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]iimiiiei>i envoie une onde sphériq.ueJ^ Tobjertif, onde qui devient plone après l'avoir Irnversée et qui, traversant ensuite la capsule el l'eau, continue son trajet vers Timmensité. Mais, h chaque surface franchie, cette onde est affaiblie d'une petite quantité de lumière, qui est réfléchie en retour et qui suffit pour produire au foyer même de In lunette une image très-nette de chaque fil. Il est évident que si l'image qui provient do la surface inféro -supérieure de Teau coïncide avec le fil même, la visuelle optique qui passe par le fil, prolongée verticalement au-dessus de IVau de la capsule, correspondra au zénith abiolu. Ce phénomène, purement optique, n*exige aucune espèce d'invention; il est indépendant de la matière, de la forme et des ajustages de l'instrument. Les vovageurs pourront, avec cet instrument» déterminer désormais, en une demiheure de station; la latitude et le temps avec un degré d'eiactilude inconnu iusqu'à ce 'our. Le même phénomène, appliqué dans e sens horizontal, a conduit M. Porro è la détermination de l'horizontale absolue, et, partant, à une nouvelle forme de niveaux à niveler qui, sous l'apparence d'une inimitable simplicité, permettent d'observer avec la plus grande précision, et donnent d'une seule visée, sans inversion ni rectification, Thorizontale absolue. »
LUOV. Pièce d'un ntoulin i vent.
LUPDUNE (chim.). Du latin lupulus, noubion. Principe amer extrait du houblon, plante qui produit, à la base de la surface externe de ses bractées , une poussière composée de résine, d'huile volatile et du principe amer appelé lupuline.
LUQUOISË (manuf.). Etoffe de soie magiialet.
LUSTRAGE (manuf.). Du latin illustrare, éclairer. Dernier apprêt donné aux étoffes, et qui a pour objet de les rendre brillantes. On commence par enduire l'étoffe d'une matière liquide qui varie suivant le tissu. Pour la plupart des soieries on fait usage de l'ai on, et pour le tatfelas noir de la bière double bouillie avec du jus d'orange et de citron, ce qu'on appelle Vapprét. On cylindre ensuite, c'est-à-dire qu on fait passer la pièce à lustrer entre deux cylindres dont i*un, métallique et creux, reçoit h l'intérieur des barres de fer rougies qui chauffent sa surface et liquéfient I apprêt. Celui-ci s'applique alors sur l'étoffe pressée entre les deux cylindres, y pénètre et lui donne le li^se et le brillant qui reçoit le nom de lusire,
LUSTRE. Du latin lustrum, dérivé de iuere^ payer, ou de lustrare^ passer en revue. Sorte de chandelier h plusieurs branches, en cuivre, en bronze, en cristal ou autre matière, qu'on susf)end à un |)lafond, et que l*on garnit de bougies pour répandre une cl<irtô brillante. On appelle lititre à tige découverte^ celui dans lequel ce qui supporte (("S bougies ne reçoit aucun ornement ; lus' Ire à con$ole$^ ccltfi dans lequel les branches se trouvent supportées par des conso-
les placées au-dessus et au-oessous, la tige couverte d'ornements et le fond terminé par des culs-de-lampes; ei lustre à lacé^ celui qui est entièrement couvert de cristaux taillés à facettes, d'où il résulte que la lumière peut se réfracter sous des nuances multipliées. — Composition dont les ébénistes, les pelletiers et les chapeliers font usage
f)Our vernisser leurs produits. — Eclat que e polissoir donne h un objet.
LUSTRER. Donner le lustre h une étoffe, un chapeau, une peau. etc.
LUSTREUH (mfinuf.). Angl. iilkdresser ; aliem. glauzer, Ouvrierqui donne le dernier apprêt aux étoffes de soie.
LUS IRIER. Celui oui fabrique des lustres.
LUSTRINE (manut}. Sorte de droguet de soie.
LUSTHOIR. Angl. polisher;M^ïti, befilzte$ polirholz. Chapeau qui sert à nettoyer et polir les glaces. — luslrument de vitrier. — Sorte de molette.
LUT. Du latin lutum, houe. Angl. cernent: allem. kitt. Enduit tenace et ductile, qui devient solide en se des.séchant, et dont on fait usage pour fermer les jointures des vaisseaux, recouvrir les bouchons, empêcher l'issue des substances volatiles ou gazeuses, ou garantir les corps fragiles de l'action d'une chaleur trop vive. « La terre légèrement argileuse, «connue sou5 le nom de terre à fourbu dit M.Gaultier de Claubry, c dont les fumistes font usage pour les fourneaux et poêles, passée au tarais fin et délayée dans Teau en coiisistaoee de bouillie pfus ou moins claire, Obt employée avec avantage pour marger des portes de fourneaux, les tampons des cornues en fonte employées à la préparation du gaz de Kéclaira^e, luter les cornues, matras ou tubes en grès ou en verre, que l'on emploie dans une fouie d'opérations, etc. Quand on veut bien luter une cornue ou un matras, par exemple , on les plonge dans la terre délayée en bouillie claire et on fait sécher la couche de terre au-dessus du feu en les tournant toujours ; quand le vase est froid on donne une seconde couche, et ainsi' de suite. Lorsqu'on emploie de la pâte épaisse et que Ton applique à la main, la couche n'est jamais à t>eaucoup près si uni/orme, el ne peut être aussi peu épaisse. Lorsque la température à laquelle le lut doit être soumis est très-élevée, on se sert d'un mélange d*argile à potier et de sable ou de grès. On fait tremper 1 partie de terre daus l'eau, et quand elle est bien et uniformément délayée, on y incorpore par la malaxation trois parties de sable. Ce lut s'applique sur les objets préalablement mouillés, en l'y comprimant et unissant la surface avec la main mouillée. Avec une partie de creusets piles ou de la terre servant è la fabrication de ces vases, calcinée et broyée, et S parties d'argile plastique réfractaire, convenablement humectée, on fait un très-bon lut, que Ton doit battre de temps à autre pendant qu'il se dessèche, pour éviter les fendillements considérables qu'il éprouve.
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MACARONI (comm.)- Mol emprunté de ritalien, et qui désigne une sorte de pâle en fornue de luyau do pipe. Celte pâte est connue dans le commerce sous le nom de paie éTItalie on de Gênes. Les pâles d'Auvergne rivalisent aujourd'hui avec celles d'Italie. Le macaroni qu'on estime le plus à NapleSy se fabrique avec la farine d*un blé des côtes de la mer Noire, qu*on appelle grano dura ou grano del mur Nero.
