‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 208 sur 248 · TET · texte numérisé non relu

TET

TEI

lena par des rovrailleSt soit qu*il fasse {lai'tie d*uae fortiUcation , soit qu'il ait tout autre usajçe.

TERRER. Terrer une étoffe , c/est la giaiser, Tenduirede terre à foulon pour la dégraisser. — Terrer du mère , c'est le blanchir en couvrant d'une terre grasse le fond des formes oii on le fait purger, -r- Terrer un arîifite^ c'est en garnir la gorge de poussière ou de terre.

TERHEDX (lapid.). Angl. carth-eoloured ; allem. triib. Se dit d'un diamant qui est terne, couleur de terre.

TERREUX (peint.). On appelle ton terreux f couleur terretisCf la couleur qui n'a aucune transparence.

TERRIFICATION (chim.). Se disait autrefois de l'assemblage des parties terreuses dans la fermentation.

TERRINE. Angl. carthenpan; allem. trdener topf. Vaisseau de terre , de forme ronde et qui va en s'élar^issant par le haut. T~ Dans (ancienne chimie, on appelait ter^ rain de départ^ une sorte de vase dont on faisait nsase dans les opérations.

TERRINIËR (céram.). Sculpter de petites figures sur la poterie.

TERSET (agricult.). Houe è large fer et à manche court.

TERTRE (lann.). Sorte d'établi sur le-

3uel les tanneurs font les tourbes ûu mottes e vieux lan.

TESA ( mélroiog. ). Mesure de longueur usitée à Turin. Elle correspond à l*^7'i2Su

TESSELLE (constr.). Morceau de marbre Carré qui entre dans la composition d'un pavé.

TESSON. Yoy. Calcin.

TESSDRB. Se dit, en termes de pécheur, de plusieurs pièces d'appels jointes les unes au bout des autres.

TEST j[chim.). Vaisseau de terre dans le* quel on lail en grand l'opération de la coupelle.

TESTADON. Les pécheurs donnent ce nom è un piquet qui fait partie des Slets rppelés ftetile et grande pentière.

TESTER. Rétablir un peigne de tisserand , en substituant d'autres dents aux anciennes.

• TBSTON (monn.). Monnaie Se Portugal.

Ia teston de 1799 vaut 62 centimes; celui de 1802, n'est que de 61 centimes.

TESTON K (monn.). Monnaie d'argent des Etats de l'Eglise. Le testone de Roue vaut 1 fr. 6k; celui de Bologne» 1 fr. 60.

TESTONNEUR. Se disait autrefois pour COiffeoV.

TET. Voy. COUPBLL&.

TÊTARD (eaux et for.). Arbre qui, dans ^6s coupes de boisi est conservé comme tête de limite.

TÊTE. Du latin testa, crâne. Premier assemblage des pièces d'un train. — Petit bout d'un pain de sucre. — Extrémité d'une chandelle ou d'une bougie. — Partie supérieure du clou, qui est plate, ou ronde, en champignon , etc. — On appelle léte à (a tromaine^ la sonraiité d'une grosse vis, qui

est sphérique et percée d un iw:, faire tourner. — La tête d'un cemft

Eartie ronde où les deux jambes u>:

lées par une charnière. — La /Af . teau est la partie qui ne se teret; poinle; mais ri y a aussi des œideux têtes. ^ La téie d^une copfi partie la plus épaisse du fer das^ .• entre le manche.

TÊTE (arch ). On appelle /*# àt • partie antérieure d'une nef; téteit^la face antérieure d'un voussoir;fftr :l'épaisseur d'un mur h sonextréi.:

de victime , la tète de bœuf on d« b?-. charnée que les anciens sculplaieri i métopes de la frise dorique de< t- .

En termes de maçon, on donne le r' tête de chat au moellon que Ton a :

rondi.

TÊTE (chim.). On nomme tête 4' un vaisseau de cuivre dont on li* dans quelques distillations.

TÊTE (impr.): On appelle ligne c* la première ligne d'une page, celle •/.

tient ordinairement le folio et le \'s* rant.

TÊTE (manuf.). On dit d'une i ' toffe qui n'a pas été entamée, •{* téie et queue.

TÊTES DE BIELLE (roéean.). l les deux extrémités de la tigf ;* qui portent les assemblages \^r une bielle s'unit aux deux pièces ^ ^ quelles elle fait TofRce d'iDiermédx*la transformation d'un roouvemeoi :i vient en un mouvement de rotatio3

TÊTIER (épingl.). Angl. headfr kopfmaeher. Ouvrier qui tà\i les if--* pingles.

