SEC
DICTÏOIWAIBE
SEL
S'EPATE (chim/;. Du latin sebum^ suif.
Genre de sels obtenus par la combinaison de Tacide s^^bacique avec des bases.
SÉBI>LE. Vaisseau de bois, de forme semisphérique, qui sert à différents usages.
SEC (peint, sculpt.). Se dit, en termes d*ateiiery d'une peinture dont la touche est dure» dont les couleurs ne sont point fon* dues avec art. « Des formes rôtrécics et manquant de méplats, «dit M. Boutard, » un travail dénué de morbidesse, sont las caractères du sec en sculpture. »
SÉCALINE (chim.). Du latin seca/e, seigle. Gluten particulier de la farine de seigle.
SËCATEUK (agriculi. hortic). Du latin secare^ couper. Nom que portent divers instruments employés pour la taille des végétauXy et qui ont quelque rapport, dans leur construction avec les cisailles.
SECCHIO (métrolog.). Mesure de capacité i)0ur tes liquides, dont on^ fait usage dans le royaume Lombardo-Vénitien. Celte mesure correspond h 10 lit. 80 centilitres.
SÉCHAGE, SÉCHÉE. Action de faire sécher. « Le séchage par Pair chauffé dans le calorifère, 'dit M. Pajen, convient généralement pour suppléer à l'effet des séchoirs dans les temps froids et humides. Les séchoirs à l'air sont indispensables pour certains cas où serait inapplicable le séchage des calorifères.
SÉCHAIUE (salines}. Femme qui fait sécher les pains de sel.
SÉCHERIE ou SÉCHOIR (blanch. teint.).
Angl. drv'house: allem. trockenhaus, Appa-* reil employé dans Tindustrie pour faire sécher les substances chargées d'humidité, particulièrement les étoffes et le linge, en Misant évaporer l'eau qu'elles contiennent. On a recours principalement à l'air échauffé et desséché au moyen de calorifères, qu'on introduit dans les pièces qui contiennent les objets h sécher. Parmi les inventeurs de séchoirs convenables, on cite, en France»
MM. Péclet et Duvoir; et en Angleterre, M. Tredgold.
SECONDE (impr.). Angl. second proofsheei; allem. ztceiter abxug. Se dit d'une épreuve tirée après les premières corrections.
SECOUER. Yoy. Espader.
SECOUEUR (fond.). Angl. form-breaker; allem. formbrecher. Instrument dont on fait usage pour rompre les moules après que le métal y a été coulé.
SËCRÉTAGE. Opération qui consiste à mouiller les poils du lièvre et du lapin, dans une certaine étendue, avec une solution mercurielle, afin de les feutrer.
SECTEUR ASTRONOMIQUE. Instrument qui a moins d'étendue que le quari de cercle^ et qu'on emploie pour prendre les difl'érences d'ascension droite et de déclinaison do deux astres qui sont trop grandes pour être observées avec le télescope immobile. Le 5ecleur, qui fut inventé par Molyneux, en 1723, et avec lequel Bradiey découvrit l'aberration et la nutatiun, permet de distinguer, avec certitude, une seconde d'erreur.
SEDAFA (métrolog.). Nom donné eu%i^ te et dans une partie de l'Asie, à la uesore appelée mine.
SEDAN (manuf.). Angl. sedaneto/A; allem.
sedaner tuch. Sorte de drap qui porte le dodi de la ville où on le fabrique.
SEDANOISE. Yoy. Parisienne.
SÉDERBANDE(menuis.).Plaic-bandcd8ns une pièce à compartiments.
SÉDIOLE (carross.). Nom que porte dm petite voiture dont on fait usa^e en Italie.
SÉDOR. Filet en tramait dérivant, duui un bout est dans le bateau, tandis quel'aDtre, qui répond à une bourse, flotte au gré du vent.
SÉDUISANTE (manuf.). Etoffe unie dor.t la chaîne est en soie-grenadine, et la trame de fantaisie.
SÉELONG (monn.}. Petite monnaie de cuivre qui vaut 1 centime dans la Petite Pologne, et 2 centimes dans la Grande Pologne.
SEER (métrolog.). Poids de Bombaj qu.
vaut 317 grammes. — Poids de Calcutta o du Bengale valant 847 grammes.
SÉFEKRIQUE (chrra!). Se dit d'un sel qui contient six fois autant d'oxyde de fer que d'acide,
SÉGETIÈRE ou SAGETIÈRE. Grand Glri ou trarjiail avec lequel ou pêche dans le> grands fonds.
SÉGEVEUSE ou SÉGOVIENKE (comm.; Laine qu'on tire de Ségovie, en Espagne.
SÉGRAIS (eaux et for.). Du latin iegreçêtus^ séparé. Bois séparé des grands boiseï qu'on exploite à part.
SEIGNETTE (chim.). Tartrate de polasse et de soude.
SEILLON (métrolog.). Mesure d*arpeotsge usitée en Bretagne, et qui correspond i sii raies.
SEINE. Sorte de fllet de pèche qui a souvent un sac dans son milieu et que Tod traîne sur les grèves.
SEIZAIN (manuf.). Sorte de drap doDtii chaîne a 1,600 Qls.
SEIZAINE. Angl. packing cord: r\\m.
packschnur. Petite corde dont les emballeur) font usage.
