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DICTIOMNAIRC
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blutage mérilent donc la plas sérieuse alteotion des meuniers.
« La mélhode économique est Tart de faire la plus belle farine, d*en tirer la plus grande quantité possible, d'écurer les sons sans les réduire en poudre, et de les séparer si exactement des produits, auMI n'en reste pas la moindre parcelle. Le blé parfaitement nettoyé iwr différents cribles, placé dans l'étage supérieur du moulin, arrivé à la trémie, passe ensuite sous les meules et tombe dans un bluteau qui sépare ta première farine; les gruaux mêles avec les sons se rendent dans une biuterie qui met à part les différents gruaux, les recoupettes et les sons. La première mouture étant achevée, on reprend les gruaux et les coupettes séparées, on les |)orte sous les meules pour en obtenir, par plusieurs moutures, différentes farines; le restant n'est plus que le remoulase, la pellicule et le petit son qui recouvrait Tes gruaux. Ainsi, dans la mouture économique, chaque mouvement de la roue fait aller les cribles itestinés à nettoyer les grains, les meules qui doivent les iécraser, enfin les bluteaux qui séparent la farine d'avec le son; ce qui produit une grande épargne de temps, de frais de transport et de main-d'œuvre, puisque ces différentes opérations s'exécutent de suite, dans le même endroit et par le même moteur. La mouture économique rend jusqu*à un sixième ou un septième ou plus en farine, et elle augmente les qualités spécifi-
2ues des produits; car les blés inférieurs crasés par cette méthode pourraient donner une farine plus abondante et plus belle que celle des meilleurs grains broyés dans des moulins défectueux. Elle ne donne aussi ^ue S kilogrammes en farine grise sur 50 kilogrammes de farine blanche, i»
MEDNIfiR. Du bas latin molinarius^ fait de tnolina, moulin. Celui dont la profession est de réduire les céréales en farine et d'en séparer les diverses espèces dosons, par Tem- Îloi d'un moulin, soit à eau, soit à vent, soit la vapeur ou manœuvré par d'autres forces motrices. «Les fraudes aes meuniers, »dit M .Francœur,« ont tellement excité l'attention publique, qu*on a désiré des règlements qui eu arrêtent les manœuvres; mais la difficulté de rédiger et d'exécuter ces règlements a été iMsqu*ici un obstacle insurmontable. » Voilà donc encore un genre de friponnerie exercé au grand jour, en nargue de la morale et de l'autorité î
'IIÊ.VËNDRE, MÉVENTE (comm.). Vente è vil prix.
MEXICAINE (maouf.). Etoffe en laine croisée
MÉZBUNE (manuf.y. Etoffe tissue de laine et de lin.
MEZETTE (métrolog.) Mesure de capaiMté pour les grains, usitée à Florence. Elle \autO lit. 76134.
MEZZANINE (archit.). Petit étage pratiqué entre deux grands. — Fenêtre qui a f'lu5 de largeur que de hauteur, et que l'on pratique dans la irise d'un grand ordre d'ari'hitecture.
MEZZAROLA (métrolog.). Mesure de ca* pacité pour les liquides, employée è Gênes. Elle correspond à 148 lit. 45
MEZZO-SCUDO (monn.]. Monnaie d'argent des États romains, qui vaut 2 francs 69 centimes. — Monnaie d'argent de Leuques, valant 2 francs 56 centimes
MEZZO-TINTO (grav.). Gravure en manière noire.
ML Corde d'un instrument qui dunne la note de même nom.
MIAILLON (métallurg.). L'un des 8 ouvriers qui servent un fourneau d'affinage k la catalane.
MIALET (manuf.). Sorte de serge qu*on fabrique dans les Cevennes.
MlcA. Du latin micare^ briller. Nom que
{>ortent différentes roches d'aspect brillant, euilletées et écailleuses, cristallisant sous forme rhomboédrique; se divisant avec fa* cilité, à l'aide d'une lame de fer, en feuillets minces, élastiques et flexibles, lesquels feuillets sont communément transparents et d'un éclat métallique. Semblables par leurs caractères extérieurs, les micas diffèrent néanmoins par leur composition chimique.
