‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 229 sur 248 · ii · texte numérisé non relu

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On remarquera que les tensions ou forces élastiques ne croisscnl pas proportionellement a l'a température ; qu'à 10° et 99* par exemple» les forces élastiques croissent, d*une part , de 0,6, et de Vautre de 26,54, pour UQ degré de chaleur de plus.

Quoique 1 histoire de la découverte de la force que produit la vapeur d'eau boiiillaute, et du progrès de ses apj)lications, soit connue, on rencontre néanmoins de nombreuses variantes chez les auteurs qui se sont occupés de ce sujet. Nous tâcherons d'établir ici, avec autant d'exactitude que possible, l'ordre chronologique. La découverte dont il est question parait remonter aux temps les plus reculés, et l'on dit même qu'on en rencontre un des premiers aperçus dans les poèmes d'Homère. Dans lelrailé de Plutarque, inlitulé Des délais de la justice divine^ on trouve un passa.4e qui, dans l'opinion de plusieurs heliénislos, et entre autres de Paul Louis Courrier, autorise à penser que les anciens faisaient usage de machines cylindriques pour lancer des projectiles, lesquelles machines fonctionnaient à l'aide de la vapeur ou de l'air comprimé. Héron d'Alexandrie, qui vivait 120 ans avant Tère chrétienne* avait imaginé aussi un petit appareil qu'il appelait machine à réaction^ et qui n'était autre chose que le petit tourniquet à vapeur que l'on voit dans les collections. Enfin, Agathias raconte dans son histoire, livre ly, que sous l'empereur Justinien,au vi* siècle, un ingénieur nommé Anthémius, voulant se ' venger d'un voisin appelé Zenon, qui lui avait fait perdre un procès, disposa, dans plusieurs endroits de sa maison, de grandes chaudières pleines d'eau, qu'il boucha exactement par-dessus ; et à des trous par lesquels j'eau bouillante devait s'évaporer, il adapta de longs tuyaux do cuir qui, allant peu à peu en se rétrécissant, offraient la forme de trompeltes.Ces tuyaux aboutissaient à chaque poutre et solive du plafond des chambres où se trouvaient les chaudière^. Cela fait, il alluma du feu sous eelles-ci, et lorsque tout fut en ébullition, la vapeur ne trouvant point d'issue, non-seulement ébranla et mit en ruine la maison d'Anthémius, mais encore celle de Zenon, qui, en prenant la fuite, se persuada qu'il était victime d'un tremblement de terre.

Léonard de Vinci a fait connaître un canon à vapeur qu'il attribue à Archimède, et qu'il déc^'il de la manière suivante : « Varchi-lonnerre^ est une machine de cuivre fin, qui lance des balles avec un grand bruit et beaucoup de violence. On en fait usage de cette manière ; le tiers do cet instrument consiste en une grande quantité de feu de charbon. Quand l'eau est bien chauffée, il fautserrer les vis sur le vase otk est l'eau, et en serrant la vis en dessus, toute l'eau s'échappera par-dessous, tombera dans la position échauffée de l'instrument, et se convertira aussitôt en une vapeur si abondante et si forte, qu'il paraîtra merveilleux de voir la fureur de cette fumée, et d'entendre le bruit qu'elle produira. Cette machine chasse une

balle du poids d'un talent. » La prenier or*

^ue qui \\àtixi en France, envojé k Pépin en 757, par Copronyme, et que le roi fit placer ,dan$ l'église de Saint-Coroeille» à Compiègne, était mis enjeu par la vapeur. £n 1543, Balans de Garay, capitaine de marine, pro-

J»osa è Charles-Quint, une machine pour aire aller les bâtiments sans voiles et sang rames, même en temps de calaie. Une eipé> rience eut lieu à Barcelone; mais Garav garda le «ecret de sa découverte. Ed 1W9, .on vit Branca faire tourner par un kt ood* .tinu de vapeur, une petite roue a au^ts dont il utili.^a le mouvement pour la fabricaiion de la poudre.

