SUI
sucre de raisio se produit par Taction que li^s acides étendus exercent sur le sucre ordinaire, la fécule et le ligneux; il est contenu dans le foie de la plupart des animaux et dans Turine iies diabétiques; et il se forme enfin quand le sucre ordinaire subit Taclion des ferments» avant de se décom[)Oser en alcool et en acide carbonique; puis il existe encore dans le miel. Le sucre de raisin ne cristallise pas r.omme te sucre de canne ou de bettera'?e en cristaux réguliers, et on Toblient le plus souvent en grains mamelonnés qui se groupent comme des tètes de c'houx-fleurs. Sa saveur est fraîche et moins sucrée que celle du sucre ordinaire; il est aussi moins soluble dans l'eau, et il faut 3 fois 1/2 autant de sucre de raisin que de sucre ordinaire pour édulcorer la même quantité d*eau; il renferme les mêmes éléments que le sucre de canne, associés chimiquement à une certaine quantité d'eau ; il se dislingue par l'action ditférenle qn'exercent sur lui les alcalis et les acides, car il se dissout sans se colorer dans Tacide sulfurique concentré, tandis que le sucre ordinaire noircit au contact de cet âg^ent; et de même ri est ijTuni fortement par la potasse, lorsque œlle-cj n'altère en rien le sucre ordinaire. SUCRE INCRISTALLISABLE ou CHULA- RIOSË (chim.). Espèce particulière de sucre qui existe dans tous les fruits franchement acides, ainsi que dans les pommes, les poirés, le miel, le nectar des fleurs, etc. Il forme un liquide épais qu'on ne peut transformer en un sucre ordinaire solide; mais au bout d'un certain temps, néanmoins, il se convertit en mamelons de sucre de raisin. On le produit artificiellement par l'action des acides sur le sucre ordinaire; et il constitue en grande partie la mélasse qu'on obtient dans le traitement des sucres decanne etdebettelave.
SDCRE TORS. Composition faite de sucre et de jus de réglisse qu'on vend en petits bâtons tortillés. Le sucre tors de Poissjr, dans le département de Seine-et-Oise, jouit d'une certaine renommée.
SUCRE VERMIFUGE. Mélange de deutoxyde de fer noir, de mercure et de sucre, qu on emploie pour la destruction des vers qui tourmentent les enfants.
SUCRERIE. Etablissement oh Ton fabrique le sucre.
SUCRIER. Ouvrier qui travaille dans une sucrerie. — Vase qui sert à contenir du sucre.
SUÈDE (ganter.). Genre de gants qui se fabrique i^uirticulièrement en Suède, mais c] u'on imite en France et dans d'autres paj^s. Ou les prépare avec la peau d'une espèce de rat.
SUERIK. BAtiment sur lequel on fait ressuer et fermenter le tabac.
SUEUR. Ouvrier qui traveille le cuir en sortant des mains du tanneur.
SUFPLUMINABLE. Se dit d'un poulet qui est en incubation.
SUIE. De l'anglais-saxon soothe, dont les Anglais on fait sooi. Matière noire, d'une
odeur désagréable» et d'une saveur amère et eropyreumatique , que la fumée dépose en croûtes luisantes sur les parois intérieures des cheminées et des tuyaux de poêle. Cette matière se compose d'un assez grand nombre de substances, dont les principales sont de l'albumine ou terre végétale, un produit azoté; de l'eau; du carbonate, de l'acétate et du sulfate de cbaux; de l'acétate de potasse; de la matière carbonique insoluble dans les alcalis; du chlorure ammoniaque, etc. La suie du charbon de terre diffère peu de celle du hois. En Egvpte, c'est de ta suie des excréments brûlés du chamei^u, qu'on obtient le sel ammoniac. La suie accumulée dans les larges corps de cheminées, présente des dangers d*incendie, surtout lorsque les parois auxquelles elle s'attache sont construites en tables de pifttre. Les tuyaux en briques rectangulaires, ou mieux circulaires, ne pré* sentent pas cet inconvénient lors(]u'ils sont bien construits et épais de 10 centimètres au moins. C'est alors qu'on peut mettre lé feu à la suie , pour ramoner le tuyau. Un dès meilleurs moyens d'éteindre la suie en combustion dans une cheminée, consiste à brûler quelques poignées de fleur de soufre sur le foyer, puis à boucher l'ouverture de cette •cheminée. Alors l'acide sulfureux, produit aux dépens de l'oxygène, ne laisse plus ce gaz en proportion suliisante dans l'air pour entretenir le feu, qui en eflet s'éteint h I instant. La suie est employée dans la teinture où elle donne une couleur fauve très-solide; elle sert aussi dans la peinture pour faire le bistre et le notr de fumée ; enfin, on jr a recQprs pour divers usages dans l'industrie, et on peut l'utiliser comme engrais dans les terres humides.
