TAC
Inaction du burin réchauffe, l^élargit, çt, «ussiiM le fil iotroduity elle se resserre (lar le reffoidissemeol^et sertit le fil qui ne peut pl^s sortir. Vi^rutté a lieu au moyen de pJ^qut^s iaéiaIlii)Mes ayani les forojes voutues par le dessin, el q.u*on dispose au fond ^es mouIe3qui servent à mouler l'écaillé. La ^bateur £( Ja pression incrustent alors ces iliverses pièces dans Tépaisseur de Técaille ^ les .y netjenxi6Qt pariaitement. Le brodé a*opère* par le concours des trois procédjé^ que nous venons d'indiquer, e^ ^lon Je g^S- Aiie de l'artiste.
La tabletterie française» qui j^ouit d'une
Sande renommée et exporte ses produits ns h monde entier, a pour principaux 4^entr.es de sa fabrication les villes de Beauvais dans l'Oise et de 3^int-Clau4e dans la Jura- Viennent ensuite, aussi dans le déparlement de l'Oise, les communes de Méru, Andeville, la Boissière, le Déluge et Sainte- Cieoevièye; puis î^aniua et Oyonnai dans .l'Ain, et Bois-le-)Roi dans l'Eure, qui fournissent des peignes de bois et de corne; Dieppe, dans la Seine-Inférieure, qui se livre À rindustrie des objets en ivoire; Sarreguemines, dans la Moselle, qui fabrique des tabaliôres de cairlon verni» ew., eto^ Paris a le monopole de Ja tabletterie fiqe et de \\xiq.
TABLIER. Pièce de ioile ou de cuir que les femmes et les ouvriers meUeot devant çux en. travaillant pour préserver leurs v6tements^ — Plancher supporté par les Iongrines et les traverses dans les ponts en iîharpenie. — Morceau de cuir attaclié sur le devant d'un cabriolet ou d'une carriole, pour garantir de la pluie et des éclaboussureS/ — Ornement sculpté sur la face d'un :])iédestal. — Partie d'un pont-levis qui s'abaisse pour donner passage sur le fossé. — Morceau de peau cfoMé à la table qui enchâsse la pierre des batteurs d'or. — Le /ablier de timbale est une étoffe enrichie de broderie qu'on met autour d'une timbale.-— Le tablier de ruche est te support en bois ou en pierre sur lequel pose U ruche. — On donne aussi le nom de tablier à un morceau de toile qu'on suspend sous le ventre des béliers pour les empêcher de saillir les brebis.
TABOT. Or«nd coffre qui sert d^autelaux prêtres éthiopieos.
TABOURET. Petit siège è trois ou quatre pieds, qui n'a ni liras ui dossier. — Lanterne qui fait partie des machines destinées h puiser les eaux dans une carrière.
TABOURIN. Machine tournante, en quart ùe cercle, qu'on pose au-dessus d'une cheminée pour l'empêcher de fumer.
TACHE. Voy. Déquaissage.
^ TÂCHE. Du latin tagca^ taxe. Travail que l'on donne ) faire è quelqu'un dan^ un tempe iBxé et à certaijQ^s conditions.
TAGHÊOMETUE (opi.)- »^ «lot aaxOç, rapide y et uiTpov, mesure, instrument iur «emé en 1850 p^r M. Porro« et que le Pç$^ Shéou de VinduUrie décrit awisi : n Le tacbéowAtre consiste w une esti^èce de ibéodolithe
è 4tHii f^rctoa, coni^nani dans ^p socle ce
que Tauteur appella on
tique : il est servi par une tuoeUe b^ trique très- puissante. Ses fropnrub « | 1* de fournir magnétiqoeiueot Tk- | lilOO de grade pràs; 9r de periDeiire d une seule leiUure^ sans veraier, a élimination de Texcentricité, les arg'.-. . mutaux à 1;100 de grade près ; 3" «k « également sans ùernier et avec la mf proximation, les apozéniths; V fici^ de permettre de lire les distanres w/ . mire à moins de tjWKK) près. 11 v a, : un appendice qui facilite la rédaiL'* proquis du levé h l'échelle exacte : *i «■■ Ih qu'avec cet instrument, qui a loD(:jr. jfait ses preuves dans les pays les p:u< . ciles des Alpes et des AÀeooins, h , valu à son auteur la médaille d or des i*. des ponts et chaussées en 1832, oo t"*^les plans et faire simultanémeol le i • ment général du terrain avec un drç précision précédemment inconnu et a :
nomie de temps de plus des devx tari
TACHÉOTYPE (impr.). Du çrec ^-.
pîde, et Tumç, caractère. NonidODoéAni.
iïbines quion^pourobjetd'accoiBpHr^i' • du compositeur. M.Ferdinandde Lane>'* compte, d^ns les termes suivants, de u; type imaginé par M. Sôrensen, mêt«< danois : « La maoliineesteompcâée^i parties bieu distjQctea : i* nn oor|»s oe • • en forme de piano, offraoi è la |iart« > rieure un clavier alphabéiiqueet en m** • de pédales» mais, en outre, creo!»^ « •* centre d'un entoanoir ou cAae rtaîf^ S"" un cylindre s'ajuatani sur cet toivu* au moyen d'une forte charaièns à bis • Ce cylindre étant, |i proprement yêf** fond même, l'essence de rinventioaS* sen, Décessile une descriptioe déta»^ est formé de deux parties superpo^ét;; • est jGxe une fois qu'elle est renver»^ rei\tonnoir central : €est le eylininc^' Miteur: l'autre, engrenée sur le pttit.i opérant h volonté, autour de leur ne '^ Q4un, un mouvement de roiaiioo, r^.^ nom de lyliûdre distribuiear. Les yi^' chacune de ces deux parties sont ideSiT ment semblables et formées d*on i»*-* égal de baguettes verticales en cm vivt* solidement tixées sur des plaquescirra^ ' ces baguettes reraplaceot les c#«e6 ^ -' primerie ordinaire; les types ou oara^'^ •nécessaires à la com^ioaUion sont nrnr piles le long de leurs flaoca, où le» a*«- 4ieut des entailles particulièras poord^ iype. Placés pêle-^mêie dans le cylia^r:^- Iributeur, au fur et i mesure des besv-^* service, les types se trouvent tiré» <^^'* méthodiquement daus }e oylttMkf ivkf^ Voici comment s'opère le M^vail :
< A chaque tour du C|f/ia4rf diÂtrik^ mis en mouvemenl par ie jeu de» i^ dont juous avons perléf les <yi«^ i^ ' trouvent aux extrém^és inféneurt^ <)'>'' guettes d^ ce cjrUu;i^ej, i)aaâent m^^*' i^ertures pratiquées daoa^ 1# pU^Mt**' rieure du evliwre ^omp^iiêm'^ it li ^ manière qu une clef passe q^tio^t^^*
nos
TAâ
DE ¥È£ANOL06iE.
