‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 240 sur 248 · TIN · texte numérisé non relu

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U,2S; Barsac, 13,86; Grave, 12,80; Frontignao, 12,79; Champagne, 12^61; Hermitage rODge, 12,32; Côte-Rôtie, 12,32; Rhin, 12,08. Les vins bibles eo alcool, im|>arfoitement fermentes et chargés d'acides , comme sont par exemple les vins de la Brie et des envi* rons de Paris, désaltèrent assez, mais stimulent faiblement Testomac. Ras dans des proportions un peu grandes ou ingérés dans des estomacs faibles, ils produisent dps coliques intestinales: et bus en une quantité qui détermine l'ivresse, ils occasionnent un assoupissement suivi d'indigestion. Ils ne conviennent donc point aux estomacs faibles dont les digestions sont lentes. Les vins généreux, au contraire, qui conlienoent beaucoup d*alcool et sont bien fermentes, désaltèrent moins, mais stimulent davantage et accélèrent la digestion; ils échauffent promptement,et conviennent, en quantité modérée, aux estomacs faibles, surtout vers la fin des repas; mais ils sont nuisibles aux personnes irritables dont la lète se trouble aisémenl. Tels sont les vins du Languedoc, du Roussillon et la plupjstrt des vins d'Espagne et de Portugal. Les vins légers et mousseux stimulent vivement et çromptement, désaltèrent bien, et Tivresse instantanée qu'ils proeurent n'a point de conséquences funestes. De ce nombre sont les vins de Champagne. Les vins les plus favorables à la digestion et dont l'usage présente le moins d inconvénients sont ceux qui, légèrement acidulés et suffisamment généreux, contiennent des quantités modérées d'alcool, peu de mucilage sucré , et ne sont pas très-chargés de matière colorante et de tartre. Les- espèces

Îui offrent ces avantages sont les vins de ourgogne, ceux de Bordeaux, et ceux du Rhin vieillis et dépouillés. Outre son emploi alimentaire, le vin peut exercer sur la santé une influence bienfaisante, et les mé- -decins le prescrivent dans un grand nombre de cas. C'est en général un tonique doux, un peu diffusible, qui ranime la circulatiou et donne de l'activité à toutes les fonctions. On le préconise contre la faiblesse, dans la convalescence, lorsqu'il n'y a pas de symptômes inflammatoires, dans le scorbut, etc. ; enfin on le conseille aux vieillards et aux personnes d'un tempérament lymphatique. Les vins qui contiennent beaucoup de tartre sont astringents; les vins blancs et acidulés sont diurétiques; les vins liquoreux se donnent dans les potions cordiales. Les vins administrés comme médicaments doivent être vieux, généreux, peu ca- Iitteux, et ces conditions se rencontrent dans es t)ons vins de Bordeaux et de Bourgogne. Ce n'est qu^^u bout d'ua certain temps que tes vins acquièrent toutes les qualités dont ils sont susceptibles, et ils finissent ensuite par s'altérer. 11 y en a^ et ce sont les plus faibles, qui , au bout de six mois ou un •an ont acquis toute leur force, tandis que d'autres continuent à se bonifier pendant un gfrand nombre d'années, propriété qui se remarque surtout dans les vins qui sont ridies en sucre et en tartre. Le sucre, en effet.

Îui a échappé à la première fermentation en prouve une seconoe, se convertit peu à peu en alcool, et, è mesure que la proportion de l'alcool augmente, le tartre ou tartrateacidnU de potasse n'étant pas soinble dans ce liquide, se précipite. Voilk pourquoi les Tins rouges, eo vieillissant, deviennent moins amers, moins acides et plus chauds. Les dif< férents vins ne se conservent pas d'ailleors également, et ceux qui sont faibles se détériorent au bout de 15 ou 18 mois. On retarde la détérioration en conservant les vins dans des caves bien fraîches , et on y oppose en outre divers procédés , comme le co/%e,le ioufrage et le soutirage. Les vins sont sujets ensuite k certaines maladies , dont les principales sont la pousse, la eraisse et Tacescence. La pousse est une lermentatton tumultueuse qui se manifeste quelque temps après que le vin a été mis en barrique, et qui lui enlève toute sa saveur sucrée et le lait passer à l'amer. On arrête cette fermentation en transvasant le vin dans des tonneaux fortement soufrés, ou bien en ajoutant au viu un millième de sulfate de chaux, on en introduisant dans chaque barrique une

Îuantité sufGsante de graine de moutarde. a graisse est caractérisée par une certaine consistance visqueuse qui rend le via impropre à servir de boisson , et l'on remédie a cette altération au moyen d'une matière astringente comme , par exemple , les fruits du sorbier, cueillis un peu avant l'époque de leur maturité, puis écrasés dans un mortier. Un demi-kilogramme de ces fruits suflBtpour 200 litres de vin. On clarifie ensuite avecd^ la colle de poisson et l'on tire en bouteilles. Pour comlùltre Vacescence ou excès d'acide, on coupe le vin avec son volume d'un Tin plus fort et moins avancé; mais on doit consommer le plus promptement possible te vin atteint de ce défaut. Enfin l'on sait, par les arrêts multipliés des tribunaux, quelle est l'honnêteté provert5iflle des marcnands de vin, et ce produit est toujours exposé à être falsifié entre leurs mains-, 5oit par Tad* dition de I «au , de l'alcool, de la crème de tartre, soit par le mélange de poiré, délie» de litharge^ d'alun, de teinture de campèche, etc. etc.

fin 1298, les apothicaires anglais vendaient le vin comme un cordial. Au xiv* siècle, levin de Beaune était le plus en réputation ; auxv', ce fut le vin de Champagne. Aujourd'hui un auteura calculé que la France seulement produit 1,^00 espèces de vins. Les princi[>aui vignobles sont : 1* Vins de Bourgogne , les rouges : Romanée-Conti« Uichebourg, la Tâche, Clos-Vougeot , Ghamberiin, Nuits ou clos Saint-Georges, Corton, Volnay, Pomard, Beaune, Chambole, Mercurey, Savignyet Meursauit, dans la Côte-d'Or; Pitoj, les Préaux , la Chaînette et Migrenne , daos l'Yonne; et les vinsdeMAcon, de Beaujolais, de Thorins, etc., dans Saône -et-f^ife et le Rhône. Les blancs : Montrachet, La(>e;rière , la Goutle-d'Or et les Charmes, à^ns la Côte-d'Or; Vaumorillon, les Grisées et Chablis y dans l'Yonne; et Pouillv-Fai^i'i

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dans 6aAne-et-Loire. 8* Fitit de Bordeaux les rouges : Médoc 9 ChAteau-Laffitte , CbA* teau-Latour » ChAteau-Margaux , GbAteau- Haut-firion» Saint-Julien» Pauiiiac» Saint* EstdphQp Saint-Émilion, la Uose, les Palus» Taittnce » Léoville » Pessac et liérignac. Les blancs : fiommes, Rions, Blanquefort» Grave» Saulerne » Barsac» Preignuc et Lançon; puis dans les Landes» liessanses, SarTiatetles rires de l'Adour. 3* Fins de Champagne ^ les blancs : Sillery» Aï» Mareuil» Uantvillers» Dizy» Épernay» Cramant» Avisey-le-liénil»

dans la Marne. Les rouges : Verzj, Verze-^ nay» Mailly» Saint- Basie» Bouzy» Saint-Thierry et Cumières» dans la Marne; les Riceys» Balnot-sur-Laigne» Avirejf et Bagneux-ia- Fosse» dans TAube. i* Vins divers. Dans le Périgord » les rouges : la Terrasse , Pécharn)ont» Campréal et Bergerac; les blancs: Montbazillac, Saint-Messans et Sancé. Dans le Quer^» les vins de Cahors et de la côte du Lot. Dans leDauphiné» les ?ins rouges de l'Hermitage»|Tain, Croze» Mercurol et Reventin. Dans le Lyonnais» les rouges : Moulinà-Vent» CAte-RAlie et Sainte-Colombe; les blancs : Condrieu. Dans le Languedoc» les rou^ ges:Tavel» Lirac»Roquemaure» Saint^Geniez»