SUIE (écon. rur.}. On nomme ainsi, dans les environs de Marseille, des fosses dans lesquelles on réunit les fumiers des porcs, la colombine et autres matières analogues.
SUIF. Du latin sébum. Nom sous lequel on désigne les graisses fondues des animaux ruminants, dont l'industrie faitusaçe pour la fabrication des chandelles et des Dougies stéariques. Les suifs sont composés de proportions variables de carbone, d'oxygène et d'hydrogène ; ils contiennent les mdmes
Ï)rincipes que toutes les graisses, c'est-à-dire 'oléifie et la stéarine: nuis, en petite quantité, une substance volatile, comme la talértne, la butyrine^ etc., qui donne au suif de mouton et à celui du bouc l'odeur qui les caractérise. Le mouton fournit environ 2 kilogrammes d'un suif sec et très-blanc; le bœuf, 26 kilogrammes d'un suif moins sec et moins blanc que celui du mouton; le veau 1 kilogramme d'un suif blanc et mou. Le porc ne donne qu*un mauvais suif mou qu'on appelle flambart. On extrait le suif en chauffant, soit à feu nu, soit avec de l'acide sulfurique étendu d'eau, les matières chargées de graisse, jusqu'à ce Qu'elles ne laissent qu'un résidu qui reçoit le nom de bou-^ lée ou cre/on. On appelle suif de place , celui
Ïue les bouchers vendent en pain ; suif en rancAe, la graisse desséchée et propre à
9ei
sui
DICTIOXNAIRE
SDL
ses
faire du suif; suif en jatte ou en pain, celui qui a été moulé dans une forme en bois; et petit suift la graisse qui se fige sur le bouiU ton où Ton fait cuire les abattis des animaux.
SOIN ( verrer.). Nom que Ton donne aux .«^curies qui se manifestent à la surface du verre fondu.
SCINT (manuf.). Angl. yolk; allem. ido/lenfett. Substance grasse , onctuiîuse et trèsodorante, qui revêt la toison des bêtes à laine, et qui est produite ^>ar la transpiration de ces animaux. Yauquelin est le premier chimiste qui ait fait une élude particulière de cette production. Selon cet illustre savant, le suint« assex compliqué dans sa composition, est surtout formé d'une espèce de savon h base de potasse ; et ce qu'il y a d*assez remarquable, c*est que ce prodait contient en outre et tout à la fois, un excès de potasse et un excès de matière grasse qui sont libres de toute combinaison, de manière aue Ioi*sqn*on immerj^e dans l'eau de la laine en suint, la matière savonneuse, le sous-carbonate de potasse excédant et ({uelques autres sels s'jr dissolvent. Une partie de la substance grasse non combinée a l'alcali estentralnée en suspension dans l'eau de lavage et lui donne un aspect laineux, tandis qu une autre portion demeurant fixée sur la laine, ne peut en être soustraite qu'au mojen de lolioBS alcalines. Vauquelin a observé que si Ton sépare la laine brute de Teau dans laquelle elle a été immergée pendant quelque temps, celle-ci laisse précipiter, parte repos, une assez grande quantité de corps étrangers, et surtout un mélange de sable et de carjx)- ' nate de chaux. L'eau surnageanle, qui est laiteuse, mousse par l'agitation comme une dissolution de savon ; si on la filtre et qu'on l'évaporé, on obtient un extrait brun d'une saveur âere et salée, puis imprégnée de j'odeur propre au suint, odeur que Vauquelin attribue à uae matière animale particulière, laquelle devient agréable et comme ambrée sous certaines infiuences. Cet extrait est en partie soluble dans l'alcool , et la portion dissoute étant séparée de cet alcool, jouit de quelques propriétés remarquables. Ainsi , aie est coagulée comme l'eau de savon par les acides, qui en séparent une matière grasse jaonitre , insoluble daifs l'eau; la liqueur retient des sels à base de potasse et de chaux, qu'on ne peut débarrasser d'une espèce de bitume qui les enveloppe qu'au . moyen de la calcination. La dissolution de suint évaporée è siccité, et ce résidu étant calciné fortement, laisse de la potasse à nu,
L'eau de lavage des laines en suint, contient de Tacétate et une petite quantité de murjale de potasse; mais on n'jr a pas retrouvé d'ammoniaque, ni libre ai combinée. . Il iNsratt qu'il se forme , par la réaction de l'acide sulfurique sur le suint, une combinaison analogue à l'acide sulfovinique, ou peut-être de l'acide hyposulfurique; car Vauquelin dit avoir obtenu, par suite de ceue réaction, un sel calcaire plus soluble que le sulfate ordinaire, beaucoup plus fusible au chalumeau, etc. En dernière analyse,