MACÉRATION (chim.). Du latin macération même signiflcation, fait de macerare^ amaigrir, amollir. Angl. macération; alleui. beixen. Opération qui consiste à laisser un corps séjourner quelque temps, à froid, dans un liquide, ann d*en distendre les parties et les mieux disposer à se détacher les unes des autres, ou à se laisser pénétrer par les dissolvants dont on fait usa^e, soit pour en extraire les principes solubles, soit pour les conserver.
MACÉRER (chim.). Faire insérer à froid, dans Veau ou dans une liqueur, un corps dont on veut extraire le principe solable, ou que Ton veut détremper.
IIACHÉ. Se dit d'une pièce de bois ou d*ua cordage qui a frotté longtemps contre un corps dur.
MACHEFER (métallurg.}. Angl. hammere* lag: allem. schiacke. Scories h demi vitreuses de houille mêlée de fer, qui s'agglomèrent dans les foyers des forges où 1 on travaille le fer, et forment le résidu des liouilles qu'on y brûle. Ce résidu, qui est encore combustible, sert à chauffer les étuves ou à cuire la chaux et les briques; et l'on en fait usage en outre dans la composition du pisét et pour former des couches qui garantissent les rez-de-chaussées de l'humidité. Un des tueilleurs moyens de reconnaître la bonne ou ' mauvaise qualité des houilles résulte de la prouortion du mAcheier laissée par chacune d'elles ; car un fourneau bien construit, et dont la foyet est alimenté d'une manière convenable, convertit presque la totalité des parties non combustibles de la houille en mâchefer, et la couleur rougeâtre ou gris blanchâtre de ce résidu fait voir que toutes les parties combustibles ont été brûlées. Dans certains fourneaux, d'une construction vicieuse ou mal soignée, une grande partie du charbon incomplètement brûlé tombe sous la grille et se trouve confondu avec les cendres et le iti&chefer. Le résidu est alors iioir&tre, rempli de petits fragments de coke, cl on l'utilise à divers usages sous le nom d'escarbille. Les meilleures houilles donnent 3 à & pour 100 de mâchefer, et parmi les plus mauvaises il s'en rencontre qui laissent un résidu de 25 pour 100 après leur combustion.
MACOICOCLIS (archit.). Du bas.latin nuiehicolamentum. Galerie saillante quanciennement on pratiquait au haut des tours et même des murailles des châteaux forts, et que soutenaient des corbeaux en pierre ou consoles. Les intervalles qui existaient entre ces supf)ort5, formaient des ouvertures par lesquelles ou jetait sur les assaillants
des traits, des pierres, de Fhuile bouil« lanle, etc.
MACHINE. Du latin machina^ fait du grée f«>}X*^* inême signiQcation. Instrument des* tirié à produire du mouvement, c'est-à-dire instrument propre à épargner, ou du temps dans la production de l'effet, ou de la force dans la cause. Les machines sont simples ou composées. On compte 7 des premières, les coraes ou machines funiculaires, le /evter, la poulie^ le treuil^ le plan incliné^ la vis et le coin. Les machines composées sont celles qui résultent de la combinaison de plusieurs machines simples. On distingue, dans toute machine, trois choses principales : la résis^ tance^ la puissance ou moteur^ et le point d'appui; et l'on peut considérer ces trois choses, comme trois forces quelconqueSf dont les effets réciproques se détruisent dans le cas d'équilibre. 11 y a autant d'es^ pèces de résistances qu'on peut se proposer d'objets dans la construction d'une machine; et en outre il est une sorte de résistance qui ne dépend pas de l'effet qu'on veut produire, mais bien de l'imperiection des machines, et telle est celle qui provient du frottement, de la roideur des cordes, ainsi que celle opposée par les fluides aux corps en mouvement, etc. Les puissances qu'on applique communément aux machines, sont la force musculaire de l'homme et des animaux, celle des poids; ou la force d'un fluide en mouvement, comme l'eau et le vent; ou celle d'élasticité de la vapeur, du ressort, etc. On entend |;>ar point d'appui, dans une machine, un point tixe et inébranlable qui sert à résister à leffort de la puissance et de la résistance. L'art de construire les machines constitue la mécanique appliquée.
Les machines se composent, en général, d'un bâti, d'axes ou arbres, de roues d'en* grenade, do poulies, de courroies, et d'une quantité plus ou moins considérable de pièces accessoires, suivant l'appareil. Les bâtis se font aujourd'hui en font^de fer, surtout ceux des machines et métiers de fabrique, et ce mode a singulièrement facilité la construction, par Tégalité qu'on obtient dans toutes nièces semblables, ainsi que par les formes plus ou moins contournées qu on peut leur imposer sans qu'il en coûte d'avantage. Les arbres sont, selon les circonstances, de bois, de fonte ou de fer forgé, et leur force doit excéder de beaucoup, au moins du double, l'effort présumé de torsion qu'ils ont à supporter dans un travail ordinaire, atin de ne pas être exposés à se romure ou à se tordre au moment du départ, ou cle quelques résistances extraordinaires. Toutefois, comme les frottements des arbres tournants s'accroissent beaucoup dans leurs collets, en raison des diamètres, cette considération, jointe à celle de la dépense, porte, un bon constructeur à ne pas sortir des limites que l'expérience pratique a. fixées. On sait par exemple, que pour résister à la force de quatre chevaux, un arbre de bo\s de chêne doit avoir 0>«d78 de diamètre, celui de fonte OmlOS, et celui de fer forgé OmQOO,
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le tout sans débuts, sans roorlaises et sans trous. Ensuite, d*après des règles de jpratique encore, la section doit croître en raison du nombre de chevaux. Leur ajustement* boul-à-bout, s*iis doivent être prolonsés dans la môme direction, se fait, soit avec des manchons de fonte ou de fer d*une seule pièce, ou de deui pièces et boulonnées, soit avec des fourchettes et des entraîneurs; mais quand on veut éviter les ruptures qu'occasionnent les secousses violentes, les départs trop brusques, etc., cette transmission s'établit, soit avec un frein à collier qu*on serre en raison de la résistance ordinaire, et qui glisse guand la résistance devient par trop excessive; soit avec Tentralneur dynamométrique, qui a la propriété de rendre élastique, en quelque sorte, le mouvement de rotation de Taxe, et de mesurer, en même temps, rintensiié de la force de rotation. Nous ne pousserons pas plus loin ici Texposilion des principes observés dans la construction des machines en général.
