NIN
DE TECHNOLOGIE
emploi, rigoareusement, qae de la lampe de sûreté de Dary.
C'est daas les mines que Ib minéralogie «t la géologie ont pris naissance; ce sont elles qui nons ont appris les lois suivant lesquelles sont disposées les substances minérales qui composent les filons, lois qui ont conduit h des conséquences remarquables sur 1b manière dont ces masses ont pu se former. Kn nous fournissant la fscililé de pénétrer dans l'intérieur de noire globe, les mines ont encore ouverl un vaste champ 6 l'observation des physiciens ; et, par leur Dioyen, il est posstnle d'apprécier la quantité, la température et le degré variable de pureté des eaux qui circulent dans diverses directions, au sein des fissures du terrain. C'est Ik surtout qu'on peut mesurer la température propre des roches h diverses distances de la surface du sol, et résoudre l'iiiiportante question de la chaleur cenirati, <jueltard et Deluc qui, les premiers, firent des expériences h ce sujet, publièrent, vers le milieu du siècle dernier, quelques temliératures prises dans lesmines de Wieliska et dans celles du Bartz. Vinrent ensuite les observations de UM. Gensanne, de Humbuldl, Freieleben, d'Aubusson, Kox, etc.
L'augmentation de la chaleur souterraine lie soit pas la mftme loi par toute )a terre : elle peut être double ou même triple d'un jutysaun autre, et ces différences ne sont eu rapport constantoi avec les latitudes, ni avaliez longitudes. L'accroissement de cette rlialeur peut aller à 1 degré par 15 et même 13 nièlres; mais elle ne peutpas être filée è moins de 256 30 mètres. La chaleur qui peut exister au centre de la terre, en supposant Il n accroissement continu de 1 degré par 35 a 30 mètresen profondeur, serait ile plus de 250.000* centigrades. La lempérelure capable de fondie toutes les laves et une grande pArtie des roches connues, existe donc è une profondeur pen considérable; et tout lM)rte è croire que la musse intérieure du t^lobe est toujours douée de la fluidité ori- (jinajre.
L'exploitation d'une mine ne peut avoir Jieu qu'avec la double autorisation de l'État et du propriétaire de la surface; mais dès que la concession a été octroyée, celui qui la obtenue la conserve à perpétuité, 6 moins que la violation des règlements ne fasse révoquer le contrat. Le propriétaire de la mine doit à celui du sol une indemnité, ei h l'État une redevance qui est proportionnée auxproduits; et l'exploitation demeure soumise à la surveillance des ingénieurs des mines. La législation actuelle des exploitations minérales repose principalement sur la loi du 21 avril 18tO, complétée l>ar celle du 27 avril 1S38. Ces exploitations %e rattachent naturellement aux divers travaux métallurgiques que nous ayons décrits b leur ordre de nomenclature, et nous y renvoyons te lecteur; mais nous n'abandonnerons pas toutefois le présent article, sans y joindre une esquisse rapide du giseiueot des j>riocipales espèces minérales.
Le granité formé essentiellement de teuil* lets de mica se montre particulièrement dans les Alpes suisses, tes Cordillères des Andes etc. ; le granitée ptits grains et & feldspath blanc ou jaunâtre, dans les Cordillères , etc; le granité h cristaux isolés d'amphibole, dans les Pyrénées, la haute Egypte, aux cataractes Ile rÔrénuque, etc. ; le granité allernsnt avec le gneiss, en Allemagne, préside Biobamba dans le royaume de Quito, etc.: te granité stannifèri', en Franconie, etc. ; Veurite avec ses variétés, en Allemagne, etc.; le gneta primitif, en France, en Ecosse, en Norwége, en Grèce, dans l'Asie Mineure, etc.; la gneitt alternant avec le micaschiste, dans les Pyrénées, la Suisse, la Saxe, la Silésic, les Cordillères et les LIanos de Venezuela; la lyénite primitive se trouve dans la Hauto- Egyple, aux cataractes de l'Orénoque, aux Andes du Pérou, au mont Sinaï, etc.; latirpentine primitive, en Saxe, dans les environs de Caracas, etc. ; le ealeaire primitif, dans la vallée de Vicdessos des Pyrénées, sur le plateau de Quito, etc,; le mieascbitU primitif^ dans les Pyrénées, les Alpes, le Tyrol, la Carinthie, là Norvège, le Brésil, las Cordillères, les montagnes de Parime, etc. ; \Bickiile primitif, dans les Pyrénées, la Norwége, les LIanos de Venezuela, le Mexique, les Andes, etc.; ie quant en roche, dans les lies Hébrides, les niontagnes du Brésil, les Cordillères des Andes, etc.; le porphyre primitif, dans la Saxe, la Silésie, le Pérou, etc. ; et Veuphotide, dans In Haut-Valais en Suisse, )eHarz,lesmontagnesdu Bayreuth,laSilésiet la Norwége, la Spezzia en Italie, ta Corse, l'tle de Cuba, le Mexique, etc.
