‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 172 sur 248 · SER · texte numérisé non relu

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DE TECHNOLOGIE

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iren de reaa. Ce ne fut q<rau ni* siècle de & chrétienDe qu'on apprit que la soie est née par un insecte et non par un arbre, s on ne sortit d'une erreur que pour reiber dans une autre : on imagina que finie d*oà provenait la soie était une espèce ^aignée appelée stre^ qu*on la nourrissait dant quatre ans, que dans la cinquième ée on lui donnait à manger du roseau t, el qu'après sa mort on tirait de son ps une certaine quantité dç fils de soie, ^uanl à la première erreur, qui a été aussi Lagée par Pomponius Mêla, Ârrien et Aron Marcel] in, il est focile de concevoir imeot on a pu i)enser et dire que la soie 1 une espèce de laine fine qui croissait les feuilles des arbres. Pour le compren- » il suffit de se reporter à Pépoque où le à soie vivait <fans Télat de nature, abanné à son instinct : alors, comme tous les îcies de sa classe, il naissait, vivait, se elop|)ait spontanément sur les arbres que réateur lui avait assisnés pour lui servir )âture. Arrivé à sa dernière période de etoppement, il Qlait son cocon sur les nés arbres qui devaient présenter en Itfue sorte comme une toison et laisser ire, du moins aux voyageurs qui ne foi- !nt que passer, que ces fils provenaient arbres eux-mêmes. Cette erreur se pro- ^ea surtout parmi les Romains, gui ne nurent le ver à soie et son travail que ^i«urs siècles a|>rès les étoifes qu*il seri Im produire. Ces étoffes pénétrèrent à ut?, il ei»t vrai, sous les premiers em^iers ; mais elles furent proscrites pour des tiPs de moralité et de politique. D'abord, IBremiers tissus de soie qui vinrent de rient, n*Maient que des espèces de gazes ères qui laissaient beaucoup trop entreir ce qu'elles semblaient destinées à cour; et, outre cette raison de bienséance, les mains craignaient que le libre accès de ces illes ne fit passer aux extrémités de TO- !nt des sommes immenses qui ne revienlieot point dans l'empire. Toutefois , ils lient des relations trou directes avec TAfiour que le luxe et ta vanité ne cberisseni (Mis tous les movens d'éluder les 'ères prohibitions dont la soie était Tob* » et le nombre considérable de médailles on trouve encore dans l'Inde prouve que is Ves))asîen et Titus même, le commerce » RonMins avec celte contrée devait être t actif, rinde étant en elfet une sorte d*en- I>At entre la Chine et l'empire romain. ^ étoffes de soie, qui n'étaient permises aux femmes, se vendaient à Rome au ids de For, et le luxe te plus effréné n'ot cependant employer la soie qu'en la ^lant k d'autres matières. Héliogabate, le is dissolu des empereurs, fut le premier i porta des habits de soie. Aurélien n'osa int s'en couvrir, et il refusa à l'impérane une rot)e de cette étoffe qu'elle lui deindait, ftarce qu'il trouvait qu'elle coûte- >t trop cher.

Ce ne fut que vers le vi* siècle que la véable nature de la soie fut counue en Eu-

rope, et voici comment cet événement est rapporté par Peuchet : « L'empereur Justi* nien, désirant affranchir le commerce de ses sujets des exactions des Perses , s'efforça, par le moyen de son allié le roi chrétien d'Abyssinie, d'enlever aux premiers une partie do commerce de la soie. Il ne réussit pas dans cette entreprise ; mais un événement imprévu lui procura jusqu'à un certain point la satisfaction qu'il désirait. Deux moines perses ayant été employés, en qualité de missionnaires*, dans quelques-unes des églises chrétiennes qui étaient établies, comme le dit Cosmas, en différents endroits de rinde, sYtaient ouvert un chemin daps le pays des Sères, ou la Chine. Le ils observèrent les travaux du ver k soie, et s'instruisirent de tous les procédés par lesquels on parvenait k faire ae ses productions cette

Ïuantité d'étoffes dont on admirait la beauté, a perspective du gain, ou peut-être une sainte indignation de voir des nations infidèles seules en possession d'une branche de commerce aussi lucrative, leur fit prendre sur-le-champ la route de Gonstantinople. Là ils expliquèrent k l'empereur l'origine de la soie et les différentes manières de la manufacturer et de la préparer. Encouragés par des promesses libérales, ils se chargèrent d'apporter dans la capitale un nombre suflisant de ces étonnants insectes aux travaux desquels l'homme est si redevable. En conséquence, ils remplirent de leurs œufs des cannes creusées en dedans ; on les fit éclore dans la chaleur d'un fumier; on les nourrit des feuilles d'un mûrier sauvage, et ils multiplièrent et travaillèrent comme dans les climats où ils avaient attiré pour la première fois l'attention et les soins ae l'homme. »

Ce fut cette importation imprévue qui mit l'Europe en |)Ossession d une nouvelle branche d'industrie. Bientôt la culture du ver à soie se pi opagea , et un grand nombre de ces insectes fut élevé dans les différentes [)arlies de la Grèce , et surtout dans le Pélo|H)nèse, qui, dans la suite des temps, fut appelé moréey dénomination que plusieurs auteurs font dériver de la grande quantité de mûriers, morus^ qui se multiplièrent dans cette lie en raison de l'accroissement du commerce de la soie. La propagation du mûrier suit en effet celle du ver k soie, attendu que cet arbre, du moins en Europe, est le seul dont les*feuilles paraissent les plus propres k fournir la meilleure soie. De la Grèce les mûriers et les vers k soie passèrent en Sicile du temps de Ro-

ger II , petit-fils du célèbre Tancrède de [autevilie, gentilhomme normand, mii fut reconnu roi de Sicile. Vers Tan 1130, les corsaires qu'il entretenait ayaet fait une descente dans le Péloponèse, enlevèrent et transportèrent en Sicile beaucoup de paysans grecs et de manufacturiers qui introduisirett a Palerme la culture du mûrier et l'art de filer et tisser la soie. Roger appréciant toute rimportance d'une semblable conquête, s'occu|>a, malgré ses continuelles excursions, d'en favoriser les heureux tésultats, et dota

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