Cette construction a fait, de nos jours, au surplus, d'immenses progrès, et la puissance des chutes d'eau, celle de la vapeur, les agents physiques et chimiques, ont été mis à contribution pour la rendre de plus en plus
Carfaite et profitable. Des découvertes nomreuses, des perfectionnements plus nombreux encore, ont chnngé la face de toutes les industries et relégué si loin et si rapidement les méthodes anciennes, que les établissements restés slationnaires ne laissent plus reconnaître l'époque de leur création. Les fonderies ont apporté les modifications les plus heureuses à leurs procédés, et en mettant à la disposition dès mécaniciens une matière susceptible de prendre toutes les formes et d'être travaillée avec facilité, elles les ont affranchis do l'obligation où se trouvaient leurs devanciers de choisir entre le fer et le bois, pour l'exécution d'une foule de pièces qui devenaient d'un prix exhorbitant lorsqu'on les fabriquait en fer forgé, ou d'un mauvais emploi si l'économie taisait recourir |au bois. Des moyens très-variés de construire, à peu de frais, des organes mécaniques et d'en augmenter la précision, se multiplient actuelleme'>t dans une proportion prodigieuse, et chaque jour enfin voit éclore, dans tous les genres, de nouvelles améliorations qui présagent qu'on en obtiendra de plus vastes encore, sans qu'il soit possible d'assigner un terme à ce brillant enfantement de Tesprit humain.
Dans un ouvrage publié par M. Chri^tian, sur un plan de fecAnonomte, fauteur classe les travaux mécaniques de l'industrie ou les machines dans les quinze séries suivantes : I'* SÉRIE. Déplacement on soulèvement d( $ fardeaux : les grues, treuits^ cabestans, chariotSf traîneaux, eic. — 11' séiue. Division des matières solides, soit par percussion, cornine \es brocards, etc. ; suit par le broiement, comme les moulins à farine, à ian, à huile, à papier, etc.; soit en arrachant ou en coupant, comme les scies, les râpes, les machines à fendre^ à diviser, etc. — IIP série.
Opérations de percussion ou de fort^ coraf>ression, pour enfoncer, aplatir, exprimer ou dégorger, comme les moutons, les presses, les martinets, les foulons, etc. — IV* série. Réduction des métaux en lames, en feuilles, en fils, comme les laminoirs, les fenderies^ les trifiltries, etc. — V* série. Séparation des particules fines des grossières, des pesantes, des légères : les machines à tamiser^ à bluter, les patouillets, les tarares, les dia^ blés, les volants, etc, — VI* série. Kiévation de l'eau du sein de la terre,ou au-dessus de sa surface, et moyens de la contenir ou d'élever son niveau : les pompes^ les mou/tn« à chapelets, les norias, le bélier- hydraulique, les digues, etc. — VU* série. Compression, rassemblement et transmission de l'air pour le renouveler, ou pour exciter l'action du feu : les ventilateurs, les soufflets, les caves à air, les trombes, etc. — Vlil* série. Division des matières végétales et animales filamenteuses : machines à nettoyer, à battre, à ouvrir, à peigner, carder, etc. — IX' série. Extension, distribution et torsion des matières filamenteuses : machines à étirer, à boudiner, à filer, à tordre, à câbler, etc. — X* série. Apprêt des fils et formation de toute espèce de tissu : dévidoirs, bobinoirs, ourdissoirs, les divers systèmes de métiers à tisser, à faire des bas, du tulle, des filets, des cordons, des lacets, etc. — XI* série, Apprêt de toute espèce pour les étoffes : machines à lainer, à tondre, à calender, à ramer, à raviner, à lustrer, à roussir, etc. — Xll* série. Polissage des matières dures : machines à polir le verre, le marbre, les métaux, etc. — XllI* SÉRIE. Machines et instruments pour estimer les poids, les capacités, les forces et les ténacités : balances, dynamomètres, ané" momètres, aréomètres, casse^fils, etc. — XIV* SÉRIE. Alachines et instruments destinés principalement à l'agriculture et au jardinage. — XV* SÉRIE. Machines et instruments qui, ayant pour objet divers travaux particuliers, ne peuvent trouver place dans les séries précédentes, telles, par exemple, que les machines à faire les cardes, les clous, les épingles, les vis, a rayer ou À raboter les canons de fusil, à tailler les limes, à imprimer, les machines de polyty page, etc., etc.
Nous avons décrit, à leur ordre de nomenclature, un très-grand nombre de machines, et nous ne rassemblons, dans le présent article, que celles dont nous n'avons pas eu l*occasion de nous occuper ailleurs.
Machine k battre les grains. On a beaucoup^ varié la construction de cette machine, el nous nous dispenserons de ^)a^ser en revue les inventions auxquelles elle a donné lieu^ ce que nous ne pourrious faire d*ailleurs sans avoir recours à des figures; mais nous transcrirons la nute suivante de M. Auguste Jourdier : « D*après des expériences bien des fois répétées, il reste établi aujourd'hui que la machine à battre permet 1* d'utiliser dies forces perdues par le mauvais temps ; 2* de faire dans un temps donné un battage très-prompt, et d'une importance idcultativc; 3^ de détruire bon nombre do
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pansUes» inseetes ou cryptogames ; h* de ne pas laisser rexploitation à la merci des ouvriers spéciaux; 5* de faire rentrer dans ia consommation une assez uotable quantité de grains qui étaient précédemment dans la paille ; 6* enfin d^afTrancbir les ouvriers da travail le plus meurtrier qu'on puisse ima-
«iner dans une ferme, celui de batteur au éau. M. Hochereau de Haine-Saint-Pierre nous assure qu*en Belgique il a été démontré qu'en un an une machine de 2,000 francs est largement payée par le battase des produits de 75 hectares ; par conséquent , cet amortissement une fois fait, on gagne ensuite 2«000 francs par an. De son coté M. Mowen a établi qu'à ce compte, dans le seul pays de Belgique, si l'adoption des machines était générale, on pourrait, année mojrenne, économiser, ou gagner, ce qui revient au même, la somme énorme de 10 millions. Qu'on juge par là ce que ce serait en France, dans les mômes conditions. Mais, à l'heure qu'il e$t^ le prix du battage revient chez nous encore à peu près aussi cher à la machine qu'au fléau; il ne faut pas se faire d'illusion à cet égard. » — Voy, Battage.