La grauwttcke se rencontre dans les Alpes, la Tarentaise, la Carinthie, la Saxe, le Caucase etc.; les porphyreg et les eyénitei de transition, dans les Vosges, la Saxe, la Norwége, les Philippines, les Moluques, le Mexique, les Andes du Pérou, etc.; le^ofcairenoir de transition, dans les Ardennes» la Bretagne, les Pyrénées occidentales, les Alpes Suisses, la Norwége, le Caucase, etc,; et Vtupholide de transition, dans le département des Landes, les Pyrénées, le Piémont, la Norvège, l'tle de Cuba, les LIanos de Venezuela, etc.
La hituitlt se trouve en Angleterre , en France, en Hongrie, en Autriche, au plateau de Santa -Fé de Bogota, aux Cordillères de Busrocheri et de Ganta, dans les plaines salifères du Hoqui et de Nabajua au Nouveau Mexique, dans le bassin de Missouri, en Chine, elc.;le gris rouge, an Saxe, en Silésie, en Hongrie , dans le Tyrol , en Ecosse , au Mexique, au Pérou, dans les plaines de Venezuela, etc.; le guarlx en roche secondaire, dans les Andes du Pérou, etc.; le calcairt alpin, en France, en Suisse, en Anuleterre, dans le Tyrol, an Styrie, dans les Andes, etc.; le tel, en France, en Espagne, en Angleterre, en Suisse, en Pologne, dans le Wurtembei^ le Hanovre, le Horstein, la Trans;rlvanie, Ta Russie, la Colombie, etc. ; le eaUaire magnétifère, en Angleterre, en Hongrie, etc.; le gril bigarrif en Fronce» en Angleterre, SD
MtN
DICTIONNAIHE
mil
Thuringe, dans la Nouvelle-Grenade, les LIanos de Vénézaéla, etc.; le muschel-kalk OH calcaire coquillier, dans les Vosges, le Hanovre» la Westphalie, etc.; le calcaire du Juray en France, en Angleterre, en Suisse, en Franconle, dans les Apennins, les Cordillères du Mexique, etc.; le grès vert^ en France, dans la Hongrie, la Galicie, etc.; et la craie en France , dans le Holstein , le Hanovre, la Westphalie, le Harz, Tîle de Rugen, etc.
Le grèi à lignUeê se montre aux environs de Paris et dans les départements de la Gironde et de la Dordogne, dans les environs de Londres, en Suisse, en Hongrie, etc. ; et le calcaire siliceux et le gypse à ossements constituent en partie le bassin de Paris.
Le sepliniie se trouve enire le granité et )e gneiss, en Saxe, en Silésie et dans tous les terrains de syénite; la pegmatite^ dans les mêmes terrains, en France, dans le Limousin, puis dans la Suède, la Moravie, les États- Unis, etc.; Vhyalomicte se montre en couches subordonnées, dans les divers dénôts superposés an granité ancien, et au pic dltacolumi, au Brésil, où il renferme de l*or, du soufre, et du feo-otigisle ; la Diorite se rencontre dans tous les terrains primitifs; \aDolerile dans les formations intermédiaires et les premiers dépôts secondaires; et la dolomite forme des couches puissantes au mont Saint- Gothard, dans la Thuringe , en Hongrie, en Italie, etc.