Ce sont des silicates alumineux à liase de potasse ou d'oxydede fer, avec une quantité variable de magnésie; leurs teintes varient du brun au vert, au noirfttre, au blanc d'ar-
f;ent, au rose et au jaune d'or; enBn, dans e nombre des micas, les uns sont à un axe de double réfraction, les autres à deux, ce qui indique des systèmes différents de cristallisation. Les micas se rencontrent dans tous les terrains, mais surtout dans les sables, les grés et le granité; et l'on distingue principalement le miea lamelliforme et le micafoUaeé. Le premier est pulvérulent, en petites paillettes brillantes qui ressemblent a de la poudre d'or, et c'est celui qu'on vend sous ce nom chez les papetiers; le second, qui se présente en grandes feuilles transparentes, sert dans certains pays, particulièrement en Russie, d'où on rappelle verre ds Moseovie^ à garnir les chêssis de croisées, les lanternes, le vitrage des vaisseaux de guerre, etc. Les plus grandes lames de ce mica se trouvent en Sibérie, et l'on en voit
Îui ont plusieurs mètres carrés de surface, n France, on rencontre aussi du mica è larges lames dans les environs de Tulle, département de la Corrèze, et de Saint- Yrieix, dans ta Charente. On a aussi donné le nom de mica à plusieurs substances de nature toute autre aue le vraie mica, et telles sont lemtca ci$ele\ variété de hornblende; le mica ferrugineux^ qui est du fer oligiste micacé et du fer phosphaté; le miea des peintres^ sorte de graphite ou mine de plomb; le mtca eucA/ore, minerai de cuivre; et le miea de talc j^rismalique^ appelé simplement talc.
MICACÉ. Qui est de la nature au mica.
MICHAUX (impr.).; Nom que Ton dortne au sommeil dans lés ateliers typograpbioues.
MICHE (boulang.;. i)u latin infca, miette. Autrefois ce mot désignait un Irès-peul
IM
DE TECHNOLOGIE
MIT
paifl. Aajourd^hoi, au contraire» la miche est un pain d'une certaine erosseur et ordinairement rond ; il y en a de 6 et même de 12 kilogrammes. — Se dit aussi d'un gros morceau de mie.
MICOCOULIER. Arbre qu'on appelle aussi bois de Perpignan^ fabreguier^ tnieoeoulitr de Frovenee^ etc.» et dont le nom scientiti-
3 ae est i;e/^:« au«lraii«. Il est de la famille es amentacées. Son bois» qui est noirâtre» dur, compacte et sans aubier» se plie trèsaisément sans se rompre et devient trèsutile dans le charronage; on en fait aussi des cercles de cuves qui ont une grande durée; puis des instruments è vent et des ouvrages de sculpture; enfin» son écorce s'emploie comme celle du cbéne pour la préparation des peaux. Les bestiaux aiment à brouter le feuillage de cet arbre; son fruit est sucré et d'un goût agréable» mais on n'a pas l'habitude d'en faire la récolte» quoiqu'on pourrait en tirer une bonne boisson; et les amandes des noyaux contiennent une huile très-douce. Dans certaines localités» on fait mourir le micocoulier en TélAtant et )e privant de tous les rameaux qui apparaissent» puis on fait usa^e du tronc pour servir de soutien aux vignes.
MICROCHRONOHETRB (phys.). Du grec fux^» petit» TLB^^t temps» et fîr^, mesure. Instrument qui sert à mesurer les plus |>etites fractions du temps.
MICROCOSME. Du grec ftixp^, petit» et «M?Mr» monde. Ce mot» qui signifie monde eo abrégé, fut employé pour la première Kms par Aristote pour qualifier l'homme; et d'autres philosophes de Tantiquité» ainsi qu'une foule de vaniteux modernes, ont continué cette épithète qui caresse si bien le sot orgueil de l'espèce humaine. Ne voyon^^nous pas, en effet» chaque jour» cette espèce îugrate afficher la prétention de pénétrer le mystérieux pouvoir du Créateur» de faire mieux que lui I Et tout cela» parce que laDi- ▼înit4 a accordé au roi des animaux (c'est bien l'homme que nous voulons dire) une dose d'intelligence supérieure à celle qui est le partage des autres êtres! Heureusement que Dieu, pour rappeler l'usurpateur à Thuuiilitë» le lait se briser à chaque instant sur Jes barrières infranchissables pour lui; que rédifice de ses utopies de toute nature s'éerou ie sous le poids du moindre incident; et que des milliers de systèmes qui semblent consacrés par la science et le temps» se trourent fréquemment anéantis, par l'observation d'un seul fait imprévu qui vient répandre un rayon de cette vérité qui jaillit d*en haut.