Vauquelin a trouvé qne le suint é(ail constamment composé : d'un savon è base de potasse ; d'une petite quantité de cariionsic de potasse; dO' chaux dans un état de cor> binaison inconnue; d'un atome de niuriale de potasse; d^une matière aniniale qu'il considère comme la source de Todeur du suint. Voilà pour la portion soluble (jaDs l'eau. Mais il reste en outre, nousTavons déjà dit, une matière gérasse qui est adhérente à la laine, et qui la rend poisseuse; sans cola un simple lavage à l'eau courante suflirait pour opérer ]e aésuintage ^ tandis qu'on est oblige d'avoir recours au savon. Une autre chose remarquable, c'est que la quantité de suint propre à chaque espèce di laine, est en quelque sorte pro|)ortionoelleà la qualitéde la laine,c'esi-àL-direquele$plus belles en contiennent jusqu'à U pour 100, et les qualités inférieures environ 25 pour 100. Vaiiquelin a déduit de la composUioa du suint quelques conséquences utiles à la pratique. Ainsi il a fait observer qu'il serait avantageux, pour opérer le désuintage, de laisser l'eau de suini séjourner pendant quelque temps sur la laine, afin de faciliter la réaction de l'alcali et de la matière grasse libres, corps auxquels il n'a manqué probablement que l'intermédiaire de Peau pour pouvoir se combiner; mais toutefois it est essentiel de faire observer qu'on doit se donner garde de trop plonger cette macération, attendu que l'eau de suiut, comme les autres alcalis, ferait gonfler et fendre les laines, accident très-grave.
SUITE (teint.). Du bas latin sefut, suivre. Opérations successives faites sur un même bain de teinture, pour obtenir des nuances de plus en plus pAIes.
SUIVABLE (manuf.). Angl. tvcn; alleiD.
gleich. Se dit d un fil bien égal employé dans Te tissage.
SULFANTIMONUTE (chim.). Genre dt sulfosels qui résultent de la combinaison dti sulfidc antimonique avec les sulfobases.
SULFANTJMONITE (chim.). Genre de sulfosels qui résultent de la combinaison de sulHdes antimonieux avec les sulfobases.
SULFARSÉNlAT£(cbim.). Genre de sulfosels qui résultent de la combinaison avec les sulfobases du degré de sulfuration de Vvsenic correspondant à l'acide arséaieux sovs le rapport de ta composition.
SULFARSËNITE (chim.). Genre de sulfosels qui se forment par la combinarsoa avec les sulfobases du degré de sulfuration de l'arsenic correspondant à l'acide arsénique par sa composition,
SULFATE (chim.). Genre de sels formés par la combinaison de l'acide sulfuriqia avec les bases. Parmi ces sels qui sont ds^^ nombreux, nous citerons seulement les suivants :
ScLFATE d'alumine. Composé blanCf cristallisable, soluble dans l'eau et d'une sarear astringente, qu'on emploie en teinture pooi la préparation des mordants, et qu'on subftitue aussi quelquefois è l'alun dans finduâtrie.
SVL
DE TECHNOLOeiE.
SIL
jiFATc DK BABYTB. Composé Uano et inble dans leau et tos acides, qu'on retire dans la natare h rétat de spath pesant, t)é aussi baryte sulfatée. Ce sulfate sert éparer les composés barytiques, et on le ) au Gait>onate de plomb pour faire les ités inférieures de céruse.
LFATB BB CHAUX, Coinbinaison d*acide iri^^ue et de chaux qui constitue tes dif- (tes variétés de gypse et de plfltre.
LFATE DB GuivRB. Substauce qui reçoit les noms de vitriol bleu^ vilriol de re et couperose bleue. C'est un composé le sulfurique et de cuivre, SO\CuO- I, offrant des cristaux bleus d*azur, qui !nnent tout à fait blancs par la dessic- 1 à 290". Il se dissout facilement dans qu'il colore en bleu, et sa solution a aveur styptique désagréable, qui excite ivalion. Ce sel entre dans la composi* lie l'encre et dans la teinture en noir line et sur soie, conjointement avec le te de for; on l'emploie aussi pour oble* t verses couleurs, telles que le violet, as, etc.; il forme la base des réserves les indienneurs ; et on y a recours enfin le chaulai^e du blé. Ce set est, du reste, le tous les sels de cuivre, un violent uo. On le prépare en mouillant des plade cuivre, les saupoudrant de fleur de e, cl les chauffant dans un four à révérai se produit d'abord un sulfure que ^ène de Tair finit ow convertir en sult>uis on lessive celui-ci par l'eau e( on L cristalliser.