SK£L (comm.). Du latin sal^ fait du gre< aXç, mer^ sel. Angl. sait; allem. «a/jE-Sul»* tance composée de 39,66 parties de sodiuDi, et de 60,34 de chlore. Ses dépôts se trou* vent généralement dans les assises quiexif tent entre le grès houiller et le lias inclusivement, c'est-a-dire dans le grès bigarré, b calcaires pénéen et conchihen, les mam«5 irisées, le keuper, etc.; et les dépAts les pl"^ nombreux se rencontrent dans le grèsl^'* garré et les marnes irisées. Les gisem^u^ de sel gemme les plus renommés soulccui de WilTicska, en Pologne; de Vie, en Frîoce; de Cardona, en Espagne; de Norili«i<'l'* en Angleterre; de Wimpfen, Sulz et Beilbronn, dans le Wurtemberg; de Buï, f^' Suisse; de Lunebourg, dans le Hanune:
d'Hallein et de Betlhcesgaden, dans '> Salzl)ourg;deSegebert,dans le Holslein.f»'' Ou Iroiive aussi du sel en Transylvanie, f^J
SEL
DE TMCIINOLOGIF4
SCL
ie, dans la Colombie, etc. L*extractton $6 fait à Vie, a près de 160 mètres de )ndeur; celle de Willicska en a 500. La lagne de sel de Cardona esl située dans ite. charmant, près de la petite ville qui onne son nom, et un ingénieur franen a fourni cette description : « La e de sel s'élève à près de 100 mètres ?ssus du vallon; elle esl nuancée de s de couleurs très-variées parmi lèses dominent le rouge et le vert. Do s parts elle est. limitée par des escar- (nts verticaux ; ses formes brusques et 'Qce de toute végétation la distinguent lin, d'une manière très-nette, des mons eavironnantes. Toute sa surface est L*rte de nombreuses saillies, et hérissée Dintes aiguës et de ces arêtes vives et hantes qui caractérisent ordinairement laciers de la Suisse. La montagne de >na rappelle d'ailleurs ces curieux acts de la nature, par son éclat et sacourerdAtre. Sa disposition en aiguilles est ians doute à Taction dissolvante exerur la masse i>ar les eaux pluviales; ces , chargées de sel, déposent souvent, les ri>sures de Tamas, des stalactites ontribuent h donner h l'ensemble de ce .ingulier un aspect très -pittoresque. H lerait, au premier aperçu, que les s atmosphériques, à Taction desquels )nt;(gne de Cordona se trouve exposée défense, doivent dissoudre la masse de 'une manière très-rapide; il n'en est cependant. On peut calculer aisément cette cause ne peut lui enlever, par S beaucoup plus de 1 mètre d*épai8- : aussi la diminution e^t-elle tout à fait isible. »
sel ne forme aucune couche distincte les terrains où il se trouve, et il est »urs subordonné à des dépôts d'argile egeivent, h cause de cette circonstane nom d'argiles salifères. Cette argile le couleur grise, rougeAtre ou tout à rouge, et presque constamment, mélan- J*uQ peu de carbonate de chaux. Le sel résente au milieu de ces dé{)6ts ar^i- » soit en masses d'une certaine puis- ^ soit en nids ou en veines, et qneli>is il s'y montre associé à des sulfates laux, des siliceux, du carbonate de fer .'S sulfures de plomb et de zinc. Dans lues localités, on remarque aussi, dans roisinage, des lignites, des fruits et des es fossiles, puis des madrépores, et ce qui se voit dans les mines deGmûnïi deWillic:>ka.
itre le sel gemme, il y a des sources saqui proviennent pour la plupart des ts gypseux; enfin, te sel se trouve en ion dans les eaux de la mer et dans s de quelques lacs; il se présente en -escence a la surface de diverses ro- : et il accom|>agne communément le Hre. Les sources salées les plus renomi en France, sont celles de Dieuse, de eau-Salins, de Vie, de Moyen-Vie, de »al et de Salies; mais il y en a d'autres
dans les départements de la Moselle» de la Haute-Saône et du Bas-Rhin. Cinq marais salants, d'une certaine importance se trouvent sur la côte de l'Océan : ce sont ceux de Brouage, du Croisic, de la baie de Bourg* neuf, de la Tremblade et de Maresme;|et deux sur les bords de la Méditerranée, dans les départements des Bouches-du-Khône et de THérault.
L'un des lacs salés les plus remarquables est celui que Ton trouve dans l'Amérique du Nord, où il est signalé comme Tune des merveilles de cette région, et que M. Jules Frémy a ainsi décrit tout récemment : « C'est une véritable mer Méditerranée, sans aucune communication avec l'Océan. Il n*a pas moins de 100 lieues de pouitour, et devait, dans les siècles précédents, occuper un espace beaucoup plus considérable, car les jihénomènes géologiques que nous avons observés depuis Raj^iown, nous autorisent à croire que ses ramifications s'étendaient au loin dans les vallées de l'Utah. Quoique d'après les mémoires du baron Lahonlan, l'existence du lac Salé ait été soupçonnée dès 1689, ce n'est guère que dans ces dernières années que l'on a acquis la connaissance certaine do sa position entre les 40 et 42* de latitude nord, et les 114 et 116* de longitude ouest. Ses eaux sont bleues comme I azur du ciel. Au nord-est, elles s'étendent si loin, que l'œil ne distinguant plus les montagnes qui le bornent, croit qu'elles se prolongenl à l'infiiii comme une vaste mer. La profondeur n'en est pas considérable, elle ne dépasse pas 10 mètres, et en moyenne n'est que de 7 à 8 pieds. On aperçoit, au milieu du lac, plusieurs lies d'une certaine étendue, dont l'altitude aUeinl 1>000 mètres et plus au-dessus du niveau de l'eau. Aucune barque, aucun navire ne sillonne actuellement le lac, bien qu'une tradition des aborigènes rapporte qu'autrefois les Indiens Vtah y voguaient sur de grandes pirogues Cette eau est si dense que le corps humain n'y peut sombrer. Nous nous couchic^is sur la surface et pouvions rester indéfiniment dans cette position, sans peine et sans mouvement. Il nous parut qu'on y pourrait dormir sans courir le danger de se noyer. Un autre effet de cette densité de l'eau, c'est que les poissons ni aucun animal quelconque n'y peuvent vivre. Les truites qui y descendent quelquefois par les ruisseaux y meurent immédiatement.
