‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 237 sur 248 · VID · texte numérisé non relu

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de même contribué h faire disparaître une épidémie soorbuiiaue qui s'était emparée de toute l'armée. On faisait journellement d^s distributions régulières de cheval bouillî^ et fort heureusement que le nombre de ces animaux a sufli pour conduire l'armée jusqu'À répoque de la capitulation.

« Pour répondre aux objections qui avaient été faites par la plufiart des oflTiciers généraux d(^ l'armée, et surmonter la répugnance du soldat, je fus le premier à faire tuer a>es chevaux et à manger de cette viande. L'ex-périence démontre donc que l'usage de la viande de cheval est très-convenable pour la nourriture de l'homme; elle me semble surtout très-nourrissante, pan^ qu'elle contient beaucoup d'osmazone. Le goût en est généralement agréable ; seulement cette chair est plus ou moins fliandreuse selon la maigreur et l'Age do l'animal. Une chose m'étonne aujourd'hui, c'est qu'on n'ait fias encore songe à tirer parti pour la classe indigente et pour les prisonniers, des chevaux qu'on est forcé, par suite d'accidents, de tuer tous les jours à Paris.

« Le docteur Berlhollet, neveu du célèbre chimiste de ce nom, et qui a exercé pendant longtemps la inéilecine à Tareoie, royaume de Naples, m'a dit que le peuple de cette ville mangeait avec plaisir la chair du cheval; qu'on l'y vendait publiquement à la livre, et que ledébit en était toujours prompt. Le foie était considéré comme un morceau délicat; on l'y accommodait de la môme manière que celui des autres bestiaux» Giraud, médecin du dernier siècle, et zélé philanthrope, attribue plusieurs maladies des ouvriers k la privation de la viande. 11 préférerait pour eux la chair du cheval aux viscères des animaux, C4)mme les poumons, le foie, la rate, les estomacs que leur fournissent les tripières. — Si la vente du cheval, dit^^il dans seni ouvrage intitulé : VJfy" giène des pauvres ^ était libre, elle serait meilleure et plus avantageuse, parce que l'on tuerait ranimai encore bien portant, sans attendre qu'une maiadie ou la vieillesse le fit périr. »

yiBlUTlLll'É (phys.). Faculté ae produire des vibrations.

VIBRATION (phys.). Du latin tibrath.

Angl. vibration: allem. schwingung, Mouvement alternatif d-aller et de venue par le? auel un point ou un corps, tel que la verge d'un pendule, une corde tendue par tes deux bouts, une lame de ressort, etc., décrivent des excursions rapides ei réitérées autour d'un certain centre. La cause des vibrations réside essentiellement dans l'élasticité des corps. I^s vibrations des corps sonores, tels que les cordes, les lames métalliques, etc., se propagent dans Tair, parvîennent'jusqu'à la membrane de l'ouïe, pour donner ainsi naissance à la sensation du son; et la gravité ou l'acuité des sons dépend du nombre de vibrations exécutées par le corps sonore dans un temps donné, Tacuité augmentant avec le nombre de ces vibralions. On a reconnu que les nombres des

vibralioBS d'une corde sonore, sont eu raison inversé de sa longueur; qqe ces nombres som proportionnels aux racines carrées des poids qui tendent la corde; que les nombres de vibrations des cordes de mèm.e matière sont en raison inverse de leur épaisseur ou de leur diamètre; et que les nombres de vibrations des cordes de matières différentes sont en raison inverse des racines carrées de leur densité. Ondimontre ces lois en faisant usa^^e du sonomètre ou monocorde. Voyez ces roots. - Newton suppose que les dilTérents rayons de lumière font des vibrations de différents vitesses, qui excitent les sensations des différentes couleurs, à peu près de la même manière que les vibrations de l'air excitent les sensations des différents sons, à ()io|>ortion de leurs vitesses. Suivant le nièmeaateur, la chaleur n'est qu'un accident de la lumière occasionné par les rayons qui excitent un mouvement de vibration dans un milieu subtil et éthéré dont tons les corps sont pénétrés. Au moyen des vibrations de ce même milieu, Newton explique les accès alternatifs de facile réflexion et de tacile transmission des rayons. — Voy. Loiiihc.

VIBRATOIRE (phj;s.). On appelle nlOttt^ ment vibratoire^ celui qui consiste en vibrations ou oscillations, et q:ui est pour bous la source du son,

VICTUALB-WIGHT (métrol.)- Poids principal de Suède. •

VIDANGE (ardois.). Se dit de tous les .matériaux inutiles dont il faut débarrasser une ardoisière.

VIDANGES. Immondices, ordures retirée^ d'un lieu qu'on vide ou qu'on nettoie, \At' ticulièrementdes fosses d'aisances. Chez les anciens, ces dernières vidanges étaient une espèce de supplice auquel on condaiDDa<( les criminels.

VIDANGEUR. Celui qui vide les fosses d'aisances. Vulgairement on lui donne b noms de Gadouard^ d'orfèvre de ftut(, etc.

VIDE (pbys.). Du latin viduvst pn^*^* Angl. vacuons : alIcm. leer. Ce mot déstgoe Tospace qui ne contient' ni air ni aucooe autre matière quelconque, à l'ex^^cption de la lumière et des autres fluides inifiontiérables. Avant les expériences de Toricelli sur la pesanteur de l'air, on niait la possibilité du vide; on admettait même coma^e axiome Vhorreur de la nature pour ieviit; et l'on ne s'accorde môme pas encore aujourd'hui sur l'existence du vide absolu dao les espaces' célestes. Toutefois, on peut produire un vide relatif, soit sous le réeipicDt de la machine pneumatique, soit dans le tube barométrique ; seulement, le vide artidcieJ est toujours imparfait; avec les meilleurps machines on n'obtient le vide que ju^qu'^ O^'OÛâ; et le vide barométrique, quiestieplos

rigoureux, contient cependant toujours da mercure vaporisé. On sait, après cela, quel« son ne peut se propager dans le vtdei ^ue le feu s y éteint, et que les aoinrnx y meurent asphvxié;i. On emploie le vide pont évaporer les liquides, pour prodoue la cov

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