‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 242 sur 248 · VOI · texte numérisé non relu

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de 1*68; celle de Londres à Bristol et Exeter est de S"i3; celle de Saint-Pétersbourg à Zarskoo-Sélo est de 1"83. Sur d*autres lignes, au contraire, mais de peu d*im|K)rtance et qui sont destinées au service de mines ou d'usines, la largeur est réduite jusqu*à 6D centimètres. En donnant k quelques lignes une largeur supérieure à celle de 1* U, communément adoptée, les constructeurs ont eu pour but d augmenter la stabilité des voitures, et de diminuer le mouvement de lacet qui est si fatigant pour les appareils de locomotion et les voyageurs. Us ont voulu aussi pouvoir augmenter les dimensions et la puissance de la locomotive, donner plus de place au jeu des pièces, en rendre la surveillance et l'entretien plus faciles, et accroître enûn le diamètre des roues menantes de la locomotive sans altérer sa stabilité latérale. Ce dernier résultat avait pour conséquence immédiate un accroissement dans la vitesse. En effet, è chaque double course de piston correspond un tour des roues menantes, c*est-k-dire une quantité de chemin parcouru égale à la longueur développée de la circonférence extérieure de la roue. Il en résulte que plus la roue aura un grand diamètre, plus sa circonférence développée sera longue, et plus le chemin parcouru pour une double coufse de piston sera considérable. On peut donc ainsi, sans changer la vitesse du piston, augmenter celle de translation de la voilure; et effectivement, sur le chemin de fer de Londres à firistol, la vitesse moyenne des convois est plus forte que sur les autres.

VOIE (chim.). Manière d'accomplir quelques opérations. On appelle voie sèchCy celle qui consiste à soumettre les substances à l'action du feu; et voie humide^ celle par laquelle on les traite au moyen de dissolvants liquides.

yOIE.(métro1og.). Mesure de volume de Tancien système employée pour mesurer le bois de chauffage. La voie vaut 56 pieds cubes ou 1 stère 9195, et deux voies font une corde. — La voie de charbon est une sachée teMe qu'un homme peut la porter. — La voie d'eaUf consiste en deux seaux d*eau.

VOILE. Du latin vélum. Pièce de toile ou d'étoffe destinée à cacher une chose. — Partie de vêtement des femmes dont elles se couvrent le visage. — Couverture de tête que portent les religieuses. — Morceau d'étoffe qui couvre le calice. — Grand rideau. — Surface d'un tissu qui se déploie sur un mât pour recevoir le souffle du vent et imprimer k un navire son mouvement de locomotion. — Pièce d'étoffe qu'on jette sur les peaux des timballes, pour en intercepter les vibrations et diminuer ainsi la sonorité de l'instrument. — Ce mot désigne aussi, sur la Meuse, un train de bois de construction.

VOILÉE (céram.'). On appelle porcelaine voilée celle dont la blancheur est ternie par la flamme ou par toute autre cause.

VOILER. Se dit du bois qui se courbe ou se déjette par l'effet de la sécheresse ou de l'humidité. — Une feuille de métal se voile

lorsque, par suite des efforts auxquels elle est soumise, elle perd la forme qu'elle devait avoir, et qu'au lien, par exemple, de (présenter une surface plane ou une courbe égère et continue, elle devient fortement convexe ou concave » sans régularité. Les chaudières en tôle de fer sont sujettes è se voiler sous l'influence d'efforts tro|» considé^ râbles ou inégaux entre eux.

VOILERIE. Atelier dans lequel on confectionne les voiles de toute sorte pour le service de la marine.

VOILETTE (cost.). Espèce de petit voile que les femmes portent sur leur chapeau.

VOILIER. Artisan qui confectionne les voiles pour la navigation.

VOILURE. Etat d'une feuille de méUl qui s'est voilée.

VOITURE. Du latin veclura, transport. U première voiture de luxe connue dans les Gaules fut la basieme^ venue d'Italie; elle n*était pas traînée, mais portée par des chevaux ou des txBufs. Les carrosses sont de l'invention des Français et d*nsage moderne. Sous François I*% il n'v en avait que deux: celui de la reine et celui de Diane, fille naturelle de Henri II. Avant l'invention de ces voitures, les rois voyageaient à cheval, et les princesses sur des haquenées ou des litières, espèces de basternes. Les magistrats se rendaient au palais sur des mules, et \h tenaient beaucoup è cette simplicité, car, en 1553, ils supplièrent Charles IK de défendre les coches par la ville. Le premier seigneur de la cour qui eut un carrosse fut Jean de Laval de Bois-Dauphin, et le maréchal df fiassompierre donna l'exemple d'y placer des glaces.

Un nommé Sauvage, demeurant rue Saint- Martin, à Tbôtel de Saint-Fiacre, eût la première idée des voitures publiques, et loa donna le nom de fiaere à ces voilures et à leurs cochers. En 1650, François Villerme obtint le privilège exclusif de louer à Pam des carrioles de toutes grandeurs ; et» sept ans après, il en fut accordé un à M. de Givri* pour les carrosses de place. La brouette ou vinaigrette^ petite voiture à une place et traînée par un seul homme, fut inventée en 1671, les uns dirent par un nommé Dupia, les autres par Tabbé Malotru. Vomnibus n'est pas d'invention récente : en Tannée 1662» le duc de Rouannes, le marquis de Sourches et le marquis de Crenan s'associèrent pour fonder à Paris, d'après un projet du célèbre Pascal, un établissement de voitures publiques qui, pareilles aux coches de campagne, transporteraient les habitants d'un quartier daus uo autre, à des stations fixes, pour le prix de cinq êous marqués.

Ce fut sous le règne de Charles IX que s'établirent les premières voitures dites masageries. En 1789, ces voitures rapporlaierit à l'Etat 1,000,000 de livres; elles faisaient 15 lieues en 2k heures; le prix des placer était de 20 sous par lieue; et les voyageur^ étaient au nombre de 8 dans les voitures tie la plus grande dimension. En 1T75, il fallan 20 jours ou 420 heures pour aller de Pan>

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