« Le seul être organisé qui s'y rencontre est une alguede la tribu des nostochinées. Les bords du lac, surtout au nord, sont couverts d'une|rouche considérable du sel le plus beau» qui est recueilli pour l'approvisionnement ilu pays. Des essais faits avec soin ont prouvé qne trois litres d*eau donnent un litre do sel. Au moment de notre passage, on observait sur le rivage, par-dessus le dépôt du sel, une couche de sauterelles mortes, d*un pied de profondeur. Ces insectes, qu'uni vent violent avait chassés en nuées nrodigtcusemeiit épaisses, s'étaient novés dans le lac, après avoir, l'été dernier, détruit l^l^^ se-
tlï
SEL
SEL
mailles qui promettaient une moisson abondante » et fait disparaître jusqu*à i'iierbe des prairies. Une disette générale est la conséquence actuelle de ce fléau terrible, dans lequel les mormons roient une preuve de plus de la vérité de leurs croyances, cette
1)iaie étant survenue, comme chez les Israélies , la septième année après leur établissement dans le pays. Le lac n*a pas de marée; mais , sous le souille variable dos vents , ia surface de Teau se ride et de petites vagues déposent sur le rivage une écume floconeuse. Un grand cléome à belles fleurs rouges relève heureusement dans les alentours la nudité de la plage. »
Chez les anciens Textraction du sel se
Eratiquait par des moyens tout à fait semlables aux nôtres. Pline parle de marais salants qui existaient dans l'île de Crète et sur quelques points du littoral de Tltalie et de rÀfrique; dans les Gaules, la Germanie, la Cappadoce et autres pays de Tempire romain, on exploitait des fontaines salées; et le sel gemme s'extrayait en Cappadoce, en Sicile, dans la Troade, dans l'Inde, etc. Le tel joue un rôle important dans Téconomie domestique. On peut le considérer en effet comme le condiment le plus indispensable i la nourriture de l'homme; ses propriétés particulières n'exercent pas moins d'influence sur rélève des animaux, principalement des ruminants ; et M. Boussingault s est livré à oe sujet à des expériences concluantes. L'eflicaciié de l'emploi du sel pour l'engrais, et la bonne constitution des bestiaux est C'^illeurs reconnue depuis des siècles, et déjà, en Tan 60b, le Pape saint Grégoire le Grand écrivait dans sa 17* homélie sur le x* chapitre de l'Ëvangile de saint Luc : « Nous voyons souvent mettre devant les animaux une pierre desel, aGn Qu'ils soient forcés, en léchant cette pierre i d en consommer quelques parties, et par là de s'améliorer : Sœpe videmui quod petra salis bruiis animalibuê anteponUur^ ut ex eadem pttra lambere debéant et meliorari, » On se sert aussi du sel pour conserver les substances alimentaires ; pour fabriquer la soude artificielle, préparer le chlore et le sel ammoniac; pour vernir certaines terres cuites; pour amender les terres froides et tourbeuses, etc.
L'impôt sur le sel fut établi en 1286, sous te règne de Philippe le Bel , et supprimé eu 1790; puis rétabli en 1806, et considérable ment réduit en 1848. La production totale et annuelle du sel, en France, est évaluée à 10,000,000 de quintaux métriques. Vers le milieu du xvui* siècle , Margraff démontra q^u'on peut retirer de cette substance dé l'acide calorhydrique, et uq alcali différent de la potasse, la soude; et les procédés pour obtenir eu grand co dernier produit, furent exécutés pour la première lois chez nous* en 179i. Le«sel prend aussi les noma de sél marin ^ de sel de cuisine^ de sel commun, de chlorure de sodium f de chlorhydrate , et A' hydrochlorate ou muriate de soude.