TÊTIÈRE. Petite coiffe de toimet aux enfants nouveau-nés. — Pr périeure de la bride, qui passe urf.*^ toupet du cheval et soutient le c Bord supérieur d'une voile. — Bo.< :• tient les plis des soufflets d'orgue>.

TÊTIÈRE, (impr.). Angl. headt:

lem. kreuzêteg. Garniture qui fom.* d'une page.

TÉTINE. Se dit quelquefois pour

TÊTOIR (épingg. An^l. keodfr wippe. Machine dont on fait usage p :

per les tètes d'épingles.

TETRA-ATOMIQUE ( chim. ). P.

TeT|»àç, quatre, et ^1^{M)ç» atome. ^ nombre absolu des atomes est qnt-.'-

TÊTRAHYDRIQUE(chim.).Dug'v ■

aualre, et 05(up, eau. Qui cootifU rogène en proportion quadni^'le.

TETRASPASTE (mécan.). Du pr. " quatre, et eni», je tire. UooiBe i * poulies.

TETTIN (céram.). Ouverture os -• du four è potier.

TÊTU (magonn.). Harteaa à lèa avec lequel on abat la pierre, f^ • * tes, pour la dégrossir. On eo fai» j^V pour assurer la pierre sur le mon*^ on la pose.

TEXTE ( imp. ). Du htin OJ^^

THE

DE TECHNOLOGIE

THE

4*i allem. texi. Se dit des propres pa* J*ua auteur par opposition aux notes mimentaires qu'on a faits dessus. — On V gros (exte^ un caractère placé entre js romain et le saint-angustin, dont ps est de 14 points; et petit-texte^ un ère qui est entre la gaillarde et la lui- • et porte 7 points 1;2.

>LTILE. Du latin rex/t7i5,fait de texere, r un li^su. Se dit de toute matière qui iire divisée en filets propres à former »su. La plupart de ces matières sont intées au règne végétal, comme le lin, invre, le coton, etc.; mais il en est qui appartiennent au règne animal, le la soie, et le bjssus; et même au i minéral, comme Tamianta. Les ma- » textiles sont rarement employées dans Hat originel , et on leur communique, I teinture, toutes sortes de couleurs.

XTURE (manuf.). Du latin textura^ fait xere, tisser. Angl. texture; allem.

e. Action de tisser et état de ce qui tissé. — Se dit aussi de la trame d*un

A LAME (chim.). Sorte de roatras h long

ALASSOMÈTRE. Du grec UUiaa, la et ttéTpov, mesure. Angl. thatassotneter, e marine.

ALER (monn.). Monnaie d'Allemagne, taler de Brème, monnaie de compte de os ou 360scbwaren, vaut 3 fr. 90, et il même valeur à Brunswick et dans le »vre; le thaler de Lubeck, monnaie de tte qui fait 3 marcs hS scbeltings ou 576 lings, vaut k. fr. 71;. celui de Cobourg, laie de compte, vaut 3 fr. 25; le thaler aisse, monnaie de compte de Saxe* nar. vaut 3.fr. 90, et le thaler du come, monnaie de compte du même pavs, 67; le thaler de Cassel , monnaie darde 1778, vaut 3 fr. 89, celui de 1789, e 3 fr. 73. et celui de 1815, de 5 fr. 92; aler d'espèces de Lul>eck, vaut 5 fr. 77, thaler courant, <^ fr.59; le thaler ancien aie, de h ïyaVn^ vaut 6fr., et. te thaler , k fr. 56; le thaler de Lucerne, de 1715, 5 fr. 18, et celui de 1796 est de 5 fr.

lALWEG. De l'allemand thaï, vallée, et irhemin.Cemotsignitiedonciitiéralement )in de la vallée. Le thalweg, dans un in hydrographique, e:it la ligne générale lus grande pente qui limite au fond ignés de plus grande pente des versants tsés. Dans une vallée, le thalwegh est le Aturel de la rivière ou du ruisseau qui ose et qui en reçoit les a0)uent3, ou plu- ''est dans le lit même du cours d*eau, la 0 du courant le plus rapide et le plus ond. Dans les négociations de Hastadt, 798, la députation de Tempire pronosa rlienedepartageletbalwesduRhin,c estire le milieu du principal nras navigable. UË(comm.]. Genre de plante de la fale des ternstriemiacées, dont Tespèce tjpe le thé de Chine, tkta Sinensis, dont les illes, prises en infusion, donnent une

boisson agréable dont Tusage et! connu d» . tout le monde. A cette première espèce se rattachent deux variétés importantes que quelques-uns considèrent môme comme des espèces distinctes, ce sont Fe thé vert, thea viridis, et le thé boo , Jhea bohea» Enfin, on sépare encore de ces espèces te thé sanqua ou sasangaa. Le thé est cultivé en Chine de temps immémorial, et c'est encore ce pays qui fournit au commerce celui qui est le'plus estimé. De la Chine, la culture de ce végétal lut importée dans Tlnde où elle se fait en grand, surtout dans la province d'Assam; puis au Brésil, où elle est également pros-

