‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 48 sur 248 · HH · texte numérisé non relu

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qui traversent le microscope, ne puisse j pénétrer. On considère les effets de ce microscope comme les pius curieux et les plus instructifs qu^offre la science de Toptique.

MICROSCOPK SUR LAMK 1)K PLOMB.

On fait, avec une K^sse aiguille, un trou bien rond dans une lame de plomb foii mince, et on laisse tomber ensuite dans ce trou une goutte d'eau très-pure, en ayant soin que cette çoutte remplisse le diamètre du trou. Les objets que Ton regarde alors au travers de cette goutte d*eau paraissent 50 fois plus gros qu'ils ne le sont en réalité.

MICROSCOPIB. Art de se servir du microscope.

MICROSCOPIQUE. Qui ne peut être vu qu'à l'aide du microscope.

MICROSOTER (phys.).Du grec (uxpôç, petit, et ctmpf conservateur. Instrument dont on fait usage pour choisir, parmi une foule de petits êtres, le seul qu'on veuille conserver et mettre à part, dans le but d'observer au microscope, et sans difficulté, les changements que subit l'individu suivant la progression ae TAge.

MIEL (comm.). Du latin mel. Substance sucrée extraite de certaines fleurs par les iit)eilles, et que celles-ci, après une certaine élal)oration dans leur estomac, emploient à la nourriture de leurs larves. Cette substance est un mélange de sucre semblable au sucre de raisin, et de sucre incristallisable analogue à la mélasse, accompagnés d'un principe aromatique particulier. Le mieJ se trouve contenu dans les gAteaui que construisent les abeilles, et, pour l'obtenir ou Tisoler, il faut exposer ces gâteaux sur des claies, au soleil. La partie la plus pure en découle alors, et c'est celle qu'on nomme miel vierge ou miel blanc ; puis en exprimant les glteaux et en les soumettant à une chaleur plus grande, on se procure une seconde qualité de miel plus colorée et moins agréa- Lie, qu'il est indispensable de purifier parle repos et la décantation, c'est le miel jaune.

Les auteurs attribuent à Gorgoris, roi des Cjnètes. peuple d'Espagne, d^avoir fait connaître le premier l'usage du miel. D'un autre côté, les anciens avaient érigé des temples à Aristée, fils d'Apollon et de Cyrène, parce qu'ils le regardaient comme i'inven* tear des ruches d abeilles et celui qui avait

I propagé l'emploi du miel. Dans l'antiquité, es miels les plus estimés étaient ceux du mont Uymette, dans TAttique; du mont Hyl>ia« en Sicile, et du mont Ida, en Crète. Ceux qui ont le plus de renommée en France, sont les miels du GAtinais et de Narbonne, «t à Tétranger, on cite ceux de Mahon et de Cuba.

MIELLAT (affricult.). Nom que donnent les agronomes a une matière visqueuse et sucrée plus ou moins liquide, que l'on remarque quelquefois, soit en gouttes, soit en plaques, sur les diverses parties de certains T^etaux, particulièrement sur la surface des feuilles. Le miellat,que l'on peut obscr^ ver surtout sur les feuilles du pécher, de Vabricolier, du chêne, etc., est dû» scion

l'opinion de quelques-HUS, à une sécrétion des pores de la feuille ou à une. exsudation du cambium; suivant d'autres, cette matière doit être attribuée à une maladie ou à la piqûre des pucerons.

MIELLÉE ou MIELLURE (agricult.]. Se dit quelquefois pour miellaL

MIGE (asricult.). On désigne par ce mot, dans le département des Deux-Sèvres, un semis sur chaume.

MIGEAU (romm.). Nom que porte, dans lO Roussillon, une espèce de laine commune.

MIGLIARIO (métrolog.). Poids dont on fait usage à Venise pour peser les huiles. Il correspond à peu près à «50 kilogrammes.

MIGNARD (peint.). Se dit du genre qui rappelle le faire du peintre qui portait ce nom, c'est-à-dire, une manière gracieuse, mais affectée et frisant un peu la mesijuinerie.

MIGNARDISE (peint.). Défaut d*un travail dans lequel la orétention blesse le naturel.

MIGNOL (boiss.). Liqueur spiritueuse extraite du palmier. On loblienl en détruisant la grappe des fleurs de cet arbre avant leur développement, afin que le suc qui était destiné à leur nourriture puisse s'écouler par l'ouverture faite è la sftaihe et être recueilli dans un vase placé au-dessous.

MlGNONNIi; (impr.). Cararlère qui se place, pour la grosseur, entre la nompareille el le petit-texte, et que l'on appelle aussi six et demi.

MIGNONNETTE (comm.; i^oivre concasse on petits morceaux.

MIGNONNETTE (impr.) Caractère trèsmenu.

MIGNONNETTE (manuf.). Espèce de dentelle de fil de lin blanc, qui est très-fine, claire et légère, et se fait sur l'oreiller^avec des fuseaux et des épingles, comme les autres dentelles. On la fabrique (>articulièrement à Saint-Denis, à Montmorency,, à Fontenay, à Gisors, etc.

MILAN (comm.). Sorte de fromage h croûte rouge qui vient de Milan.

MILANAISE ou MILANÈSB. Ouvrage particulier dont le fond est un fil d'or recouvert de deux brins de soie, dont l'un, moins serré que l'autre, forme sur le fil un petit relief à distances égales.

MIUASSE (écon. dom./. i)u latin mt/tum, millet. Sorte de bouillie faite avec du maïs ou du millet.

MILIEU (mécan.). Du latin mediui locus.

Angl. médium: allem. mitteL Espace matériel dans lequel un corps se trouve placé.

MILIEU (phys.K Se ait de tout corps solide, liquide ou fluide élastique* dans l'intérieur duquel d'autres substances peuvent pénétrer et se mouvoir avec plus ou moins de liberté. Tels sont l'air et l'eau. Los milieux réagissent toujours sur les corps qui les pénètrent ou tendent à les pénétrer. On appelle résiêtance du. mi/tei», la densité des parties du milieu qui retarde les mouvements des corps; et milieu réfringent^ la substance f^ui prête passage è un corps, mais

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