tAI
fi^ff^fa. U fofnie de chiKjne èYfVerlure cot'-
fe.s|tf)Hd âl 6xdc(emeni à colle du curadCèfe
qui lui esft «icffirré, ctu*il y à impossibilité
m«rthén1AfiqQ6 il C0 oii^'un caractère dsurim
la |)lâce d*uti tmife. Le tgUndte eomposHiur
èrnsi cha^gé de typés tfiés, i^epose, comme
on Ta dit, auf un entoiinoii*dont le pourtour
mipêrieuf est garni de petits ressorts d'acier
>n ndrtibre correspondant à celui des ba-
giietics. Chaque ressort, obéissant h une
lOache du clavier, oUvre passage è son signe
^rimprimerie^ qui tombe aassitAl dans Ten-
lOnnolf, où il glisse, forcément maintenu
dat)s la position voulue, jusqu'à un tuyau
Spiral qui termine le cône. De ce tuyau,' un
fYOuvcau ressort le pousse sur une ligne
continue dans la rainure d*un grand composa
teurTitésous la machine, et qui, une fois
TDiupli, cède la place à un autre, et ainsi de
suiie jusqu'à entière composition. On n*a
plus ensuite qu'à justifier et à mettre en
i)ages. Un ouvrier intelligent, aidé d*un entint, suffit pour faire manœuvrer ta machine, iiuur distribuer, cohi|)Oser et justifier. Le wtibéotype Sôrensen fbnctîotine eiclusiveincnt dans les ateliers d*un grand journal de Copenhague, le Fœdretand. »
lACREtlON. Angl. task-masler: (lllem.
tayetperker. Ouvrier qui entreprend une tAche pour la faire lui-même ou pour la faire fiécuter par d'autres. Il est des industries X)ù Ion trodvé fréauemmenl des lAcberoos, et telle est particulièrement celle des briques, des tuiles» etc. Il y en a aussi pour les travaux de terrassement. «Ce sont, to dit M. Félix Tdurneux, « des ouvriers qui s'associent par brigades pour prendre à la tâche de petites [larties aouvrages. Il s'établit ordinairement entre eux une espèce de hiérarchie, et le plus intelligent et le plus actif reçoit les ordres de l'ingénieur et les fait exécuter fiar ses camarades. C*est lui (]ui assiste au mosurage des travaux faits; li eu reçoit le prix et le distribue à qui de droit. Il est rare que^ dans une régie bien organisée, ou nu traite pas avec des tâcherons pour les terrassements, les maçonueries grossières, et même pour des ouvrages plus délicats, tnls par exemple que la pose des rails d'un chemin de fer. »
TACHOMÈTHE. Du crée t«xiW, rapide, et (i<r^»t mesure. Angl. irochomettr; b\lisiB.geichtDindigkeUsmesstr. Instrument destiné a mesurer ,1a vitesse du mouvement crune machine, et dont on fait principalement usage dans les chemins de fer, afin de connaître la rapidité de la ôourse, et d^arriver xiinsi à imprimer aux trains une marche uniforme. On a imaginé des tachomètres de diverses constructions. L'un des plus usités se eoin|K>se d'uA pendule mis en mouremenl par raciton de l'élastieité, et d'uire espèce d'borlogeqiri sert à mesurer ee mouvement en traçant sur un carton des cercles conceu" iriqties dont les a»plitudes représentent les diaérentes vitesses. U. DenieK de ïnoyes» esl rinventeurd*un'taehomètrequi (ni atliuis A Tex position universelle de 185fr.
TACUYGRAPUIE. Foy. STÉ!fOGRAraiE.
TACQYMÈtRI?. Voy. TitcfioMfcraB.
TACON ott TAQDON. foy. Tacon usa.
tACONNER(impr.). Hausser une lettre ou un filet, en frappant Je pied à petits coups de marteau. Anciennement, ce Hiot exprimait Tex haussement des lignes, mots ou lettres de la forme qui devaient être imprimés en rouge, et Ton appelait iaquons les |)etites pi'èf'^s de plomb on de carton qu'il fallait alors placer sous la lettre t)our Texhausser.
TACOT ou TACQUOIR (manuf.). AùgK driver; allem. ichneller. Pièce d*iin métier à tisser qui porte aussi tes noms de taquei^ rûi et chasse-navetU.
TACQUE ou TAQDE Longue terge de l)ois flexible, de la grosseur du |K>uce ti terminée par une masse de bois, dont on faisait usage autrefois pour jouer au billard.
TAEL. Fay. Tàa.
TAFFETAS (manuf.). Du persan tûfiah, tissu de soie. Angl. taffeta; allem. taft. Etoffe de soie, légère et lustrée, qui est tissée comme la toile. Elle diffère du satin, en ce que dans celui-ci la marche ne fait lever qu'une partie dq la chatne, au lieu que» dans le taffetas, elle fait lever la moitié de la chaîne, et alternativement Vautre moitié, pour faire également le corps du tissu. Il y a du taffetas de toutes couleurs et de toutes façons, c'est-à-dire de pleins, d'unis, etc.; et on les distingue par les noms de taffetas de Lyon, de Tours, d*Jlalie, de Florence, d'Avignon, de Chine, etc«, tirés des lieux où on les fabriquait originairement. On cite un certain Octavio May comme le premier qui aurait fabriqué le taffetas à Lvon, d*où cette industrie aurait d'abord passé à Tours, puis successivement dans tous les lieux où elle se trouve en activité.
TAFIA. Yoy. Rhu».