SEL (chim.). Autrefois on donnait ce nom k tous les corps qui ressemblent au sel ma*
rin par leurs caractères physiques et sont solubles dans les mômes conditions; mats aujourd'hui on a restreint cette dénomination aux composés formés , soit d'un acide et d'une base, comme les sels oxyginit^ soit d'un corps non mélallique et d'un métal, comme les sels halotdes. On nomme sel fieutre^ celui qui est formé^d'un équivaFeut d'acide et d'un équivalent de iMiseï parce que dans le cas d'un acide fort et d'une base également énergique, les propriétés des deux cor^>s se trouvent neutralisées* par leur combinaison. Un sel est acide et prend le nom de surself lorsqu'il renferme une proportion d'acide plus forte que celle qui correspond à la composition du sel neutre ; il est basi^sc ou sous -self quand il contient une quantité d'oxyde plus considérable que celle qui est renfermée dans le sel neutre. Dn sel simple est formé d'un acide et d'une base ; un sel double contient deux bases; un sel triple en renferme trois, etc. On distin^^ue encore les sels en genres et en espèces : l'acide eo détermine le genre, et la base l'espèce. Ainsi Tacide sulfurique forme les divers êulfaies; l'acide azotique, les azotates; l'acide phosphoreux, \esphosphites: etc. Tous les sels dont le nom se termine en atCf soot formés par un acide terminé en ique^ et ceux dont le nom finit en t7e, par un acide en eux*
Parmi les sels nombreux dont la nomenclature appartient surtout à l'ancienne chimie, nous citerons le sel d'absinthe^ ou carbonate de potasse impur; le sel admirable perlé, phosphate de soude; le sel alembreth ou de la sagesse^ hydrochlorate de mercure et d'ammoniaque; le sel arsenical demacques^ a^^éniale de potasse; le sel de canat^ sulfate de magnésie; le sel cathartique amer^ sulfate de magnésie; le sel de centaurée, carbo* nate de potasse impur ; le sel de cotcoihar. sulfate de fer neutre; le sel de duobus^ sulfaie de potasse; le sel dEgra^ sulfate de magnésie; le sel dEpsom, sulfate de magnésie; le sel fébrifuge de Sylvius, chlorure de potassium; le sel fusible de l^urine^ phosphate de soude et d'ammoniaque; le sel de 6/«ttôer, sulfate d'ammoniaque ; le sel de Jupiter, chlo* rure d'étain ; le sel de lait, sucre de lait ; te sel marin argileux, chlorure d'aluminium; le sel marin baryti^ , chlorure de bîirium; le sel marin calcaire, chlorure de calciuio; te sel marin magnésien, chlorure de Boagnésium; le sel microcosmique, phosphate de soude et d'ammoniaque; le sel poh^hreste de Gloser, sulfate de potasse; le sel régahn détain, chlorure d'étain; le sel régeUin d'or, chlorure d'or; le sel de Saturne, acétate de plomb; le sel sédatif, acide borique; le sel de sedlitM, sulfate de magnésie; l^ sei de xeydchutz , sulfate de magnésie ; le #•/ dt soude, carbonate de soude; le sel de euecin^ acide succinique ; le sel de tartre, csrbooate de potasse ; le sel i»égétal, tartrate de pelasse.
S£L AMMONIACAL (chim.). Oa diatiogue le sel ammoniacal erayemx , qui eal ou eartonete d'ammoniaque ; le sel ammoniaml nitreux, ou nitrate â'ammoniaque; le ae/oMmoniacal de Glauber, sulfate u ammoniaque î
tn
SEL
DE Ti^CHNOLOClE.
SEL
mi-
€l le $el ammoniacal vilrioUque^ solfiite <J*ani» fnoniaqiie.
SEf. D'ANGLETERRE ou SEL VOLATIL CONCRET i(chiiQ.). Sous -carbonate d^ainino- Tiiaqae. Ce sel a une Oileur forte et pénétrante « et Ton en remplit des flacons pour ranimer les esprits.
SEL DE GUINDRE (chiro.). Mélange de suirate de soude* de nitrate ne potasse et de lartrate dépotasse antimonié, qui e^^t usité en médecine comme purgatif.
SEL D^OSËILLE (chim.). Ri-OTaiate de potasse, ou combinaison aacide oxalique, de potasse et d'eau, 2C* O* + KO + HO. Ce sel, ciié pour la preiinèrii» fois par Ange Sala, au comroencenient du xvii* siècle, ne fut décrit qu*en 1668 par Duclos; Margratf y reconnut l'existence de Ih |»otasse;et, en ÎT8^, Scheeie en isola Tacide oxalique. Le sel d*oseille se montre en cristaux incolores, transparents^ d'une saveur aigre et. légèrement amère. Il est vénéneux. On l'extrait des feuilles et des tiges de plusieurs oxalis et rumex, surtout de Voxalis aeetosella et du rumtx a'etloia ou grande oseille; et il e.st Tobjet d'une iabrication en grand dans la Suisse et dans )a Souabe. On fait usage de ce sel, (tommeon sait, dans l'économie domesti* <|ue, pour enlever les taobes d*encre et de rouille sur les tissus; il sert aussi de ronl^eant dans les fabriques d'indiennes; et enfin comme agent décolorant dans la prépara- «ion lie la iiaiile destinée à la confection lies diapeaux.
SEL BE PRUNELLE ( chim. ). Nitrate de l'OtasseJbfjduet mêlé d*un neu de sulfate de {notasse, qu'on emploie dans la pratique luédicaie comme suppléant du sel de nitre.
SEL DR SEIGNBITE (chim.). Composé ifacide tartrique de potasse et de soude, qHÎ se présente en cri5taux prismatiques et incolores. Ce sel, qui fut découvert, en 1672, par Seigneite , pharmacien de la Rochelle, est employé comme purgatif.
SEL DE VINAIGRE (chim.). Sulfate de potasse cristallisé et arrosé d'acide acétique. On en porte dans de petits flacons, cename odeur propre h ranimer les esprits.
SEL FIXE ou UXIVIEL (chim.). Produit qu'on obtient en traitant par Teau tes cendres des végétaux, et qui renferme beaucoup de carbonate de potasse on de soude.
SfiLÉNHYDRATE (chim.). Sel qui résulte de la combinaison de rhjdrugène sélénié avec un séléniure métallique.
SËLÉNHYDRIQUE (Acidk). Acide qui porte aussi les noms diacide nydrotéténique cm hydrogine ëélénié. C'est un gaz incolore composé de sélénium et d'hydrogène, Be H, et oui est d*une saveur semblable à celle du raifort, irritant fortement la muqueuse des rosses nasales. H est inflammable et brûle avec une flamme bleue. Ce çaz, oui fut découvert en 1817, par Bcrzélius, s obtient en traitant un séléniure par un acide.
