosses, des oliphants, des dessus de livres, des figurines, etc. Jean Le Braellier, qui vi- Tait sous Charles Y, se fit une grande réputation en ce genre, mais cette sculpture tomba presque entièrement à partir de la Renaissance, ou du moins ses produits ne furent pins vendus en France que par des Flamands et des Italiens. La sculpture sur uierre était principalement aussi employée a la reproduction des grands faits de Inisloire religieuse, et Ton peut se rendre compte de l'importance de ce genre d'ornementation, quand on saura que la cathédrale de Chartres contient 6,000 statues, celle de Reims, 3,000, et celle de Paris 1,200. Les sujets le plus coipmunément représentés
i)ar les sculpteurs romansetgothiquesétaieut: a naissance de Jésus-Christ^ Vaaoration des V^ageSf la Visitation^ la fuite en Egypte, la frésentatian de Jésus au temple^ le massacre des Innocents f le jugement dernier j les sept féchés capitaux, tes peines de Venfer, [es ifierges sages $t les vierges folles, les légendes, ikistoire du patron de VEglise^ celle des ffoi>, et celle des reines fondateurs de l'édi- $i:e, celle des évégues et des abbés^ puis la êénéalogie de la vierge^ au moyen des statues des roisde Juda, et enfin quelques tableaux de la vie privée, plus ou moins vulgaires. Dans ces compositions, chaque personnage avait un type déterminé, parfaite- Vient connu de tout !e mondci et ce type
demeurait constamment le môme pour les bas-reliefs, les vitraux, les fresques et les tapisseries. Les bas-reliefs et les statues étaient peints suivant les traditions anciennes, et les exemples les plus remarquables que nous ayons en France de cette scul|Htire polychrome sont les bas-reliefs du chceor de la cathédrale d'Amiens, ceux de Notre- Dame, à Paris, et les statues de Téglise d*Âvioth, dans le département de la Meose.
Deux types distincts de la slatoaire se présentent au xi* siècle : l'un ramassé, sr* rondi, sans noblesse, sans gr&ce, est évidemment rœuvre d'ouvriers inintelligents, se livrant à leur instinct grossier; Taulre, qu'on nomme le style byzantin, se fait remarquer aux proportions géoraéCriques des figures, aul plis réguliers des draiieries, au! soins donnés aux moindres détails, ei surtout aux yeux saillants, fendus et retroussés i leur extrémité extérieure. Daos ïe siècle suivant, c'est-è-dire le xii% if\^ratt un nouveau type aue caractérise rallongement quelquefois (Iis|Vroportionné des figures, mais qui se distingue par la beauté et l'expression qu'elles offrent. Les timpies les plus remarquables de la scolpiure romane des %i* et xii* siècles, sont les tympans de Vézelay, de Conquis, de Moissac et surtout celui de la cathédrale d'Âutun; puis les statues du portail occidental de k calliédrale de Chartres. Le xnr siècle est une époque de splendeur pour la statuaire,
3ui présente alors ce qu'ott peut désirer ans la verve de l'exécution, le naturel des poses, l'expression das figures et TeMctitude des proportions. Mais au xiv'siècle. l'art commence à montrer les défauts qui doiTent progresser dans le iv*, et cet art cessant d'être exclusivement religieux et symbolique» se laisse envahir par le naturalisme qui altère sa mission. La sculpture du xinr siècle se fait admirer aux cathédrales de Paris, d'Amiens, de Chartres et à ta Sainte-Cbapel* le; celle du xiv* siècle, à la façade occiden* taie de.la cathédrale de Reims, et dans lei cathédrales d'Auxerre et de Lyon. Le pio) beau monument de la sculpture du xt' siècle, est ce qu'on nomme, à Dijon, le pfH* de Motse, œuvre des frères Claux. Les m^ solées du moyen flgé offrent particulièrement les tombeaux en cuivre ae la cathédrale d'Amiens, celui de Dagobert, à Saioi; Denis, et ceux des ducs de Bourgogne, K|' lippe le Hardi et Jean-sans-Peur, qu'on TOit à Dijon. Enfin, les cathédrales de Kojon, de Laon, de ChAlons-sur-Marne, ainsi que lelise Saint-Urbain, de Trojres, sont pavées 'un çrand nombre de pierres tombatei sculptées en creux, et celle de Chilom ea présente à elle seule 526.
Sous Louis Xri, le cardinal d'Aoïboise envoya en Italie Jean Juste, de Tours, pour y étudier les œuvres des grands maîtrei, et p.ûncipalement les arabesques de Ron^i ^i* a son retour, l'artiste sculpta J omemenU; tion du château de Ceillon, qai appartew" au cardinal. Ce m^e Jean Juste sculi» aussi le mausolée de Louis XII, et 0ounit
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