On a trouvé, dans une lettre écrite soos Louis XIll à Cinq-Mars, par la célèbre Marion Delorme, Tbistoire d'un fou enfenné à Bicôtre [)ar Richelieu, comme atteint de It monomanie d'avoir découvert, dans l'emploi dé là vapeur d'eau bouillante, un moyen de remplacer la force de l'homme et celle des cours d'eau, pour faire marcher les manèges, etc. Marion Delorme avait vu ce prétendu fou en allant' visiter Bicétre, avec Edouard Sommerset,^marquis de Worcester, qui, précisément, passa en Angleterre pour avoir deviné le premier la puissance de l'emploi de« la vapeur d eau, et qui, sans aucun doute, profita des cx}nfidences da malheureux prisonnier. Ce flibustier d'outre- Manche appliqua la vapeur è des opérations industrielles, et construisit un appareri à l'aide duquel il put élever kO parties d'eaa liquide à 40 pieds de hauteur, avec une partie d'eaa seulement réduite eh va^ieur.

Mais déjà, en 1615, Salomon de Caus avait indiqué, dans son livre ayant pour titre: Raisons des forces mouvantes^ plusieurs exemples de l'emploi de la vapeur. On croit généralement que ce Salomon est Français; mais nous trouvons une réclanaation coatre cette opinion dans l'ouvrage de géologie pu* blié par le docteur Zimmermann. « C'est ï tort, dit-il, que les Français rangent Salomon de Caus au nombre de leurs compatriotes, et partent de là pour s'attribuer l'mventioD des machines à vapeur. Deux ans après l'édition française, I ouvrage de Caus parut en allemand, et le frontispice porte la mention suivante : Edité d'abord en lançue fronçaise^ et maintenant dans jnotre idiome materne/ allemand^ par 5. de Cau#, arehitecif de Son Eminence palatinale. Hèidelberg^ 1618. Quakit à la machine de Caus, ce n'est autre chose que la fontaine inventée deux cents ans avant notre ère par le mathématicien Héron d'Alexandrie; les prêtres égyptiens connaissaient, cinq cents ans auparavant, le principe dont elle est l'opération. » Noos ne pensons pas, comme l'affirme Zimmermann, que la machine'de Caus fut exactement cclie de Héron. En 1637, un certain Jouathâo Hull, de Londres, publia aussi une lirocbure intitulée : Description e€ figure dune machint nouvellement inventée pour amener les mvires et les vaisseaux dam les rades^ les ports et les rivières^ et pour les tn faire sortir contre le vent et la manée^ ou par un tevpt

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DE TECHNOLOGIE

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Imef à roeeaêion de laqu^lh Sa Majesté \orge$ Il a aeeorié des lettres patentes au efit de l'auteur^ qui en jouira pendant fpace de guatorxe ans.

De 1680 a ims, Denis Papin, né à Blois, livra h des expériences sur la yapeur, et fut d'après les idées qu*il fit connaître * le mécanisme à piston et à cylindre« 3 la première machine à vapeur due à nglais SaTery, fut construite en 1696.

stPapinqui avait inventé aussi, en 1681, narroite autoclave, destinée k élever ausus de 100 degrés, la température de u pour ramollir les os et en tirer les sucs riiifs qu'ils contiennent; mais une plai- (erie rut cause qu*il n'obtint pas de tries H, alors» qu'il était réfugié en Anterre, un privilège pour l'exploitation de I digestif, il avait offert de prénarer en 24 ires, avec 6 kilogrammes 1/2 de charbon [)Ois, 74 kilogrammes de gelée d'os dont commandait l'emploi pour les hôpitaux; s AU moment où il allait procéder à cette Mlion, le roi ayant jeté les jeux sur ses ns (le chasse, aperçut au cou de l'un X un papier suspendu au collier : c'était requête de ces animaux, dans laquelle jfiplfaient leur bicn-aimé souverain de oint livrer les os h un indigne, de ne les priver d'une nourriture qui leur reit de droit. Il n'en fallut pas davantage que le prince retirAt sa bienveillance 'fiigié français.