Saint*Laurent» Carnols, Cornas» Saint-Geor-

I;es,Sainl-Christol et Saint-Joseph; lesblancs: ^roniignan » Lunel et Saint-Péray. Dans le Comtal» CbAleauneuf et Baume. Dans la Provence » les vins rouges de la Gaude » Saint- Laurent» Gagnes et Saint-Paul. Dans le Béarn, Jurançon et Gau. Dans le Roussillon , les rouges : Bagnoles» Cosprons et Grénacbe ; les blancs : Collioure» nivesaltes» Cosprons» Saint-André et Prépouille-de-Salles. Dans le centre de la France» les vins rouges de Saint- Etienne » de Cbénas et de Fleury» dans le Beaujolais, et de Chanturgues» en Auvergne ; les vins blancs des coteaux d*Angers» de Saumur et de Vouvray ; puis les gros vins d'Orléans et d*Auierre. Dans le nord-est» les vins du Rbin» de la Moselle et les vins de Paille. Dans la Corse» les vins rouges de Sari et de Cap-Corse.

A rélranger on cite» en Espagne » les vins de Xérès ou Pacaret» Sèches» val-de-Pennas, San-Lucar» Beni-Carlo» Vinaroz» Tinto ou Alicante» Tintilla ou Hota» Malaga» Rancio fitMalvasia; en Portugal ^ Porto, Carcavello et Lamalonga; en Suisse^ les vins rouges de Boudry et Cortaillods» et le vin blanc de Chiavenna; en Italie^ Lacryma-Christi du Vésuve» Capri» Malvoisie, Albano , Montefiascone» Monlepulcino» Montalicino, Riminese et Sanlo-Stephano ; en Sicile ^ Marsala» Catane» Girgentî» Syracuse; en Allemagne^ les vins du Rhin, comme le Johannisberg» le Braunsberg, etc.» puis le Tokai, de Hon-

f(rie; en Turquie , le Cotnar de Moldavie» et e Piatra de Valachiej en Grèce ^ les vins de Chypre» de Chio» de Candie et de Malvoisie; en Perse t le Chiraz; en Afrique ^ le Constnnce» du cap de Bonne-Ks|jérance ; dans VAilantique, Madère» Ténériffe» Gomère»

l*alma» les Açores, etc.

On crut longtemps que Ton trouvait sur les grappes du raisin qui <ert è fiibriquer le

célèbre vin de Tokai » de petites particules d*or auxquelles on attribuait la qualité de ce vin; mais on a reconnu depuis que ce qu*ou

firenait pour de Tor était J*enveloppe brilante d'un insecte. Plusieurs vins ont acquis une renommée qui n'est point justifiée. De même on a lancé Tanatbème contre quelques crus qui valent mieux que leur réputation. De ce nombre sont ceux d*Argenteuil et àft Suresnes. Ce dernier» si méprisé par les chansonniers» était cependant le vin favori de Henri IV, et, quoiqu on Tait placé au dernier degré de l'échelle viticole» on doit croire que celui des environs de Clisson » en Bretagne» était encore plus dédaigné. Kn effet» un dicton du pays prétendait qu'un chieti ayant mordu une grappe de raisin gui le produisait^ Tavait trouvée si aigre» qu'il s'était mis» de colère» à aboyer après la vigne. Au moyen ftge c'était une coutume» surtout en Allemagne et en France» d'offrir à un per*sonnage important » lorsqu'il faisait son entrée dans une ville » des échantillons des meilleurs vins qu'elle possédait. L'hôtel de la mairie de Langres possède encore quatre vases d'élain ou cimaises qui servaient anciennement à cet usage : l'un contenait le * vin de lion; l'autre le f^tn de mouton; le troisième le vin de singe: et le quatrième le vin de cochon. Ces quatre symboles représentaient les caractères moraux qui correspondaient aux qualités de certains crus. Ainsi le vin du lion rendait le cœur généreux ; celui du mouton engendrait une ivresse débonnaire; celui du sinçe» plein de bouquet» rendait le buveur facétieux; et celui du cochon conduisait aux plus dégoûtantes turpitudes.

A table» les vins se servent à peu près dans l'ordre suivant : Après le potage on verse un verre de Madère. Viennent ensuite les vins rouges de Bourgogne, tels que le MAcon» l'Auxerre» l'Avallon, le Chassagne» le Coulange» Tlrancy, le Mercurey, le Tonnerre et le Vermanton; puis ceux de TOrléanais» comme le Beaugency» le Saint-Ay et le Saint-Denis. Arrivent après cela lé Beaune» le Canon, le Chamberiin» le Clos- Vougeot» le Langon» le Pomard» le Saint- Emilion et le Voinav» auxquels succèdent la Côte-Rotie» le Chiieau-Grillé» le Grenache» l'Hermitage» le Pic-Souille» le Saint- Gilles et leTavel. Les vins blancs apparaissent à leur tour : ce sont le Barsac» le Chablis» le Grave» le Médoc» le Sauterne» le Séfur» le Jurançon» le Condrieux et le Sainterey. Au dessert, se présentent l'Aï» l'IÎnernajr, le Pierry» la tisdnne de Champagne» l'Arbois, l'Alicante» le Frontignan, le Lunel, le Malvoisie, le Malaga» le Rivesâltes» les Xérès» etc.

VIN AMER. On le compose d'après cette formule : quinquina rouge concassé » 32

f;ramroes; racine de gentiane concassée, M; imaille d'acier» 6i; écorce d'orange amère» 8; cannelle» h. On fait digérer le tout» pendant trente-six heures, dans un litre do vin de Roussillon dépouillé, en avant soin d'agiter de temps en temps le mélancce uendaLt

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las premières Vingi-quatre heures; puis oa filtre |H)ur Tusage.

VIN DIGESTIF. On prend des pommes de reiaeite et des dirons, autant des uns que des autres; on les coupe en roulettes dans un bassin ou dans un plat; on fait nù Ht de {)ommes et de citrons, puis un lit de sucre en poudre; et l'on continue selon la quantité de liquide qu'on veut obtenir. On met alors du bon vin par-dessus jusqu'à ce que toutes les roulettes trempent; on couvre; on laisse infuser pendant deui heures environ, ei l'on passe la liqueur à la chausse pour la mettre en bouteilles.

VINS ARTIFICIELS. Pour faire du vin mousseux qui approche de celui de Ghara-

Cagne^ on verse dans chaque bouteille de on vin blanc» k grammes de bi-carbonate de soude, 2 grammes d'acide tartriaue, el k grammes de sucre candi blanc; on bouche promptementy puis on ficèle le bouchon -comme pour le vin de Cham|)agne.

Vin cuit On prend 10 litres de moût de raisin, qu'on fait bouillir dans une bassine. Jusqu'à réduction de moitié, et en ayant le soin de toujours remuer. Au moment de rébuliition, ou ajoute 5 litres d'eau-de-vie dans laquelle on a fait infuser préalablement 4 granjmes de cannelle, i& amandes de pèches on d'abricots, mondées de leur enveloppe et concassées, 1 ou 2 pincées d'anis broyé et autant de coriandre. On verse ensuite le tout dans un vase en terre, et on laisse infuser pendant 3 ou 4 jours, à Tabri du contact de l'air. On passe ensuite au tamis on dans un linge, pour reverser de nouveau dans le vase, où on abandonne la liqueur pendant k mois. A ce terme, on filtre à la chausse, et on conserve dans des bouteilles bien bouchées.