Machins a broder. M. Barbe-Schmitz, de Nancy, est l'inventeur de cette machine, dont nous empruntons la description à M. J. Paradis ; « C'est un mécanisme en fer et en fonie, du poids de 8 à 900 kilogrammes, qui exécute la broderie dite au plumetis^ sur toute espèce de tissu de coton, de laine et de soie, et fait aussi la broderie au point de crochet. Il met en mouvement 65 aiguilles (et ce nombre peut être augmenté), qui agissent toutes à la fois sur un canevas de 1 mètre 50 centimètres. L'action de la machine est produite par l'engrenage de trois roues, qu'un enfant peut facilement faire marcher au moyen d'une manivelle. II ne serait pas difficile de substituer à la main de l'ouvrier un moteur hydraulique, ou même une machine à vapeur. Dans ce cas, la plus faible action de la va|)eur mettrait en mouvement une grande quantité de machines réunies. L'arbre moteur fait marcher alternativement les trois roues d'engrenage, dont les fonctions particulières sont les suivantes: celle du milieu met en mouvement les porte-aiguilles ou mdcAotres par la force excentrique ; celle de droite est mobile et produit le dessin; la troisième règle les tendeurs. Les mâchoires ont pour but de recevoir et de transmettre les aiguilles qu'elles renferment , au moyen de ressorts individuels. Derrière chaque m&choire est un arbre horizotai, qui porte à son extrémité un segment de roue, qui fait ouvrir et fermer alternativement les ressorts qui maintiennent les aiguilles. Les deux tendeure^ placés de chaque cOté du tissn à broder, soutiennent des barres de fer, au sommet desquelles est superposée une autre barre où sont fixés des crochets qui tirent les fils. Quand l'aiguille a traversé le tissu, le tendeur part, chaque crochet tire son fil, et s'arrête selon la longueur de l'aiguillée.
« Le métier qui supporte le tissu avance
dans répaisseur du fil à chaque fois qne les aiguilles passent au ^milieu a*un arbre vertical et d'un montant de fer qui se joint au char. Ce char, composé d'un support fixé à la traverse, au sommet du métier, sert à régler l'épaisseur du point et à faire mouvoir le parallélogramme, partie importante formée d'une narre principale, de deux montants et de deux traverses. La première de ces traverses a dans son orbite une rondelle en fer-blanc, représentant la|figure du dessin qu'on veut obtenir, et gui peut se clianger à volonté ; la seconde doit faire avancer ou reculer le métier, comme il a été dit plus haut. Dans la rondelle de fer-blanc qui occupe Turbite de la première traverse du char, un doigt indicateur est placé, qui dirige toute la machine grflce au mouvement du parallélogramme qui vient mathématiquement s'appuyer contre ce doigt. Les aiguilles sont pointues à leurs deux extrémités, et percées an milieu, elles sont saisies par les ressorts au quart de leur longueur. Le coton, le fit ou la soie sont attachés aux aiguilles parup nœud spécial. Ajoutons que la machine à broder est d*nn agencement très-simple et très-habile, qui ne laisse rien au hasard, aux accidents, à l'imprévu, j»
Machine a calculer. Cette machine , que Biaise Pascal inventa à l'âge de 16 ans, en 16^2, fut perfectionnée par Leibnitz.Elle consiste en un système de roues et de pièces diverses au moyen desquelles des chiffres gravés effectuent, par un mouvement circulaire, deux opérations arithmétiques : l'addition et la soustraction. Yoy. Arithuo-
VÈTRE.
Maghikb a COUDEE. Augl. sermiig mach:
allem. nâhmaschine. Celte machine a obtenu une sorte de succès d'enthousiasme , ce que confirme le nombre d*inventcurs qui s'en sont occupés et ont pris des brevets. 11 parait que l'idée première de ce mécanisme est due à un nommé Thimonnier, tailleur à Amplepuis, département du Rhône, qui Ut connaître son œuvre en 1830, mais ne prit toutefois un brevet gu'en 18Û. Sa machine cousait avec un seul ni et produisait un point de chaînette ; l'aiguille était à crochet et fonctionnait verticalement. £n s'abaissant elle perforait Tétofi'e et allait saisir le fil en dehors, pour le ramener en dessus : le point arrière se formait donc en dessous, et le
I)oint de chaînette en dessus, comme dans a broderie à crochet. En 1834, un Américain, Walter Hount, fit emploi d'une aiguille verticale avec l'œil près la çointe, et d'une navette ; l'aiguille conduisait le fil à travers l'étoffe, au-dessous de laquelle se trouvait ainsi formée une boucle dans laquelle la navette, animée d'un mouvement circulaire ou rectiligne, faisait pénétrer un autre fil ; la couture offrait une grande so^ lidité ; mais il y avait des difllcnîtés d'exécution qui ne sont mième pas résolues aujourd'hui, et la navette fut abandonnée. Les Américains J.-J. Grenough en 1842, Geoi^es Corlis en 1843, et Ellias Uove en 1846; l'Anglais Thomas, aussi en 1846 ; M. Séné-
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chai de Belleville, en \W1; et les Amérîrains Lero-w et Brodgett, C. Morcy et Joseph R. Johnson, en 1849; revenant tous à l'invention de Thimonnier, remplacèrent la navette par le crochet, et par conséquent supprimèrent un fil. M. Phelizon, Français, employa raignilte è double pointe avec l'œil au milieu» qu'Heimann avait inventée et appliquée à son métier è broder. En 1850, rAméricain Allen B. Wilson, eut recours k une navette en disque circulaire. Les Américains Groner et Baker firent usage, pour la Ï crémière fois, en 1851, de deux aiguilles, *une verticale, l'autre horizontale, et celleci faisant pénétrer son fil dans les anses formées par le fil de la première. H. Canonge, Français, revint, en 1852, à l'aiguille à double pointe de M. Phelizon. L'AméricainiRobinson, en 1851; Otis Averj, de Pensylvanie, et l'Anglais Ch. Judkins, en 1852 ; puis l'Américain Thompson, en 1853, eurent la pensée d'aimanter la navette. Enfin , en 1854, rAméricain Isaac Singer, construisit sa machine, qu'introduisit en France M. Callebaud, et qui, jusqu'à ce jour, est la plus estimée. L'Amérique et 1 Angleterre l'ont généralement adoptée; et, pour son exploitation, il s'est formé dans ces pays des établissements de confection, où l'on coud^ è l'aide de cet instrument, toutes sortes d'objets d'habillement et d'ameublement. La machine Singer est également applicable, en etfet, au travail des tailleurs, des couturières, des corsetières, des piqueuses de bottines, des chamareuses, etc., etc. Elle n'em« ploie qu'un seul fil ; mais elle fait environ 500 points par minute, points dont la longueur se règle au moyen d'une vis; tous les dix points elle forme un nœud, ce qui donne k la coulure ou à la piqûre une solidité remarquable ; de sorte que si le fil se rompt ou est coupé en un endroit quelconaue de la couture, il ne peut se défaire au aelà de sept points. En 1844, M. Pariseau fit connaître aussi une machine è coudre, è aiguille circulaire, applicable à toute espèce de tissus, cuirs, peaux, etc.; et, en 1853, M. Rob(;rt produisit une autre machine opérant avec une ou plusieurs aiguilles, et pouvant travailler également les gants, les peaux, le linge, etc. Il y a encore la machine de l'Américain Seymour, appelée exceûtor , qui figurait à Texposition de 1855.
