‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 25 sur 248 · LUN · texte numérisé non relu

LUN

ils

en ce qu'ulle ne se montre jnmais dans les régions équatoriales; toulefois, Mniran lui Assigne une origne identique » tandis que Laplace, au contraire, prétend qu'elle ne saurait dépendre de notre atmosphère, attendu qii*elle s*étend au delà de Torbite du globe terrestre. Ou remarque aussi d'ailleurs quf, durant Tauiomne, on la voit avant le lever du sotei).

LUN£TTB. Petits ronds de feutre que, dans les manèges on place à côté des jeux des chevaux ombrageux, afin de les monter

Elus aisément. — Petit jour réservé dans le erceau d'une voûte, et petite baie voûtée, pratiquée dans les côtés a une voûte.

LUNETIER. Celui qui fabrique les lu- Dettes

LONETTE (horlog.). Angl. rim; allero.

uhrglasrifUf. Partie de la botte d'une montre dans laquelle on place le verre.

LUNETTE (opt.). Instrument destiné h faire voir les objets d'une manière plus distincte qu'avec le simple office des yeux. Les lunettes sont connues en Chine, depuis un tem))S très-reculé. Quant à l'Europe, Du Gange prétend Avoir vu, dans un manuscrit de la Bibliothèque royale, que les lunettes étaient en usage dès 1150. Suivant d'autres, elles auraient été inventées en 1296, par Alexandre Spina, de Venise; quelques-uns veulent qu'elles soient dues h Roger Bacon; enfin, il en est qui les attribuent à Salvino degli Armati, qui les aurait fait connaître en 1280. Voil^ pour les besicles, La lunette d*approcAf fut.fabriquée de 1608 à 1609, par Jacques Metzii ou Metius, de la ville d'AIkmaer, en Hollande. Les lunettes à deux verres convexes ont pour inventeur Kepler, en 1611; les lunettes achromatiques sont d'Euler, en ilVÎ; les besicles périscopiqueSf de Wollaston,.au commenceuient du xix* siècle; et les lunettes polyades ou à grossissement, de Cauchois, de Paris, qui les fit <'onnaUre en 1815.

On distingue les lunettes en lunettes simples et en lunettes composées^ selon qu'elles interposent un ou plusieurs verres entre l'œil et les objets observés. A la première classe appartiennent les lorgnons^ appelés aussi monocles OMbinoeleSt selon qu'ils sont à une ou deux branches, et qu'on tient à la main; puis les besicles^ qui reçoivent aussi les noms de pince-nez^ lunettes à tempes^ lunettes à branches fourchues^ etc. Nous avons dit, à l'article Lentilles, que pour les vues presbytes ont fait usage de verres convexes, et pour les vues myop«'S de verres concaves. La courbure de ces verres est graduée de telle sorte qu'elle offre de 21 à 22 forces; et l'on désigne ces forces par des numéros oui s approchent d'autant plus du n" 1, quils sont plus forts. On désigne par le nom de premières conserves^ les verres convexes qui ont 72 pouces de fover ; sous celui de eonservês^ ceux qui ont 60, W, 36 et 30 pouces ; passé 24 pouces, les verres sont disposés de 2 en 2 pouces, jusqu'à 12 pouces, puis de

{louce en pouce jusqu'à 6; enfin, de 1|2 en ;2 jusqu i k^ et même jusqu'à 3 pouces

1;2. Ces derniers verres sont de véritables loupes.

Dans la seconde classe, c'est-è-dire les lunettes composées, se rangent la lunette astronomique^ la lunette de Galilée et la lunette terrestre ou longue- vue. Dans toutes ces lunettes, on doit distinguer Tocii/atre, verre qui s'applique à rœii, et Vobjectif^ qui est tourné vers les objets observés Ces deux verres sont adaptés aux extrémités d'un tube fixe, ou bien à tirage, c*est-à-dire composé de plusieurs tuyaux. L'objectif après avoir reçu les rayons émanés de Tobjet, les fait converger è Tintérieur do la lunette de manière à en tracer une image réelle, quoique renversée; et c*est à cette image et non aux objets réels que s'applique foculaire pour la rendre plus nette et plus claire. Mais tandis que dans la lunette astronomique, l'image reste renversée, dans la lunette terrestre, on la redresse au moyen de lentilles convergentes, placées entre l'objectif et l*oculflire

LUNETTE ASTRONOMIQUE. T?lle fut inventée par Kepler, et consiste en un long tuyau de cuivre, muni h chaque extrémité d'un verre biconvexe. Son oculaire, trèsconvergent, permet d'obtenir des grossissements considérables, mais elle donne les images renversées. On construit aujourd'hui de ces lunettes dont les dimensions sont gigantesques et avec lesquelles on se procure un grossissement de deux et trois mille fois.

LUNETTE DE GALILÉE. Sa découverte est due au hasard. On rapporte qu'en 1609, des enfants qui louaient dans la boutique d'un fabricant d instruments d'optique, h Middiebourg, en Hollande, trouvèieut, dans la position relative de deux verres, la combinaison même sur laqueHe repose la construction de la lunette astronomique. Galilée ayant entendu parler de cette circonstance, parvint à reproduire le résultat obtenu à Middiebourg, et on attribua l'instrument qu*il construisit à la théorie qu'il en avait trouvée d'avance; mais on se trompa à cet égard, et il ne fut cette fois au'un imitateur. La lunette de Galilée est formée de'deux verres, dont Tun est biconvexe et l'autre concave; elle ne renverse point les images; et lorsqu'on la réduit aux dimensions d'un instrument de poche, elle constitue les lunettes ou lorgnettes de spectacle, qu'on fabrique à un >eul ou à deux tubes.

LUNETTE TEKUESiRE ou LONGUE- VUE. Cette lunette, qui fut inventée au xvii* siècle, par le P. Reitha, est composée de manière à ce que Timage, après avoir été reçue renversée, se trouve redressée. Ce résultat est obtenu, en intercalant deux autres verres convexes entre l'objectif et loculaire.

LUNETTE ZÉNITHALE ABSOLUY:. Elle a été construite en 1856, par M. Porro, et to Panthéon de l'industrie en donne cette de^* cription : f. Au-dessus de Tobjectif une capsule en verre à fond plan contient un peu d'eau ; la lumière émanée des fils rendus

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