Vor ne se présente jamais qu'à Vétatmétalique dans la nature , le plus souvent combiné avec l'argent, le cuivre, le rhodium, le tellure, etc.; ou disséminé dans d'autres minétaux. Les gangues sont communément le quartz, le jaspe sinople, le feldspath, Toxyde de fer, le zinc, le mercure, le cuivre et farsenic. On le rencontre aussi, quelquefois, en grains isolés, sans gangue, et il reçoit dans cet état le nom de pépite. En Europe il existe des gisements d'or en Hongrie, en France, en Piémont, en Suisse, en Suède et en Grèce, Le Tage, en Espagne; TAriége, le Gardon, le Rhône, la Garonne et THérault, en France; et le Rhin, en Allemagne, roulent des paillettes d*or. L'Afrique possède des mines trèsriches de ce métal; l'Amérique a celles du Chili, du Pérou, du Mexique, du Brésil, de la Californie; puis viennent celles de l'Australie, etc.; l'Asie offre celles de la Sibérie, et les sables du Pactole; enfin le Japon, Tlle de Formose, Ceyian, Java, Sumatra, Bornéo, les Philippines** et autres Iles de l'archipel Indien ont aussi leurs gisements d'or.
Vargent se montre en filons dans la Norwége, la Sibérie, la Souabe, la Saxe, laHon-
Ï;rie, la Transylvanie, les Vosges, le Mexiaue, e Pérou, etc. Le platine est disséminé dans des dépôts arénaeés semblables à ceux où se rencontrent l'or et le diamant, et on le trouve au Brésil, dans la Colombie, à Saint-Domingue, sur l'Oural, etc. On avait même annoncé, il y a quelques années, qu'il avait été découvert dans le Dauphtné par M.Gaimard. Loxyde magnétique de fer constitue des dépôts considérables en Suède, eu Norwége,
dans les monts Ourals, en Hongrie, au Piémont, aux États-Unis, etc.; le fer oligistc forme quelquefois des montagnes entières en Laponie, à l'Ile d'Elbe, en Suède, dans les Vosges, à la côte de Coromandel, au Brésil, etc.; le peroxyde de fer offre des dépôts ou des filons plus ou moins considérnbles, dans leHarz, l'Auvergne, le Vivarais, J'Ardèche, etc.; l'hydroxyde de fer se présente en amas ou en couches puissantes, dans la Hongrie, la Saxe, la Bohème, la Savoie, la Suisse, les Pyrénées, le Dauphiné, la Lorraine, la Bourgogne, la Normandie, les îles Shetland, la Nouvelle-Grenade, etc.; et le carbonate de fer apparaît en filons et quelquefois en amas considérables, dans les Pyrénées, le Dauphiné, l'Aveyron, la Savoie, la Styrie, la Carinthie, la Galicie, la Hongrie, la Silésie, l'Espagne, l'Angleterre^ etc.
Le cuivre pyrtteux se montre dans les gneiss et les micaschistes, aux Pyrénées, dans la Styrie, le Tyrol, la Hongrie, l.i Croatie, le Harz, la Norwége, la Suède, le Piémont, l'île de Cuba, les Andes, sur les rives de l'Amazone, le plateau de Potosi, etc.; et le carbonate de cuivre se trouve aussi à peu près dans toutes ces localités.