SÉLfiNlATE (chim.). Angl. seieniate; allem. selentaures sait. Genre de sels qui résultent de la combinaison de Tacide sélénfque avee des bases.
DiCTioaic. DE TscHtioLoaia. IL
SÉLÉNIBASE (chim.). Combinaison de sélénium qui joue le r^le de base.
SÊLÊNICYANURE (chim.). Sel daas lequel le cyanogène et le sélénium jouent concurremment le rôle de principe électronégatif.
SÉLÉNIDE (chim.). Angl. ithnidt; aUem.
seienid. Composé de sélénium et d'un autre corps .simple qui joue le rftle d*acide.
SÊLÉNIÊ (chim.). Qui contient du sélénium.
SËLÉNIEUX (Acide). Angl. stlenhvf acid; allcm. selensâure. Composé solide, formé de sélénium et d'oxygène, SeO\ Il est cristallisable, incolore, très-soluble dans Peau, et se produit lorsqu'on brûle du sélénium à Tair.
SÉLÉNiFÈRE (chim.). Qui contient du sélénium.
SËLÉNIFIQUE (chim.). Qui produit la se-' lénite.
SÉLÉNIQUR (Acide). Composé analogue i l'acide sulfurtqiie, formé de sélénium et d'oxygène, SeO". Il est liquide, sans odeur, volatil et caustique, et on l'obtient en combinaison avec de la potasse, en chauffant du sélénium avec du nitre. Cet acide fut découvert en 1827 par M. Milscherlich.
SÉLÉNISEL (chim.). Nom sous lequel on désigne une classe de sels qui résultent de la combinaison des sélénides avec les &éléniures.
SÉLÊNlTE(chim.). Genre de sels formés f)ar l'acide sélénium et les bases , et qui sont analogues aux suIGtes par leur composition et leurs propriétés. On donne aussi le nom de séléniie au gypse ou sulfate de chaux hydraté; et l'on appelle eaux séUniteuses^ celles qui contiennent beaucoup de sulfate de chaux.
SÉLÉNITEUX (chim.). Qui conlieni de la sélénitp, on qui a rapport à cette substance.
SÉLÉNIUM (chim.). Du grec «Xfjvr;, lune. Corps simple découvert, en 1816, par Rerzélius. Son aspect est semblable à celui de la mine de niomb, et sa poudre est d'un rouge brique. Il devient mou comme de la cire, î la température de l'eau bouillante; il fonda 130'et bout vers 400*, en donnant des vapeurs jaunes semblables à celles du soufre; sa densité est de 2,132; il présente une grande analogie avec le soufre dans ses tendances chimiques; et brûle à l'air avec une flamme pâle, en répandant une odeur de chou pourri. Il se transforme alors en acide sélénieux. Le sélénium se rencontre en petite quantité dans la nature où il accompagne assez fréquemment le soufre; on l'a trouvé pour la première fois, sous forme de sédiment rouge, dans l'acide sulfurique préparé avec le soufre de Fahlun en Suède; et il se montre particulièrement à l'état de séléniure de |)lomb dans le Rartz, près de Clausthal , ainsi que dans quelques pyrites de la Suède.
SÉLÉNIDRES (chim.). Angl. selenides; allem. selenmetaUe, Composés de sélénium et de métal, lis sont analogues aux sulfures par leurs éléments et leurs propriétés.
as
AU
MCtHlOIADK
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SÈLINIQCB (cbim.)* Se dit d*ao acide iiariicolier qQ*oa croil avoir obserré dans les espèces du genre êtlinumt de la lamHIe des ombellifères.
SELLE. Dtt latin i ella, si^e. Sorte de siège
3oe Ton place sur le dos d*un chera) oa 'une autre monlaret poor la comasodité du cavalier. Les anciens attribuaient TinTention de la selle aux Saliens; mais les Romains ne commencèrent à en dire usage qu*en 340, si du moins il faut s*en rapporter au témoignage de Zonarast auteur du it* siècle, qui parle de cette pièce d*équipement dans la description qu il donne d'un combat livré par Constance à son frère Constantin. -* Petit siège de bois, à trois ou quatre pieds et sans dossier, sur lequel une seule personne peut s'asseoir. — Planche inclinée sur laquelle on entasse les feuilles de papier, lorsqu'elles ont été soumises à la presse. — Biabli du sculpteur, du tonnelier et du charron* — Banc sur lequel on coupe les planches de ierre pour en uire des carreaoï. — Masse de bois portée sur trois pieds, et sur laquelle Touvrier place le moyeu d'une roue. — Sorte de scorie qui se forme au-dessus du minerai k mesure qu'il entre en fusion, et qui prend la forme d'une selle k cheval.
SELLÉE (briquet.). Rangée de piles de isarreaux disposés sur la selle.
SELLERIE. Industrie du sellier. Elle comprend la fiibrication des selles, des colliers, des brides, des mors, des étriers, des épe-r rons, des fouets et cravaches, et en général de tout ce qui concerne Téquipement des chevaux de selle et de voilure. La sellerie avait autrerois deux corps à Paris : les sefliers-bomreliers et les êeUierê-tormierê'emr' roiëierif ces derniers ayant pour patron ^aint Benoit. L'Angleterre, la France, la Prusse et la Belgique, sont les pays où la sellerie est le plus perfectionnée.