TAIL ou TAEL (métrol.). Poids de la Chine qui porte aussi le nom de lyang^ et corres- |K)nd à 0 kil. 0375. — Monnaie de compte des i^hinois, qui vaut 8 f. 25 c
TAILLANDERIE. Angl. edge-tool trade:
allem. fcAttetdftrtereaAondeL Industrie qui consiste à fabriouer toutes sortes d*instru^ luents ou d*outiis do charpentiers, de cliarrons, de tonneliers, d*açriculteurB, etc.^ par* ticulièrement ceux qui sont tranchants et servent à tailler, comme les baobes» les oo* gnées, les serpes, les doloires, les contres à uierraiB, les faux, les cisailles, les pics, les pioches, les bêches, les boues, etc. Les villes où cre fabrique la taillanderie la plus renom'mée, sont Foix» Toulouse» Orléans^ Mont-le^ Son, Mouthe» Molsheim» VersaiUe$> Nao* tes etc
TAILLANDIER. Angl. edgê-iool nmker:
allem. Meugsckmied^ Artisan qui fabrique les objets de taillanderie» Cette industrie cohh prend quatredi visions : i^i^smatres bhmekn^ c'est-à-dire les gros o«tife de fer et il^cier^ tranchants et confiants, qae Ton blanchit ou aiguise sur la meule ; 2* la triUerie^ qui em* brasse noB-seuiement les vrillas de toutes grosseurs, mais encore les outils de fer ou d'acier dont font usage les orfèvres, lesgra^ teurs, les chaudronniers, les armuriers, lei
TAL
MCTiOMNAiRB
TAL
sculptears» les tonneliers, les relieurs, les menuisiers, etc.; 3* lagro^erte, qui renferme les plus gros ouvrages en fer; &" la poelerie^ flans laquelle se trouvent réunis tous les ou-* vidages en tôle ou en fer-blanc.
TAILLANT. Se dit du tranchant d'une lame. — Ce mot désignait autrefois les ciseaux de tailleur.
TAILLE. Manière dont on travaille les pierres précieuses. — Chemin dans une veine de houille.
TAILLE-CRAYON. Instrument qui sert h tailler le cravon,
TAILLE- DOUCE. Toy. Gràturb.
TAILLE-FILET (impr.). Machine typographique en fonte, inventée par M. Rreitenstein, (to Paris, et qui fut admise à Texposition universelle de 1855.
TAILLE-MËCHE. Instrument dont le cirier fait usage pour coufter ses mèches.
TAILLE -PLUME. Instrument propre è tailler une plume d*un seul coup etd*un seul uiouvement.
TAILLEU. Couper, façonner des pierres précieuses. — l'ailler des rucAef , c'est enlever une partie des provisions que les abeilles y ont placées durant la belle saison.
TAILLEROLE (manuf.). AngL tratet; altem. summtmesser. Instrument dont on fait usage \H)\\r tondre le velours.
TAILLET. Outil employé par les forgerons.
TAILLETTE. Espèce de petite ardoise.
TAILLEUR. On appelait autrefois tailleurs d'armes sur élain, les potiers d*étain de Paris; taitteurs dHmages sur ivoire^ les peignierstabletiers; tailleurs deb'mef, une division da corps des taillandiers ; el tailleur d'images^ un sculpteur.
TAILLOIR (archit.). Partie supérieure du chapiteau des colonnes, espèce de table carrée sur laquelle porte rarcliitrave.
TAILLON. Se dit de la partie taillable d'une plume h écrire.
TAILLOT. Instrument tranchant en forme de serpe.
TAILLURE (manuf.). Se disait autrefois d'une broderie de pièces rapportées sur le fond d*une étoffe.
TAIN. Du latin ^tannum, étain. Feuille d*étain très-mince qu'on applique deirière une glace pour y (ixer la représentation des ol\jet8.
TAL (inst. de mus.). Sorte de cymbales usitées chez les Indiens.
TALANCUE (manuf,). Sorte d'étoffe de til et de laine qui se fabrique en Rourgogne.
TALARD. Espèce de châssis sur lequel on étend des cordes h i)oyau pour les f^iire sécher.
TALARO (monn.). Monnaie d*argent de Venise qui a cours dans TOrient et vaut 5 fr. 28 c. — Monnaie de Raguse dont la valeur varie de 3 fr. 9-2 à 3 fr. 90 etdfr. 85c.-- Monnaie d'Egypte qui correspond a k fr. 47 c.
TALROTYPIE. Yoy. Photographik.
TALC. Angl. Qrgyrodamas;B\\eta, katxeti' silbtr. Substance minérale composée de si-
Uee, de magoésiei de prolexrdeé»!
quelque trace d'alumine et aen.
rencontre en abondance dans le« ir*.j micaschiste, dans tes oeociies.tfc res, etc. Elle se présente sùus q:> feuilletée ou écaiHeuse; sa couleur •■ che et nacrée ; elle est grasse <o .
flexible, et se laisse facilemeoi 'y l'ongle. Le talc sert à fabriquer If de pastel et à enlever les tacbe:^<^ gue le talc laminaire ou talc de t* aspect brillant et dont la poudre >cn aux femmes ; le talc écailleux (y^ -?■ Briançon, dont les tailleurs fooieir. | Ir/iccr sur le drap; puis le tait fi' \ talc pulvérulent j etc. La s /ro/iir, % . i pierre de lard ou speckstein^ est u#. j de talc, douce et savonneuse ao :•. { structure compacte, qui se tais>e'» i tourner avec facilité, mais qui ne i* • ' voir un poli convenable; et sa cm J est communément le blanc, est qu- I nuancée de vert, de jaune, de n-^ i rouge. Enfin, on trouve en China ^f phi(pie, autre variété avec laquelle •■ 1 petites Goures grotesques api^elées p. \ Les bottiers font usage Aussi d'uQ> i dite poudre de savon^ qu*on oU-'" sorte de stéalite qu*uA trouve i»:. • ment dans le comté de Coroooaii »• I l'industrie on connaît encore ler-.*^ phique ou terre de \éran€^ qui e*t dans la peinture, surtout la peint'i'e | que. Cette substance est exploitée > < Raido, dans le Véronais. Eile a ot^ i d'un vert glauque; on la broie à '^ j la gomme; la teinte verte, réoiiiei I l'orpiment, imite le bronze aniiqu? - < trouve dans le commerce en petibr \ doux et comme savonneux an i^i l'avait d'al)ord considérée ronuu^ :
spath décomposé; mais on Ta dep.. i parmi les variétés du talc. On d<'L:
de talc de Moscovie^ h une es|^:
qui se divise en grandes feuillr^ peut faire des vitraux ; et celu- .* - Montmartre, au gypse laminaire
TALCIDM (chim.). Nom que «r^' mistes allemands ont imposé a» x-v
TALE (métrolog.). Poids du J vaulOkil. 0371.