Le sulfure de plomb se rencontre en dépôts considérables, depuis les terrains
Srimitifs jusqu'aux secondaires, dans la retagne, le Tarn, la Lozère, l'Isère, les Vosges, le Saint-Gothard, la Bohème, la Saxe, l'Andalousie, l'Ecosse, la Pologne, le Mexique, etc.; l'^totit se trouve en filons dans les terrains anciens, aux environs de Limoges, en Bohème, en Saxe, en Suède, en Amérique, aux Indes, etcr le mercure se recueille dans les terrains secondaires, en France, en Espagne, en Carniole, au Mexique, au Pérou, etc.; le jstitcse montre prin* cipalement dans les dépôts de sulfure de
Blomb, en Languedoc, en Belgique, dans le iarz, en Carinthie, en Silésie» etc.; Vaniimoine apparaît eu filons au sein du granité, dans l'Ardèche, la Lozère, le Puy-de-Dôme et la plupart des contrées de l'Europe; le molybdène se montre en gîtes isolés dans les
Sranites elles micaschistes, en Dauphiné, en avoie, dans le Piémont, le Tyrol, la Bohème, les Pyrénées, etc.; et le manganèse se présente en grandes masses, dans Ta Bourgogne, les Cévennes, le pays de Gênes, elc. Le diamant se trouve au sein des dépôti» d'alluvions, dans les provinces de Visapour et de Hyderabad; dans le Golconde, et principalement è Rasikunda; à Orîssa et Allahabady dans le Décan; au Bengal; à Gaudjicola, dans la vallée de Pennar, sur les frontières de Missore; à Sumbelpour, sur les bords de la rivière de Mahameddy ; à Ambauvrany et Sandak, dans Tlle de Bornéo; dans la province de Minas-Geraes,au Brésil, où les principaux gisements sont ceux de Mandaya, de Saiut-Gonzalès, de Montero, de Kio-Pardo, de Carolina et de Canjeca; dans ceux de Serro San-Anlonio, de Rio- Plata et d'Abatje ; et enfin dans la Sibérie, près de Kescanar, et non loin de la mine de fer de Bissersk.
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DE TECHNOLOGIE
MIN
Vémeraude se rencontre particnlièreroent dans les dépôts de pegmatile, en France, en 8uède, en Sibérie, aux monts Ourals et Aiiaï, en Egypte» dans le Connècticut, etc.; les grenat» se troorent disséminés dans les ierrains de cristallisation, en France, dans les Pyrénées, en Piémont, en Bohême, en Saie, en Hongrie, en Suède, en Norwé^e, en Sibérie, en Amérique, etc.; la iourtnaltne a/)j)artient aussi aux terrains de cristallisaûon, et se recueille au Saint-Gothard, dans leTjrrol, en Moravie, en Sibérie, au Brésil, aux États-Gnis, etc.; la topaze forme de petites veines ou tapisse les fentes dtis roches cristallines, telles que les pcginntiies et \qs granités, et se trouve en Suède, en Saxe, en Bohème, en Sibérie, au Brésil, au Connècticut, etc.; le corindon appartient aux mêmes roches, et se rencontre au mont D'or, en Saxe, dans la province de Grenade en Espagne, dans les lies do TArchipel grec, en Amérique, en Chine, etc.; enfin, le spinelle se montre auprès du corindon , en Sudormanie, au Pégu, à Tlle de Ceylan, etc. — Voy., pour nlus amples renseignements, chaque minéral û son ordre de nomen(^lature. MINE (métrolog.). Du latin mina, fait du fnâ« poids grec. La mine de Florence vaut 12 litres 18; celle de Turin, 19 lit. 16; celle de Milan^ pour les liquides, 12 lit. 50.
MINE (monn.). Monnaie de compte en Turquie, qui reçoit aussi le nom 6'aspre. — Monnaie de compte dans l'Ile de Chypre, où elle se divise en 100 aspres.
MINB (trav. de carr.). Trou que Von pratique dans une roche pour le remplir de poudre* et y mettre le feu ensuite, afîn do diviser la masse de pierre qu'on attaque.
MINERAI (métallurg.). Angl. ore; allem.
erz. Nom générique que donnent les mineurs aux substances minérales extraites du sein de la terre pour être exploitées dans Tindustrie. On appelle gangue les matières avec lesquelles les minerais se trouvent mélangés; et seheiek les minerais préparés et j#rèts à être fondus. Le minerai à brocard^ est celui qui présente un mélange trop intimedegangoeetde matière métailique,pour i^ii'on puisse les séparer par les seuls cassAge et triage. — En chimie, on entend par minerai^ les espèces métalliques qui résul- Lent dé la combinaison d*un métal avec un luinéralisateur.
MINÉRAL. Voy. Minb, Minéraux.