SELLETTE. Petite selle. — Partie d*une charrue sur laquelle le timon est appuyé directement au-dessus de l'essieu. — Espèce de bAt qui couvre le dos d'un timonier et sur lequel ^isse la dossière. — Morceau de planche qui forme le fond des crochets du crocheteur. — Sorte de boite où le décrotteur met des brosses, son cirage et autre objets nécessaires à son industrie , et sur laquelle ceux qui se font décrotter posent le pied. -* Etabli de vannier, i>our tourner les paniers. — ChAssis qui sert à assujettir le haut du fragon d'un moulin. — Petit siège k l'usage du badigeonneur et d'autres ouvriers. ^ Pièce de bois moisée, posée de niveau au sommet de l'arbre d'un en^in, et sur laquelle sont assemblés les deux liens qui portent le fauconneau.
SELLIER. Celui qui fiibrique les objets de sellerie.
SEMAINE. Angl. weekly pay: allem. looehenlohn. Se dit, en termes d'atelier, du travail que des ouvriers font pendant une semaine, et du payement qu'ils reçoivent pour ce travail.
SËMANTRON. Du grec <n;|AaCvo>, je donne le sii^al. Instrument de pej^eussion dont les
Grecs modernes font usage âa liem de tkoches.
SÉMAPHORE. Du grec <riii&^, sigMe , et 9<f»t je porte. Sorte de télégraphe dont oo bit usa^ sur les côtes et dans les ports pour faire connaître, soit l'arrivée, soit les manœuvres des navires qai ^ienaent du large.
SEMELLE. Do latin aaMa, lame de bois»
Angl. fo/e; allem. êoUt. Pièce decnîr qui forme le dessous d'une cbanssiire. — Pièce de bois covcbée borizonlalement sous le pied d'un étai, ou servant d'entraitdans on comble. — Espèce de tirant fait d'une plate-for-^ me, où sont assemblés les pieds de la forme d'an comble. -^ Plancher oo sol d'one mine de houille. — Pièce de bois d'éqoarrissaffe, qui supporte les jambages d'un tour. — Chacun des deux plateaui d'une presse, entre lésuuels on place la substance a comprioier, — Morceau de fer aplati pour faire des feuilles de fer^blanc. — Feuillet de bois pro>
Ï>r«! à être plaqué. — Ligne fixe qui pan de a maîtresse corde.
SEMENCES. Très-petits ctoos. — Petites perles. — Parcelles de diamants.
SEMEN-CONTRA ( comm. ). Mots latins qui signifient gr/Um contrt et par lesquels on désigne plusieurs espèces du genre armoise, et particulièrement les mrietmisim judaiea et cofUro, dont les fleurs sont employées comme vermifuges. On estimait particolièrement autrefois Ta semen-contra qo'oo lirait de Barbarie, et celui d'Alep ou d'Alexandrie. Lorsqu'on unit ce produit aux semences de tanaisie, d'aurone et de santoline k feuilles de cyprès, ce mélange reçoit le nom de 6ar- 6o^tne.
SEMIS (chem. de fer). Afin de garantir les talus des levées et tranchées des chemins de fer contre Tentralnement des eaux sauvages, on les revêt de gason ou l'on y répand des graines de plantes fourragères, uette méthode a un double but : on consolide ainsi les terres et l'on tire un produit de la vente du fourrage. Sur les talus des grands remblais, les semis sont préférables aux quartiers de gazon, parce que ceux-ci sont le plus souvent déchirés par le tassement.
SEMOIR (agricult.). Instrument d'agriculture, de forme variable, dont on fait usage pour répandre la semence avec régularité sur un champ. Les semoirs les plos estimés sont le stmoir à UaUwne^ qui sert pour les graines fines, comme lec^lza, la navette* I œillette, etc.; le 99moir à cylindre^ qu'on emploie pour les céréales ; puis quelquesuns de ceux qui portent le nom de leurs inventeurs, comme les semoirs Hugues, Mille, Ducket, Thaer , Fellemberg, fiarrau , etc. Cet instrument aratoire est usité chez les Chinois de toute antiquité; mais il ne parait pas qu'il ait été importé en Europe avant le xvii*-siècle
SEMOULE (comm.). De l'itoiien «emaltM, fait du latin «emt, demi, et moUip moulu à demi. Sorte de gruau à très-petits grains qu'on obtient particulièrement du froment amidonnier , et dont le mode de fatM*icatiou
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DE TECHNOLOGIE
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is est rena dltalie. On appelle semouU nche^ celle qu*on tire de la larîne de riz, temoulejaimet celle qui se fail avec de la ir de froment à laquelle on ajoute de la iCure de safran, de la coriandre el des nés d*œufs.
îEMPITERNR (manuf.). Espèce d*éloffe kl i ne croisée qu^on fabriquait autrefois en glcierre.
»^MP1TRRNELLE fmanuf.). Etoffe analie, mais moins nne que la sempino. •
lEMPLE (manuf.). Anf}. simple; allem.
ipel. Instrument qui fait partie du métier briquer des étoffes de soie, et qui se D|)Ose d*un nombre de ficelles propornné au genre d*étoffe qu'on veut fabrier. Ces ficelles tiennent chacune par un it à on œil de perdrix, et sont attachées ' Je bas à un long morceau de bois appelé on de êemple.
lEN (métrolug.)- Mesure itinéraire dont fait usage dans le royaume de Siam.
ENAILLÈRE (écon. rur.). Plancher d*éle.
;ÊNART1NE (manuf.). Sorte d*étoffe que riquaient autrefois des ermites de la forêt Sénarl.
