‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 241 sur 248 · JI · texte numérisé non relu

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On s*e$t amusé aussi k faire ce calcul ; une locomotive marche avec une vitesse ordinaire de 28 kilomètres à Theure» et traverse une distancé de 500 milles anglais ou environ 800 kilomètres en 2& heures. En partantdeLondres, elle atteindrait les Indes orientales en 18 jours et demi« et Pékin en 11 jours. Elle ferait en 51 jours le tour de la circonférence de la terre; elle parcourrait la distance de la terre à la lune en Ift mois environ et celle de la terre au soleil en 500 ans. >

Lorsque le mouveinentd'uncorpsest uniforme, la vitesse est dite constante, et elle est alors égale à Tespace divisé par le temps. Quand le mouvement est varie, la vitesse crott ou décroit selon que ce mouvement est accéléré ou retardé; et c'est ainsi que dan$ la chute des corps, les vitesses croissent proportionnellement au temps.

On appelle vitesse absolue celle d'uncorf^s considérée en elle-même, et sans aucun rapport avec la vitesse d'un autre corps ; vties9e accélérée^ celle d'un corps qui, pendant des espaces égaux et successifs, parcourt des espaces qui vont toujours en augmentant de plus en plus, ou celle d'un corps qui parcourt des espaces tous égaui entre eux, mais dans des temps qui décroissent de plus en p\\xs;vitesse relative, la vitesse d*un corps comparée avec celle'^ d'un autre corps; vitesse respective^ celle avec laquelle respace 3ui sépare deux corps est parcouru par Tun es deux entièrement, ou en partie par l'un et en partie par l'autre, ou nien encore la vitesse avec laquelle deux corpsjs'approchent ou s'éloignent l'un de Tauire d'un certain espace dans un temps déterminé ; vitesse retardée^ celle d'un des corps qui, dans des temps égaux et successifs, parcourt des es^ paces qui vont toujours en diminuant de plus en plus, ou celle d'un corps qui parcourt des espaces tous égaux entre eux, mais dans des temps qui augmentent de plus en plus ; vitesse uniforme^ celle d'un corps qui parcourt des espaces égaux en temps égaux ; vitesse du corps^ l'espace qu'un corps mu d'un mouvement uniforme parcourt dans chaque unité de .temps, comme dans une seconde, par exemple ; et vitesse initiale, la vitesse è l'instant du départ d'un projectile ou de tout autre corps en mouvement.

VITESSE (mécan.) On nomme vitesses virtuelles , les espaces inQniment petits que décrivent simultanément les points dun même système, assujettis entre eux oar des liaisons purement géométriques.

VITIGOLE. Voy. V inicolb.

VITICULTURE. Voy. Vinicultoee.

VITRAGE. Angl. glass^windows ; allem. verglasung. Se dit collectivement de toutes les vitres d'un bâtiment. — Châssis de verre qui sert de cloison, deséimration entre deux pièces dont l'une tire son jour de l'autre, ou de devanture aux tablettes d'un maga* sin, etc. — Se dit aussi d'une jonction défectueuse des fils de soie dans le tirage. . VITRAIL. Grande fenêtre dont les croisillons, en pierre ou en fer, sont remplis

de panneaux de verpe« assemblés par com* partiments. — Se disait aussi autrefois des grandes croisées d'église.

VITRAUX. Grands panneaux de vitres des églises. Les vitraux sont quelquefois revêtus de peintures.