Vin de cerises. On choisit une quantité quelconque de belles cerises bien mûres, dont on sépare toutes celles qui sont gfltëcs; on y ajoute un huitième de framboises également bien mûres, et on foule le tout dans une cuve à robinet que l'on recouvre d'une toile serrée. On place dessus quelques planches et on laisse fermenter pendant plusieurs jours. Si cette fermentation était tardive, on l'activerait en foulant de nouveau ; mais il faut toutefois éviter la chaleur pour que le produit ne passe pas à Tacidité. Lprsqu'il se développe une odeur vineuse, on laisse couler ce qui est liquide par le robinet, et on presse le surplus. On mélange ensuite le tout ensemble, et on change plusieurs fois de vase, jusqu'à ce qu'il ne se manifeste plus la moindre effervescence dans la liqueur. Alors on la passe à la chausse et on la conserve dans des bouteilles bien bouchées.

Vin de Malaga. On fait macérer, pendant un mois et demi, dans 12 bouteilles de ' vio de Champagne, 3 kilogrammes de raisin seo de Damas et 130 grammes de fleurs de pécher. Au bout de ce temps, on remue fortement avec une spatule de bois, et on soumet de nouveau a une infusion de même durée que la première. Après cela on sou-

tire et on presse avec expression, puis on laisse reposer encore pendant trois semaines, et enfin on collé et on met en bouteilles.

Vin de Madère. On prend la quaniiié qde l'on veut de cidre nouveau, auquel od ajoute autant de miel qu'il en faut pour qu'un œuf qu'on projette sur le liquide puisse surnager. Alors on fait bouillir dans une bassine étamée en écumant sans relâcjie. On laisse ensuite refroidir, et Ton verse dans un baril où l'on conserve la liqueur au moins 5 ou 6 mois avant d'en faire usage, parce que ce temps est nécessaire pour qu'elle ait acquis le goût et l'arôme du Madère.

Vin muscat. On fait macérer pendant deut mois, dans 12 bouteilles de vin de Chablis, 3 kilogrammes de raisin muscat sec, et un nouet de 130 grammes de fleurs de sureau. Après avoir agité l'infusion, au moyen d'une spatule de bois, on laisse macérer de nouveau, pendant deux autres mois; puis on soutire et on presse le marc. Un repos de quinze jours est encore donné à la liqueur, et ensuite on passe à la chausse, on colle et on conserve dans des bouteilles bien'bouchées.

On p^ut reconnattre aisément les vins fisbriques ou falsifiés, au moyen de la potasse caustique ; celte potasse donne toujours au vin naturel une couledr vertt*, ce qui o'a pas lieu avec les vins fraudés.

VINA(inst. de mus.). Sorte de luth iudien.

VINAIGRE. Liaueur produite par la fermentation acide du vin. Elle est composée de carbone , d'hydrogène , d^oxygène et d'une quantité d'eau que Ton peut aisément diminuer en le faisant congeler et en enlevant la glace. Elle contient ensuite de Ta* cide malique, du tartrate acidulé de potasse et de chaux, et une matière colorante qui varie suivant que le vinaigre est rouge ou blanc. Le vinaigre brûle avec une ilamme d'un bleu pâle; el lorsqu'on l'expose quelque temps au soleil, il produit de petits animalcules que l'on voit à l'œil nu, et qu'on nomme anguilles ou vibrions du vinaigre. Le premier vinaigre blanc fut vendu à Paris, en 17^2, par un vinaigrier appelé Leconaie. £n 1800, on parvint à extraire cette liqueur du bois, sous le nom d'acide acétique ou acide pyroligneux ^ et, en 1817, cette fabrication prit un grand développeaient autour de Pans.

Dans l'économie domestique» lorsqu'on veut préparer cette liqueur, on fait choii d'un oaril de contenance de 30 à 40 litres, puis on fait bouillir 2 litres d'excellent vinaigre, soit rouge soit blanc, suivant la couleur qu'on veut avoir; on le verse dans le baril, on bouche la bonde et on roule la pièce dans tous les sens, afin que le vinaigre touche les parois sur tous leurs points. On emplit après cela le baril è moitié, de vin de bonne qualité et on le laisse dans un lien chaud pendant 8 jours; puis, au bout de ce temps on fait encore bouillir 2 autres litres de vinaigre qu'on verse également dans l0 baril, pour achefer ensuite de le remplir atec

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DE TECHNOLOGIE

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lu ¥)n. Ce baril ne doit jamais &e placer dans a cave au vin. Au bout d'un mois, on peut ommencer h se servir de ce vinaiffro; mais I va toujours se bonifiant avec rage. On Hace un robinet de bois au baril, dont on ne ^uche la bonde qu'avec un bouchon de iaille« et toutes les fois qu'on lire du vinaigre m remet une égale quantité de vin. Pour le inaigre blanc, on ne doit employer que du nu de garde. Si on tirait une grande quanité de vinaigre k la fois, il faudrait, avant de émettre du vin, verser dé nouveau, dans le )arii, 2 litres de bon vinaigre bouilli. On >eut préparer k part du vinaigre pour la saade, en mettant au fond d'un pot de gré3, S soignées d'estragon, 1/2 poignée de cresson ilénois, autant de cerfeuil et de jeunes feuil* les de pimprenelle, 2 gousses d'ail, et 1 gousse de piment vert, puis du vinaigre pardessus. On couvre le put, on laisse infuser pendantSiours et on tire au clair (tour mettre l'ti bouteilles. On falMÛe souvent le vinaigre ivec de l'acide sulfurique. Pour reconnaître a présence de celui-ci, on fait bouillir le vilaigre pendant une demi-heure avec une solution d'amidon, et ou y verse ensuite une solution d'iode.* Si le vinaigre est impur, il *e>tera alors incolore, car la fécule aura été lAusformée en dextrine et en glucose par 'acide sulfurique; tandis que dans le cas contraire la liqueur se colore en bleu par Tacion de l'iode sur l'amidon.

Outre le vin et le bois, on peut obtenir du rinaigre de la sève d'un grand nombre de régélaux; on en retire aussi de la bière, du 'lidre et de toutes les liqueurs susceptibles J'eotrer en fermentation ; enfin le règne animal en produit aussi, comme 1^ témoigne te [lassage suivant que nous extrayons de l'ourra^çe intitulé VÈmpire eAttioû, qu'a pul}lié U. Hue, missionnaire apostolique.

« Le tsou-no-dze est un èlre qui, k raison Je sa bizarre propriété de fabriquer d'excel* ent vinaigre , mérite une mention (larticulère. Ce polype est un monstrueux assemdage de membranes charnues et gluantes, le tul^s et d'une foule d'appendices informes (ui lui donnent un aspect hideux et repousant; on dirait une masse inerte et morte. Cependant, quand on la touche, elle se contacte ou se dilate, et se donne des formes li verses. C'est un animal vivant, dont la tructure et l'existence ne sont pas plus conlues que celles des autres polypes. Le tsoulo-dze a été découvert dans la mer Jaune, 'I les Chinois le pècbeut sur les côtes du ^ao-tong; mais on n'en prend qu'en petit lombre. Peut-être sont-ils plus al)ondants lilleurs, où l'on néglige de les prendre faute le connaître leur propriété. On place ce poype dans un grand vase rempli d'eau douce I laquelle on ajoute quelques verres d'eaule-vio. Après vingt ou trente jours, ce liquide e trouve transformé en excellent vinaigre, ^ns qu'il soit besoin de lui faire subir aucune nanipulation, ni d y ajouter le moindre in- ;rédient Ce vinaigre est clair comme de 'eau de roclie, d'une grande force et d'uu {oût très^gréable. Cette i^reuiière transfor-

mation une fois terminée, la source est inta'* rissable; car, k une mesure qu'on en tira pour la consommation, on n'a qu'k ajouter une égale ({uantité d'eau pure, sans addition d'eau-de-vie. Le tsou-no-dze, comme les autres polypes, se multiplie facilement nar bourgeons, c'est-k-dire qu'il soflît d'en détacher un membre, un ap()endice, qui végète, en quelque sorte, grossit en peu de temps et Jouit également de la propriété de changer l'eau en vinaigre. Ces détails ne sont pas uniquement basés sur les renseignements que nous avons pu recueillir dans nos voyages. Nous avons possédé nous même un do ces polypes ; nous l'avons gardé pendant un an, faisant usage journellement du délicieux vinaigre qu'il nous distillait. Lors de notre départ pour le Thibet, nous le laissftmes en héritage aux Chrétiens de notre mission de la vallée des Eaux-Noires. »

VINAIGRE ANGLAIS. Il est employé pour la loiletie, et voici sa formule : ncide acétique très-concentré, 6k grammes; teinture d*ambre, 1 gramme 20; essence de lavande, 2 grammes ; essence de romarin, 1 gramme 20; essence de girofle, 1 gramme kO ; essence de cannelle, k gouttes; baume du Pérou liquide, tO gouttes.