MINÊRALISATEUR (chim.). Substance {ui» uar sa combinaison avec les matières iiétalliquest en change les caractères, soit >h\ niques, soit chimiques. L'oxygène, les icides, le soufre, l'araienic, etc., sont des uinéralisateurs.
MINÉRALISATION (chim.). An^l. mineraixation; allem. mineralbildung. Se dit des Kjoditii^tions et des changements qui sont ur venus dans les substances minérales près leur dépôt primitif, et dans lesquels électricité parait jouer un rôle important. MINÉRALISÉ (chim.). Se dit d'un corps [ai est combiné avec un miuéralisateur.
comme le fer avec le soufre, par exeropie- MINÉRALISER. (chim.). Se dit des substances qui, en se combinant avec des matières métalliques, en changent les caractères extérieurs d'une manière notable.
MINÉRALOGIE. Du latin mtnera, mine, et du grec lôyaç^ discours. Angl. mineralogy; al le m. ^ mmera/ogrte. Science qui a pour objet l'étudedessubstancesminéralesquise rencontrent dans les divers terrains qui constituent récorce duçlobe.Cette étude remonte jusqu'à Aristote qui, le premier, divisa les minéraux en deux grandes classes : ceux que le marteau peut réduire en fragments et ceux qui sont malléables. Après lui, Théophraste rangea les substances minérales dans trois ordres : les pierres, la terre, et les métaux. Puis vinrent Dioscoride, qui partagea les minérau x en terrestres et en marins; Pline, qui ajouta peu aux observations de Théophraste; et Zoïme et Geber, qui ne s'occupèrent quu de. la soi-disant transmutation des métaux. Avicenne ramena la méthode dans les investigations minéralogiques : aux pierres et aux métaux, qui avaient constitué le classement de ses prédécesseurs, il ajouta Ips sels et les substances sulfureuses; il démontra l'utilité de l'anal^vsc pour distinguer les différents corus; et ses travaux restèrent en honneur durant plusieurs siècles. Plus tard* f)arut Albert le Grand, qui comprit, sous la dénomination de mineralia média , les sels et les substances combustibles; puis le moine Yalentin, qui fil connaître rantimoi-* ne, et le Juif Isaac, qui introduisit des procédés métalliques dans l'analyse des minéraux; et enSin, une foule d'alchimistes qui, au milieu de leurs rêveries et de leurs opérations infructueuses, rendirent cependant de notables services à la science, en multipliant les procédés aux moyens desquels on pouvait analyser les substances minérales et réaliser leurs diverses combinaisons. On sait que ces alchimistes avaient consacré les sept principaux métaux aux planètes, et que, dans leur langue particulière, l'or était le Soleil, {'argent la Lune, le/er Mars, le euU vre Vénus, le mercure Mercure, le plomb Saturne, et Vétain Jupiter.
George Agricota vint, vers Tan 15^6, don* ner une impulsion nouvelle et puissante «ux travaux minéralogiaues, en se livrant à la recherche de méthodes utiles pour l'exploitation des mines et le traitement des minerais; et on lui doit aussi la découverte du bismuth. A la même époque, Paracelse découvrit le zinc, et Bernard de Palissy, en pratic^uant la composition des émaux, communiquait aux savants un grand nombre de faits propres à ouvrir des voies non encore explorées. En t66b. Bêcher publia le résultat de ses observations $ur les effets que le feu produit sur les minéraux ; en 1673, l'Anglais Boy le Qt connaître ses remarques sur la propriété électrique de ces mêmes minéraux ; en 1733 , Brandt découvrit Tarsenic et le cobalt; en 17^1, Wood trouva le platine ; en 1751 , Cronstedt fit connaître le nickel et remploi du chalumeau; vers Ic^
3nf
MIN
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inôincs temps BromeU Cramer, Heneckel, Woitersdorff et Walérius proposèrent des miHliodes de classification , les unes fondées sur les caractères extérieurs, les autres sur l'analyse chimique; et la chimie reconnut /( Keiistenre de trois terres simples : la chaux, )la silice et Talumine. — Voy. Métal.