^l'ATB DB PBB. Sulfate qu'oH appelle
titriol vert et couperose verte. Ce pro*
que <-0Qnais5aient les anciens et que
décrit sous les noms de my^y, de sory
calcatukumf est un composé d'acido
rique et do protoxyde do fer, avant
iormule : SO*,Fe04-7aq. Il cristallise
os prismea rhomboidaux, transparents,
beau vert d'émeraude; il a une saveur
re ; ses cristaux se recouvrent promp-
it dans J*air de taches ocreuses, par
de la suroxydation do fer; et il se dis-
aisôaieut dans Teau. On fait usage do
rifate pour la préparation de l'encre;
ie |>riiicipai élément de la teinture en
gris, fiolet et olive; et c'est encore
lui qu'on monte les cuves d'indigo à
qu on prépare Je bleu de Prusse, le
har et Tacide sulfurique de Saxe,
obtient Tor en poudre nécessaire à la
e de U porcelaine, tU.^ etc. Le sulfate
se prépare sur une vaste échelle dans
ixxrs de nos dé|>artements« $oil eu les-
i les pyrites effleuries au contact de
:)u bien en traitant les vieilles ferrailles
icide sulfurique atEaibli, et faisant cris-
ir la solution. Ge sutiate est fréquem-
mélangé à celui de cuivre, ce qui le
iopropre alors à certains usages; mais
reconnaît la présence du sel de cuivre
liu tenant un instant, dans la solution
1, une lame de fer poli» parce aue dans
i le fer se recouvre d'une oaiicne rouge
ivre.
hcTlOilN. DB TSGUNOLOOIB. 11.
SuLFATB DB MABifésiB. Ou Ic nomno encore sel amer^ sel de Sedlitx et sel tBpsom. * C'est un composé d'acide sulfarique et d'oxyde de magnésium, SO'MsO-f 7aq, qui cristallise en prismes quadrilatères, emorest cents, incolores et d'une saveur amère. Ce sel existe en dissolution dans les eaux de plusieurs sources, particulièrement dans celles d*Epsom, de Sediitz, d'Egra, de SeidschutE, etc.; mais on l'obtient artificiellement aussi, en Italie, avec des srbistes ma* gnésiens qu'on soumet au grillage, puis qu'on abandonne à l'action lente de l'air humide. On extrait ensuite le sel du produit {)ar la lixiviation.
Sulfate de potassb. On en distinguo deux : le sulfate neutre^ SO*KO, et le sulfate Bcide ou bisulfate, S0*,K0-I-80*,H0. Jous deux sont des sels incolores et crislaltisahies. On emploie le sel neutre pour faire Talun, en le combinant avec te sulfate d'a-^ lumine; et les salpétricrs s'en servent pour convertir le nitrate de chaux en nitrate de potasse.
Sulfate de quinine. Combinaison de l'acide sulfurique avec la quinine. Il y a deux sels de ce nom : te sulfate neutre et te bisul* fatê. Le premier, dont on fait usage dans la pratique médicale, se {présente en aiguilles fines et soyeuses, incolores, (rès-ainères, peu solubles dans l'eau froide, et on l'obtient en dissolvant la (quinine dans l'acide sulfurique afiaibli et faisant cristalliser.
Sulfate de soubb. On appelle aussi ro sulfate sel de GiaubeTj du nom de celui qui Ta découvert. C'est une combinaison d'acide sulfuriçiue et de soude, SO*,NaO-hlOaq. Ce sel est incolore, d'une saveur h la fois amère et salée; il cristallise en longs prismes à 6 faces, transparents, qui tombent à l'air en une poussière blanche en perdant leur eau de cristallisation; on le rencontre en disso* lution dans la mer et dans un srand nonibre de sources salées, d'où on i extrait par la concentration des eaux; et on le produit aussi de toutes pièces par la décom|>osition du sel marin, au moyen de l'acide sulfuri-
aue, dafr^ la préparation de l'acide clilorhyrique. Le sulfate de soude est employé dans la fabrication de la soude, du verre, etc.; en Allemagne on le mêle aux aliments des bestiaux; et, délayé dans l'acide chlorhydriqoe ou sulfurique, il fournit un très-bon frigori* fique pour faire de la glace en été.
Sulfate de biim2. Combinaison d'acide sulfurique et d'oxjrde de xinc, SO^,ZnO+Taq., qui reçoit aussi les noms de vitriol blanc et de couperose blanche. Ce sulfate se présente en cristaux blancs, ressemblant à du sucre, d'une saveur âpre et styptique, et très-solubJes dans l'eau. On le prépare en grand par le grillege du sulfure de Eînc naturel, à Ranimelsberç, près do Goslar, dans le Hanovre, d'où lui est reou le nom de vitriol de Goslar^ sous lequel on le rencontre quel*
Suefois dans le commerce. On en fait usage ans les manufactures d'indiennes neur la com|)osition de certaines réserves; les vernisseurs s'en servent aussi pour rendre