VINAIGRE DE SATURNE (chim.). Acétate de plomb.

VINAIGRE DES k VOLEURS. On prend

Juantité suffisante de somniités do petite et e grande absinthe, de romarin, de sauge, de menthe, de lavande et de rue, puis de la cannelle, du girofle, de la noix muscade, des gousses d'ail fraîches, do camphre, des citrons et de bon vinaigre rouge. On pile grossièrement tous les ingrédients secs dans un mortier; on coupe les gousses d'ail en tranches; on met le tout dans un matraseton laisse digérer au soleil pendant trois semaines ou un mois. Alors on coule avec expression, on filtre la ligueur au papier gris, on ajoute le camphre dissous dans un peu d*al- Gool, et on conserve dans des bouteilles bien bo iich ées

VINAIGRE FRAMBOISE. On l'obtient en faisant macérer, pendant 8 jours, 20 livres de framboises dans 90 litres de vinaigre rouge. Après ca temps on écrase les framboxses avec la main, on les presse,, on passe la liqueur k la chausse et on met en bouteil tes

VINAIGRE ROSAT. On le prépare de la manière suivante : on prend du vinaigre distillé, très-fort, k litres, puis des pétales de roses k cent feuilles et des pétales de roses musquées, de chaque espèce 4 kilogrammes. On laisse macérer les rosés dans le vinaigre pendant 11 jours; on exprime leroaro et I on filtre la liqueur. Si celle-ci n est passufllsamment parfumée, on y ajoute un peu d'essence de roses. On colore le vinaigre en rouge, par l'addition d'une petite quantité de pétales frais de la giroflée api>elée fuaran/otfia.

VINAIGRERIB. Lieu où Ton fat)rique le vinaigre, et commerce de ce produit.

VINAIGREITfi. Nom que Ton donnait autrefois k une petite chaise a deux roues, qui

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était iralaee par on homme, et dont on attri-i* buait rinveàtion à Tabbé Malotru^

\1NAIGRIER. Celui qui fabrique du finaigre. — Petit vase destiné à contenir le vinaigre.

VINAI-RE. Qui appartient à la manutention ou au commerce des vins. — On dit aussi induêirve vinaire,

VINAPON (boiss.). Bière que Ton fabrique au Pérou avec kt grain çermt^ du maïs.

VINASSE. Résidu qui |)rovient de la dis* tillation du vin, laquelle distillation n'enlève h ce vin que l'alcool, un peu d'eau de végétation et de rbuile essentielle qui se trouve en excès dans les vins de brûlerie. Or, selon les expériences de M. Robert, de la Charente» cette vinasse renfermerait plus de produits utiles qu'on en a retiré du raisin, et dès qu'on lui restitue du sucre, de Peau de végé* tation et des huiles essentielles, elle peut donner un vin souvent supérieur au produit primitif. Le sucre est fourni abondamment par Tagriculture; la distillation à un certain degré de vinasses douces fournit l'eau de vë« gétatlon ; et l'on retire des marcs de raisin Phuile essentielle nécessaire. Le moût ainsi rétabli et soumis à la fermentation vineuse ordinaire, sur du marc de raisin, constitue bientôt un vin en tout semblable au vin ordinaire des vignerons, c'est du moins ce que M. Robert dit obtenir de la fabrication en grand qu'il fait avec des marcs et des vinasses.

VINDAS. Voy. Cabestan.

VINDËNNE. Corde fixée sur la signolle d'un moulin.

VINÉB. Lieu destiné à placer les cuves de fermentation dans un vendangeoir. -^ Se dit aussi de la récolte de vin qu'on a faite dans une année.

VINETTE. Petit vin ou piquette.

VINEUX. Se dit du vin qui a beaucoup de force. — Se dit encore, dans quelques vignobles, des sarments qu'on laisse de toute leur longueur, afin de leur faire produire une plus grande quantité do grappes.

VINGT AIN (manuf.). Drap dont la trame est composée de deux mille fils ou de vingt fois cent.

VINGTAINE. Corde qui sert à diriger la pierre que l'on enlève ou à soulever la meule d*un moulin.

VINGT-DEUXAIN (manuf.). Drap dont la trame est composée de deux mille deux cents fils, ou de vingt-deux fois cent.

VINGT-QUATRAIN (manuf.). Drap dont la trame est composée de deux mille quotre cents fils, ou de vingt-quatre fois cents.

VINGT-QUATRE (impr.). On appelle format in-vingt-guatre^ celui qui présente kS pages à la feuille d'impression, ik pages de chaque côté de la feuille.

VINGT -SIXAIN (manuf.). Drap dont la trame est composée de deux mille six cents lils, ou de vingt-six fois cent.

VlNICOLEou VITICOLE. Du lalin vinum, vm, et cofo> je cultive. Qui s'applique à la culture de la vigne.

VINÏCULTURE ou VITICULITOK. CuU ture de la vigne.

VINIFÈRE. Qui produit du vin.

VINIFICATEUR. Se dit d'un appareil propre à foire du vin.

VINIFICATION. Art de faire ie vin.

VINOCULE. Se dit d'une contrée qui produit du vin.

VINOMÈTRE. Dn latin vinum, vin, et da grec fftirpov, mesure. Instrument dont oo fait usage pour connaître la qualité des vins.

VINOMÉTRIQUE. Qui a rapport au vinomètre.

VINTEM (monn.). Monnaie d'argent en Portugal. Elle vaut 11 centimes.

VINTIN (monn.). Monnaie de compte usitée dans plusienrs lieux des Indes.

VIOLE (instr. de mus.). De l'italien viola. Instrument qui offre un assez grand nombre de variétés, mais qui est peu usité aujourd'hui , si ce n'est dans quelques lieux de l'Italie. La viole la plus commune est è seU cordes de boyau, elle est plus grosse que le violon, et l'on en joue avec un archet. Ou appellevio/ed'amour, un instrument qui tient le milieu entre l'alto et le violoncelle, et qui est monté de six doubles cordes. Us sons de cet instrument son( très-doux et odi quelque rapport avec ceux de TharmoDica. Leptar-dessu^de viole est une petite viole dont on joue en la tenant sur les genoux ; la basse de viole répond au violoncelle, et les Italiens rappellent viole dejambe^ parce qu'on la tient entre les jambes; la viole bâtarde est une sorte de basse de viole, dont la grandeur tient le milieu entre la viole la plus grande et celle qui est la plus aiguë; les vioUide brasy sont des instruments qui répondent à la quinte, a la taille et à la haute-contre de violon ; la première viole est la haute-contre de violon ; fa ieconde viole^ la taille de violon: la troisième viole ^ la quinte de violon; et la

Î quatrième viole^ un instrument particulière 'Italie. La petite viole est un dessus de viole; la taille de viole donne utie quarte plus haut que la basse ; la haute-eontre de viole donne une quarte au-dessus de la trille ; le deisui de viole est d'un ton au-dessus dti, la hautecontre. Lorsqu'on n'emploie qu'une seule viole, c'est toujours la nasse, qui en outre sert à l'accompagnement de la voix. Autrefois on fabriquait des violes dfe très-grandes dimensions, et souvent on y enfermait un en* fant qui chantait le dessus, singularité qoe Ton considérait alors comme produisant un effet merveilleux. La viole pompeuse est une viole dont l'invention est attribuée à Jean- Sébastien Bach ; elle s*aocorde en quinte comme le violoncelle, avec une cinquième corde à Taigu.