Afin de donner un apergu du système des machines è coudre, nous reproduirons la description suivante de la machine cousobrodeur de M. Magnin : « Celte machine a |K)ur objet, disent MM. Armengaud, de remplacer lesdeux mainsde la couseuse etde la brodeuse au point de chaînette, de même qne par les machines à filer on a remplacé les mains de la fileuse. La brodeuse au |)oint de chaînette se sert d'une aiguille à crochet fixée dans une hampe ou manche. Elle la plonge de sa main droite dans l'étotTe, ordinairement tendue sur un tambour; puis elle Appuie avec l'index sur Tétoife une espèce ^e dé fendu appelé onglette^seryani de guide • 1 aiguille; tandis que de la main gauche»
qui tient le fil, elle décrit au-dessous du tambour un petit mouvement circulaire pour enrouler autour de la tige de l'aiguille, le fil attiré ensuite en double par le crochet, audessus de l'étoffe en forme de maille. La répétition des mêmes mouvements produit une série de mailles enlacées appelées indifféremment points de ehaîneite^ points de crochet^ points de tambour. C'est par Ti mi talion et l^xécution mécanique de ces mêmes mouvements que la machine couso-brodeur donne trois produits principaux différents : couture, broderie et cordons. L'ouvrier qui la dirige est «assis devant la petite table à trépied ; les deux bras légèrement appuyés sur son rebord, il tient et gouverne librement de ses deux mains, dans toutes les directions Voulues, l'étoffe à coudre, ou à broder, étendue sur le devant du plateau de la table; il peut aussi, à volonté, et dans un grand nombre de cas, remplacer la direction manuelle de l'étoffe et sa traction, par un chariot mû mécaniquement et par des guides déterminant dos lignes de diverses formes.
« Au milieu de la table se trouve incrustée ou encadrée une petite boite mécanique à trois compartiments : le premier, central et saillant au-dessus de la table, renferme le principal mécanisme, mû en-dessous par une pédale adaptée au trépied ; le deuxième, également saillant, forme une projection supérieure en forme d'arceau, en avant du premier, et tient lieu du bras droit de la brodeuse pour la direction de l'aiguille et de l'onglette; le troisième, ne dépassant pas le niveau du plateau de la table, dans lequel il est enchâssé, forme une deuxième projection inférieure en avar\t du premier, et tient lieu du bras gauche pour gouverner le fil et soutenir l'étoffe, celle-ci étant interposée entre ces deux derniers compartiments, c'est^ à-dire horizontalement sur la tablette du troisième, entre le fil et ^aiguille, dans le plan de la table ; chaque coup de pédale détermine un mouvement vertical de va-etvient de l'aiguille à travers l'étoffe, et par suite la formation d'une maille de fil au-dessus de rétoffe. Une légère traction de celleci, soit par la main qui la gouverne, soit par mécanique, détermine avec la répétition des coups de pédale la série des mailles ou points entrelacés dont l'espacement ou la grandeur dépend delà hauteur du crochet de l'aiguille au dessin de l'étoffe, réglée à volonté par une vis de rappel , et dont le nombre est en moyenne de 200 par minute, et peut dépasser même 600 par la substitution du mouvement circulaire au mouvement rectiligne de la pédale.
« La couture, premier et principal produit de cette machine, est obtenue par l'applica* tion de ces points de chaînette avec toute espèce de fils, même métalliques, sur toute espèce d'étoffe, même sur le cuir à un ou plusieurs doubles. La broderie, deuxième produit, est obtenue de. la même manière, avec toute espèce de fils, même métalliques, sur toute espèce d'étoffe, même sur le cuir ou sur le tulle à un ou plusieurs doublée.
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SeuiomeDty les contoii-rs des dessins de broderie' nécessitant ou la révolution du crochet de l'aiguille, ou celle de l'étoffe à défaut de la première, dans le sens du dessin, comme on le pratique pour la broderie au tambour, il a fallu, pour éviter les inconvénients mécaniques de la rotation de l'étoffe dans la confection de grands dessins, adopter le système de la rotation de l'aiguille, et dans ce cas ajouter au métier à coudre un mécanisme spécial dit apparet7-6rodeur, constituant une seule et même machine dite cou$o-brodeur. Le cordon, troisième produit, est obtenu, de même que la couture, avec toute espèce de flis, sans appareil brodeur, et sans interposition d'étoffe entre le 61 et l'aiguille, excepté pour commencer les premiers points. Enfin, la même machine disposée aved un certain nombre d'aiguilles, sous forme de cadre vertical monté au-dessus et au travers d'un bAti analogue à celui d'un métier à tisser, est propre a exécuter à la fois autant de coutures ou broderies parallèles ou cordons qu'elle porte d*aiguilles. »
Dans l'état actuel des machines à coudre, on peut donc diviser en trois systèmes celles qui ont été construites : 1** système à deux aiguilles et deux fils ; 2* système à une aiguille et un seul fil ; 3° système à deux fils et une seule aiguille combinée avec une navette. Le premier de ces systèmes coovient à la broderie en soutachè, aux bordures de vêtements et à l'ornementation des effets de luxe ; le second est propre à la lingerie fine, la soierie et le ouata^e , puis ' lorsque le nœud est formé de 6 à 8 points, aux tailleurs, aux couturières, aux tapissiers, aux corsetièreç, etc. ; le troisième enfin, qui forme un point semblable des deux côtés de rétoffe, s'emploie pour l'habillement des troupes, la cordonnerie, la sellerie, la confection des toiles à voiles, les sacs, les lapis, etc.
Une revue industrielle de Londres s'exprime ainsi au sujet des machines à coudre : « Parmi toutes celles qui ont figuré aux diverses expositions, deux systèmes surtout ont reçu chez nous la sanction du gouvernement et des fabricants, ce sont celles de Graver ;et Baker pour la chaussure et les tailleurs, et de Wheeler et Wilson pour la lingerie de toute sorte et la confection. Nous avons à Londres une maison de lingerie qui emploie à elle seule 120 machines Wheeler et Wilson, lesquelles, avec une rapidité de 1,000 à 1,500 points à la minute, cousent journal ioment de 35 à M douzaines de cols chacune. Un devant de chemise de vingt plis est terminé dans l'espace d'une demi-heure. Ces systèmes ont un avantage reconnu sur les machines h un fil faisant le oint de crochet, dont le peu de solidité est e moindre inconvénient. »
En France, le Moniteur de Varméé a recommandé la machine Singer fK)ur la confection de l'habillement militaire. « Parmi les merveilles de l'exposition,» dit-il, «uu'il était possible d'appliquer au service de rarniéc, la machine a coudre devait certaine-
ment [trouver son application. Entre celles nui y figuraient, la machinq à navette, système Singer, qui a obtenu la médaille de 1^' classe pour ses nombreux perfectionnements, vient sous la direction de M. A. Wagon, «maître tailleur du 1" voltigeurs de la Sarde, de subir cinq mois d'essai qui ont onné des résultats inattendus, après des tentatives peu favorables des systèmes précédemment éprouvés et abandonnés. Quelques chiffres mettront à même d'apprécier les avantages que l'on a obtenus.
