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'.s instructions oui précèdent peuvent utiles, nous le repétons, pouraméliorer iiélhodesdont nous faisons usage, puisces instructions proviennent d*une ex^ enee acquise dans le cours d'un grand Ure de siècles, et d'hommes oui pratiut avec un véritable amour Teducâtion vers à soie; toutefois, nous devons dire nous ne croirons pas ces instructions :u|>tes de préjugés, que Tempire de la lin« peut v aveugler sur les inconvô- Us.etqueles principes h^giéuiuues ne s f»araissent pas y être complètement i^rv es. En d'autres termes, nous trouvons 1 Ik comme ailleurs on svstématij«d un ime en contradiction avec les lois gênétis de la nature..
\près avoir vu ce qui se passe en Chine, »ns aussi un coup d'œil sur la manière )l on procède dans nos magnaneries. On t qu'on donne ce nom aux locaux consa* sa rélève des vers à soie. La magnanerie, is les établissements agricoles et indus- Os, réclame des dispoi^itions très-métho- |ues, ou du moins on s'est imposé de les isidérer le phis souvent romme telles; il t s'imposer un entretien presque ininuux, une température^ réglée par un ther- ^iièlre, un personnel choisi, etc. ; toutes )ses qui, lors même qu*elies sont trèsigieusement observées, n'empêchent pas lore quelquefois la perte de la récolte. <'ep«ndant, voyez la singularité! Dans les vennes et Quelques autres contrées, une ule femme, a qui ou livre une écurie, une )ble, quelques claies en roseaux, des fais de brancnages et des feuilles de mûrier* *us Qujène presque toujours cette récolte à en, quoiqu'elle ait négligé la plupart des 'esiTiptions de ce qu on appelle la mettre. dQ3 sisnalous ce lait sans commctitaire.
Voyons malntenanl ee qu'enseignent nos doctes.
Pour élever des vers à soie, la première chose i observer, c'est d'avoir de bonne graine. On appelle ainsi les œufs du papillon qui produit la chenille ou le ver à soie. La graine obtenue de la race qu'on élève sot-même est toujours préférable. La bonne va au fond lorsqu on la fait tremper dans du vin, taudis que la mauvaise surnage; la première est d'une couleur obscure, mais vive ; la seconde est ordinairement blanche et l^ère. Après cela ou ne doit songer à faire éclore les vers, que lorsque les feuilles de mûrier commencent à paraître, et l'on a calculé qu'une once de bonne graine réclame la feuille de quatre gros mûriers. C'est l'espèce à fruit blanc dont on emploie la feuille. Néanmoins, et malgré le calcul i|ue nous indiquons, il est sage d'avoir tou* jours des feuilles au delà des firévisions ordinaires. Ces feuilles doivent être tendres, non fanées et non mouillées. Quand on veut Cuire éclore la graine, on la fait tremper, durant un Quart d'heure, dans de bon vin; on prend celle qui a coulé au fond ; on la lait sécher au soleil, puis on l'étend dans une botte neuve, de bois léger, laquelle ne doit avoir aucune odeur, et être garnie en dedans de coton. Après avoir éparpillé la graine sur le fond« en évitant qu'il y ait des tas, .on place sur cette graine un lit de coton, et sur le tout un papier blanc criblé de petits trous. Enfin, on ferme la botte, et on la place entre deux oreillers de plumes, échauffés au soleil, lesquels on enveloppe encore d'une couverture, pour maintenir ensuite le paquet è une température é^ale. Au bout de 3 ou 4^ jours, la graine noircit, et le ver est prêt è sortir de sa. coque : alors on met sur le papier percé des feuilles fraîches de mûrier.
Au bout de quelnue temps, on s'aperçoit que les vers sont allés chercher leur nourriture aux feuilles qu'ils ont piquetées, et à cette première époque ces vers sont d'un gris obscur et ont la tête noire. On enlève sSors, è l'aide d'une aiguille sans pointe, les feuilles avec les vers (jui y sont attachés.
Cour les placer en petits tas dans d'autres oites, et l'on mçt de nouvelles feuillea entre ces tas. Il faut surtout avoir le soin de ne placer dans une même botte, que les vers éclos le même jour, d'où il résulte qu'on multiplie les boites au fur et à mesure de réclusion. On les laisse 4 ou 5- jours dans ces boites en leur donnant des feuilles abondamment, c'est-à-dire des bourgeons, ce que l'on doit continuer depuis le premier êge jusqu'à la première mue ; pendant les quatre mues on les nourrit avec les feuilles les plus tendres; et après les mues, avec les feuilles fortes et substantielles. Pour ce qui est de la quantité, on doit leur en donner matin et soir, depuis leur naissance jusqu'à leur seconde mue; trois fois le jour depuis la troisième mue jusqu'à la dernière; et cinq à six fois depuis celle-ci jusqu'il la lin de leur vie, ce qui offre une duré^
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DICTIONMAIRII^
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d'environ six semaines. Quand les vers sont dans les secondes bottes où nous avons dit qu'il faut les laisser quatre ou cinq jours, on diminue peu;k |>eu la chaleur dans laquelle on les a entretenus, et on les trans* porte dans le lieu qu*on leur a destiné pour oiférer leur production. Ce doit être une ciiambre exposée en bon air, garantie des vents par des châssis bien clos, à Tabri de toute mauvaise odeur, et éloignée du bruit. On s*assure égaledient que les souris et les insectes ne peuvent y pénétrer. On y forme alors des carrés avec des montant» en bois, et on établit sur ceux*ci plusieurs rangs de tablettes ou de claies ayant un rebord, ran^^s
Îui doivent être espaces d*un pied et demi, ien des additions encore, bien de soi-disant perfectionnements sont apportés à ce local par des éleveurs; mais nous renvoyons, pour les connaître, aux traités spéciaux, ne leur trouvant pas quant è nous une utilité assez notable pour les rappeler ici.
