‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 37 sur 248 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

LIASSE (pbys.). Se dit de lagroruleur, de «iKiue d*uQ corps et delà somme t'iiale ses parti€S9 pur op|)Osition au volume et el que soi! ce volume. Onjugedelaaiasse s corps par leur poids; les masses de ux corps égaleroeot pesants sunt égales ; ccéléraiMi) àe la «thute des corps est en ison coaifX)5ée de la masse .et du volume. MASSELOTTE (foud.L Métal superflu qui i irouve aux moules des pjèees de canon iies nr^ortiers, ai^-ès que œs pièces ont été ruiées. Vo^.Sacuo*.

MASSER. Se dit, dans les arts, de cequ on unit en une masse ferme et compacte. «^ Cl \)eiDlure» c*e«t former des masses de uilles, de lumières, d'ombres, etc.

MASSIADX (niétaUurg.). Portions de fonte rute converties eu masses de fer daos un ^ul fover ei au charbon de bois.

MASSICOT (cliim. mélallurg.). Angl.

riloto lemd: allem. bM§elb, Cette substance, a*on a(>pelle aussi pr4)toxyde 4e plomba est >rniée do plomb et d'oxygène ; sa couleur st jaune ou rougeAtre, et elle est très-fusile. Quand on la fait ibnJre dans un creuset e terre, elle le perce en s'unissant k \a silee et h J'alumine de ses parois, le recoure d*un enduit vitreux Irès-briliant, et c'est e seul des oxydes de plomb qui puisse s'utir aux acides. Le massicot se combine aussi iux alcalis qui le rendent soluble dans *eau; c*est l'un des oxydes le ])lus facilement réductibles à Téiat de métal par le :;harbon ou le gaz hydrogène; il setH à la préparation du minium et des sels de plomb; et lorsqu'il est demi-vitrifié, il porte le nom de liikarge^ Pour sa prt^[>aration, on fait emploi d'un grand fourneau à réverbère, dont I aire est légèrement concave jusqu'à son centre, et dont les bords sont presque planes. On y place le plomb, qu'on y entretient fondu à l'aide d'un foyer situé au-dessous de l'aire; Sa surface du métal éprouvant un commeucenaeni d'oxydation, se convertit en une pellicule que l'on retire sur les bords au moyen d'un ringard; «i il se forme bientôt el successivement d'autres pellicules, qu'on sépare de la tùèiwe manière, jusqu'à ce que la lotalilé du plomb soit réduite en pellicules. A ce moment on augmente le feu jusqu'au rouge-brun, afin d^achever Toxydation des pellicules et les amener, pour la plus grande partie, à l'état de protoxyde Jaune. Lorsque la matière a acquis cette louleur, on la fait tomber sur le plancher de 1 atelier, et on la refroidit eu l'arrosant avec de reau;inais attendu qu'elle contient encore uue certaine quantité de plomb métnU lique qui a échappé à Toxydation, et qu'il faut séparer avec »oin de la portion oxydée, <>u Vriiure la matière^ puis on l'agite dans des tonneaux, rem|)lis d'eau. Le plomb métallique se déf*ose en raison de sa |)esanteur, tandis que le protoxyde reste en suspension dans Teau, que l'on décante avec promptitude pour mieux diviser le massicot et le rendre plus propre aux usages auxquels on le destine; on le broie sous la meule avec de '^su; on le délaie dans ce liquide, puis on

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le laissse déposer; et on le prend réduit à un grand état de ténuité, quand on a pour objet (le le convertir en deiitoxyde. On faisait autrefois un emploi considérable de cette substance dans la peinture à l'huile, principalement pour c^lle des carrosses en jaune; mats on lui a substitué avec avantage to j'hronie de plomb, dont la couleur est plus vive, plus intense, et dont ies nuances sont plus variées.

MASSIF. Se dit des bois qn*on emploie pleins et sans placage. — En architecture, le massif est un ouvrage de maçonnerie fondé en terre, pour porter un perron, un piédestal, etc. — Chez l'orfèvre, on entend |ar ce mot, l'ouvrage qui est sans creux et sans matière étrangère.

MASSLING (mélrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches, usitée à 'Zurich, en Suisse.

MASSOQUE. f'oy. MAQUETTE.

MASTELLO (métrolog.)- Mesure pour les liquides, employée en Italie. Elle correspond à 82 lit. 125; et te maMello de Venise vauted* lit.fiOO. On dii masUlli au pluriel.

