SUIT
DEATR DB CVAUl et SlUCATB ]>E 1»OTASIIB.
SILICE. Radical silicium. Angl. vitrifiabie eûTth; allem. êchmelxbare erde. Substance blanche, solide, sans saveur ni odeur, et composée de siliciom et d'oxjgène, SiO. On rappelle aussi acide silicique. Prét)arée artîflcrellement, elle constitue une poudre lé* gère semblable i de la farine, et on l'obtient sous cette forme en faisant chanffer du sable ou des cailloux ave? de ta potasse, puis en dissolvant le produit dans Teau et précipitant par un acide. La silice se dépose alors sous forme d*une gelée incolore, dite silicB hydratée^ qu'on recueille sur un filtre et qu'on calcine. La silice, qui est un véritable aeide, est très*répandue dans la nature, oh on la rencontre surtout eo combinaison avec l'alumine, pour former la plus grande partie de la terre des champs; et elle constitue, à un état de pureté plus ou moins 'grande, le sable, les cailloux, la pierre à fusil, les di« verses variétés de' quartz ou de silex, etc. l^e cristal de roche est de la silice cristallisée parfaitement 'pure. Différentes parties des végétaux, et particulièrement la tige des céréales, renferment de la silice en abon* dance; certaines eaux minérales, et entre autres celles des geysers de l'Islande, en contiennent aussi en dissolution; et il en existe enfin une petite quantité dans l'eau des rivières et des sources. La silice est priaci paiement employée dans la fabrication du verre, des moi tiers, des poteries et des ]Merres précieuses artificielles.
SILICEUX. Qui est de la nature du silex ou caillou.
SILICIQUE. Foy. Siucb.
SILICIUM (chim.). Du latin silex, pierre. Angl. silicium; BMem. kieselsioff. Corps sim* )>le, d'un brun noisette, qui se trouve en combinaison avec roi^K^ne àam la silice, d'où il a été extrait p5ur la première fois imr Berzélius, en 1810. Ce métal est explosif, et voici le résultat d'une expérience communiquée par M. Chenot : t Moins de 3 gram« mes de silicium à Vétai d éponge, k une pression équivalente à environ 300 atmosphères, ont détonné avec ce bruit fiarticulier aux fulminates, avec ce mode d'action dans lequel l'effet se |)roduît de haut en bas, avec une puissance qui ne peut être comparée qu'à celle de la poudre. »
SILLliiT (luth.). Petit morceau d'ivoire appliqué au haut du manche d'un violon, d'une guitare ou autre instrument à cordes, sur lequel posent les cordes. La longueur de celles-ci se mesure du sillet au chevalet.
SILLOMÈTHE. Du français tiMon, et du grec |a4tpov, mesure. Instrument propre à iieceonaitre l'espaee parcouru par un navire «Aans un temps donne.
SILO (écon. rur.). Mot espagnol qui désigne une grande fosse que l'on pratique en tiH-re, |iour y déposer des grains afin de les eonserver. L'usage des sifos remonte à la plus haute antiquité, et il a lieu également ea Chine, en Atriqne, en Russie, en Allemagne, en Espagne, en Italie, etc. Pour établir ces greniers souterrains, il la ut Diire
chois, autant que possible, d'un endroit élcvt^, et il im)iorte dans tous les cas qee l'eau soit au moins à deux mètres au-dessous du fond de la fosse. Le sol doit être aussi de nature argileuse, compacte et sans ioÎDts de stratifications qui puissent laisser nitrer les eaux souterraines ou météoriques. Dans les localités humides, on revit ordinairement le fosse de parois de maçonnerie; mais dans les |iays chauds on n'emploie que des ercui de terre, et ceui;-ci sont préférables pour la conservation du grain. Toutefois, les meilleures fosses sont celles que Ton peut pratiquer dans le roc. La forme circulaire esi celle qui- convient le mieux aux silos, afin d'éviter la poussée des terres. Si on donnée ces creux une profondeur de 6 mètres» le diamètre doit être, au fond, de 3*3; an cen* tre de 3*5, et à la gueule de 0*9. Une fosse de cette capacité peut contenir SOO hectolitres de grains; mais on en creuse dont le contenant varie de 135 A 1,âS0 hectolitres.
Avant de renfermer le grain dans le silo, on brûle dans celui-ci de la paille on ^es branchages, afin de bien en dessécher le fond et les |)arois; puis l'on dispose au fond, d'abord un lit de fascines, ensuite un lit de paille de seigle, et enfin une natte de sfurterie. On garnit aussi de paille les parois. Si le blé est destiné à séjourner iongtea)|« dans la fosse, il est prudent de le faire passera l'étuve avant de le renfermer. Lorsqu^oo l'introduit, on le presse à pieds d'homme; avant de clore le silo on brûle du charboe au-dessus de la masse de grains pour le désoxygéner; la gueule est fermée par une autre couche de paille de BO eeotimètres d'épaisseur; on pose par-dessus une pierre circulaire ; et l'on termine l'opératioo en couvrant le tout, d'environ un mètre de lerre argileuse imperméable. Les silos qui, ec Espagne, portent le nom de maUvmorei, so&( quelquefois creusés jusqu'à 25 et 30 mètres de profondeur.
SILVERËT (manof.}. Etoffe croisa desoie et de coton.
SILVICULTURE. Du latin at/t», forêt, et cu/ltira, culture. Science qui a pour objet rétudo de la culture et de Tentretien de» bois et ûes forêts. La sUvieulknre propre* ment dite embrasse les bois et les fortts; Varborieuiiure esi limite aux pépinières rt aux plantations isolées.
SSLVIQUË(cbim.). Sedild'un acide résineux qu'on extrait de la eolophaoe.
SiUARUE(cost.). De i'italien itatam.
fait de Tesfiagnol xamoÊrra, pelisse de btifff Vêtement long et traînant que les feoues (K>rtaient autrefois. — Sorte de soutane q»^ certains magistrats et professmrsi porieBt sous leur rObe.
SIMBLRAU. Cordeau qui sert à tracer des aroa de cercle d'une étendue plus ooosi^' rable que celle des plus grands compas. -^ Action de tracer une oouroe et d'en déle^ miner le centre ou les fovers. — Assemblage de fleelies qui fait partie dtea métitf à tisser.
SIUILAIRE (pnys.). Do latin $mHi$, ^9-
DE TECHNOLOGIE