La minéralogie compte aussi plusieurs écoles. La première, celle qu'on nomme Vécole empirique, se développa particulièrement en Suède et Saxe , et a pour représentants Bromel, Walérius et Werner. Bile se fondait uniquement sur le témoignage des sens et ne s'arrêtait qu'aux cnractères extérieurs. La seconde, ou école chimique^ se compose de minéralogistes dont les principes de classification reposent sur l'analyse, et tels sont entre autres, Cronstedt, Bergmann, Kirwan et Berzélius. La troisième, ou école physique^ a pour éléments les caractères physiques , d'où elle se fractionne en cristallographes, en naturalistes purs, et en minéralogistes opticiens; et parmi ceux qui la représentent, il faut nommer princi-
EalementMobs,Weis, Rome de risle,Haûy, rewsler, Biot, Babinet , etc. De nos jours, la minéralogie signale particulièrement les travaux de Hall, Alexandre Brongniart, Beudant, Dufrénoy, Berthier, Becquerel, Ebelmen, de Sénarmont, Brard, Frémy, Delafosse, Landrin, etc.
On range communément les corps inorganiques dans trois divisions. La première comprend ceux qui ne sont formés qu'à l'aide de fonctions vitales, tels que les sucres, les gommes, les résines, etc., qui doivent leur origine aux végétaux, et les sécré- ' tions calcarifères qui se forment dans les animaux; la deuxième se compose des corps
S»roduits par les matières organiques enôuies dans les couches du globe, comme certaines résines et certains bitumes, et de végétaux charbonnés, de sels, etc.; et la troisième est constituée par les corps d'origine f)urement minérale, que l'on tire du sein de a terre, ou que l'on obtient artificiellement, comme les carbonates, les sulfates, les cblorh)rdrates, hs silicates, etc. Les deux dernières divisions ap(iartiennent à la minéralogie proprement dite. — Yoy. Mine.
MINÊIIALOGIQUB. Qui concerne la minéralogie.
MINÉRALOGISTE. Ce.ui qui se livre à rélude de la minéralogie.
MINÉKALURGIE. Du latin minera, minéral, et du grec ^pTov, ouvrage. Application des connaissances minéralogiques a la recherche et à la distinction des corps dont les arts peuvent tirer parti, ou de ceux dont l'emploi pourrait offrir des inconvénients.
MINERA LURGISTE. Celui qui s'occupe de minéralurgie.
MINÉRAUX. On comprend sous cette dénomination tous les corps dits inorgamqueSf c'est-à-dire les pierres, les terres, les sels, les métaux et les combustibles, qui se trouvent dans l'intérieur de la terre ou à sa surf/ice. Selon l'opinion le plus généralement admise, ces corps n'offriraient que des as-
semblages de molécules similaires liées entre elles par la loi de l'affinité, et suscefitiblés de prendre une forme cristalline trèsvariable; ils ne croîtraient ou ne décroîtraient que par l'effet de causes accidentelles et par voie de juxtaposition; et ils n'auraient pas (le fin déterminée, mais cette définition ancienne de la science, relativement au minéral, se trouverait entièrement dé* truite, si de curieuses expériences, qui ont été communiquées à l'Institut, sur Vétat uêriculaire des minéraux, venaient à recevoir une sanction générale. Ces expériences, qui datent déjh de 18^5, sont dues à M. Brame, profe.sseur de chimie à l'école de médecine de Tours. Diaprés cet oltservateur, voici quelle serait la composition de l'utricule minérale : au dehors, une enveloppe mince, flexible, transparente et incolore, un tigement, une membrane qui, lorsqu'on la déchire, se replie et se contourne sur ellemême à la manière d'une membrane, comme les tissus animaux; au dedans, une matière plus ou moins molle, demi-transparente, incolore ou colorée, renfermant du soufre à Vétat de gaz ou de vapeur condensable en cristaux octaédriques. Nous devons ajouter que l'analogie proclamée par M. Brame n'est pas non plus chose qui appartienne exclusivement à notre siècle, elle avait déjà été soupçonnée par d'autres, Pline a dit que les métaux se reproduisent comme les êtres organisés, et, dans les temps modernes* Peiresc et Touroefort ont adopté cette opinion.