MASTIC (comro.). IMi grec y^frtixt\ $ substance bonne à mâcher. Angl. mmtic; allem. masiix. Résine qui s'extrait, par incision, d'une espèce de pistachier, pisiatia lenti$^ cu$f qui croit dans diverses contrées médi* terranéennes, et que l'on rencontre particulièrement dans l'ile de Chio. Cette résine se trouve dans le commerce sous la forme da larmes ou en grains jaunâtres, demi-transparents, fragiles, à cassure vitreuse, d'une odeur douce, et d'une saveur aromatique. On l'emploie dans [a préparation des vernis.

MASTICS. Espèces de ciments composés de substances diverses, et qui servent à clore des foints. On en distingue un assez

f;rand nombre, parmi lesquels nous citeroni es suivants. Le moêtic bitumineux est composé d'une sorte de goudron épaissi et de substances terreuses. Le ntaUic ée cire jaune se prépare avec de la cire jaune «élancée a vec uu dixième de son poids de térébenthine commune, et sert à couvrir les bouchons ou lérmer les joints d'appareils qui dégagent des vapeurs acides. Le mastic de Ditd est fait d'huiJe de lin cuite et de ciment de terre à porcelaine eu poudre 4ine, et il acquiert une nuance de pierre très-convenable pour les rejointements des dalles et des fierres de taille, dans les endroits exposés la vue. Le mastic de Umaillede fer se conhpose de limaille de fer très-propre et non oxydée, ou de tournure de fonte douce pilée avec de la fleur de soufre et du sel ammoniac en poudre; et, lorsqu'on l'interpose euitre des pièces serrées fortement, il résiste parfaitement et devient presque aussi dur que la fonte. Le mastic de n)itrier se prépare en faisant dessécher au feu de la craie ou blanc d'Espagne en poudre, et en malaxant à la spatule, sur une table de marbroi cette subsiance à laquelle on mélange une quantité suflisante d'huile de lin pour former une pftte consistante mais ductile. Le mastic des fontainiers est composé de résine privée

MAS

DICTIOMNÂIIIE

MAT

d'eau et de ciment de brique ires-see, ce qui le rend propre pour sceller les robinets des fontaines, assembler et lier fortement les tuyaux en grès, etc. Le mastic des sauvages est un mastic employé par les indigènes de la Nouvelle-Hollande, pour fixer les pierres qui leur servent de haches, et (]ui, d'après une analyse de M. Laugier, contient, sur 100 parties, 49 de résine jaune, 37 de sable, 7 d'oxyde de fer, et 3 de chaux, composé qui acquiert une très-grande dureté.

Le mastic hydrofuge est une espèce de vernis qui. empêche la détérioration qu'éprouvent les peintures sur pierres et sur plâtre par l'effet de l'humidité, et consiste en un mélange de cire jaune ou de résine et huile de lin, mélange qu*on fait pénétrer au moyen d'une chaleur très-intense dans les pores des pierres ou du pIAtre sur lesquels on se propose d'exécuter des peintures. Le mastic mou est une préparation faite à chaud avec de la cire jaune, de la térébenthine et et du rouge de Venise, laquelle devient trèsutile toutes les fois que, se trouvant sous la main, on a besoin d'arrêter une fuite avec promptitude. Le mastic pour tes bouteilles^ c'est-a-dire qui sert À cacheter celles-ci, se fait avec du mastic bitumineux mêlé à chaud avec un poids égal au sien de bitume épuré. J^e mastœ pour les chaudières à vapeur est formé comme le mastic de limaille de fer, et amené, au moyen de l'eau ou mieux encore, de l'urine en une pâte que Ton fait pénétrer, en la matant, entre les joints des chaudières qu'il |>eut clore d'une manière très-exacte. On fait usage aussi d'un mastic préparé avec 100 parties de limaille, 50 de terre glaise, et 25 de tessons de poteries de grès que Ton délaye avec de l'eau salée et que Ton place entre deux pièces à boulonner. Ce mastic est d'une dureté remarquable. Le mastic pour les pierres s'obtient en faisant fondre 100 parties de résine qu'on écume, et auxquelles on ajoute 200 parties de cire jaune avec un peu de soufre, puis la quantité suffisante, 100 è 150 parties, de pierre en poudre pour former le mastic. On mélange dans l'eau chaude, en se servant de la poudre des pierres mêmes qu'on veut réunir, iToiï il résuite que le mastic se distingue à peine de celles-ci. Le mastic pour les tuyaux se prépare avec 100 parties de résine, oO de graisse et autant de poix noire, en ajoutant assez de briques ou de ciment en poudre pour former le mastic. On se procure aussi un excellent mastic pour les tuyaux, par le mélange de 100 parties de ciment en poudre fine, 80 de chaux éteinte, et 10 de limaille de fer qu'on incorpore au moyen de 10 parties de suif et d'une quantité suffisante «d'huile de noix.

