SOI
DlCTIONNàlRE
ou le local dans lequel est placé l*appareil «le la soufflerie et où se tient le souffleur qui fair mouvoir les soufflets.
SOUFFLET. Angl. bellows; allem. blasebalg. Instrument destiné h projeter Fair avec force. Le soufflet ordinaire se compose de deux plaques de bois séparées par une large bordure de cuir, et qui s'unissent par Textrémilé la moins large, où se touve un trou dans lequel estGxé un tube métallique. Chaque plaque est terminée par un prolongement qui rend l'instrument p#lus facile à diriger; et la plaque inférieure est percée d'un trou rond ou i;arré, muni en dedans d'un cuir lâche et aisé, d'où il résulte que IViir qui pénètre par cette ouverture dans le soufflet, presse sur la peau qui la garnit, puis sort par le haut du soufflet et le tube métallique en formant un jet continu lorqu'on referme le soufflet sur lui-même. Les autres instruments de ce genre usités dans l'industrie ne diffèrent que par le volume. Dans les soufflets des hauts-fourneaux, on trouve que la pression moyenne soutient ordinairement dans le tube d'épreuve une colonne de mercure d'environ 18 centimètres et demi. On appelle soufflet à double vent ou à double âme^ celui qui pompe le double de vent des autres au moyen d'un mécauisme particulier. — Voy. Soufflant.
80UFFLËTIER. Angl. bellows - maker ; allem. blasebalgmacher. Celui qui fabrique ou qui vend des soufflets.
SOUFFLEUR (verrer.). kn^j.glast-blower:
allem. glasbdser. Ouvrier qui souffle Jes ouvrages eu verre. — Se dit aussi de celui qui l'ait mouvoir les soufflets d'un orgue.
SOUFFLURE. Angl. bleb ; allem. blase.
Nom que l'on donne dans les fonderies à certaines concavités qui se forment dans l'éfMisseur d*un métal quand il a été fondu trop chaud. — Se dit aussi de défauts analogues répandus sur la surface du verre.
SOUFFLURE (impr.). Trou qui se forme dans la mauvaise matière du caractère.
SOUFRAGE. Angl, sulphuring : allem.
schwefeln. Se dit de l'action d'imprégner de soufre les allumettes, ou bien des étoffes qu'on veut blanchir, etc. Pour soufrer les allumettes , on plonge simplement leur extrémité dans du soufre en fusion; pour soufrer les étoffes on les suspend dans des salles hermétiquement fermées , appelées soufroirs , et dans lesquelles sont disposés des réchauds allumés sur lesquels on a répandu de la fleur de soufre; pour soufrer du vin, on fait usage de mèches soufrées qu'on descend p»r la bonde et tout allumées, dans le tonneau vide.
SOUFRE. Du latin sulphur. Angl. suïpAur; allem. schwefeL Produit connu de toute antiquité, mais qui n'a été rangé que depuis Lftvoisier parmi les corps simples. Il est solide, de couleur jaune, sans saveur et sans odeur, et d'une pesanteur spécifique à peu près double de celle de l'eau. Le frollemenl lui communique comme une légère odeur et le rend électrique; et lorsqu'on serre dans
la main un bftton de cette substance, il bit entendre un léger craquement qui proviem de ce qu'il se bri$e intérieurement parsuiie de l'inégale dilatation de ses parties. Le soa> fre revêt des formes cristallines qui ap(yar« tiennent h deux systèmes différents Lorsqu'il refroidit lentement, il cristallise en aigailles ayant la forme de prismes obliques à bases rhombes ; mais dissous dans du sulfure de carbonne, il offre des octoèdres allongés à bases rhombes , et c'est sous cette seconde forme .qu'on le trouve dans la nature. Le soufre fond vers 110* et forme un liquide de couleur citrine. Lorsqu'on le chauffe jusqu'à 220", il s'épaissit de plus en plus de manière à perdre totalement sa fluidité*, si dans cet état on le refroidit subitement par l'immersion dans l'eau, il reste mou, transparent et d'une couleur rouge ; et il se trouve alors assez ductile pour qu*on puisse le tirer en fils aussi fins qu'un cheveu. Chauffé en vase clos, il entre en ébullition vers ioo* et se réduit en vapeurs de couleur orangées
S|ui se condensent, par le contact d'un corps roid, sous la forme d'une poussière qu'on appelle /leur de sou/re; enfin, il prend feu dans l'air à la température de 150* environ, produit une flamme bleu&tre, et répand des vapeurs suffocantes, formées d'actde sulfureux.
Le soufre est répandu dans presque lou^ les terrains qui forment Técorce du globe, où il se présente sous différents états, et il est particulièrement très-abondant auxeuvirons des volcans en activité* 1^ Vésuve, TËtna, les volcans de l'islandet de Java, Jâ la Guadeloupe et de l'Amérique méridionale en voijiissent incessamment; les abords des cratères sont souvent imprégnés de soufre jusqu'à des profondeurs qui dépassent quelquefois 10 mètres; on donnée ces terrains les noms de solfatères , de soufrières , et de terres de soufre; et ce sont particulièreœeot les solfatères de l'Etna qui fournissent le soufre nécessaire aux besoins de Tindusirie. On Textrait en distillant la terre qui en e^l chargée dans des espèces de pots exposés à la chaleur de longs fourneaux en briques, appelés ^aMre*. Les vapeurs sont condensées dans d'autres pots mis en communicaM avec les premiers et placés en dehors du fourneau; et le soufre liquéfié s'écoule alors dans des baquets pleins d'eau, où il se fige en morceaux irréguliers, que Ton fond ensuite dans des moules pour leur donner différentes formes. Le soufre existe encore dans la nature en combinaison chimique; et c'est ainsi qu'il entre dans la composition des pyrites, des galènes et des blendes qu'on exploite pour les métaux qu'elles renfermenl. Uni à l'oxjgène et aux bases, le soufre fo^ me le plâtre ou sulfate de chaux, etdiTers autres sulfates qu'on rencontre dans la plupart des sols cultivés; enfin, it est contenu dans un grand nombre de végétaux, comioe le raifort, le radis, le cresson, le cochléariit le navet, la graine de moutarde, roiçnoDi etc.; puis dans certaines matières arséuiales, comme les œufs, la fibre musculaire, le caillé
sou
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