Tarif de* Temp$ en^ Temp$ «h-
allocatiom; ployé ffrécé^ vUnfé avec
iolairede demmaupar la machine
Voumer, un ouvner par un ou-
moyen. wier moyen.
Capote 1 flr.SO c. 25 lieares. 15 heures.
Veste. I 80 10 6
PanUlou à passepoU. > 80 10 5
«[Partant, il y a économie pour i*Etat de la moitié des hommes employés à Thabillement, et, par suite, diminution considérable dans le prix de revient des effets. Dans la nouvelle organisation d'atelier que nécessite le travail à \h mécanique, le salaire se trouve subdivisé entre l'ouvrier et la machine.
Capote, Veite, Pantalon.
L*appr£teDT reçoit »U c. 4» c. 45 e
Le cousear môcaiilden 35 19 19
Béuéace restant à la madiliie. 25 16 16
«La simple inspection de ces chiffres suffit i faire ressortir I avantage considérable oui en résuite pour l'ouvrier, et aussi pour les oialtres tailleurs. Comme toutes les nouvelles inventions, la machine à coudre a ses détracteurs; leur grande objection est que si un point vient & manquer, la couture se défile entièrement : ceci est complétememt faux pour les coutures avec la machine Singer. Le travail étant conduit suivant la bonne règle du métier, on peut tirer sur la couture, soit en long, soit sur le travers, et déchirer l'étoffe avant de rompre le fil. S*il venait à se casser, la couture ne se défilerait jamais, pas plus que si elle était faite è la main. »
.Machiub a i>étblbr. Il arrive, trop fréqueiôment, que les chevaux attelés h une voiture s'emportent, et que celle-ci est nfus ou moins fracassée. Les personnes qui l'occupent sont en danger de mort. Cet accident se produit surtout en voyage, par suite de l'imprudence ou de l'ivresse des cochers ou des postillons qui mettent leurs chevaux au galop dans les descentes. On a cherché le moyen de dételer à volonté en séparant instantanément les chevaux de la voiture poiir rendre celle-ci indépendante; mais, jusqu'à cej.our, les essais nont point amené h un résultat complètement satisfaisant. Voici toutefois uid des meilleurs procédés qui aient été employés et qui est àû à M. Joanne do Dijon. Les chevaux tiennent nu limon ou aux brancards par des courroies, à l'ordinaire; mais ceiles-ci ne sont attachées qu'à un étui creux et cylindrique en cuir» dans lequel entre le limon, et qui s'y trouvo solidement retenu par des agrafes. Le p«-
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DE TECHNOLOGIE
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lonoier est de même agrafé après Tavanttrain; et un cordoo, qui pend dans la voiture, tient à Tautre bout à ces agrafes qui se détachent d*elles-mômes quand on lire ce cordon. Les chevaux emportent alors rétui, les harnais et le palonnier, roai$ le char n*est plus soumis qifà raction iinpulsivequ*ila reçueantérieurement, actionqu'il s'agit de détruire. G*est ce qu'on obtient à l'aide d'un excentrique adapté au majeu de la roue qui s'en .saisit et l'arrête par un mécanisme facile à concevoir, en sorte que la voiture se trouve eoraj^ée. Un sabot en fer, qui passe sous la roue» la soutient en frottant sur le sol. Le tiraze du cordon produit cet enrayage avec facilité, de manière que le voyaseur peut effectuer ces mouvements de rintôrieur de la voiture, sans que le postillon soit obligé de descendre. L'enravement et le dételage sont indépendants i un de l'autre.
Machine A DIVISER. Cette machine, qui est cennue dans les ateliers sous le nom de plate- forme 9 sert à diviser» d'une manière exacte, les instruments de mathématiques, de géodésie, de marine, d'astronomie, les mesures de longueur, les roues d'engrenage, etc. Il y a plusieurs sortes de machines kdivisar; mais, en général, ellesse composent d'un plateau en cuivre de forme circulaire, d'un diamètre plus ou moins grand, monté sur un axe vertical en fer, tournant librement sur un pivêt et dans un collet co- Di(|ue fixes. Sur la surface supérieure de ce plateau, on trace plusieurs cercles concentriques» qu'on divise avec la plus exacUe précision, en nombre tel qu'on puisse toujours trouver celui dont on a besoin, soit en se servant directement de ce nombre, soit en prenant ses sous-multiples. Chaque division est marquée d'un léger coup de |K)inteau, dans lequel s'engage la pointe d'une vis que porte une alidade ou nièce d'ariêi,au moyen de laquelle on fixe Je plateau successivement à tous les points de division <)u'on a à parcourir. Le août supérieur de 1 arbre vertical reçoit, dans un trou percé à son centre dans le^sens de l'axe, un tasseau qui fait corps avec lui, et dont une tige «jui s'élève reçoit à son tour et maintient à l'aide d*Qn écrou, la pièce ou la roue qu'on veut diviser ou refendre; de manière que cette l'ièce ou cette roue, dont le plan est parallèle h celui de la plate-forme, participe à tous les mouvements de celle-ci.
Lorsqu*il ne s'agit gue de marauer par de légères traces la division en degrés, minutes et secondes d'une limbe d*instrument, elle s'exécute avec la pointe d'un burin assujetti à se mouvoir invariablement dans un même plan.yerticel, suivant la direction du rayon ^^ I instrument; mais s'il est question de refendre des roues d'engrenage, ce Ira- ^Ail s'opère au moyen d*utie fraise ou d'un Outil de forme convenable, qu'on fait tourner rapidement sur son axe. L^s instrutncQts et les roues qu*on a à diviser pouvant Jtre de dimension très-différente, le porte- ^tirio oa le porte-Traise doit pouvoir se fixer
à diverses distances du centre, ce qui s'obtient h l'aide d'une vis de rappel qui le fait glisser horizontalement le long d'une forte barre métallique bien dressée, dont la longueur excède le rayon de la plus grande roue, ou modèle de roue, qu'on puisse avoir h refendre, ou seulement les dents à égaliser. Indépendamment de cette faculté qu'a la fraise de s'éloigner ou de s'approcher du centre de l'axe de la plateforme, il faut qu'on puisse l'inclinrr de côté et d'autre pour refendre les dents obliques destinées h être menées par des vis sans (in, à un ou plusieurs pas; et qu'elle puisse s'élever et s'abaisser pour se prêter à'tous les mouvements qu'exige le travail des engrenages d'angle, dont la mécanique fait actuellement des applications nombreuses. Ainsi, connaissant le nombre des divisions qu'on doit faire sur un cercle ou à une roue, on fixe l'alidade dans la division correspondante de la plate-forme, et l'arrêtant successivement à chacun de ses points, on fait agir à chaque fois, soit te burin, soit la fraise, jusqu'à ce que la révolution soit complète.