Kère ; enfin aux lies de France et de Bour'» on, etc. Une légende chinoise rapporte que Darma, prince très -religieux, s'étant une fois endormi malgré le vœu qu'il avait fait de consacrer ses jours et ses nuits à la contem-

flation, se coupa les paupières et les jeta terre, en punition de son farjure. Ces paupières furent alors métamorphosées en un arbrisseau que la terre n'avait pas encore produit : c'était le thé. Cet arbrisseau fut en Chine, vers le ix* siècle, l'objet d'un impAt dont le rapport devint bientôt très-considérable. Apporté en Europe, en 1610, par les Hollandais, il fut introduit en France en 1666; on commença peu après à en faire usage en Angleterre, et il se vendait à Londres 60 liv. sterl. la livre, prix qui se main<i tint jusqu'en 1707.

Au siijet de son introduction dans la Grande-Bretagne, on raconte cette anecdote : En 1685, la veuve du duc de Monmouth gant envoyé h l'un de ses |iarents, en îosse, un paquet de tbô, qui y était alors tout è fait inconnu, celui qui le reçut le donna à son cuisinier qui ne trouva rien de plus simple qfxe d'accommoder ces feuilles comme des épinards, et quoique ce plat fût incontestablement une chose détestable, les convives le trouvèrent délicieux , \»àT cela seul que c'était un produit nouveau pour l'Angleterre, et surtout un ))roduit /r^icher.

Au Japon, selon Kœmpfer, on sème le th4 dans le courant de février, d'espace en espace, sur la lisière des champs cultivés, afin que son ombre ne soit pas nuisible aux moissons et qu'on en puisse ramasser les feuilles avec facilité. En Chine, on le cultive en plein champ, et il se plaît [larticulièrement sur la pente des coteaux exposés au midi, ainsi que dans le voisinage des rivières et des ruisseaux. Lorsque les jeunes plants ont atteint Vkae de 3 ans, on peut en cueillir les feuilles. Lors de la saison propre à cette cueillette, on emploie des ouvriers qui sont d'une habileté remarquable à faire ce genre de récolte; car ils amassent jusçiu'à 10 ou 15 livres de feuilles par jour, qùoiq^u'ils ne les arrachent pas par poignées , mais bien une h une. Le meilleur thé est celai que l'on cueille à la fin de février oo dans le commencement de mars, lorsque les feuilles n'ayant que quelques jours de pousse, sont tendres, couvertes d'un léger duvet et non encore développées. Les feuilles ramtsséea

IflE

DICTIOMNAIEE

THf

dans ce temps, et qui sont en quelque sorte les extrémités des jeuaes tiges , sont appelées au Japon JUkitijaa^ ou thé en poudre, parce q^*on les pulvérise après les avoir fait sécher. Ce thé, par sa rareté et son prix, est réservé pour les princes et les gens riches, et porte aussi la dénomination de thé impiriaL Ce nom est donné encore , et à plus juste titre, à un thé recueilli à Udsi , petite ville du Japon, sur les bords de la mer, et '

S eu distante ile Méaco.Une montagne agréalement disposée, environnée de haies et d'un foasé très -large, passe pour posséder une terre et un climat plus favorable à la culture du thé que les autres parties de la contrée. Les arbrisseaux du thé forment sur cette montagne un plan régulier espacé