VIOLENT (teint.). On appelle gris violents celui qui est très-foncé.

VIOLEITK (insi. de mus.). Petite viole.

VIOLINE (cnim.). Alcali organique particulier, dont on admet l'existence dans la violette odorante, et qui a beaucoup de rapport avec rémétine.

VIOLON (inst. de mus.). Du celtique otolanÇf ou de 1 espagnol biolone^ ou de l'italiea

Via

DE TECHNOLOGIE

TIR

iolone,^ augmentatif de viola. Instrument oriué d'une botte de bois, sur laquelle sont eiidues quatre cordes, la plus grave, qui on ne le sof, est Qlée et s'appelle bourdon: es trois autres sont en boyau de mouton, et A plus petite se nomme chanterelle. Les bois mployés nour la fabricatioq de cet instrunenl sont l'érable, le sapin et Tébène- Avec 'érable on fait le fond, le manche, les éclisses ^u contour, et le chevalet; avec le wapiti, la able, la barre, et la petite pièce cottée aulessous de la grosse corde, puis les coins, es tassaui, lescontre-éclisses, et enBn TAme, {m se place debout dans l'intérieur, entre le iiiid et la table, sous le chevalet ; Vébine fourni la touche, les filets d'ornement, les sifilets, les chevilles, le cordier ou queue, où sont filées les cordes au bas de l'instrument ; enfin le boulon du cçrdier. La table n'a d'auires ouvertures que les //placées à droite et i gauche, |)rès de sa partie échancrée. La iiusique du violon s'écrit sur la clef de sol, seconde îigne ; son étendue est de plus de 4 )ctaves ; et il n'est presque aucun trait qu'il le puisse exécuter avec aisance. Cet instruuent était connu dès le x* siècle; mais il rayait alors que trois cordes, et sa forme ictuelle ne remonte pas au delà duxv'siècle. Vufvaravant il était plus grand, et se rapprahait de la guitare et de la mandoline. Quel- |ues-uns disent qu'il nous vient de l'A- Vique.

On appelle violons d'auteur t les violons des Ans habiles facteurs, qui se sont améliorés en ricillissant. Les facteurs de violons les plus 'élèbres sont Amati et Stradivarius, luthiers le Crémone, au xvu* siècle; Nicolas et Joseph iuarnerius, aussi de Crémone; puis Ber- ;unzi, Steiner, Cappa, Saluées, etc. Aujour- \\\u\ on cite MM. Fr. Chanot et Wuillaume. Vn Nicolas^ grand patron bien conservé, raut jusqu'à 1,200 francs; un beau Joseph- Iuarnerius^ se pa.ye de 1,800 à 2,400 francs ; jn Stradivarius vaut au moins 3,000 francs; I en a été payé jusqu'à 4 et 5,000 francs. La >assiqn pour de bons violons a coûté quelluefois très-cher aux amateurs. Eu voici un temple. Le comte Von Trautmansdorf, naître d'équitation de Charles VI, acheta un le ces instruments de Jacob Stainer, aux onditions suivantes : il fut payé d'abord au rondeur 35 louis comptant rue plus, le comte obligea à lui iburnir un bon dîner tous les ours» et, tous les ans', un habit à galons d'or i 2 barriques de bière ; à lui donner 20 lires par mois; puis, en cas qu'il vint à se narier, autant cte lièvres qu'il en demanda* ait, 12 paniers de fruits par an, et enfin, à ivrer la même Quantité de fruits à sa vieille lourrice tant qu elle vivrait. Le vendeur vér iut 16 ans après ce marché, et l'on a calculé |ue le prix ou violon était revenu à environ b!,000 francs. Quant à cet instrument, il se rouvait naguère en la possesion deM.Fraen- :el« maître de concert à Manheim.

VIOLON. Outil de treillageur oui consiste m une espèce de touret à main oaiis lequel .*2»t placé un forêt qu'on fait mouvoir par ie ojoyen d'un archet. — Uitensile de chape-

lier, composé de plusieurs cordes tendues,! et servant, comme l'arçon, à battre les matières destinées au feutrage.

VIOLON (impr.)- Sorte de longue galée^ sans coulisse, qui sert pour nicttie en pages.

VIOLON BARMONIQUF. Instrument qui jpint l'ensemble harmonique des instruments à louches, aux sons mélodieux et prolongés des instruments à cordes*

VIOLONASSE. Nom proposé par M. Caslil-Blaze, pour désigner le violone ou gros violon des Italiens, sorte de contre-basse..

VIOLONCELLE (insl. de mus.). De l'ilar lien violoncello. Cet instrument, qui porte aussi le nom do basse^ fut inventé au com^ mencemenl du xvui* siècle, selon les uns. par P. Tardieu, de Tarascon; suivant d'au*, très par l'Italien Buononcini. 11 correspond, à peu près à l'ancienne basse de viole; mais^ comme l'alto une viole actuelle il n'a que

3ualre cordes, dont deux ^onl filées et les eux autres sont en boyau. Le violoncelle est un instrument de basse et d'accompagnement; il est d'une grande douceur et se prèle parfaitement à l'expression des senliroents tendres et mélancoliques. Sa musique s'écrit sur la clef de /a, et sur toute autro clef lorsqu'il y a lieu d'outre-passer la portée ; et son étendue est de quatre octaves.

VIRBOUQUET. Cheville qui arrête una corde nouée à l'amortissement d'une flèche de clocher

VIREBREQUIN. Yoy. Vilbbrkquin.

VIRÉE (manuf.). Espèce d'étamine qui se fabrique à Amiens.

VIRER LE BAIN (teint.). C est mettre lo jus de citron dans la cuve.

VIREUR. Ouvrier qui lève les feutres placés sur chaque feuille de papier, et les. entasse pour servir à d'nutres o))érations.

VIRGULE (horlog.). Du latin vtrgu/o, diminutif de virga^ baguette. Angl. Ac^oA: scor pement; allem. hakenhemmung. On appelle montre à virgule^ celle dont la verge ne porte

Su'une seule sailUe, en forme de. crochet ou e virgule.

VIRGULE, (impr.). Signe de |)onctaatiOB qui sert à séparer les divers membres d'une même phrase, et q\\'\ est le plus petit repos. La virgule répond au comma des grecs et à Vincisum des latins. Dans les anciens manuscrits, on nomme aussi virgule un signe qui indique uu mot à effacer.

VIRIDINE (chim.). Nom que quelquesuns ont donné à la matière verte des plantes.

VIROLE. Du latin virto, tirtola, bracelet. Angl. fsrrule; allem. stockxwinge. Petit cercle de fer ou autre métal qu'on met au bout d'une canne ou d'un manche d'outil, etc.» pour le retenir et lui donner de la consistance. Le.canon^de fusil de munition est ro« tenu sur le. bois au moyen de viroles qu'on appelle capucines: les tubes d'une chaudière tubulaire sont .fixés aussi par des viroles d'aeier dans les parois de la chaudière où ils viennent s'encastrer à leurs deux extrémités. On appelle virole brisée ^ une sorte dflt

iS07

VIS

UCTlONiNAIRE

VIS

virole qu*on adapte au balancier qui frappe la monnaie.

VIROI^T. Cylindre de sapin qui, dans une corderie, est placé verticalement pour chanKer la direction d'un RI de caret. — Sorte de vilebrequin. — Espèce de canne à dard. — Petit moulin qui sert de jouet d'enfant.