TALE (monn.). Monnaie de cor: ■ pon, qui corresjiond è 7 fr. 6i.
TALERART (cost.). Sorte de cr.
on faisait usage autrefois.
TALED (cost.). Habit dont «e r- Juifs lorsqu'ils lécileut leurs pr't-" nagogue.
TALI. Nom que |X)ric rhex 'un bijou que le mari attache «b femme le jour du mariage el çporte jusqu'à la mort de son é^^Mt
TALLE (agricult.). Du grec *^'»
ser des branches. Rranclie eor» arbre pousse à son pieti et que l**-?' ' si elle est trop forte. Um Ulk •'* bonne doit avoir au moins un n» * cines, — Ensemble des j»ou>«»e* •;•
TAL
DE TECHNOLOGIE
TAM
eloppemenl de la lign principale» sortent collet des racines d^ne plante.
lALLEVANE ( écon. dom. ). Pot de grès is lequel on met du beurre.
^ALOCHE ( const. ). Planche mince, de ne triangulaire et munie d*un manche Tune de ses laces, qui sert à étendre le irc frais, pour former un enduit ou un fond.
*ALON. Du latin talus. Angl. talon ; allem. nies. Espèce d*ébauchoir dont les sculprs se servent pour les ouvrages en stuc. Sslrémité d'un pènc de serrure qui avoij le ressort. — Parlie inférieure de la od*un couteau, d'un rasoir. — Gros bout 1 coin de ressort. — Derrière d'une jliire. — Partie inférieure de la brisure Dc boucle d'oreille. — Parlie de la porc qui, dans une horloge, soutient la ge du balancier. — Partie du manche , dans les instruments à corde, esl collée le tasseau. — Tiers du tranchant d'une e, voisin de la garde. — Portion inférieure ne bouture coupée sur du vieux bois. — appelle talon a un fusil^ la partie qui ro dans le bois au-dessus de la poignée, |ui est percée pour donner passage à une grandes vis de la platine. — Talon de e» la petite éminencc qu'on laisse au Ims godet d'une pipe, et qui sert, en la fra^i, à détacher ce qui s'est iixé aux parois fourneau. — Talon de pique^ la partie Tieure de l'arme. — Talon de souche^ une le de chiffre ou de vignette imprimée en lie de bande à l'endroit d'un registre h che où doivent être coupés les feuillets t on veut détacher une partie.
'ALON(archit.). Sorte de moulure comée d'une partie concave et d'une partie vexe (lue l'on emuloie dans les proQls. l'appelle talon aroit lorsque la partie cave est en bas; et talon renversé, lors- Blle esl en haut.
A LON NETTE. Morceau de tricot qu'on •loie pour renforcer le talon d'un bas. ALONNIEK. Ouvrier qui fait des talons, iculièrement des talons de bois.
ALUS ( cheno. de fer }. Du latin talus. ;1. siope; allem. abhang. Inclinaison que donne à la paroi d'une construction rassurer sa stabilité, cl qui porte aussi om de fruit. Les talus do mn(;onnerio t beaucoup plus faibles que ceux ilcs ou- )Cs en terre; et à moins que l'on n'ait à ndre de grands etforts dans le senshori« slf on ne leur donne guère qu'un ^nie. Souvent on élève les murs à plomb leurs deux faces; mais en calculant leur sseur eu raison do leur hauteur et de la ge qu'ils ont à supporter. L?s talus des rages en terre se règlent d'après la plus uoins grande stabilité naturelle de cellehabilité qui se détermine d'après des èriences, pour chaque cas. Le plus ordiement on donne au talus des tranchées inclinaison de 45 degrés, c'est-à-dire je base pour un de hauteur. Les talus de biais se règlent sur un et demi ou deux »se pour un de hauteur.
TALUS ( impr. ). Vive arête qui exUla au-dessous de Vœil de la lettre.
TALDTAGE, TALUTER. Action de construire en talus.
TALWEG. Foy. Thalweg.
TAMARIX ou TAMARISG. Plante lype de la famille des tamaricacées. Les Danois substituent les feuilles du tamarix français, tamarix gallica, au houblon, dans la fabrication de la bière, et ses fruits fournissent une teinture noire qui peut remplacer la noix de galles; en Alsace, on perce avec un fer chaud les rameaux du tamarix d'Allemagne, tamarix germanica, pour en former des tuyaux de pipe; et le tamarix à manne de l'Arabie-Pétrée, tamarix mannifera^ fournit une espèce de suc concret, provenant de la piqûre d'un insecte, que quelques auteurs croienl être la manne que les Hébreux mangèrent dans le désert.
TAMBOUR. De l'espagnol tambor, dérivé de l'arabe al-^tambor. En latin tympanum. Angl. drum. Instrument de percussion dont on fait particulièrement usage dans l'armée. Il est composé d'une caisse ronde en cuivre ou en bois, dont les extrémités sont couvertes d'une peau d'âne, de chèvre ou de veau, tendue au moyen de cerceaux et de cordes. On bat cet instrument avec deux baguettes. Ou attribue aux Hébreux l'invention du tambour et on la fait remonter jusque vers l'an iOhS avant Jésus-Christ; mais quelques auteurs cependant prétendent qu'il est à(i aux Cirobres. Il fut importé, selon d'autres, en Europe par les Sarrasins, et il était déjà en usage chez les Espagnols, les Italiens, les Allemands et les Anglais, lorsqu'il fut introduit dans l'armée française, vers 1347.
TAMBOUR. Cvlindre sur lequel est roulée la corde on la chaîne qui sert à monter une horloge. — Botte ronde qui contient le grand ressort d'une montre. — Instrument de forme circulaire sur lequel on étend une étoffe pour y exécuter h l'aiguille différents dessins de broderie. — cylindre rembourré
Cour faire et raccommoder la denielle. — amis de soie ou de crin à l'usage des confiseurs. — Pièce Cylindrique d'une serrure. — Machine à pétrir l'argile. — On donne aussi le nom de couteau à tambour^ au couteau h gaine dont la mitre est ronde.
