‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 238 sur 248 · VIE · texte numérisé non relu

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atioQ artificielle, et pour la conservation s matières animales et tégétales.

U. Brunner, de Berne, a fait connattre, 1855, un nouveau procédé pour produire vide, au moyen d'une réaction chimiaue, océdé qui consiste à faire absorber Jans vase fermé de Tacide carbonique, ou du i ammoniaque, et qui est ainsi décrit par journal fiir praJuische chemie : dans une uitle cloche cylindrique renversée, dont bords sont usés h I émeri, on verse de cide sulfurique concentré, au-dessus duel on place, sur un trépied en plomb, une lite capsule que Ton couvre d*une counle feuilles de papier à filtre qui porte piu< •urs grammes de chaux caustique en pier- . Od ferme ensuite la cloche avec un courcle en métal, graissé de suif, et dressé de inière à intercepter complètement l'accès ' Tâir, mais percé d'une ouverture, ou de ux au plus. Si Ton n*en emploie qu* une» y introduit un tube oui y amène un cou- )t de gaz acide carbonique, et qui descend .'sque jusqu'à la surface de Tacide sulfuue. On laisse nasser ce courant jusqu'à ipuision complète de Tair contenu dans mioche. Alors 0 n remplace Iq premier tube * un second, ajusté dans un boachoui et ivbé convenablement. Ce tube amène, par Tet de la chaleur, Teau d*un vase d'où il rt, sur la chaux qui se réduit aussitôt en Qdre, et commence à absorber l'acide caroique. On peut s'assurer de l'absorption, plaçant, dans l'intérieur de la cloche, un tit baromètre d'essai, ou bien en établis- )t dans la secoude ouverture, si cette ourture existe, un tube recourbé dont l'ex* :mité inrérieure plonge dans une capsule Mlle de mercure, et qui a au moins 0"80 hauteur verticale. L*auteur du procédé a juvéque dans une cloche de 450 centime* "i cubes qu'il avait rempli d'acide carboine dégagé du marbre au moyen de 50 à ô'ommes d'acide chlorhydrique, la coi>ie barométrique, au bout de 5 à. 6 minus n'éinit plus que de 12 millimètres. Il ivait d'ailleurs employé que h grammes chaux caustique, et 40 à 50 grammes d'ale sulfurique. Deux heures après, cet ide avait aosorbé la vapeur d'eau, et la lonne du baromètre d'essai éJait tombée S'près du niveau du mercure de la culte. Le marbre ou les calcaires pesants et ij| actes doivent être préférés pour la prédation de l'acide carboninue ; et, avant ntroduire le gaz dans la cloche, on doit faire passer dans l'acide sulfurique contre. On n'obtient pas de succès avec la ia>se en morceaux ni en solution, et niè- !, lorsque la chaux, au lieu d'être éteinte, te en pierre, elle n'absorbe presque pas fide carboni({ue. On réussit bien en em- >vant le gaz ammoniaque, et en le faisant >orber par l'acide sulfurique; mais il faut )rs faire descendre presque au niveau de acide l'extrémité au tube qui sert à l'exctioQ de l'air, et terminer, au contraire, )eu près au niveau du couvercle celui qui lèoe le Kàz ammoniaque, et qui doit Atre

introduit par une seconde ouverture. On doit aussi éviter la présence d'objets en laiton on en cuivre, parce que ces objets seraient attaqués ; enfin, il faut que le gaz ammoniague soit bien purgé de carbonate d'ammoniaque.

VIDELLE. Petit instrument dont le pâtissier fait usage pour couper la pâte des pièces qu'il dresse. — Instrument qu'emploie le confiseur pour vider certains fruits. — Se dit aussi pour reprise, en termes de couturière.

VIDE- POCHE. Petit meuble dont on se sert pour y déposer les objets qu'on porte habituellement dans sa pocne.

VIDE-POMME. Outil de fer-blanc dont on se sert pour ôter le cœur d'une pomme sans la couper.

VIDER. Du latin viduare. Angl. $o bore ; allem. hohren. En termes de manufacture, vider du drap^ c'est le figurer en le découpant, en le perçant à jour. — vider un peigne^ c'est rendre égaux tous les trous qui sont aux dents du peigne, et qui tiennent au dos. — Vider une pièce d'étoffée, c'est la laisser trop longtemps à la foulerie, ce qui lui fait perdre de la largeur prescrite. — Vider de$ terres, c'est emporter dos décombres, ôter de la terre d'un lien, pour abaisser une place et la rendre égale à une autre. — Vider les ventes, c'est enlever tout le bois abattu dans une forêt.

VlDtJRE. Ouvrage à jour.

VIKLLE (instrument de mus.). De l'espa-

fnol v/Au«/à, guitare. Instrument à cordes et clavier qui, le plus souvf^nt, n'a que deux cordes, l'une nommée bourdon, et ne rendant qu'un seul son servant d'accompagné^ ment aux airs qu'on joue sur l'autre, en raccourcissant à différents degrés, non pas en ^ posant les doigts comme sur un violon, mais en l'attaquant avec les touches .d'un clavier. Cetui-ciest composé de 13 touches ou marches, noires et 10 blanches ; et son étendue ordinaire est de 2 octaves, d'un sot grave'à un sol aigu. L'instrument s'accorde en ut et en soï, les deux seuls tons auxquels il puisse se prêter. Cliaque parcbo du riavier de la vielle a deux petits mor^ ceaux en bois perpendiculaires, ou touches, qui frappent deux cordes à la fois, lesquelles sont tendues à l'unisson ; ce sont les chante^ relies. Quelquefois on n'en met qu'une seule, attendu que l'autre n'est destinée qu'à renforcer le ton. Les touches sont pres!»ées au-dessous du clavier par les doigts de li^ main gauche; quand la pression cesse, elles s'éloignent d'elles-mêmes des cordes, et retombent ;ce clavier, dans son entier, ressemble à une petite caisse élevée sur la tabîe de l'instrument, et c'est dans celte caisse que sont logées les branches des marches et leurs touches. Un couvercle ta couvre lorsqu'on veut rarher. le clavier. L'archet est une petite roue pleine^ dont la surface est frottée de colophane, et qu'on fait tourner de la m^iin droite avec une manivelle. Les saccades qu'on donne (vir des coups de poignet, forment des détachés qui donnent aux

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