‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 194 sur 248 · UC · texte numérisé non relu

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PE TECHNOLOGIE

SUC

}t en sonmettant la matière ligneuse ûs à l'action de l'acide suifurique. Oh « par exemple, de ta toile de chanvre lin divisée en petits morceaux qu'on » avec de Tacide suifurique concentré, \ par petites fractions ; quand la matière duite en FjAte, on l'étend avec de l'eau n fait bouillir; puis on sature l'acide craie, et l'on opère comme pour le d*amidon. C'est M. firaconnot qui déil, en 1819, la formation du sucre par atières ligneuses ; toutes ces matières nportent comme les chiffons dont nous !$ de parler; et les diverses espèces de les efforces, la paille, la Qtabse, etc., ml le mémo sucre.

;R£ de CHATAIGNES. L'extraction du de betterave est l'une des découvertes is intéressantes d^Ia science moderne, liminue le prix de cette denrée que me à tout flge, pour laquelle la plupart limaux montrent une grande prédilec- 1 1 qui, servant à préserver de beaucoup ladies, est en môme temps une des lures substances alimentaires. Mais la ave ne croll que dans des terrains qui ) la profondeur et nui possèdent une grande quantité d'numus végétal. 11 des pays inontueux où cettti racine urrait pas prospérer et qui sont trèses à la culture au chAtaignier, dont les sont aussi saccliarifères que la belte- Le chAtaignier devrait donc être pour ivs de montagnes, sous le rapport de »d action du sucre, ce que la betterave )ur les plaines et les vallées, fabrication du sucre de chAtaigne est simple que celle du sucre de betterave. la chAlaigne, il ne faut ni rApe, ni gref- I moyens compliqués de filiration, ni mimai. Un tonneau défoncé, une chauplate sullisent pour faire, dans son ige, du sucre de chAtaigne. Cent parties fruit fournissent soixante parties de e et quarante de sirop. De ces «0 parties, lirait lOparties de moscouade cristallil>(is perlectionnements plus récents ont e donné 44 parties de sirop sur 64 par* le farine qui provenaient de 100 parties litaignes sèches. On en a tiré 7 ki lotoies de sucre. Le marc de cbAtaignes, s Textraction du sucre, sert à faire une mio très-bonne et des pAtes de difféîs formes pour des sou))es. Mous ferons rver h ce sujet que la farine de cliAtaif mêlée avec celle de froment, jusqu'à ncurrence d'un cinquième du mélange^ ie un assez bon pain.

»ur obtenir l'extraction du suere de cbAles, il fiiut, après les avoir bien sécbées, ueure en larme, ou simplement les coner grossièrement. On fait ensuite infu- :eue farine ou les fragments de chAtai- >« de manière que Teaa les surmonte.

^"^ une infusion de six heures, on souti* eau et on verse une nouvelle quantité e liquide qu on soutire également après infu&ion de six heures. Opération qu on lïQue encore pondant une pareille durée.

On soumet alors à l'évaporation sur le feu l'eau des différentes infusions. aOn de la soustraire à la fermentation qui s'y établirait assez promptement. L*alDumine vi^gé^ taie, que l'eau extrait aussi bien que le suère, pendant les infusions, se concrète par la chaleur et clarifie le mélange; et réduite è un tiers, l'infusion est portée h la consistance de sirop épais par une nouvelle évaporation. Des chaudières plates, évasées et peu profondes, sont les plus convenables pour cette opération. On remue, pendant quelques minutes, avec une écumoire, le sirop, afin d'y engager une certaine quan* tité d'air. Distribué dans \les terrines évasées et peu profondes, ce sirop se prend en cristaux d'autant plus promptement que son épaisseur est moindre et la surface plus grande; et le remûment, répété de temps on temps, dans les terrines, accélère la cristallisation. Lorsque le sirop est pris en une masse bien consistante, on le soumet dans un sac de toile bien serrée h une forte pression. Les moscouadcs obtenues par ces moyens sont moins colorées que celle de canne, et peuvent être portées au plus haut desré de blancheur et de pureté. Quant aux cbAtaiçnes échappées de l'eau après la troisième infusion, on les soumet aune trèsforte pression, puis on les sèche au soleil. Elles donnent alors une farine assez passable, qui peut entrer, avec 4;5 de froment, dan> la c4>mposilion d'un pain de tK>une qualité.

SUCRE D ÉRABLE. Dans TAmérique septentrionale, on emploie avec avantage à la fabrication du sucre une espèce d'érable

3ui forme d'immenses forêts. ChAteaubriand onne les détails qui suivent sur cette industrie. La première récolte a lieu vers la fin de février, de mars ou d'avril, selon la latitude de la contrée où croit l'érable. L'eau ou la sève recueillie après les légères gelées de la nuit, se convertit en sucre, en la faisant bouillir sur un grand feu. La quantité de sucre obtenue parce procédé varie selon les qualités de Tarbre. Ce sucre, léger de digestion, est d*une couleur verdAtre, d'ua goiU agréable et un peu acide. La seconde récolte s'effectue quand la sève de l'arbre n*a pas assez de consistance fioor se changer en sucre. Elle se condense alors en une espèce de mélasse qui, étendue dans de Tean de fontaine, offre une liqueur fraîche (>endant les chaleurs de Tété. On entretient avec grand soi» les érables de l'espèce rouge et blanche. Les plus f)roductifs sont ceux dont ré('4>rce parait noire et galeuse. Les sauvages ont cru observer que ces accidents sont causés par le pic-vert noir h tète rouf;e, qui perce l'érable dont la sève est la pi us abondante, et ils respectent le pic-vert comme un oiseau intelligent et un boa génie. A iin peu plus d'un mètre au-dessus du soi* on ouvre dans le tronc de l'érable deux trous de 9 millimètres de profondeur, et perforés de hautien bas pour faciliter l'écoulement de la sève. Ces deux premières incisions sont tournées au midi, et l'on ea

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