^ÉNÉ (comm.). Plante du genre conta ou léQcier, de la famille des légumineuses, en connaît deux espèces dans le com- .
fce» le cauia êtnna ou séné éTItalie. et le $ia lanceoUuu ou $éné éTAUxandrie, Les lieu les de ces plantes , particulièrement les du séné d'Alexandrie, ont une venu rgative très-prononcée. On donne aussi noBn de séné à d'autres végétaux qui lissent d'une propriété analogue : tels sont lén^argnel^ qui est une espèce de cynan- }\ les téné bâtard ou coroniile des jardins; téné dti préêf la gratiole commune; le li d Europe ou faux êénéf le bagoenaudier ; séné des Provençaux^ la globulaire turih; ei le séné S Amérique , la casse de Maland.
SENNE* Filet de pèche qui se compose une nappe simple que l'on traîne sur le nd des eaux. Il est beaucoup plus long le large, garni en tête de flottes et en bas ' plombs ou de cailloui, et à ^es extrémts sont attachées des cordes qui serrent à tendre et k le traîner.
8ENS1B1UTÉ (phys.). Angl. seneibiKi^:
iem. eenêibilitëL Se dit, en termes de pho* Krapbe, de la propriété qu'ont certaines bstancesde s'impressionner plus ou moins us l'action de la lumière, et de conserver empreinte des images qui y out été réfléies.
SENTÈNE (manuf.). Bout d*écheveau h tider.
SEP (agrieult.). Pièce de bois qui posée st sur la terre, el dans laquelle Je soc de charrue est emboîté.
SÊPARAGE (manuf). Se dit pour triage.
SÉPARATOIRE(chim.). Angl. tepora/ory; iem. sekeideglas. Vaisseau propre h sépa- »r des liqueurs.
SÉPARATOIRE (instr. de chT.). Instrument propre k séparer le péricrâne.
SÊPÈ (arqueb.). Morceau de fer qui sert kassujetiir le canon du fusil dans la coulisse.
SÉPHOMBIQUE (chim.). On nomme ainsi des sels de plomb où Toxygène de la base est multiple par six de celui de l'acide.
9ËPIA. Nom grec et latin d'un mollusque qu'en français on appelle sèche, et qui désigne aussi la liqueur noire qu'on retire de cet anima), liqueur qui sert à préparer une espèce d'encre que les peintres emploient comme celle de Ta Chine.
SÉPOULE ou ÉPOULLE. Voy. Espolih.
SEPTON (chim.). Nom sous lequel plusieurs chimistes ont désigné l'azote.
« SËRAABE. Rognure de terre à pipes encore molle.
SERAABER. Battre la terre à pipes par petits tas.
SERAI. Partie caséeuse qui est résultée de la fabrication des fromages façon de Ciru vères
SERAN ou SÉRANÇOIR. Angl. hatchfl:
irflem. hechel. Sorte de peigne en fer au moyen duquel on divise la filasse du chanvre ou du lin.
SÉRANÇAGE ou PEIGNAGE. Angl. heeklinjf: allem. hehclen. Action de sérancer, c'està-dire de peigner le chanvre, le lin, etc.» avec un séran. — Atelier ot l'on sérance.
SÉRANCER. Diviser, à l'aide du peigne appelé séran, la filasse du chanvre bu du lin.
SÉRANCEUR. Angl. heckler: ail. hecUer.
Ouvrier qui sérance. — Celui qui fabriqua les sérans.
SÉRANÇOIR. TojÊ. Sbban.
SÉRASSE (manuf.). Toile de coton qui se fabrique aux Indes orientales.
SERBOCAL (tréfil.). Petit cylindre de verre dont le Qleur d'or fait usage.
SERGHE. On nomme ainsi la lame de bois avec laquelle on forme le cercle des tamis et iivs cribles.
SERÈNE (écon. rur.). Sorte de baratte mécanique, formée par un tonneau de 1 mètre de hauteur sur 75 centimètres de largeur, et dans lequel on peut faire 50 kilogrammes de beurre à la fois. Il en est de plus grandes et de plus petites.
SERFOUETTE (hortic). Outil de jardinage avec lequel on remue la terre autour des jeunes plantes, jusqu'auprès du collet de leurs racines. 11 est ordinairement formé de deux branches ou dents en fer, renversées et pointues, et réunies par une douille à laquelle s'adapte un mancne de bois de 1 mètre de longueur enviion.
SERGE (manuf.). Du latin aortee, tunique, ou sertca, vêtement de soie. Angl. serge ; allem. eerseke» Etoffe légère et croisée, le plus souvent en laine, mais quelquefois es soie, qui se fabrique sur un métier à quatre marches* et de la même manière que le satin. La serge de laine diffère de l'tfiamine en ce que dans celle-ci la chaîne et la trame sont également lisses et serrées, tandis que dans la serge la trame est de laine cardée el
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DlCTIONNAme
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Wéo. lâche aa grand. rouef» pour faire «Iraper r'éloffe. Selon les fabriques, les serges sont è |»oil ou drapées ; et Ton appelle nerge naturelle ou beige^ une serge noire ou grise qu'on fabrique avec de la laine qui n'apoint été teinte. La fabrication de la serge est trèsancienne en France, et l'on en produit encore une quantité considérable en Picardie, particulièrement à Amiens, Ahbeville et Beauvais. Il s'en fait aussi beaucoup à Char- Ires, à Auraaie, à Nîmes, à Mende, etc.; enfin Rome et la Saxe en fournissent également. On donne encore le nom de serge'oa s^rgé, h des étoffes de soie, de 61, de coton, flontle tissu est celui de la serge. Le ra^ qu'on fabrique àSaint-Maur est une serge de soie.