Les minéraux se distinguent entre eux : 1* par leur constitution chimique; 2* par les formes cristallines qu'ils affectent; 3* par leurs caractères extérieurs, comme la couleur, la transparence, Téclat, la texture, la dureté, la ténacité, la cassure, l'onctuosité, la flexibilité, le hapement à là langue, le froid, le son, l'odeur, etc.; h* par leurs propriétés physiques, telles cjue la pesanteur, le magnétisme et l'électricité, puis par leurs propriétés optiques, c'est-à-dire selon qu'ils sont à réfraction simple ou double, à un ou deux axes de double réfraction. Depuis (^ue les naturalistes s'occupent de minéralogie, celle-ci a été soumise à bien des méthodes de classification; mais poumons renfermer dans les bornes que nous nous sommes prescrites, nous ne mentionnerons ici que celle qu'a établie M. Delafosse, professeur à la faculté des sciences de Pans, et nous ne donnerons même que le sommaire des classes et des ordres.
PREHJÉRE CLASSE. — Minéraux infammabUt <m
inconUmsiibU».
1* Les corps sulfureux : le soufre natif, le sulfure de bilénium. 2* Les corps charbonneux forment k ordres : 1. Les charbons proprement dits, subdivisés, selon leur mode de cristallisation, en cubiques comme le diamant, romboédriques comme le graphite, et amorphes comme ranthracite,-la houille le lignite et la tourbe. 2. Les bitumes, tels que le naphte, le pétrole, le malthe et l'asphate. 3. Les résines, c'est-à-dire le succin, I élaté*
SGI
MIN
DE TECHNOLOGIE
MIN
sn
rite et le rétinasphalte. k. Les seli organigues représeotés par le mellite et rhumboldlile.
DEUXIÈME CLASSE.— Mmérma miUiUiquei ou méUmx.
(8 ordres.)
1. Métaux natifs ; ils sont ourhomboédriques^ comme le tellure, Tarsenic ei l*antimoine, ou cubiques^ comme le bismuth, le mercure, l'argent, le cuivre, le fer. For, le platine, le palladium et Téridium. 2. Oimiu" res, 3. Anttmoniures. h, Arséniures, 5. Tellufufts, 6. StiéniurtB. 7. Sul/ure«, subdivisés en deux sous-ordres : les sulfures simples^ comme les sulfures de zinc ou blende, de plomb ou galène, d'argent ou arg^rose^ de cobalt, et de nickel ; le sulfure de fer ou pyrite; le sulfure blanc de fer, arseni-sulfure de fer ou mispickel; le sulfure de cuivre, d'antimoine ou stibine; le sulfure jaune d'arsenic ou orpiment; le sulfure rouge d'arsenic ou.réaigar; le sulfure de mercure ou cinabre; et le sulfure de molybdène; puis les sulfures multiples^ tels que le sulfure d'étain, cuiTre et ler; le sulfure de cuivre et fer; le sulfure de cuivre, fer, antimoine et arsenic; le sulfure d'antimoine» plomb et cuivre; le sulfure noir d'argent etantimoine; le sulfure rouge d'argent et antimoine; et le sulfure d'argent et arsenic. 8. Oxydes métalliques : l'oxyde rouge de cuivre; Toxyde de fer; Toiyde ferroso-ferrique ou aimant; et les oxydes de fer titane, de fer chroméi de titane, d*étain, et de manganèse.
TROISIÈME CLASSE. — Minéraux lïMîdes ou pUrres.
(2i ordres.)