VIROLEUR, Ouvrier qui fait des viroles.

VIRTUEL (mécan.). Du latin virtus, force, puissance. On appelle moment virtuel d'une force^ le produit de cette force multipliée par la longueur inflniment petite que par* cour/lit, dans le premier moment, un point auquel cette force serait appliquée. Si plusieurs forces sont appliquées au même point, chacune d'elles, considérée isolément, tend à faire parcourir à ce point un certain espace dans le sens de sa direction; chacune d'elles donne donc lieu à un moment virtuel; et si la somme de tous ces moments est nulle, le fioint reste en équilibrH. Cette proposition est ce au*on appelle le principe des viletseê virtuelles,

VIS. Du lalin gyrus, tour, rond. Angl.

screw; allem. schraube. Sorte de clou cannelé en spirale qu'on fait entrer dans le bois en tournant, et qui tient plus fortement qu*un simple clou. L'invention de la vis est attribuée à Archytas, de Tarente, et remonte h Tan 381 avant Jésus-Christ. La vis sans fin et la vis inclinée som dues à Archimède, vers l'an 220 au:^si avant l'ère ctirétienne; et la vis d' Archimède à double effets fut inventée par M. Pattu, en 1820. La vis en fer, qui sert a assembler et fixer les pièces d*un ouvraee, et qui est le plus ordinairement employée, a ses filets triangulaires; elle doit présenter un angle vif, tant sur le sommet du pas qu'au fond; et la profondeur doit être au moins égale h la hauteur du pas. On fait les vis avec une filière qui se compose d'un chAssis en fer armé de deux manches opposés; ce châssis est percé au milieu d'un trou en trapèze, taillé en coulisse, dans lequel on place les coussinets d^acier. On recouvre ces coussinets de plaques pressées par les vis dont l'écrou est taraudé dans le chAssis ; elles retiennent les coussinets dans leur coulisse, laquelle est terminée par deux écrous que deux vis entraînent pour rapprocher les coussinets. Il vaaussides filières simples qui sont des plaques d*acier dans lesquelles on a percé des trous de différents numéros, et qui ne font que de petites vis. On prépare d*abord la tige qu'on veut fileter, en la passant dans les plus gros numéros, et on la finit ensuite dans les numéros moindres. Les tarauds sont des vis en acier qui servent à former le filet des écrous; on enlève quatre faces à la lime jusqu'au fond du filet, puis on trempe ; les bords coupants mordent oans te fer et l'acier non trempé, et on fait ainsi les écrous et les coussinets. La tête de la vis doit avant tout être aplatie au marteau à un bout de la tige, puis fendue à la lime plate et coupante. La fente est un sillon étroit et profond, où l'on passe le bout du tournevis, pour faire entrer de force la vis

mA

dans un trou pratiqué avec la vrilla ou .e foret, sur le bois ou le fer des pièces qu'on veut joindre ensemble. Pour assurer reffet des grandes vis et les empêcher de prendre un mouvement de ballotage dans leur écroa, on V fait deux filets, c'est-à-dire que le cylindre qui porte la vis, aii lieu d'être recouvert d'un ^eul filet en spirale, en porta un second, dont les contours occupeat l'es-

Eace intermédiaire entre les pas du premier let. La tête des visent quelquefois façonnée aussi en carré ou en polygone, au lieu d'être simplement fendue, et alors on l'entre dans l'écrou avec une clef, ou un levier, ou une manivelle. C'est ainsi que sont manceuvrées toutes les grosses vis. D'autres fols on retient la vis en place à laide d*un écrou qui entre dans les pas et serre les parties entra sa base et la tête de la y\s.

La résistance des vis à bois est considérable. Un Anglais, M. Bevan, a fait des expériences pour mesurer leur adhérence. Celles qu'il a employées avaient 2 pouces de long, 0,22 de diamètre ;^ l'extrémité ; il y avait douze filets dans la longueur d'un pouce, et la profondeur du filet était de 0,35. H les enfonça dans des morceaux de bols d'un demi-pouce d'épaisseur, et ne put les en faire sortir qu'a l'aide des poids ci-après. Ces poids furent suspendus environ 2 minutes avant que les vis fussent arrachées par l'effort.

Hêlre 8CC,

i<iem,

Frêne sec bien saio,

Chêne idem,

Acajou idem,

Orme idem.

Sycomore idem.

S09 kilogramsies.

M. Bevan a reconnu aussi que la force re* quise pour arracher des vis semblables, de bois de sapin et de bois plus tendre, était environ la moitié de celle ci-dessus.

On fait souvent usage de vis en bois» surtout pour les pressoirs, les presses, et ponr différents outils oiït la pression est nécessaire et doit être exercée d'une manière pas* sagère. On y emploie du bois très-dur et de bonne qualité, comme le gayac, le buis, le hêtre, le chêne, etc., et il est indispensable que les fibres du bois opposent une grande résistance, parce que Ténorme pression que supportent les filets de la vis les ferait détacher du cylindre. Aussi ne fait-on que des filets triangulaires sur les cylindres en bois. Les vis de bois se font au tour qui, comme on sait, est construit de manière à donner en même temps un mouvement de rotation sur les pointes qui portent le morceau de bois entre les deux poupées, et un va-et* vient longitudinal; d'où il résulte que la main qui tient fixement un burin, enlève des copeaux en hélice à la surface du morceau de bois qu'on a d'abord tourrré en cylindre. C'est ce travail qui, continué tout le long du cylindre, y forme une vis à filet triangulaire. Mais on réussit mieux et plus promptement, en se servant d*un peigne. On noime ainsi une X\w d*acier terminée i^ar

DE TECHNOLOGIE

VIS

IdlO

isioars dents coopantast égales et espa- »s à des distances pareilles. En se présenil aucyitndre» pourvu du double mouTeni dont on vient de parler, et tenant Toutil mementv on fabrique une portion de vis; is on répète la même inanœoTre de proche proche tout le long du cylindre. L*écrou se rique d'une façon analogue, arec un pei- » qu'on fait mordre dans Tinter leur (Tun indre creux qui tourne en va-et-vient, et trouve porté par un mandrin. On donne noms de peianeâ màle$ et de peignes fe- Itesj aux outils gui servent à faire, l'un ::roa, l'autre la vis. Quant aux grosses vis bois pour les presses et pressoirs, on les »rique comme celles en fer, avec une maine particulière.

En mécanique, la vis est une des $epi maines simples, et se compose de deux par- 5 : la première, ou la vis proprement dite, i un cylindre droit enveloppé d'un filet liant, adhérent et roulé sur la surface du indre, de manière que l'intervalle qui se uve entre deux révolutions consécutives filet, intervalle pas de vu, est constam-> nt le même; la seconde, Vécrout est un îde dont la surface concave est revêtue in autre filet saillant, adhérent, et plié de nière qu'il remplit exactement les inler^ les que laissent entre eux les filets de la . Ces deux parties peuvent tourner ne dans Tautre. La vis sert à éle- ^ fies poids ou des fardeaux; mais on ooploie le plus souvent à exercer degran<- } pressions. La tète de la vis est alors ar- !e d'un levier ou toumeviSf à Textrémité quel on applique la puissance ; et tel est lau du serrurier, dont la visse meut dans 0 écrou, par le moyen d'une cheville de ' qui traverse la tète de la vis.

On appelle eu fraisée^ une vis à tète plaie ia le dessous de la tète coupé borizontanent, se présente en cène renversé à' par* de dessous jusqu'au collet de la vis, et ns la coupure de laquelle la lame du irnevis divise le cône en deux parties; en blanCf celle qui est préparée pour être lée par l'ouvrier qui doit remployer dans fer; vis ailée^ celle qui est pourvue d'une itiue pour la tourner avec les doigts; vis marteau^ la vis qui s'allonge et se rac« ircit pour déterminer la pointe de desne convenable du métier à bas ; vis noy/e, le dont la tète ne déborde point; vis en )iUe de suif^ celle dont la lèle est faite en ondissant et bombée en saillie; vis de (ssion, celle dont le frottement dans &on ou est considérable, k cause du grand tnbre de points qui sont pressés et de leur i|Kisition ; et vis soufflante^ celle qui mar- » su moyen d'une machine k vapeur, et 't dans les manufactures.