SERGENT (menuis.u Angl. cramp; allem.
ëchraube. Instrument de fer qui sçrt à tenir serrées Tune contre l'autre les pièces de bois qu'on a collées et celles qu'on veut cheviller. On fait aussi des sergents en bois qui sont plus maniables que ceux en fer et coûtent moins. Ils sont composés d'une barre de bois en haut de laquelle est assemblée , comme aux presses h placage, une traverse en retour d'équerre portant une vis de presrfou au bout. Sur le dos de la barre on fait des encoches semi-circulaires d'espace en 'îspace; et dans ces encoches se place une forte goupille en fer, rivée des deux bouts après une bride en fer ou en cuivre qui embrasse par-devant le talon, traverse h son tour par une autre goupille en fer s'engageant par les deux bouts dans fa bride. Cette goupille tourne librenaeul dans le talon. Quand on veut rapprocher ou éloigner le la- Ion de la vis, il suffit de le soulever, alors la goupille de derrière quitte l'encoche; on fait glisser le talon à la distance voulue; dès qu'on le laisse retomber, la bride qui était horizontale devient oblique ; et la goupille de derrière se rapproche du dos pour entrer dans l'encoche qui lui correspond. L'objet étant pris entre le talon et la traverse, on tourne la vis et la pression s'opère. Celte disposition simple et ingénieuse remplace «vec avantage les sergents en fer qui n'opèrent la pression qu'à l'aide de grands coups de maillet, et qui laissent des empreintes sur les objets serrés.
SERGEli ou SERGIBR. Celui qui fabrique dès serges.
SERGERIE. Fabrique de serges. — Commerce des serges.
SERGETTE. Sorte de serge.
SÊRiCO LE (Industrie). Du latin âerîcwm, aoie, et colère ^ cultiver. Xiig}. silk-husbandry. Qui concerne la culture du mûrier et celle des vers è soie et des cocons. On ne connaît pas exactement le pays natal du ver à soie, ni ses translations successives dans les différentes contrées du globe, ni son importation en Europe et surtout en France, ni les efforts et les mesures employées par les gouvernements pour l'acclimater et le propager, ni enfin les diverses phases et les progrès de son éducation jusqu'à l'état où elle est ))arvcnue de nos jours. Le fait qui parait le ^1(18 généralement établi toutefois^ c'est que
le ver h soie est originaire de l'Asie : les uns le regardent comme prov*>nanl de la Chine, et les autres le font venir de la S<^rîqne, pays des anciens Sacques, que Ptolémée a placé à l'orient de laScythie, et qui répondrait aujourd'hui à ce qu'on apf)elie la Tartarie indépendante, à l'est de h mer Caspienne* C'est du moins de cette contrée sérique que dérive, selon ies auteurs, le nom de séricon^ sous lequel )es Grecs désignaient le fil produit parle ver h soie, et celui de fer qu*oa donnait è l'insecte producteur.
Les anciens Grecs et tes anciens Romains, non-seulement ignoraient la manière dont on recueillait la soie, mais ils n'avaient môme que des idées confuses sur te vérilable pays qui la produisait. Ce qui semble aujourd'hui incontestable, c'est que les Chiifois Ont connu la fabrication de la soie dès les temps les plus reculés, d*où il sérail peut-être possible de conclure qu'outre l'espèce de ver h soie venant de la Sérique , il en existait une seconde étevée en Chine. D'après les auteurs de cet antique empire, Uoung-ti, qui monta sur le trône 2698 ans avant l'ère chrétienne, aurait engagé sa femme, Louï-tsen, à élever des vers à soie et à chercher Ips moyens de tirer parti du fil si doux, si brillant, dont ils enveloppent leur cocon. Celle princesse se serait mise h I'cbovre en etfet, elle aurait fait ramasser un grand nombre de ces insectes, les aurait nourris avec des feuilles de mûrier, et son esprit industrieux lui aurait même fait découvrir le moyen de dévider la soie, puis de fabriquer des étoffes sur les()uetles elle se serait plu è broder de sa main des Qenrs et des oiseaux. Aussi les Chinois, émerveillés de cette magnifique invention, la regardèrent-ils comme un don du ciel et s'empressèrent-ils de ranger l'impératrice au nombre des divinités, sous le nom û'esprii dea mdrien ei des vert à soie. Ces premières étoffes furent très-rares, comme on peut bien le penser; elles ne furent ^uère destinées qu à la cour du Céleste-Empire, et restèrent par conséquent ignorées, durant une loneue période, des peuples voisins. Ce ne fut qu'après des siècles que le commerce les transporta dans l'Inde, et particulièrement en Perse.
Les Grecs et les Romains ne connurent la soie et son usa^e que longtemps après les Asiatiques ; et il parait que ce ne fut que sur la fin de la république romaine, lorsque les armées de Lucullus et de Pompée reculèrent les bornes de l'empire jusque dans l'Orient, que les Romains virent, pour la première fois, des tissus fabriqués avec le fil du ver à soie. Mais ils ignorèrent pendant longtemps encore d'où provenait ce SL Suivant d'Hancarville, ils croyaient qu'on le tirait de certains arbres; et Us concluaient que la soie était une proitoctton végétale, comme le coton qui se recueille sur des arbustes. Telle était encore, sous le règne de Titus, l'opinion générale, puisque Pline érrit que la soie croissait sur des feuilles dont an détachait le duvet au