Machine ▲ éobihe. Cette machine qui a été inventée en Amérique et perfectionnée par un ingénieur prussien, se compose de trois plumes métalliques, disposées à distance Tune de l'autre, de manière à pouvoir courir sur trois feuilles de papier, et reliées entre elles par une tige métallique. Lors-
3u*une personne prend à la main la plume u milieu et se met à .écrire, les deux plumes de droite et de gauche font le même mouvement, et l'on a trois copies au lieu d'une.
Machine a étirer les tuyaux de drainage. Elle a été inventée, en 1854, par M. Kielman, directeur de l'école agricole de Stassenfelde, dans ia province de Brandebourg, en Prusse, et perfectionnée par MM. OEckert et Vœlker, de Berlin. Le travail d'un seul ouvrier, durant une journée de 10 heures, peut fournir, par l'emploi de cette machine, lorsqu'elle n'est simplement que d'une seule iilière, environ 3,000 tuyaux de drainage.
Machine a fendre. Le cuir dont on fabrique les plaques et les rubans de cordes, ainsi que celui dont on recouvre les cylindres de pression dans les filatures, doit être d'égale épaisseur partout, principalement pour ce dernier usage, afin d'exercer une pression uniforme dans toute la longueur du cylindre, et successivement sur tous les points de son contour, à mesure qu'il s'applique sur le cannelé. Les plaques et rubans doivent être aussi d'une épaisseur pareille, pour que les dents aient partout la même consistance. A cet effet, les cordiers se servent de deux machines fort simples. L'une, qui e^t la plus usitée, est un petit banc à tirer de la largeur de 0* 216 à 0" 243, qu'on fixe sur On établi, ou qui est porté luimême sur quatre pieds. Deux poupées sont E lacées latéralement, et servent de support Taxe d'un petit trcuit, au moyen duquel
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nCTIOMIlAlilE
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et d'un croisillon on tire la bande de cair qu'il s'agit d*éga!iser. Un des boots de ce cuir, et cela aUernativement, est tenu sur le treuil, dans l'angle aigu et curviligne que forme avec lui un autre cuir cloué dessus par un de ses bords parallèlement à Taxe du treuil» et que recouvre en partie celui-ci. Entre deux autres poupées se trouve tenu le couteau de corroyeur, qui a la faculté de tourner autour de certains points, aOn que son tranchant puisse descendre à volonté sur le cuir, et son mouvement s*exécute à Taide de deux vis de pression. Ce tranchant doit former, avec la table du banc opposé,
Î[ui, À cet endroit, est garni d*une plaque de er polie, un espace exactement parallèle. La bande de cuir étant placée, la chair en dessus, sur cette plaque de fer, et avant un de ses bouts pris dans le treuil, on fait descendre le tranchant du couteau en môme temps qu'on tourne lentement le treuil, jusqu'à ce qu*il enlève un copeau mince, dans toute la largeur du cuir qu'on fait passer surcessivenient dessous, en alternant à chaque fois de bout. I^ seconde machine, plus sim* pie encore que la première et d'un travail plus prompt, consiste en un cylindre qui, pour se maintenir rigoureusement rond, doit être en cuivre ou en fonte de fer, et d'un diamètre assez grand pour que le contour soit toujours plus considérable que le cuir à égaliser. On donne le mouvement de rotation à ce cylindre à faide d'une roue d'engrenage fixée sur son axe, et d'un pignon porté par un axe à manivelle. Le rapport de cette roue au pignon est comme & : 1, afin d'être maître de son mouvement. Un couteau de corroyeur, disposé à l'égard de la surface du cylindre de la même manière que dans la machine précédente, égalise le cuir fixé par un da ses bouts dans une entaille pratiquée è cet effet longitudinalement sur la surface du cylindre qui l'entraîne dans son mouvement de rotation. On enlève ainsi 'successivement des copeaux jusqu'à ce que le cuir soit arrivé à l'épaisseur qu'on veut lui donner, sans que pour cela on soit obligé de changer de bout comme dans l'autre machine, observant toutefois que la partie prise dans l'entaille ne se trouve pas corroyée.
MAcai?iB A FiLsa LB coTov. Augl. spining mach: allem. spinnmoichine. Elle fut inventée par Arkwright, mécanicien anglais, mort en 1792.
Hachinb a filer lb lin. Le chevalier Philippe de Girard est rinvenleur de la filature mécanique du lin. Cependantt l'Angleterre a l>assé. dans l'opinion générale, comme ayant jiris l'initiative de ce travail, par suite de l'infidélité de deux associés du chevalier de titrard qui,en 1815, vendirent à cette nation ilibustière, au prix de 625,000 francs, les calques des dessins dérobés au véritable inventeur. Ce n'est donc ni à M. Horace Hall, ni à M. Marshall, de Leeds, qu'il faut attribuer la découveito du procodé mécanique pour la filature du lin; mais bien, nous le réuétons, au chevalier de Girard. Aussi
l'empereor Napoléon III a-t-il accordé I li famille de ce dernier une pension de 12,000 francs.
Machirb a fondbb lbs CABAcriics. Celle qui est de l'invention de M. Foucher, présente des avantages incontestables. Parlesploi du moule à main, un ouvrier n'obtiem que 3,000 à 3,500 lettres par jour, Uodti qu'avec la machine dont nous parlons, il peut en être fondu 30,000. Cette machioe, qui a kS centimètres de largeur sur 80 de longueur, et se trouve montée sur un blli en lonte, réalise les opérations- que voin: dès que le métal est fondu, le nez do four* neau est mis en contact avec le moule H Tinjection de la matière a lieu h l'aide d'un piston; puis, lorsque la matière s'éloigne, la partie supérieure du moule pivote, re< tombe et laisse ainsi la lettre libre, refio^dtt seulement sur la base du moule. Alors on cliassoir nrend cette lettre eu pied et en tête, la dégage entièrement de sa l>ase, et i fait tomber dans un conduit propre à la n* cevoir; d'un autre côté les cames agissant sur la partie su[iérieure du moule le relrrment; un levier presse sur le talon docoo* ducteur de la matrice et fait appuyer cellf ci sur le moule; enfin, un dernier coup de piston se produit, et l'opération recomnieiH ce. De cette manière, les lettres se troufeot fondues une è une, dans le môme ropo'?. lequel suffit pour toutes les forces de cbr}»«.