VITRE. Du latin vitnan, Angh mnâtmglass; allem. fensterglas. Pièce de verre qui se met aune fenêtre. Les matières premières qui servent à la fabrication des vitres, sont )e saMe siliceux aussi exempt de fer que possible, la craie ou la chaux grasse éteinte, puis le carbonate de soude, ou plus généralement un mélange de sulfate de soude et de charbon. Ces matières sont fondues dans des creusets^ et soumises ensuite au iravail. L'ouvrier fueiV/e d'abord, c'est-^-direenlèn au t>out de la canne ou tige de fer creuse , une masse de verre en pâte qo*il souiOe pour lui donner la forme d une sphère volumineuse; puis en lui imprimant un mouvement continuel de rotation , et la lançaot simultanément dans un plan vertical, il produit un cylindre de plus en plus allongé, qu'on fend après cela dans toute sa Iodgueur , à l'aide d'un fer rouge» Enfin des ouvriers armés de balais de bouleau, l'aplatissent en passant vivement le balai dessus {)endant que le verre est encore chaud. Ou abrique, en procédant ainsi, de très-grandes plaques de verre, qui souvent môme, ont assez d'épaisseur pour être dressées è la manière des glaces, et servent alors, à Paris, pour les devantures des boutiques. L'emploi du verre è vitres ne remonte guère au delà du m* siècle de notre ère, et les premiers édiûces qui furent fermés de vitres enchâssées dans des rainures de bois, sont \ts églises de Rrioude et de Tours , vers la &s du vi* siècle, puis la basilique de Sainte* Sophie à Constant! nople, en 627. Le poé^e Fortunat, qui vivait au commencement du vm* siècle, fait l'éloge des vitres de la cathédrale de Paris; et dans ce même siècle, les Anglais envoyèrent chercher des vitres en France pour orner leurs églises de Can* torbéry et d'York. Enfin, au xii* siècle, Sager fit décorer l'église de Saint-Denis, et vitres peintes attachées avec du plomb; mais dans le xiv* siècle, cependant, ta plupart des maisons departiculiersne recevaiect encore le jour que par des ouvertures garnies de plaques de cornes, de papier huil^". ou de canevas, on n'employait le vere qu'avec une grande parcimonie ; et les vitraux peints étaient un luxe exclusivemesu réservé à l'ornementation des églises.

VITRÉ (parchem.). On appelle parchem:^ vitri^ le parchemin défectueux, à cause «i< sa^transperence.

VITRE ( phys. ). Angl. vitreow: «liée glasig. On nomme fluide électrique vitré <n électricité vitreuse^ Pélectricité quedévelo'rpe le verre.

VITRERIE. kn%\.glaxing; allem. giaâtrti Art et commerce di) vitrier.

VITRESCIBILITE. An^l. rtVreacence; allem. verglasbarkeit. Qualité de ce quf peu' se vitriiieri ou propriété qu'ont <;ertaaDiî^

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DE TECHNOLOGIE

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substances de se Tondre par Taction du feu» et de se réduire en Terre.

VITRIER. Du latin vUrariui. Ang). gtaxier: alleoi. plaser. L*art du vitrier consiste dans deux objets différents : i* à employer le verre en tables uu*on coupe, avec le aiaroant, en pièces de la grandeur et de la forme des cadres de bois ou de métal que présentent les emplacements gu*on veut fermer avec des vitres; è assujettir d'aboVd cellesci k l*aide de quelques pointes ; puis à les consolider entièrement avec un mastic corn-

S osé de céruse broyée k Thuile siccative ; * à former les vitrant d*église et des lanternes avec de petits morceaux de verre k vitre montés en plomb fondu et tirés avec une double rainure, k l'aide d'un outil nommé tire-plomb.

VITRIERS (métallurg.). Espèce de fer aplati en verf^es carrées.

VITRIÈRE (vitrer.). Ensemble d*un sujet représenté perdes vitraux d'église.

VITRIFICATION. Angl. td.; allem. vergloiung. Action de vitrifier ou de se vitrifier. — Etat de re qui est vitrifié. — Fusion, des matières qui, après le refroidissement, offrent l'éclat, la transparence et la dureté du verre. » Opération chimique qui con- Tertit» par le moyen du feu» quelque matiè^ re en verre.

VITRIFIER. Du latin vitrum, verre, et faeere, faire. Angl. to vitrify: allem. vergla^ sen. Fondre une substance de manière qu'elle se transforme en verre.

VITRINE. Angl. show; allem. schaufen" Mter. Se dit communément aujourd'hui pour montre de boutique.