rr des allées; des personnes sont occupées veiller à ce que les feuilles soient, autant Sue possible, préservées de la poussière et es insectes; et les ouvriers choisis pour la récolte cueillent les feuilles avec Tatlention la plus minutieuse, avant les mains couvertes île gants. Ce thé , lorsqu'il est transporté , est escorté par le surintendant des travaux de la montagne, avec une forte garde et un nombreux cortège, jusqu'à la cour de Tempereur, à Tusage de laquelle il est destiné. La seconde récolte du thé se fiiit un mois après la première. Quelques-unes de ces feuilles ont acquis alors leur entier développement; d'autres, en très-grand nombre, n'y sont point encore parvenues; mais néanmoins on les cueille toutes indifféremment, et on les sépare ensuite en différents tas, suivant leur Age et leurs proportions. On met même à part avec soin les plus tendues, pour les vendre comme si elles provenaient oe la première récolte, car, en tous pays, la fraude est inséparable do négoce. La troisième cueillette se fait dans le mois de juin, lors<* que les feuilles, très-touffues, sont parvenues à leur complet développement , et cette qualité de thé, qui est la plus grossière, est réservée pour le peuple. La récolte du thé une fois opérée, on procède à sa torréfaction et à son enroulement. Les bAtiments qui servent k cette manipulation contiennent depuis S jusqu'à 25 lourueaux, hauts d'environ 1 mètre, et portant une sorte de poAle de fer, large et plate. Sur la poêle, modérément chauffée, on met quelques livres de feuilles nouvellement cueillies; et ces feuilles, fraîches et pleines de sève, pétillent dès qu'elles touchent la poêle. Alors l'ouvrier les remue, avec les mains nues et toute la vivacité possible, jusqu'à ce qu'elles .deviennent si chaudes, qu'il ne puisse plus supporter la chaleur; et à cette période il les enlève pour les verser sur des nattes; puis d'autres ouvriers les roulent et les frottent dans leurs mains, toujours dans la même direction, tandis que quelques-uns les éventent sans cesse, afin d'en hAter le refroidissement, dont la promptitude assure aux feuilles un enroulement plus durable. Ces procédés de torréfaction et d'enroulement sont répétés deux ou trois fois avant qu'on mette le thé dans les magasins, et

I'usqu'à ce que toute humidité ait quitté les èuilles.

Le thé ainsi desséché est aromatisé svee les fleurs de Yolea fragran», puis placé dans des boites cubiques de bois blanc, garnies k l'intérieur de plomb laminé, de leuilles sèches et de papier, et pouvant contenir de 5 à 20 kilogrammes. Dans le commerce on divise les thés de Chine en deux classes pricipales : les thi9 ^trti et les ihét ntrin. Les thés verts sont 1* le thé hyntm^ l'une des meilleures sortes; 2* le rft/per//, dont les feuil* les sont roulées en forme de perles, et dont l'odeur est plus agréable et la couleur plus brune que celle de l'byswen ; S* le thépoudrt A eanonf qui se présente avec des grains menus comme la poudre à canon et qui est trèsagréable au goût; k* le thé tchoulan, qui ressemble à l'hysven, mais qui est plus suave et rare dans le commerce ; S* le thé kou-lang-finri t le plus estimé des thés verts et qui se vend, à la Chine même, 40 francs le demi-kilogramme. La division des thés verts offre encore les variétés appelées hysouskin et tun-ke. Les thés noirs com-

Crennent : 1' le thé toutchong, qui est d'un run noirAtre et d'une odeur suave ; 2* le thé péko , d'une odeur plus intense et plus délicate que le précédent; 3* le thé Kongiifif le meilleur des noirs et qui se vend à la Chine 12 francs le demi-kilogramme; h^ le thé fou'tehan, qui est rosé et coûte 13 francs; 5* le r^^ Aou-/an-sa-n/, d'un blanc argenté et du prix de 30 francs. Il y a encore, parmi les thés noirs, les variétés qui portent les noms de péko ifaj^am, ontng^ péko , péko noir , eongo , pouchong , nt nyyong^ hou-long 9 campoy^ caper^ etc. Au surplus, d'après H. Fortune, qui s'est occuf^ de la culture et du commerce da thé, la même plante fournirait, en Chine, le thé vert et le thé noir, et la différence qo^on remarque ne proviendrait que de la manière de le préparer. Les Chinois distlnguent aussi les thés par les noms des propriétaires et des fabricants, et l'on compte dans le commerce au delà de 200 familles qui jouissent d'une réputation plus ou moins grande pour le. thé qu'elles mettent en vente

Les meilleurs thés sont ceux que les Rosses transportent par terre de leur comptoir de Kiachta, sur la frontière de la Chine iusqu'à Moscou. Ceux que les Français ci les Anglais transportent par mer, subi^^sent toujours plus ou moins d'influence des exhalaisons salines de l'Océan et de celles de la cale du navire. Ce que l'on appelle thé m bn^ues, est une qualité très-inférieure qui se.vend à bas prix, et qui n'est guère achetée

Sue par les Mongols, les Kalmouks, les jrghis et autres peuples nomades gui l'înfusent dans du lait, ou du petit lait de jument, avec une légère addition de ftirine de maïs ou de millet.

On a calculé que la consommation do th^, outre la Chine et d'autres contrées de TAsiCv a lieu de la manière suivante :

lo^lelerre

15,350.000 kUttcr.

THE

ollande

lUniagiie

ruice

Page 1