Machinb a forer les trous obs vnH- Parmi les a[)paréils inventés pour cette de^ tination, on cite avec éloge celui de M. Jeoks qui a figuré à la dernière exposition de >>«* York. Il se compose d'une tige terminée 1 sa partie antérieure par un long fleuret oa irépan qu'on peut changer à volonté, et à si partie postérieure par un corps cylindrique qui vient s'appuyer contre Tune des extr6> mités d'un cylindre en caoutchouc, vissé, f( contigu, par son autre extrémité, à une traverse nxe. Le système entier se irourt placé entre deux flasques en fonte* dis(«osée) parallèlement et réunies à chacune de km extrémités par une traverse de M centiiot*très. C'est sur la traverse postérieure qu« repose lé c/lindre de caoutchouc, et quaot h la tige qui porte le trépan, elle est retenue entre les flasques par des coulisser, 'e long desquelles elle ueut glisser, tandis (|u<ï le trépan est complètement en dehors. Le système des deux flasques est porté, ea $<»fl milieu, par deux tourillons suspendus «infi
3ue leurs coussinets, par deux chaînes i]oi esccndent le long d une charpente vert* cale assujettie sur des semelles de bois; et au moyen de ces chaînes, on peut élever oa abaisser le système k volonté» de manière ï forer è diverses hauteurs. Les touriiloas du balancier sont traversés par un arbre poruot deux excentriques parallèles disposés toté* rieurement contre chacune des flasques; d'un autre côté* la partie cylindrique de li tige du trépan est munie de deux batioin placés en face des excentriçiues; et alors quand l'arbre de ces excentriques reçoit uo mouvement de rotation, ceux -ci rencontrioi
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les battoirs, repoussent par son embase la tige du tré|)an; le cylindre en caoutchouc se trouve comprimé; puis dès que les bultoirs sont libres, la compression cessant d*avoir lieu, le cylindre se redresse pour chasser avec force le trépan contre la roche. Pour ce qui est de Pavancement et de la rotation du trépan, ces deux opérations se font à la main» et sont exécutées è l'aide de deux mécanismes distincts disposés au-dessous de la tige pour faire mouvoir des encliquetages sur des roues dentées solidaires avec cette tige.
Machinb a foclom. Angl. fuliing mill; aliem. hammerwLlke. On remploie pour le foulage des feutres, des étoffes de laine, etc., et l'on en distingue deux espèces : la ma^ chine à maillet et la machine à pilons. La première, dont on fait principalement usage en France et en Angleterre, rrappe obliquement les étoffes dans des piles ou auges de l)ois de cbéne inclinées; et les maillets, en bois, sont mus plus communément par Teau ou la vapeur. La machine à pilons, dont on se sert préféremment en Hollande et en Allemagne, frappe verticalement dans des auges de bois placées horizontalement sur des massifs de pierre. Afin d'accélérer TopératioQ du foulage, on joint toujours è rétoffe du savon, de l'argile dite terre à foulon, et de l'urine.
MàCHiKB A MoissoNifBE. L*idée de ce genre de machine remonte è des temps recules, el Pline et Columelle citent des essais de cette nature. De nos Jours, l'Ecossais Bell et l'Américain Mac-dornick, sont les premiers à qui l'on doit les moissonneuses actuellement en usage. Viennent ensuite celles d'Atkins et de Hussey, aussi des Etats-Unis; celle de Moody, du Canada; celle deBur-
?e5S et Key, ^Angleterre; celles de MH. ournier, Laurent et Mazier, Français, etc. M. Grandvoionut, professeur à l'école de Grignon, a classé ces machines en cinq genres, d'après les organes employés è la coupe des récoltes. 1* Moissonneuse coupant ces récoltes au moyen d'une scie à mouvement alternatif; 2* par des cisailles; 3* par une série de faulx ; k* par une scie ou un couteau circulaire à mouvement continu; 5* par deux scies ou deux systèmes de scies 'h mouvements continus de sens opposés.
La moissonneuse de Mac-Cornick, l'une des plus estimées, coupe k l'aide d'une scie à mouvement alternatif ou de va-et-vient, et elle est servie par des hommes. On peut encore diviser les moissonneuses en trois espèces : celles qui sont servies par des hommes; celles qui forment des andains; et celles qui javellent.
Machinb a mortaiseb le bois. Son invention est due h MM. Damon et E. Breeithmayer, et date de 1855. Les principaux éléments de cette machine sont : 1' un chariot transversal superposé à un chariot iongitudioal, tous deux mus au moyen de leviers H de vis dans des glissières, et par lesquels se déterminent la largeur de la mortaise; S* un tour mobile s'élevant et se baissant par un pas de Tis, et portant un arbre, muni
à son extrémité d'un mandrin dans lequel so loge la fraise ou mèche de dimension voulue pour former la mortaise. Un ouvrier peut facilement faire, avec cette machine, de 6 à 700 mortaises par jour, quelle que soit leur dimension, leur pente, et dans n'importe quel bois; une simple roue motrice ou volant, .de â mètres de diamèlre, mue par un homme, suflit pour obtenir ce résultat.
Machinb a pression d'bad. L'une des micur entendues qui aient été établies, est celle qu'a construite M. J. Sinclair, de Siirling, ^t dont voici la combinaison. Sur une plaque de fondation 'sont boulonnés deux montants verticaux, entre lesquels est un volant à jante large, et de chaque côlé un cylindre. Ces montants sont munis de coussinets dans la partie supérieure, et ces coussinets portent ra rbre principal. Sur celui-ci se trouve calé le volant, et à chaque extrémité, il porte une manivelle répondant à la tige de Tun des pistons; ces deux manivelles forment entre elles un angle droit, et les tourillons placés au bas du cylindre servent à l'introduction et à la s'orlie de l'eau motrice, introduction et sortie
Ïui règlent les oscillations du cylindre, infln, Te piston se compose de deux pla-« teaux dont l'un est percé d'un œil pour embrasser la tige du piston; et autour de cette ti^e est un manchon de caoutchouc volcanisé, puis sur celui-ci un ou plusieurs manchons de cuir. On comprend dès lors que la pression supportée parle piston chasse le cuir de la paroi du cylindre, et qu'on obtient ainsi une fermeture élanche.
Machine h réduction. Inventée par M, Collas, en 1827. Klle a pour objet de réduire les statues et les bustes sculptes.
Machine arithmétique, roy. Abithmo*