MICROCOUSTIQUE (phvs.). Dugrecftixpôc»
petit, et «xovti, entendre, se dit des instruments qui servent à percevoir les sons les f>lus faibles. « On se sert de cette expression |>our désigner d'une manière générale tous les moyens qui» en détruisant la diver- Eçence des rayons sonores, semblent» en Liueli|ue sorte» augmenter la sensibilité de l oreille» et rendent appréciables des sons jui, sans cet artifice» seraient trop bibles
pour exciter une sensation» soit parce qu'ils ont déjà parcouru un es|;»ace tron considérable» soit parce que la cause qui leur a donné naissance avait elle-même trop peu d'énergie. Le porte- voix et les cordes acoustiques sont des instruments microcoustiaues. »
MICRO-ÉLECTROMÈTRE (phys.). Instrument propre à faire découvrir de faibles quantités d'électricité.
MICRO-GALVANIQUE (phys.). Se dit d'un instrument propre è faire apprécier les plus faibles eSbts galvaniques.
MICROGRAPHIE. Du ^rec fu^phç, petit, et 7/»âvu» écrire. Description des objets dont la petitesse esC telle qu'on ne peut les voir sans l'aide d'un microscope.
MICROMÈTRE. Du grec ficxpôr» petit, et fiir^i»» mesurer. Ang^. micromeUr; allem. micrometerxirkeL Nom f]ue portent plusieurs appareils qui s'appliquent commune* ment à des lunettes» et dont on fait usage pour apprécier avec exactitude les plus petites dimensions linéaires. Tels sont en physique» le vemier et la vis tnicrométrtque. lVi>y. ces mots.) En. astronomie» on connaît le micromètre objscUf de Bougucr» qui sert à mesurer le diamètre du soleil (vov. Hêlio- MàTRK) ; le micromitre à fUtparallèïes^ formé de deux fils de platine d'une extrême ténuité» dont l'un reste fixe, tandis que Tautre» porté sur un cb&ssis mobile, avance et recule au moyen d'une vis micrométrique» et qu'on adapte au foyer d'uue lunette» |)Our le diriger vers un astre avec un écartement suffisant pour que son diamètre y soit contenu exactement, d'où résulte que l'index de la vis indique la grandeur proportionnelle de ce diamètre, ainsi que les plus petits changements qui peuvent y survenir; et le mtcromitre prismatique ou lunette à double image 9 de Rochon « qu*on a ainsi nommé parce qu'on place un prisme dans l'intérieur de la lunette» et qu'il est fondé sur les )>ropriétés de double réfraction de la lumière que possèdent certaines substances, telles que le cristal de roche et le spath d'Islande. Ce micromètre sert à mesurer les plus petits diamètres apparents, tels que ceux des planètes» de leurs satellites» etc.; et l'on en fdit usage dans la marine militaire» pour apprécier» au moyen de la mesure des petits» la distance qui sépare deux t>Atiments, appréciation nécessaire pour le tir des l)ouches à feu. Le micromitre à plaque fut inventé en 1653, par Huygens; celui à fil, en 1666» par Auzout, de Rouen ; et celui d cristal de roche^ par Rochon, eu ITH» puis revu par son auteur en 1812. Ce dernier micromètre» dont on fait le plus généralement usage aujourd'hui, a été periectionné par Arago. — On donne aussi le nom de micromètre, dans la balance de torsion» à une botte en cuivre qui se trouve placée h l'extrémité supérieure d'uu cylindre en verre» autour de Taxe duquel elle est mobile. Son disque est divisé en 360 degrés» et une aiguille qui suit le mouvement du fil d'argenti dont la
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DICTIONNAIRB
IHC
torsion mesure la force répulsive, sert à indiquer !e degré de cette torsion.
MiCROMÉTRIE. Art de se servir du micromAlre.
MICROMÉTRIQUE. Qui a rapport à la micrométrie et au micromètre.
MICROPHONE (pbys.). Du grec /^pk, petit, et fv94* son. Se dit des instruments qui augmentent l'intensité du son, comme font la plupart des instruments à yent,
MICROSCOMIQUE (chim.). Se dit d'un sel triple de soude, d*ammoniaque et d'acide pbospnorique, que l*on retire de l'urine et qui est d'un grand secours pour les essais au chalumeau.