TAMBOî H (archit.). Chacune des assises en pierres rvlindriques qui composent le fût d'une colonne ou le noyau d'un escalier à vis. — Se dit aussi quelquefois de la campane ou cloche du chapiteau corinthien.
TAMBOUR (hydraul.). Coffre de plomb établi dans un bassin, pour rassembler l'eau destinée 5 plusieurs jets. —Tuyau triangulaire de différente grosseur aux deux bouts, dont on se sert pour joindre un tuyau d'un diamètre assez grand, à un d'un diamètre plus petit.
TAMBOUR fmécan.). Grand cylindre en Dois ou en fetl sur lequel vient s'enrouler une corde è rextrémilé de laquelle est fixé un fardeau. En communiquant au tambour un mouvement de rotation dans un certain
TAM
nCtlONHAIRI^
TÂII
IHO
senS) la corde s'enroule .sar la surface et attire à elle le fardeau, tandis que lorsque te mouvement a lieu en sens inverse, la corde se déroule et le fardeau descend. Les tambours sont un cas particulier des poulies à grand diamètre ; ils peuvent être horizontaux, verticaux ou inclinés; on les emploie fréquemment dans les machines pour les transmissions de mouvement ; et sur les plans inclinés des chemins de fer» on en fait asa^e pour le remorquage des convois.
Ordinairement il y en a deux disposés de manière à ce que la même machine communique en même temps à l'un le mouvement ^d'appel et à Tautrele mouvement de retour; d'où il résulte que pendant qu'un convoi, est remorqué vers !e haut du plan incliné par la corde du premier tambour, un autre convoi descend sur la voie parallèle.
TAMfiOUU (menuis.}* Angl. wind-screen; allem. u>indfang. Petite enceinte de menuiserie avec une ou plusieurs portes, qu'on place aux principales entrées d*un édifice ou d'une salle, pour empêcher le vent de pénétrer dans rinléricur.
TAMBOURIN (instr. de mus.}. Espèce de tambour long et étroit, sur lequel on frappe avec une seule baguette et que l'on accompagne ordinairement avec le galoubet. — On appelle tambourin chinois un instrument ttionté de 10 cordes d'acier, sur lesquelles on frappe avec une baguette.
TAMBOURIN (joailT.). Perle ronde d'un c6té et plaie de l'autre.
TAMBOURIN (munuf.). Machine sur laquelle, dans les fabriques de soie, on porte les chaînes pour les plier.
TAMÈTES (manuf.). Sorte de toiles des Indes*
TAMIS. Angl. Steve; allem. sieb. Instrument dont on fait usage pour passer les matières mises en poudre, lorsqu'on veut séparer la plus fine d'avec celle qui est la plus grossière. Les tamis consistent en un cercle tendu d'un treillage en fil de fer, d'un tissu de crin, de til ou de soie. Les tamis et les cribles sont faits par le boisselier, les gros cribles en osier sont faits par le vannier. Les tamis sont fabriqués avec une cercbe de chêne ou de hêtre, roulée comme un corps de boisseau, et on la prend plus oumoina large, selon que le tamis doit avoir plus ou moins de profondeur, puis on ajuste la solomire. On nomme ainsi l'étoffe, la peau percée, le treillis ou la toile métallique qui doit garnir le fond du tAmis et à travers duquel passeront les substances à tamiser. Quand la solamire est prête, on prépare un cercle solidement fixé, qui doit servir à la tendre, à la mainleuir et h former la baiterie, nom qu'ondonne au dessous du tamis; ce cercle remplit alors la fonction des vergettes ou cercles qui servent k tendre la peau des tambour»; la vergette doit dépasser un peu le corps du tamis; et quami le tamis est garni de toile métallique, on prend cette toile entre deux vergettes, qu'on monte ensuite sur le tamis, ce qui fait trois 'épaisseurs dans cet endroit. Dans certaines circons-
tances et lorsque le tamis mi le crible sont destinés ft laisser passer des corps obtoRgi ou filamenteux, on fait la solamire eo fils il<i fer plus ou moins écartés, selon la portéi qu'on veut donner au crible; ces fils sodi })osé^ è la manière du treillis desraqoeiies au moyen de trous pratiqués dans le cercle, et comme ces fils sont rarement asseï tendus pour qu'ils ne puissent fléchir dans leurloogueur, on les maintient À récarterocnt oodvenabie au moyen de nervures transversales plus ou moins' rapprochées, suivant la destination. Ces nervures sont composées à deux fils, un assez gros en dessous, et tendu droit, l'autre bien plus fin, qui tourne en hélice autour du gros en embrassant et fixant à leur écartement respectif les Gla de la trame.
Lorsqu'il s'agit de faire passer des grains ronds ou à peu près ronds, d'une grosseor déterminée, on se sert de cribles en pean, dont tous les trous d'égale grosseur m percés en quinconce pour ne point fatiguer la peau ; mais si Ton tient à ne conserver qu'une espèce de grain, un seul crible ne suffit point et il en faut au moins deux. Dan^ le premier triage, les corps plus gros que l<
f;rain resteront dans le crible; mais au5M es corps plus petits passeront avec lui; «l'on il suit que, pour extraire ces corps plus petits, il faut avoir un autre crible dont les trous soient d'une moindre dimension qw le grain h conserver, parce qu'alors lescor|.5 plus petits passeront et le grain restera. Por ce qui est des corps de môme grosseur, les tamis ni les cribles ne pouvant en opérer la séparation, il faut nécessairement reroorirl d'autres moyens. Les substances liquides se passent aussi an tamis; mais alors ceux-ci deviennent de véritables ûttres, faits en étoffe de crin, de laine, de soie, etc., suitani la finesse des corps è passer. Quand on retti aller plus loin et obtenir des poudres impil* pables d'une grosseur égale, on n'a ptu^^ faire emploi des tamis ou filtres dans lesquels ces poudres ne passeraient pas, 'u leurjténuité et leur peu de pesanteur, et ce i aved'eau qu'on Of^ère leur séparation, cooHW
cela se praticiue pour les divers nuruérostie î'émeri pulvérisé.
TAMIS. Filet maintenu par un cjlindit de bois, en forme de tambour, ajusté ao M d'une perche
TAMISAGE. Angl. ai/ttngf; allem. (itfrcl-
sieben. Action de tamiser.
TAMISE (manuf.). Étoffe de laine lustrée.
TAMISEU. Passer par le tamis.