1703, le forgeron Newcoraen obtint condensation régulière, au moyen d'un eau froide introduit dans l'intérieur du (ire où la vapeur de la chaudière est lëe. En 1718, Henri fieighton remplaça ijvriers tourneurs des robinets, par des ^s qui les ouvrent et les ferment, learticulés avec des tiges que le balan- 'e la machine met en mouvement à des malles de tenifis calculés. En 1720, Jac- Leupold construisit le premier une ne atmosphérique à haute pression, condensation. En 1756, le chanoine rer écrivit un mémoire sur la navigavapeur, et le présenta à Tacadémie de . En 1760 , James Watt remplaçait la isation qui s'opérait avant lui dans le de pompe , par la condensation dans >e séparé ; puis il signalait le parti pouvait tirer de la détente de la vail construisait la première machine à

effet et è un seul cylindre; imaginait liélograoïaie articufé qui transmet le ment de la lige du piston au balancier ; iquait le ptsndule coniaue ou régulaforce cenirifuge h la distribution de )ur. Dans la même année, les pre« ^ssais de locomotive ou de voitures à s'accomplissaient par Cugnot, ingéfrançais» oé h Voiu en Lorraine, en H mort è Paris, en 18M. Us avaient r une machine qui portait quatre peret marchait h raison de 3,600 h ^,000 par. heure sur une route ordinaire, ais étaient exécutés en présence du Choisenl» alors ministre de la guerre.

et du général Gribauval, inspecteur d*artille« rie. La mise en pratique de la navigation k vapeur fut entreprise par MM. d'Auxiron, en 1775. Dans la même année, Perrior construisit un bateau à vapeur pour naviguer sur la Seine; et ce fut aussi a cette époque»

Sue MM. Ellio't et Thomas Pagne, des Etalsnis, proposèrent d'appliquer la vapeur h la navigation maritime. Vers 1778, Brighlon, Fitzgerald et Wahsbrough apportèrent des perfectionnements an mode a*admission de la vapeur, et à la transformation du mouvement rectiligne du piston en mouvement de rotation. Dans la môme année. Je marquis de Jouffroy se livra k des expériences et établit des bateaux à vapeur- sur la Saône on 1781 ; dans cette dernière année , l*abbé A mal fit aussi des essais; Taylor, de Cumnock, lança en 1788, un bateau agissant par la vapeur,'ce qui lui valut une pension de 50 livres sterling; en 1*791, l'Anglais Clarck exécuta, h Leith, les premières expériences suivies de quelques succès; Miller, en 1795, s*occupa également de ce genre de navigation; et il en fut de même de Symington et de Desbiong, en 1803.

Dans cette même année, Charles Dallery, qui naquit à Amiens, en 1755, obtint un brevet cTinvention pour un l)ateau à vapeur qui fut construit et mis à tlot h Bercy; et il conçut aussi un modèle de locomotive destinée k parcourir les routes de terre, maïs qui ne fut pas exécuté. Il inventa encore, à la même époque, rhélice propulseur, la chaudière tubulaire, lemAt rentrant, et Thélice ventilateur. L*hélice de Dallery est Thélice simple, qu'il nommait escargot^ et è laquelle on est revenu de nos jours, après avoir essayé de l'hélice double et de la triple, parce' qu'elle offre deux avantages , la force et la vitesse. Plus tard, vers 1828, M. Séguin atné réinventait la chaudière tubulaire, et l'hélice l'était par MM. Deslile, Sauvage et Erickson. Il existe au surplus, actuellement, deux espèces de chauuières tubulaires : dans Tune, Teau est placée k Tintérieur des tubes ; dans l'autre, elle se trouve dans l'intervalle de ces tubes , lesquels sont traversés alors par le courant d'air chaud qui s'échappe du foyer pour gagner la cheminée. Cest la première de ces chaudières qui aurait été inventée par Charles Dallery» la seconde serait due k M. Séguin. Celle-ci fournit 1,200 kilofframmes de vapeur par heure, tandis que I autre en donne k peine 300. En 180b, Arthur Wolf inventa la machine k dout)le cylindre.

Nous avons fait connaître, k Tarticle Bateau A VAPEUR, Tétrange arrêt de l'Académie des sciences, sur le système de Fulton. Il n'est pas besoin de dire avec quel empressement l'Angleterre adopta le mode de navigation k vapeur. Toutefois, elle n'en flt usage d*abord, vers 1812, que sur les fleuves el les lacs; mais en 1818 elle l'essaya sur mer» entre Gr^nnoch et Belfast, et le résultat fut si satisfaisant , qu*un service de bateaux k vapeur fut établit sur les côtes. Le 96 juin 1819| un navire k vapeur, venant des Etats*

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