VITRIOL (chim.). Nom que Ton donnait autrefois aux sulfates. On appelait vitriol iianc, le sulfate de zinc; f^i/rto/ bleu ou vitriol de Chypre^ le sulfate de cuivre; vitriol vert ou vitriol martial^ le sulfate de fer; «ttriol ammoniacal^ le sulfate d'ammoniaque; vitriol calcaire, le sulfate de chaux; vitriol iTalumine , ^Va\\xn\ vitriol éTantimoine, le sulfate ^l'antimoine; vitriol d'argent le sulfate d'argent; vitriol d'argile, l'alun; vitriol de plomb , le sulfate de plomb ; vitriol de potasse, le sulfate de potasse; vitriol de soude^ le sulfate de soude; «tiriolde Vénus, le deuto-sulfate de cuivre; le vitriol de xine, le sulfate de zinc; f?t- ^rtof de (tos/ord, le sulfate de zinc; et niriol magnésien^ le sulfate de magnésie. — Kn alchimie, faire le vitriol, c'était séparer le pur et l'impur de la matière philosophale ; le vitriol olane, c'était la sublimation du soufre ou du mercure, ou la pierre au blanc parfait; le vitriol liquéfié, celui qui, tiré des minières, ne pouvait plus se coaguler; les 'Vitriols métalliques, les sels des métaux; le vitriol neuf, le vitriol blanc des chimistes ou sulfate de zinc; et le vitriol rouge, la sublimation des soufres du soleil et de la lune, ordinairement cinabie et sublimé, ou la pierre au rouge parfait.

VlTRIOLiQUK (chim.). Qui tient de la nature du vitriol. On appelait autrefois oritie vitrioliquCf l'acide sulfurique; gaz acide

vitriolique, Tacide sulfureux; et éther tt-^ triolique, l'éther sulfurique.

VIVE (mécan.). Du latin vtva. On appelle force rive, le produit de la masse oar le car-

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VIVE-JAUGE ( hortic. ). Opération qui consiste k déchausser, autant que possible, un arbre languissant, afin de lui faire passer l'hiver les racines k nu, et de substituer, au printemps, du fumier k la terre, fumier qu'on recouvre de quelques centimètres de terre seulement. ~ Action de recouvrir de fumier une plantation d'asperges, puis le fumier de terre.

VIVELLE (coutur.). Petit réseau foit k l'aiguille pour boucher un trou dans la toile fine, au lieu d'y mettre une pièce.

VIVIER. Du latin vivarium. Bassin entouré de murs en terre ou en maçonnerie, rempli d'eau, et dans lequel on conserve du poisson d'eau douce. Le plus souvent on y introduit de l'eau courante, et alors des

frilles en bois ou en fer laissent un passage cette eau, en même temps qu'elles s'opposent k la sortie du poisson. Les Romains apportaient un très-^rand luxe dans la construction de leurs viviers; ils y élevaient de gros poissons qu'ils nourrissaient avec toutes sortes de soins; et l'on sait l'histoire de Vedius Pollio, qui, afin de rendre* les hôtes de son vivier plus succulents, faisait jeter k ses lam|)roies, les membres d'esclaves dont il avait prononcé la mort. — Bateau muni d'un réservoir d'eau, dans lequel les pécheurs mettent le poisson qu'ils ont pris, pour l'y conserver vivant. L'eau y pénètre par des trous pratiqués aux côtés.

VODANIUM fchim.). Du nom d'une ancienne divinité des Germains. Métal découvert dans une sorte de pvrite de Topschau, en Hongrie. H est d'un jaune de bronze pAle, très-dur, malléable, attirable k l'aimant et d'une cassure crochue.

VOGUER (chapel.). Faire voguer rétofTe^ c'est, en termes de chapelier, faire veler sur une claie les matières dont on veut faire les capades.

VOiCHlVE (écon. ruf.). On nomme ainsi, dans le département des Ardenoes, la portion d'une grange qui sert k placer les graines.

VOIE. Du latin via, chemin. Ouverture

Îuefait la scie dans un morceau de bois. — donner une voie de chardon à une étoffe^ c'est la brosser avec des chardons pour en tirer le poil. — Voie de calandre se dit de 8 tours que l'étoffe passe sous la calandre.

VOIE (chem. de fer). Angl. Une; allem.

geleise. Ésuace compris entre les deux rails sur IcsQuels circulent les wagons, et dont la largeur la plus ordinaire est de l*^f entre les faces intérieures de ces rails, c*est-krdire que cette voie est k peu près celle des voitures circulant sur les routes communes. Quelques voies ferrées offrent cependant une largeur plus considérable. Ainsi, celle de Londres a Yarmouth est de f"50; celle de Dundee k Arbroath et Forbr, en Ecosse, e^t

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