TAMISEUR. Journalier qui tamise. ,
TAMISIER. Angl. sieve^maker: tWetnJ»mâcher. Celui qui fait des tamis.
TAMPANË (charp.). Pignon de la ci^ d'un moulin, que le grand arbre traverse..
TAMPE (manuf.). Peiit morceau de h^^ qu'on insère de force entre le frisoiretooe autre partie du métier è friser les étoffes.
TAMPER (manuf.j. Mettre des tam|<e>^ un métier.
TAMPLON. Angl, extender: alkto.erifin' terungskamm. Sorte de petit rot dont le ti^
fWI
TAM
DE TECUNOLOGIE,
TAN
lOOS
serand bit usage pour augmenter la largeur de sa toile.
TAMPON. De Tespagnol êapar, boucher.
Angl. itopper; allem. pfropf. Morceau de
bois servant à boucher un tuvau ou taule
autre ouverture. — Sorte de Doucbon fait
avec du linçe ou du papier. — Plaque de
pierre, de bois ou de fonte, ajustée dans une
feuillure pour fermer ui) orifice horizontal.
— Grosse cheville de bois qu*on met dans
une cloison, entre les solives du plancher»
pour soutenir la maçonnerie. — Cbeville.de
bois 00 morceau de cuivre aplati» rivé et
soudé au t>out d*un tujau» à deux mètres de
la souche d*un jet. — Rouleau avec lequel
les imprimeurs en taille-douce appliquent
I*encre sur la planche gravée. — Cheville de
bois que Ton met dans un trou percé dans
un mur de pierre pour v faire entrer un
clou, une vis» etc. — Oreilles de fer qui sont
scellées dans une pierre» et dans lesquelles
tourne le fuseau ou axe de hi meuie des
cloutiers d*épinglesw
TAMPON {chem. de fer). Angl. pad: allem. puffer. Les extrémités oes eadres sur les* auelles reposent les voitures des chemins Je fer sont garnies i leurs quatre angles de tampons en cuir avec crin» pour recevoir et imortir les chocs lorsque ces voitures vienlent à buter les unes contre les autres. Ces aoiDons sont placés à l'extrémité de tiges en er qui reportent les chocs sur des ressorts ntérieurs. Il arrive aussi, assejc souvent» [ue Quelque tube d'une chaudière tubulaire e crevé pendant que la machine est en traail; et alors |)Our arrêter Técoulement de eau qui se répand dans le foyer» on remédie rovisoirement à cet accident peu grave» en oucbant Torifice du tube par un petit tamon en bois.
TAMPONNER. Angl. io ilap; allem. su* fropfen. Boucher avec uo tampon. -* Frotter no plaque de cuivre avec un tampon. — tendre Tencre sur une planche gravée en t Ile-douce.
TAM-TAH (inst. de mus.). Instrument à )rcussioo» originaire de (a Chine et de ode. C*est une e&pèce de cymbale qui se m pose d*un grand plateau de métal» large un peu épais» qu'on porte suspendu à une rdOt ei sur lequel on frappe avec un maria ou une forte baguette garnie d*uB tanio de peau. Le son de cet instrument est ^fori; il a quelque chose d'étrange» et les 3raUoiis en sont lentes et continues. Il est !S-usitë dans la musique orientale» et sa M*icMioa, en France» qui est due è M. Dar* y a lieu au moyen d'un alliage de 80 pars de cuivre et de SO d'étain* Cet alliage» itefoiSt si on remployait sans autre pro* lé, n'aurait ^iol la sonorité qu*il est sus- ^lible d'acquérir» et serait cassant au point se briser par la percussion t mais M. Dara découvert que par la trempe on parti! à aasmenter la sonorité» et à le ragool* Je manière h ce qu'on puisse le travailler s peiMy le limer» le ciseler et le buriner. j^ufBi pour cela de plonger dans l'eau de cAt alliage rougi au feu ;^ alors les par-
Dicnoasi. ns TccanoLoeiB. 11.
ticules» par PeSet du refroidissement subit» se disposent de manière à pouvoir glisser aisément les unes sur les autres par la près* sipn» et à rester dans la position où celle-ci les a mises. Lorsque ensuite» au mojren du marteau» on a donné -è Talliage la forme et l'étendue que l'on désire» on le chauffe de nouveau» pour le laisser après cela refroi» dir lentement à Tair; iïoik il résulte que les particules autrement disposées ne sont plus ductiles» mais élastiques au point de vibrer rapidement par la moindre percussion» et peuvent produire un son très-fort» puis reprendre la place qu'elles occupaient avant le choc. Cet effet a lieu également pour les cymbales» les timbres et autres alliages sonores composés des mêmes éléments.
TAN. Du latin tatmum. £corce de chêne concassée et réduite en noudre» avec laquelle on prépare les cuirs. On appelle ianiiê le tan mêlé 'le chaus. qui a servi à préparer les cuirs» et tel qu'on le retire des fosses lorsqu'on les vide. Le résidu du tan sert è faire des mottes à brûler. Le mot tan s'applique aussi» par extension» è toutes les ecorces qui» pilées ou moulues comme celles du chêne» peuvent servir au même usage k raison de la quantité de tannin qu*elles contiennenL.
TANCHIS(cottvr.). Partie biaise d*un comble qui recouvre une noue en tuiles» en ardoises ou en plomb.
TANDEUN (salines). Hotte de sa(ûn à Tttsage des sauniers.
TANDEM (carross.). Sorte decabriolet découvert dont l'usage et le nom sont venus d'Angleterre en France.
TANDOUR. Table couverte d'un tapis»
sous laquelle on met un brasier et autour de laquelle on se range pour se chauffer» en Turquie» de même que nous nous mettons autour d'une cheminée.
TANDROLE(verrer.). Angl. gltuê-gcU; allem. gloêj/aUe. Matière qui surnage sur la première fonte du verre.
TANG (manuf.). Mousseline unie et flno que les Anglais tirent des Indes orientales.
TANGHINE (chim.). Angl.td.; allem. langhi$^ Principe véaéneui » très-âcre et crisiallisablev qu'on extrait du fruit de la tanghinie» filante de la famille des apoeinées qui croit à Madagascar.
TANGUE (açnoult.). Espèce de saUe ma* rin dont on Ciil usage pour engraisser les terres» et d*où Ton tire aussi du^sel.
TANJfiB (manuL). Espèce de mousseline double du Benoale.