VIS ( archit. ). On nomme escalier à vts, Cbcalier tournant en spirale autour d'un yau de pierre ou de bois qui soutient Iles les marches ;9ts dessalée, un arrange* *fjt de marches fait autour d'un pilier; vis ^agire^ l'escalier d'une cave qui tourne our d'un noyau et jiorte de fond sous

. l'escalier d'une maison; vis dé Saint-Gilles^ un escalier qui monte en rampe, et dont les marches semblent porter en l'air quoique soutenues par des voûtes ; et vis de colonne^ le contour en ligne spirale du fût d'une colonne torse, ou l'escalier d'une colonne creuse.

VIS D'ÂRCHIHÈDE ou VIS HYDRAU- LIQUE. Ângl. nreAsmedes'screto; allem. Aydraulische schraube. Il parait hors de doute que cet appareil était déjà employé k l'épuisement des eaux, il y a près de vingt sfècles, dans l'état de perfection où nous Te voyons aujourd'hui. Pour nous faire une idée de la manière dont il fonctionne, supposons qu'autour d'une'surtace cylindrique on enroule un tujrau en lui donnant la*^ forme ôfi plusieurs spires d'hélice. Si maintenant on place l'extrémité de ce cylindre dans un réservoir d'eau, en maintenant son axe incliné •k l'horizon, il est évident que l'eau se mettra en équilibre dans chacune des spires plongeant dans le réservoir, et, tout en se maintenant horizontale, remplira la partie infé^ rieure de ces spires. Supposons ensuite que l'on donne au cylindre un mouvement de rotation, l'équilibre de l'eau sera rompu; celle-ci suivra le plan incliné des spires, et, en reprenant l'horizontale, elle se trouvera élevée au-dessus de son niveau, de toute la hauteur d'une spire; chaque rotation élèvera ce niveau jusqu k ce qu'après avoir parcouru toutes les spires de l'nélice, l'eau arrive jusqu'k la dernière et se déverse dans un réservoir supérieur. Telle est l'idée élémentaire qui a servi de point de départ k Archimède dans l'invention de son appareil, qui rend aujourd'hui de si grands services dans tous les travaux hydrauliques oilt il y a lieu de faire des épuisements. L'appareil, tel t^u'il est maintenant, se compose d'un cylindre creux ou enveloppe, nommé cotiM, formé de douves jointives, et clouées solidement sur des cercles en bois; et dans l'intérieur est tracée avec soin une hélice déterminant une rainure destinée k recevoir des planches rampantes, affectant la disposition d'un écrou. Ces divers filets, qu'on nomme nusrehes^ et qui sont toujours perpendiculaires k l'axe, viennent s assembler sur un cylindre plein central, nommé noyoM. L'in* clinaison de ces filets varie de U k W*; k Paris, on leur donne une inclinaison de 60^ avec l'axe du noyau. Le diamètre intérieur du cylindre est généralement compris entre 0^33 et 0^65; ordinairement il est égal au douzième de la longueur du cylindre. Le diamètre du noyau est au plus égal au tiers du diatnètre du cylindre enveloppe. Ce noyau est formé de douves consolidées par des cercles eu fer; son extrémité supérieure est terminée par une manivelle ; et lextrémité inférieure repose sur une cra- )iaudine. L'inclinaison qu'on donne k l'axe de la vis d'Archimède plongeant dans Teao est ordinairement comprise entre 30 et 45*. Le mouvement est imprimé k l'appareil par des ouvriers appliqués, soit directement k la manivelle, soit par Tintermédiaire de bielles

Utl

VIS

DlCTIOKNÂmE

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qu*ou emploie de manière à transformer le mouvement rectiligne alternatif en mouvement circulaire continu.

On fait usage communément de la vis d*Archimède dans l'établissement des maçonneries hydrauliques, tels que radiers, piles de pont, bajoyers de barrages, etc., et son emploi présente de grands avantages, d*abord en raison du peu de place qu'elle occupe, ensuite à cause de la facilité avec laquelle on peut la construire. Mais il faut observer néanmoins qu'elle no peut être applicable ou'autant que le niveau auquel on doit élever l'eau est peu considérable, parce qu'il ne convient pas de donnera l'aie de la vis une direction trop verlicale, ou d'augmenter sa longueur au delà de certaines prooortions. Aussi, préfère-t-on, dans, le cas ou la hauteur est trop grande, établir plusieurs étages de vis d'Archimède et reprendre les eaux plusieurs fois. II faut, dans la construction de ces an|)areils, établir les douves du cylindre enveloppe assez jointives pour que l'eau ne puisse pas passer au travers, tout en permettant à l'air de s'introduire à l'intérieur par les fentes. Cet air extérieur facilite beaucoup le fonctionnement de la machine, à cause de la raréfaction qui ne manquerait pas de s'opérer dans les portions de l'air qui sont contenues dans les spires, et qui amènerait inévitablement des rentrées brusques d'air qui traverserait toutes les spires remplies d'eau. 11 est encore nécessaire que 1 appareil soit, dans toutes ses parties, le plus léger possible, aGn de diminuer d'autant le poids nuisible que lea ouvriers ont à faire mouvoir pour produire l'épuiâenient. C'est pour cela qu'on proscrit, autant que faire se peut, les métaux, et qu'on adopte de préférence le boi^ en planches, auxquelles on ne donne que l'épaisseur rigoureusement nécessaire pour supporter le volume d'eau soulevé. Ce qui donne, théoriquement, une certaine supériorité à cette machine, c'est que l'eau entre sans choc et sort sans vitesse autre que celle qui est la conséquence du mouvement de rotation imprimé au novau, de sorte qu'à l'entrée ou à la sortie, il n y a pas de perte de force vive. Mais il y a après cela, d'un autre côté, une véritable inerte de force, d'at)ord parce que l'appareil lui-même doit être mis en mouvement et constitue un poids inutile, ensuite, parce que l'eau est élevée au-dessus du niveau de la bftche, et que r^tte hauteur est perdue pour l'effet utile. Quoi qu'il en soit, néanmoins, c'est une excellente machine à épuisement, et sou emploi est très-fréquent.

VJS DE RAPPEL. Vis destinée à*donner de très-petits mouvements è une pièce mobile quiestallachéesuruneautre fixe. Lorsqu'une lunette, par exemple, parcourt les divisions d'un limbe, qu'on veut l'y arrêter en un point, et lui faire prendre une très-légère rotation sur son axe, l'ouvrier fixe au tuyau de la lunette une agrafe. C'est une double DiAchoire qui saisit le bord du limbe, le .serre ou le lAcbe, selon qu'on manœuvre

dans un sens ou en sens contraire i»

de pression qui rapproche ou écinê V ^ choires. On peut donc rendre la loi*'bre dans ses mouvements , les poioAr .

peu près sur un signa), et rattacbern aans cette position; mais il lui re^tc^ • è lui donner le petit mouvement df - qui amène juste le signal sous le ii • ticule qui en est encore à une fia *. tance, et c'est ce qu'on fait aver.ii rappel. La lunette ne tient à TapS' par cette vis qui entre dans un étn:^ daire avec la lunette, et dont l'arbre «.. dans une petite gorge fixée à l'agrafe c-. d'où il résulte qu'en faisant mvovr vis, elle approche ou éloigne soncv*par conséquent la lunette de la gorge, i .. il faut éviter autant que |)0ssible (f appelle les temps perdus^ c'est -à-.mouvements qu'on donne k l'arbre oi et qui ne communiquent à récrou>^^ après, on est obligé de faire la visa -. avec un soin extrême; et en effet, leur ne saurait jamais être assez i nti me [^j' si après avoir tourné la vis dans ao -.• vient è tourner en sens contraire, obéisse immédiatement i cette aci • n'est qu'à la suite d'une portion ârlution que les filets se touchent ^ veau par les faces opposées et ^w crou entre en marche. On a c^ov remplacer la gorge fixe de la vis f*.coquilles sphériquement ooncafe^ •.l'une contre l'autre par «ne |ei' et renfermant entre elles une tk< sphère pleine qui fait partie de IV.-.