Le mastic pour recoller la faïence se fait ^a incorporant de la chaux en poudre dans du blanc d'œuf, pour former une pAte molle dont on enduit les fragments à réunir, en les tenant serrés durant 8 è 10 minutes. Cette p&te peut se conserver et l'on en forme de petits b&tons qu'il suffit de chauffer un peu pour eh faire usage. Le mastic pour recoller

le verre est produit par du fromage blanc qu'on délaye dans de l'eau bouillante et auquel on incorpore une quantité»suffisante de chaux vive en poudre, pour former une pâte qu'il est nécessaire d'employer de suite. Le mastic rouge^ qui sA*t pour les ajustements et pour certaines pièces de machines à vapeur, comme les cylindres, les boites et les tuyaux k vapeur, se compose de parties égales de céruse et de minium bien mélangés, réduits en poudre très-fine, et imbit>és d'huile de lin ou de chènevis, ou de toute autre huile siccative. On le rend plus économique, en ajoutant de la terre de pipe en poudre, en quantité égale à celle du minium et de la céruse réunis. Ce mastic ne résiste pas à l'action du feu; mais il a l'avantage, pour les pièces où on l'emploie, de permettre h la machine de travailler immédiatement, parce qu'il sèche avec promptitude à la chaleur. Enfin, on peut le conserver quel-

aue temps sous l'eau, ce qui permet encore 'en avoir toujours une certaine quantité k sa disposition pour arrêter les fuites peu importantes qui se produisent pendafni que la machine fonctionne.

MASTICAGE. Opération qui exige remploi du mastic.

MASTICADOCR. Espèce de mors garni d'anneaux et de patenôtres, qu'on met dans la bouche d'un clieval pour exciter la sécrétion de la salive.

MASTICINE (chim.). Kom que l'on a donné à la portion du mastic ou résine du lentisque, qui est peu soluble dans l'alcool. Cette portion est blanche, visqueuse, insoluble dans l'alcool froid, soluole' dans Té* ther et dans l'huile de térébenthine. La masticine*est donc une véritable sous-résiDe.

MASTIQUER. Joindre, boucher ou coller des parties séparées, au moyen d'un masiic qu'on y applique.

MASULiPATAJï (manuf.). Toile de coton des iudes, très-fine et communément employée en mouchoirs, qu'on fabrique particulièrement dans la ville dont elle porte le nom.

MAT. Angl. dim colour; allem. matifarbe. On nomme ainsi ce qui n'a point d'éclat et réfléchit peu la lumière. L'or mat est celui qui n'est pas bruni; l'argent mat, celui qui est blanchi, mais non bruni ni poli; et 1 on fait cet argent avec de la pierre ponce, du grès et le blanchiment au feu. On appelle son matf celui qui n'est point aussi marqué qu'il devrait l'être d'après la nature du corps qui le produit.

MATASSE (comm.). Du latin mcUaxa, fait du grec (léxa^a, entredeux. Angl. ratonlk. Soie qui n'a pas encore été filée.

MATATAN. Espèce de gros tambour indien.

MATAVANE (céram.). Grana vase de terre qu'onfabrique au Péçu, et auquel ou suppose la propriété de puriher l'eau qu'il contient.

MATEAU (teinL). Se dit de plusieurs écheveaux de soie réunis.

MATELAS. Du celtique matalacz^ dent on a fait materais en vieux français, et maiirêss

MAT

DE TECHNOLOGIE

Mât

eR anglais. Espèce de sac en toile rempli d'une matière flexible, élastique et propre i reposer le corps de rbomme. On garnit des matelas avec de la laine, du crin, de la plume, du zostera, de la paille de maïs, etc. — Coussins piqués que Ton met dans une voitnre pour s'appuyer.

MATELASSER. Garnir une chose de matelas, on d'étoffes piuuées et rombourées.

MATELASSIER. Celui qui fait et carde les matelas.

MATELASSIÈRE (carross.). Toile dont on garnit rintérieur des panneauxd'une voiture.

MATER. Voy. Matir.

MATÉRIAUX (coiistr.). Du latin materia, matière. Angl. materiaU; allem. materialen. Nom sous lequel on comprend tous les élé-* ments nécessaires è la construction, autres que les outils, machines et engins. Ainsi les

f>icrresy les moellons, le plftire, la chaux, es bois, etc., sont des matériaux. *

MATÉRIEL. Du latin materialis, fait de maieria^ matière. Ensemble des machines, ustensiles» outils et autres moyens d'exécution, indispensable à rétablissement d'une fabrique, d'une usine, d'un atelier ou d'une exploitation quelconque. Dans les chemins de fer, on désigne particulièrement sous le nom de matériel, les voitures et appareils employés à la locomotion; maison y distingue ensuite le matériel fixe (angi. railway plant: allern. Ueoenda material) et le matériel roulanl (angl. rollina itock: allem. («- «««y/«cAe# material), — En termes de peinture, on entend par matériel de Vart^ l'ensemble des parties grossières de l'exécution, lesquelles ne réclament aucun çénie, mais «impletuenâ une intelligence TuYgaire unie À quelques connaissances pratiques. — Ce jnot exprime aussi ce qu'un ouvrage a de lourd, de trop pesant^ relativement à sa destmation.