TANNAGE. Opération qui consiste h combiner la matière animale de la peau avec le tannin, rie telle sorte qu'elle puisse se transformer en la substance im^Hitresctble qu'on appelle cuir. Pour arriver è ce résultat» les peaux qu'on destine k la préparation des cuirs» telles que celles de vaches» de veaux» de chevaux» etc.» sont d'abord soumises k l'opération dite deuaionmae on lavage préa. lable à l'eau. A cet effet» les peaux fraîches sont DMintenues durant plusieurs jours dan« une eau courante, ou k défont dans des eu.
lOOS TAN DlCllONMAIHE
ves où Ton i^aDavelIe fréquemment l*eau. On 6te ensuite de ces peaux le sang et Ses ordures quilessalissent» et lorsqu'elles ont été convenablement lavées et assouplies, on les
{)orte à Patelier de pelanuge, c'est-àndire dans e local où se trouvent les pelains ou plains f bassins en bois ou en maçonnerie qui contiennent des laits de chaux h divers degrés. On y fait alors macérer 'les peaux en commençant par les laits les plus faibles , pour terminer par les ^lus énergiques. Cette opération a pour obiet de faciliter Tenhèvemcnt tlu poil y c'est-à-dire Vébourrage ou épilage. Vient après cela le travail des façons j qui 'consiste à racler les peaux, à enlever la x^hair et les impuretés qui j restent attaishées, à rogner les lambeaux inutiles et surtout les bords, à adoucir avec une pierre le grain et la fleur ou côté de la peau où était implanté lepoil, et à façonner enfin icette peau de telfe manière qu*elle finisse par être entièrement blanche et dé^rgée. A ce travail succède celui de l'atelier des cuves et la mise en fosse. On maintient d'abord les peaux, durant 20 ou 30 jours, dans des cuves contenant une dissolution de tan , jusqu'à ce qu'elles soient convenablement gOnUées et propres à recevoir l'action di* recte du tan; puis on les porte dans des cuvea en bois enfoncées en terre ou dans dés fosses de maçonnerie, où on les dispose en couches alternatives avec de Técorce de chêne réduite en fragments plus ou moins fins, et sur lesquelles on fait ensuite arriver de Veau déjà chargée de tan ou jusée , eau qui dissout Je tannin et en détermine la combinaison avec la peau; mais il faut plusieurs mois avant que cette action soit tout à fait accomplie. Au sortir des fosses le cuir se trouve déflnitivement tanné, et après l'avoir nettoyé on le livre au corroyeur. Quelques tanneurs ajoutent de l'acide sulfurique a la jusée, dans le travail des cuves, afin d'activer le gonflement des peaux et d'abréger la durée du tannage, mais cette addition nuit essentiellement à la bonne qualité des cuirs.
Malgré quelques améliorations apportées de notre temps dans le tannage, on s étonne avec raison que l'art du tanneur ne se soit pas ressenti a un plus haut degré de l'impulsion que les procès récents des sciences chimiques ont imprimée aux autres branches de l'industrie. £n effet, dans les procédés actuellement en usage, le tannaj^e est une opération lente et coûteuse; et si plusieurs moyens ont été proposés dans le but d'obtenir une économie de temps, le résultat n'a été atteint qu'aux dépens de la qualité des cuirs, comme nous venons de le dire à propos de l'emploi do l'acide sulfurique. Le tannage 9 c'est la conversion de la peau en tannate de gélatine; et plus les rapports de la gélatine et de l'acide tannique sont intimes, plus l'opération est paruite et les résultats satisfaisants. Or dans les procédés aujourd'hui empierrés, il est un obstacle chimique et mécanique à la combinaison de l'acide tannique avec le tisaude la peau, cet
TAN
obstacle, c*est la chaux déitoséesar la trame organique pour en détacher les poDs. La chaux, effectivement, par s^ propriétés corrosives, altère le tissu de la peau, se combine avec lui, et par sa tendance à sU à l'acide tannique pendant le tannage, diminue très-nolablement la réaction chiniique de cet acide sur le cuir. M. Turnbull paraît avoir vaincu cependant ce grave inconvénient. Mettant à profit la propriéléqge Ib sucre et Tesprit de bois possèdent de dissoudre la chaux, cet expérimentateur plooge le cuir dans une solution de sucre coocentrée , avant de le soumettre à raclion da tannin. Alors privé par là de Texcès de chaux , le cuir est pénétré de liquide tan* nant, par endosmose et exosmose; et l'économie obtenue par ce procédé serait immense. Dans l'état actuel du tannage, en effet, 50 kilogrammes de peau à Télat frais ne fournissent que 520 à â!S kilogrammes de cuir tanné et exigent 150 kilogrammes dV corce de chêne; puis l 'opération dare 18 mois. Par le procédé de M. TurnbQll,aQ contraire, 1(^ jours suffisent, dit-on, et arec 50 kilogrammes d'écorce de chêne poor m même quantité de peau , on obtient 30 kilogrammes de cuir ; enfin , tandis que par la vieille méthode, un tanneur prépare ooe seule peau , M. Tumbull en prépare treoieneuf. On fait aussi en ce moment nn trèsgrand éloge des procédés employés par ï. Knoderer, tanneur à Hkirch. Nous laissem parler cet industriel.
«Notre méthode, «dit-il,» consiste imeitrc n'importe quelle espèce de peaat, lorsqu'elles sont travaillées de rivière, dansd» tonneaux d'une dimension calculée d'âpre les lois de la dynamique pour les ^ros cm comme pour les petits. On remplit préalablement ces tonneaux à un peu plus ^ moitié avec des jus d*écorce marquant ur certain degré au pèse-tannin ; on ajoute qd^ certaine quantité d'écorce calculée \ysT p(; tite et grosse peau ; puis on ferme beriséi:quement le tonneau et on le fait tourof^ avec une vitesse également calcolée $t l'expérience et sur la dynamique. On ajooie ensuite une quantité d'écorce |)areilieâii première et on continue de faire loiiroer l^ tonneaux pendant trois ou quatre jours, r boutdesquelsles peaux^ot»^ aussi avanténfi si elles avaient subi trais passementi. Lor^ que les peaux sont arrivées à ce point, <^ peut, soit les placer dans d'autres tonoeaoi où l'on a mis des jus marquant' un def supérieur isuivant la nature des ciiirsei^ ajouter la même quantité d'écorce que ^ première fois; soit les laisser dans ceux ci ils se trouvent en doublant la quantité tlV corce et en réduisant le nombre d'heures «i' rotation lorsque, par suite du frottM)eiit* les jus ontacauis un certain degrédechaietf Ce résultat obtenu , on ne laisse plus IBa^ cher les tonneaux qu'an r^erlain nooly^ d'heures sur vingt-quatre , suivant la ^' son. Le tannage des petites peaux, veatii* devants de chevaux, capotes, crnu()005/vaches pour les coupes des tiges peut s:-
fc
TAM
DE TECHNOLOGIE
TAN
rer en quinze à quarante jours sans nou- I changement de tonneau. Quant aux ses peaux» elles sont aussi avancées au
de dix à quinze jours de mouvement lies tonneaux que si elles avaient eu une lidre poudre en fosse.