nant de la vis. La disposition des tù : * pel varie avec la forme de Vïtsirmais c'est toujours le princi)^*cède sur lequels'appuie sa oon^tni '

VIS HOLLANDAISE. C*est qm* chimède dont l'enveloppe est Gi^ les cloisons hélicoides qui y sont a^* seuls mobiles ; et Ton supprime b >"

fkérieure de l'enveloppe. Cette wàd ' 'eau à la manière d'un cbaf^let : ' plus solide aue la vis d*ArchiiD^> que l'axe est neaucoup moins cbir»f canon n'imprimant plus à l'eao dorr un mouvement en pure perte, lepr^- ' est plus considérable.

VIS MICROMËTRIQDE. ApparrJ r h mesurer de très-petits espaces. U • - Gunter est une vis qui donne qo{^'«'^ degré de précision a la vis micnvxi' ' VIS SAKs fin. Vis dont l'artlo«^■• tinue dans le même sens , tandis q'^ ordinaires cessent de tourner qa<^* ont avancé de toute leur longueur t • de la vis sans fin engrènent dansiu' et cette vis est tellement fiiée eitr; points ou pivots, qu'elle tourne sur* sans pouvoir avancer ni reçu 1er coci* ordinaires, ce qui oblige la rouei' quand on fait tourner la vis. Li roi( à son centre un axe avec une ciir.« quelle on attache le fardeau qu'os vc:

ver, et une très-petite force a(>pl)1^ ' manivelle siiflit pour enlever un p^'-^

VIS

DE TECHNOLOGIE

VIT

rable ; mais il faut toutefois beaucoup emps pour arriver à ce résultai. On em- 9 celte vis quand il s'agit d'élever une 56 énorme à une pelite nauteur ; et on sert aussi lorsqu'on a besoin d'un mènent lent et doux, comme dans les monet les horloges,

S ou VISAY (métrolog,). Poids employé adras , et dont la valeur est de k^ kiloimes. — Poids usité à Pondichéry, et qui aspond è I kilogr. kl.

S-A-VI8 (carross.). Sorte de voiture >rme de berline.

ISCINE (chim.). Ang\. gluten; allem. «e- Principe particulier qui se trouve dans u et dans la matière qui exsude de l'aiyle gommifère. La viscine est plus lé- ) que l'eau; se ramollit è la chaleur, se I et se boursoufDe, et s'attache aux doigts me de la colle forte.

fSCOSITÉ. Voy. Ténacité.

SEUR, Angl. square: allem. lotnAe/u^et- Sorte de niveau.

SIBILITE (phys.). Propriété qu'ont les 5 de pouvoir èire aperçus par le moyen sns de la vue. Parmi ceux de ces corps sont doués de cette propriété, les uns ouïssent par le moyen d'une lumière leur est propre, comme les corps lumi- : par eux-mêmes; les autres la doivent le lumière empinintée, et tels sont les » qui ne sont visibles que par la lumière s réfléchissent ; et pour que ces ders jouissent de la visibilité, il faut qu'ils chissent une assez grande quantité de ère (iour affecter l'œil , de manière à uire la sensation de la vue.

SIÈRB. Partie qui, dans un shako, une if'tte, etc. , abrite le front et les yeux, j vertu re qui sert de passage aux essais,

un fourneau de recuisson.

SIÈKB (arqueb.). Angl. eighi: allem.

Rainure ou petit bouton de métal qui u t>out du canon d'un fusil , pour con-

lœil lorsqu'on vise.

>10MÈTR£. Du latin visio, vision, et ;rec mIt^m, mesure. Instrument in-

par M. Harweiter, et qui a pour deson d'indiquer d'une manière exacte, toutes les vues , le degré de !a force Ile et les verres qui y correspondent.

>iON (phys.^. Du latin visio. Action de exercice actif du sens de la vue, sen- 1 fiarticulière à l'organe de la vue, lite par Timpression des objets éclairés [BÎI. On appelle vision directe ou «im- ?!le qui a lieu par le moyen des rayons s, c'est-è-dire des rayons qui passent ement ou en ligne droite depuis le

rayonnant jusqu'à Tœil; vision renécelle qui se fait par des rayons réué« u moyen de miroirs ou d'autres corps la surface est polie; vision réfractée ^ \ni se produit à l'aide de rayons ré- » ou détournés de leur direction, en u par des milieux de différentes den-

f>articulièrement à travers dj9 verres

lentilles; et vision artificielle ^ celle

iSU

qui est aidée ou augmentée par tes instruments d'optique.

VISIR - KANNE ( métrolog. ). Mesure de Leipzig, qui vaut 1 lit. h^iïhk. — Mesure de Dresde, qui correspond à 1 lit. 1^,048. ^ VISITER (impr.). Du latin visitare. Par l'expression visiter la lettre^ on entend examiner si un caractère est bien fondu.

VISORIUM (impr.). Du latin visere. AngL ca^rA; allem. tenakel. Petite planche mince et étroite qui , placée sur le bord de la casse,, sert è maintenir la copie.

VISQUEUX. Du latin f^ûco^us. Angl. visn eid; allem. schleimig. Se dit d'un état où les molécules ont entre elles une certaine adhésion qui les unit aussi à d'autres corps.

VISSAGE. Angl. soutoing: allem. schrauben. Action de visser.

VISSER. Tourner un objet terminé en vis ou creusé en manière d écrou, pour le fixer à quelgue chose.

VISUEL Tphys. ). Du latin visus^ vue.

Angl. Visual^ allem. strahlend. On appelle rayon visuel, la ligne lumineuse qui, de rpbjet en vue, arrive droit à l'organe de la vision ; et point visuel, le point sur la ligne horizontale dans lequel les rayons visuels s'unissent.

VITCHOURA (co$t.).Mot polonais qui désigne un vêtement garni de fourrures, que l'on met par-dessus ses habits pour se garantir du froid.

VITESSE (phys.). Angl. speed: allem.

geschwindigkeit. Se dit de l'espace qu'un corps en mouvement peut parcourir dans un temps donné, comme une seconde, par exemple. La vitesse des corps peut varier à l'intini, depuis celle du pas de l'homme, qui en une seconde franchit environ 80 centimètres,jusqu'à celle des cheminsdefer qui, en moyenne parcourent 1^^ mètres dans le même temps; à celle du son qui est de 341 mètres dans l'air et 1230 dans l'eau ; puis celle de la lumière et de l'électricité qui est de près de 310 millions de mètres aussi par seconde. On a établi le tableau suivant sur sur la vitesse de locomotion :

Mowemenl pendant une heure, Ueue de pMf0

(JiatTeUe à bceufii 0 -^

Chtrrelle de roui 1er en plaioe 1

Yoilore tu pas 1 i.

Voilure au uop 1 X

Une po9te moyenae 5 llaUeixnte

Diligence anglaise

Barque marchande sor canal 0

Barque de poste, sur le canal S \

Vaisseau en mer, l>oone marche

Bateaui à cbevaui anglais

Bateaux a vapeur anglais

Baleaut américains, à U Burden 8

Chaloope entraînée par une baleine i%

ChemtQ de fer de Manchester

LooomoUve américaine, jusqu'à

Cheval de conrw, à New-Market 13 \

Vent bon frais pour un navire 6

Vent impétueux 10

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