MICROSCOPE (opt.). Du grec iivipôç, petit, et «oTTiti, regarder. Angl. microscope. Instrument de dioptrique qui sert à regarder les objets trop petits pour qu'on puisse les examiner convenablement à la vue simple. On distingue deux sortes de microscopes : le mieroscopt simple et le microscope composé. Le premier, qu on appelle communément loupe, consiste en une lentille convergente djun tràs-court foyer. Le second est formé d'au moins denx lentilles h court foyer, dont Tune, appelée Vobjeclif, ya former en arrière d'elle une image agrandie de l'objet placé en avant de cette lentille et un peu plus loin
3ue la distance focale; tandis que la secone, nommée Voculaire, parce que l'œil s'y applique, se trouve située à une telle distance de l'image, que celle-ci est ainsi placée entre cette seconde lentille et son foyer. L'oculaire agit alors sur l'image è la manière d'une loupe, mais TampliQe encore davantage« Le grossissement qui est obtenu avec ie microscope, provient donc d'une première amplification qui résulte de la position de l'objet un peu en avant du foyer de l'objectif, et d'une seconde amplification, conséquence de la position de 1 imaçe en deçi du foyer de l'oculaire. Mais le microscope ainsi construit produit une décomposition des rayons lumineux qui nuit à la netteté des images; et comme d'un autre câté on ne peut achromatiser des lentilles aussi petites, on remédie è leur défaut d'achromatisme, en y introduisant un troisième Terre convergent. L'instrument se compose alors de trois tuyaux emboîtés Tun dans l'autre; il jr a le porte-oculaire, le porteobjectif, puis un anneau circulaire gui avance et recule à volonté; ce dernier porie l'objet, et sert è le mettre dans la position la p!us favorable pour la vision distincte. Enfin, on. éclaire l'objet an moyen d'une
f;lace légèrement concave, qui y réfléchit la umière du ciel, ou bien è I aide d'une bougie dont un verre convergent concentre les xayons sur l'objet.
Pour faire des observations suivies au microscope, la stabilité parfaite de cet instrument est une condition de rigueur; car si d'une part Tobjet n'est pas fixe, rœil se fatigue considérablement a le chercher, et en second lieu si la platine sur laquelle est placé le porte-objjel n'est pas assez solide pour que les mains y trouvent un point
d*appui quand il s'agit de faire elisser les plaques de verre et de chercher Tobjet, on se trouve exposé h une grande perle de temps. Le moyen d'obtenir cette condition si essentielle de stabilité est de faire le pied de l'instrument beaucoup plus lourd que tout ce qu'il doit supporter, ou de visser la tige du microscope sur la cassette où se renferment toutes les pièces. Mais dans ce cas l'appareil est souvent placé trop haut, et alors il est mieux de recourir ï une table basse et construite exprès; seulement il demeure bien entendu que cette table, quelle qu'elle soit, doit être elle-même bien callée et parfaitement à l'abri des secousses. 11 faut éviter aussi de toucher la table ou le support du microscope avec la poitrine ou toute autre partie du corps qui communiquerait trop facilement les pulsations du cœur; enfin, on doit faire attention, surtout en hiver, que l'humidité ou Thaleine ne vienne se condenser sur la platine, ou sur les lentilles du microscope.
Quelques auteurs attribuent Tinventioa du microscope à un opticien de Middelbourg, Zacbarias iansen, qui l'aurait fait connaître en 1590; d'autres lui donnent une origine plus récente, et en font honneur à Corneille Drebbel, en 1621. C'est en 177^ qu'Euler proposa l'emploi des lentilles chromatiques dans cet instrument; et en 18M seulement, M. Vincent Chevalier ajouta à ce microscope un appareil destiné à l'éclairage des corps opaques, puis un système de diaphragoies imaginé par M. Lebaillif. A la même é[)oque, M. Selligue inventait de son côté un microscope perfectionné d'Euler.
Cet appareil d'optique a reçu de nos jours de nombreux perfectionnements dus «ux travaux de MM. Amici, Ch. Chevalier,, Frauenhofer, Georges Oberhausser, etc.; et chacun sait le rôle important qu'a joué le microscope dans les savantes recherches de M. Raspail.
MICROSCOPE A GAZ. Cet appareil, qui excite è un haut degré la curiosité du public, est simplement un microscope solaire éclairé I>nr la flamme d'un mélange d'hydrogène et d'oxygène; et l'on a proposé, pour le même usa;j(e, l'emploi de la lumière électrique.
MICROSCOPE SQLAIRE. Cet instrument, inventé en 17tô, par le docteur Lieberkûhn, qui le fit connaître à la Société royale de Londres, est une espèce de lanterne magique, et se compose d'un miroir qui reçoit les rayons du soleil, et auquel on donne une inclinaison telle qu'il les réfléchisse, parallèlement à Tborizon, sur une grande lentille. Celle-ci réunit les rayons sur un objet transparent renfermé dans un tube au devant duquel est un microscope simple; et les rayons qui partent de l'objet divergent, ensuite en traversant le microscope, pour aller peindre en grand, sur un mur placé à quelque distance, l'image considérablemeiit grossie de l'objet. 11 faut que cet^ appareil soit établi dans une pièce obscure, de manière à ce que le miroir se trouve en dehors, et qu'aucun rayon lumineux, autre que ceux