Lorsqu'on porte les vers avec les feuilles auxquelles ils sont attachés dans le logement qu'on leur a préparé, on les dépose sur les tablettes ; on les y range uu peu au large ; puis, petit à petit, on ouvre un peu les fenêtres, quand il fait soleil, ^>our les accoutuimer à Tair; plus ils grossissent, plus ou doit leur donner de l'espace; enfin il est indispensable de tenir leur chambre bien nette, et de la {Nirfumer soit avec du vinaigre, soit avec des plantes aromatiques, comme du thym, du serpolet, de la lavande ou du romarin. Pendaut. la période où ils conservent la forme de vers, ces animaux changentquatre fois de peau de huit eu huit jours, et ils en loetleut trois ou quatre pour chaque mue, durant laquelle ils dorment. Ainsi, ils mangent et dorment alternativement; et, è chaque réveil, ils changent de peau, qui, jle grisAtre qu'elle était dans le principe, devient de plus en plus blanchAlre. Lorsqu'ils sont dans leurs mues, il ne faut pas les toucher; mais comme ils ne mangent |ias alors, il est indispensable de leur donner abondamment de la feuille quand ils sortent de leur sommeil. Après la seconde mue, il est néces* saire aussi de nettoyer les tablettes tous les quatre jours, et de changer la litière, ce qui nécessite d'avoir des places vides sur ces tablettes pour les y transporter. Lorsque les vers ne grossissent pas, c'est un signe qu'ils déclinent, et, dans ce c^s, on frotte leurs ta-» blettes d'herbes fortes. On connaît qu'ils sont malades loriqu*on les voit jaunes, en- Qés et luisants. Ceux qui sont luisants et verdâlres sont incurables, et l'on doit alors les jeter aux poules ; puis on sépare les malades de ceux qui ne le sont pas, et l'on jette du vinaigre, sur une pelle rougie au fuu, cinq ou six fois dans les vingt-quatre heures. Une grande chaleur et un air étouffé sont plus nuisibles aux vers que le froid.
Sept ou huit jours après la quatrième mue, et quelquefois quinze jours, suivant les localités, les vers sont prêts k monter et è filer l>our donner la soie, et, en cet état, on les ap|)elle ren en frme. Ils ont alors la tête
flétrie, la queue épaKe* le de la gorge, et une consistance wp.f museau est plus poinlu« lears eer.»
viennent jaunes de verdâlmts qe'ilsu et on les voit sans cesse em waomtm se souciant plus de manger^ Dans ee - ■ état, qui dure quatre oo cinq joers les tenir au large avec nn redoeUfar
f)ropreté, et leur donner prindptkop èuilles fortes. Lorsque ces soins nu au ver, on le voit aussitAi dépérir, èû mencement de cette période, oe r*— aussi sur les tablettes des espèeesd'»-» de berceaux avec des branches de t*.* ou de bruyère, sans aucuns piquai u .
que les vers puissent monter et aler.e « les derniers moments, lorsque ces tun < cbent le pied des rameann ek que lesr i est transparent^ ce qui témoigiie qoi • > lent monter, on diminue leur oosr qu'on cesse totalement dès qa'ib b.-.' Après s'être promené sur les rasa., ver finit par y fixer en un point qat.* a son cocon. On doit avoir latCentioa h • rer les vers qui ne cherchent pas <p monter, de ceux qui montent, et oo ik. les premiers sur une autre tatitetie ^s de rameaux, jusqu'à ce qu^k lenr tov rent leur ascension. Huit oo dix joll^ que les vers ont formé leurs cococv • > tache doucement ceux-ci des rsoft*:
les déposer dans des corlieilles. Ceuidestinés peur en tirer la soie; msû»
ration du tirage n*a pas lieu ioimédia.T on expose ces cocons k Tardenr di ^ afin d'asphyxier les papillons qo'tb liment et éviter leur écSosion. Mais oaf«^' toujours sur les rameaux qoelqoe ^ * des meilleurs |)Our laisser éclore lt\<' et obtenir ses œufs ou sa graine.
Les cocons mêles sont grêles, '>"« pointus fiar les deux Ixints; eeei :-?
melles sont unis et mousseux. Poor ^ curer une once de graine, il laot W ' de cocons, moitié mêles, moitié ttsH * les attache par trois ou quatre paqwts . une tapisserie. Le ver a soie sotnt ^i ?' roorphose et devient papillon, .eon^* jours après la formation de son tocci ' cet état, l'insecte ne mange pa5.I>è5C»
impilloos sont sortis de la coqor. > (irend doucement par les ailes et t« * chaque mêle auprès d'une femelie, >• étoffe rase et noire. Le plus griod ireste appareillé l'esi^ace de dix beoret de déposer les ceufs, et, lorsque le ose désappareille |»as de loi-mêaMt, oa ' adroitement le laAIe qu'on déuait, ei nielle ne tarde point k produire sesd^sont communément au nombre de 31^ mufs sont couverts d'une huoseor vi^> qui les lait adhérer fortement ssr tt" où ils sont déposés : mais on et le> e? tache que lorsqu'ils sont biMseci graine est d'abord blanche oajs«>*^ ' rouge, et enfin grise, et, quand àk < ' cette dernière teinte, on fa jette 4m*"* qu'on a fait tiédir; on la reatur ; |^ *'' ^ est bon va au fond, comme oossl*^^ '
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DE TECHNOLOGK.