D*après ces explications * il saute aux : des moins experts qu*outre la célérité mnage, un des grands avantages prati*
de mon système consiste, une fois que tbricatioD est en train, k supprimer les sments et les fosses* toul en obienafU main --éT œuvre un gonflement plus par^ On arrive ainsi à pousser les peaux au e degré d'avancement que si elles avaient eu une poudre, sans employer un kiloime d'écorce fraîche; et, pour atteindre ésultat, il ne s*agit que d*opérer oralement pour ne pas attaquer trop vivent les peaux à leur sortie du travail de re. 11 faut en un mot suivre les mêmes :ipes que pour la tannerie ordinaire; :e qui est vrai pour Tune Test aussi
l'autre. De l'eau, de l'écorce et du mou« mt, voilà tout notre secret, voilk le îipe trinitaire des procédés que nous rtODS à la rég^énération de la tannerie. irîDcipe n'a rien qui puisse effrayer les sans des anciennes méthodes; rien anger oe vient bouleverser leurs babis, ils n'ont pas à craindre des essais les ou dangereux; tout le secret est
la combinaison des trois éléments qui ent la base de notre système. Aucun ), aucun moyen violent n'intervient. Le n'a rien k redouter d'un traitement ex* xltnaire quelconque; il subit le traitet dont il fr'est toujours si bien trouvé,
il le subit dans des conditions diffé- M. La combinaison seule des éléments, 1 écorce et mouvement, accélère pour i dire è volonté le tannage et produit
économie énorme dans les capitaux loyés dans la main-d'œuvre et dans ^rce. »
&s noirs du Sénégal emploient pour tantes peaux, les gousses de racacia adan-- \ ou ^onakié, et de rorofrta ocoeta ou neb; ils ajoutent k la macération de ces rses une certaine quantité de chaux ou
des cendres des«ito/a ou de tamarix; \ obtiennent ainsi des cuirs de très-bonne lié. Ces cuirs sont employés pour bbri- ^ des outres, des selles, des harnais, etc. li les substances tinctoriales dont ces es font usaxe pour colorer ces cuirs, se re principalement le fayar, produit par ichloêfermum iinciofium^ petit arbuste
la racine est très-développée. Le fou-
qui sert à teindre en rouge, est fourni le ioieiofuo al6a, de la famille des onaiées. C'est la plante que les voyageurs ment kenné et dont les Hindous, les ans, les Arabes, etc., se servent pour ilorer les ongles et teindre la crinière
queue ue leurs chevaux.
\^NAT£ (cbim.). Genre de sels qui ré- »ijt de la combinaison du tannin avec e8«
TANNE. Marque, piqûre qui re>te sur une peau d'animal après qn elle a été préparée.
TANNÉE. Fotf. Tan.
TANNBR. Préparer les cuirs avec le tan, c'est-à-dire combiner la gélatine qu'ils con«> tiennent avec le tan, de manière k les rendre plus solides, imputrescibles et imperméables k Peau, sans leur enlever toutefois leur flexibilité.
TANNERIE. Lieu où l'on tanne les cuirs.
TANNEUR. Celui qui tanne les cuirs.
TANNIN (chim.). Substance végétale obtenue pour la première fois k l'état de pureté nar M. Pelouse. Elle est très-astringenle et fut longtemps considérée comme un phncipe immédiat que l'on confondait avec l'acide eallique. Elle se compose de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, dans les rapports de C* IrO". Abandonnée au contact de Tair, la dissolution de ce produit prend le nom d'actde tanniaue et se convertit en acide gallique et aciae ellagique. Le tannin esi presoue toujours mêlé de ditférentes matières, de principes colorants, etc.; on le trouve dans la noix de galle, le cachon, la gomme Ri no, le sumac, le thé, la plupart des écorces et les fruits; et Técorce de chêne, connue sous le nom de tot», en contient une
auantité considérable. Toutefois, le tannin e ces diverses substance<( n'est pas identi • 3 ne. Celui de Técorce de chêne et de la noix e celle est solide, incristallisable, brun, fragile, d'une saveur astringente, soluble dans 1 eau et insoluble dans I alcool. On obtient cette matière en traitant Tinfusion du tan par l'eau de chaux, et en lavant le précipité avec de l'adde azotique, qui s'em|»are de la chaux et laisse le tannin. Celui-ci forme la base de beaucoup de produits des arts et de rindustrie; et doué de la propriété de former, en se combinant avec la neau deis animaux, un composé imputrescible, il sert principalement k la préparation des cuirs.
TANNINGIQUE (chim.). Se dit d'un acide particulier qu'on extrait du cachou.
TANNIQUE (acide). Acide produit par la dissolution du tannin abandonnée au contact de l'air.
TANQUART (métrolog.). Mesure qui contient environ deux pintes.
TANQUE (agricult.). Sable mêlé de vase et de débris animaux, employé comme engrais.
TANTALATS (chim.). Genre de sels qui résultent de la combinaison de l'acide tautaliqae avec les bases.
TANTALBou COLUMBIUM (cbim.). Corps simple métallique découvert en 1801. Il ne se laisse dissoudre par aucun acide.
TANTALE (Couk ds). Pièce que Ton rencontre dans les cabinets de physique et dans l'intérieur de laquelle on a disposé un siphon, de telle sorte qu'au moment où on achève de la remplir, tout le liquide s'écoule par le pied. Presque toujours le siphon est caché par une petite figure représentant Tantale, jusqu'aux lèvres de laquelle la liqueur s*élève avant de s'échaoïier.
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