MATEDR. Ouvrier dont le travail a pour biit d'empôcher la surface des métaux d être brillante, ce qu'il obtient en y formant une «spèce de sablé, è l'aide d'instruments appelés tnaioirs.

MATIÈRE. Du latin ma/erta, fait de mater,

™re. En f)by.$ique on entend par matière

«ut ce qui produit ou est susceptible de

produire sur nos organes un certain ensem-

^e de sensations déterminées. La quantité

<ie matière contenue dans un corps, est en

i^aison directe de sa densité, ou égale au

Pi'oduit de sa densité par son volume. Les

propriétés essentielles de la matière sont

I impénétrabilité, l'étendue, la divisibilité,

'inertie et la pesanteur; elle offre en outre

*nos sens la couleur, le son, l'odeur, la

saveur, la chaleur et le mouvement; enfin,

*îjn y découvre encore l'élasticité, l'électri-

^ne, le magnétisme, etc. Les métaphysiciens

^isiingueni dans la matière ou dans les

^^^y desçMa/tt^â primaires, sans lesquelles

z^ ^'ûrpsne pourraient exister, comme l'im-

l^Qéirabiliié et l'étendue ; et des qualitéi

l^cotidairMy sans lesquelles leur existence

j.^ijt (Ire conçue, telles nue la saveur*

^our, l« couleur, le son et la chaleur.

La matière comprend les diverses substances naturelles, solides, fluides et gazeu» ses. Ces substances sont soumises à des combinaisons qui produisent les genres et les espèces des trois grandes divisions des choses créées : les minéraux, les végétaux et les animaux. Xes minéraux fournissent des éléments constitutifs aux végétaux et aux animaux; et les végétaux et les animaux échangent entre eux des principes alimentaires. Le sol reçoit des amendements dans sa nature, de la décomposition du végétal et de l'animal; et Ton peut dire aussi, a priori, que les végétaux et les animaux s'approprient toutes les substances minérales ou les combinaisons chimiques qu'elles produisent; mais cela a lieu dans des proportions irès-variables, suivant les espèces et les conditions d'existence. Ainsi, des molécules de tel ou tel minéral abondent dans telle ou telle plante, tandis qu'elles sont au contraire fort rares ou n'existent point dans telle ou telle autre; de même, l'alimentation ou les milieux amènent la présence du fer, du cuivre, de Tarsenic, etc., dans tel ou tel animal, lorsque tel ou tel autre en est dépourvu, mais conlfent, à !a place de ces minéraux, des substances d'une origine dif férente.

L^état auquel nous donnons le nom de mort, dans l'organisme, détermine chez l'individu une décomposition qiïi enlève à la matière la forme qu'elle avait revêtue; mais cette matière n'éprouve en réalité ni diminution, ni changement de nature ; et ses principes constitutifs subissent seulement, soit une simple translation pour occuper un autre corps, soit une division d'éléments dont chacun va se réunir è des masses homogènes. Lorsque vous brisez un verre, en ejffet, les éléments qui avaient concouru à lui donner sa forme n'ont pas cessé d'exister pour cela, seulement, il faut procéder à ua nouveau travail pour lui rendre sa forme primitive ou pour lui en imposer une nouvelle.

La décomposition du minéral s*opère aussi par des réactions chimiques qui rendent d'un côté ce qui est pris de l'autre, d'où il résulte qu'il n est jamais rien changéau chiffre de la matière qui compose le monde. Si Ton examine cette matière dans la substance des corps, on voit que chaque atome d'un composé résulte lui-môme de la réunion d'autant d'atomes simples qu'il y a d'éléments concourant à sa formation : une réunion d'atomes est ce qu'on appelle un corps; plusieurs atomes, en se groupant, forment une molécule ou une particule.

Une substance homogène constitue les végétaux tout entiers ; et les animaux d'un ordre inférieur n'ont pas une organisation plus compliquée. Le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et l'azote forment la base des substances végétales et animales, avec cette différence qu'en général le carbone domine dans les plantes et l'azote dans les animaux. Les mêmes éléments se rencontrent dans les corps inorganiques. Les actions chimiques ne sont pas seulement le résultat de

stil

Mât

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