I. Oxydes nwx mitulliaues : la magnésie, J'alumine ou corindon» la silice ou quartz, l'eau à l'état de slace. 2. Chlorures : les chlorures de sodiuSi ou sel marin, d'argent, arooioniaque ou sel ammoniac, de mercure ou calomel ; les oxychlorures de cuivre, de ]rloiub. 3. Fluorures : les fluorures de caU t:iuin, de sodium et d'aluminium, k, lodures: les iodures d'argent, de zinc , de mercure. 5. Bromures: les bromures d'argent, de zinc. O. Aluminates : les nluminates de magnésie, ou spinelle, de zinc, de fer et magnésie, lie glucine. 7. Silicates alumineux : les anai- ;îne, amphigène, grenat, idocrase, gehlelîle, wernérite»faujasite, sarcolite, uennine, nica à un axe ou deux axes, néphéline, Mxieraude , staurolite , macle , cordiérite, ^inite, stilbite, laumonile, mésotype, épioie, euclase, feldspath, orthose, albite. la* •rador, anorthite, pétalite, tri4)hane, distùne. 8. Silicates non alumineux : lerzircou, f>of»hyliite, dioptase» cronstedtite , cérite, liénakite, willémite» calamine» serpentine» éridol» talc, ffadolinite, wollastonite, py- ^xène» amphibole. 9. Silicates unis à d'au^ ^es composés : le silicate phosphoriphère,
300 me l'eulytine; le silicate sulfurifère,
301 prenant rbelvine» rhaiiyne» le lapis» le 3ineilane; le silicate chlorifère» représenté ar les sodalite» eudialyte» pyrosmatite ; le licate borifère, qui donne la tourmaline et ■xinile; et le sulfate fluorifèreou topaze.
10. Borates : iCS borates de magnésie, de chaux, de soude. 11. Carbonates : les carbonates de zinc, de manganèse, de fer, do magnésie, de chaux, de stronliane, de baryte, de plomb, de cuivre. 12. Carbonates unis à iautres sels : divisés en silico-carbonates, chloro-carbonates , et sulfo-carbnhates. 13. Nitrates: les nitrates de soude ou nalronitre, et de potasse ou salpêtre, li. Phosphates : les phosphates d'ytlria, d*urane, d'alumine, defer, de cuivre» de chaux, de cérium. 15. Phosphates chlorifères et fluorifires : les apatite, pyromorphite, wa- ▼ellite» wagnérite. 16. Arséniales : les arséniatesde fer, de cuivre, dechaux, de cobalt. 17. Arséniates chlorifères : le mimetèse. 18. Sulfates : les sulfates d'alumine et de potasse ou alun et alunite, de magnésie, de zinc, de plomb, de txiryte, de strontiane, de chaux ou gypse, de cobalt, de fer, de cuivre. 19. Chromâtes : les chromâtes de plomb, de plomb et de cuivre. 20. Vanadates : les vanadates de plomb, de cuivre. 21. Molyb" dates : le molybdate de plomb ou plomb jaune. 22. Tungstates : les tungstates de chaux, de plomb, de fer et manganèse. 23. Tantalates : les tantalates de chaux, d'yttria, de fer, d'urane, de cérium. 24. Titanates : les titanates de chaux, de zircone, d'yttria, de chaux et de fer, de chaux et manganèse. Les ordres qui précèdent sont eux-mêmes subdivisés en tribus et en genres, selon leurs divers modes de cristallisation.
MINRRIE. Se dit d'une mine de sel. MINÉROGRAPHE. Du latin minera, minéral, et du grec ypa^, écrire. Celui qui écrit l'histoire des minéraux.
MINËROGRAPHIË. Histoire des minéraux.
MINÉROGRAPHIQUE. Qui a rapport à la minéroKraphie.
MINET. Nom que les habitants des Landes des environs de Bordeaux, donnent à une espèce de panier d'osier ou de ronce, dans lequel ils mettent fermenter les pains de froment.
MINETTE (métallurg.) Se dit de certaines variétés de minerais et principalement de celles qui sont en poussière. — Le potier de terre désigne aussi parce mot une grande ange pleine de sable dans laquelle il jette ses moules pour les couvrir de sable.
MINEUR. Celui qui fouille une mine pour en extraire le produit. — On donne aussi ce nom è une sorte de charrue-taupe» qui a été imaginée en Angleterre» pour creuser r>rofondément le sol sans qu'il soit nécessaire de ramener le dessous à la surface.
MINUTEUR. Peintre en miniature. Ce mot est peu usité aujourd'hui.
MINIATURE (peint.). On fait généralement dériver ce nom du latin minium ou vermillon, parce au'on suppose que le peintre en miniature fait particulièrement usage de cette couleur, et c'est précisément celle qu'il repousse, parce quelle a l'inconvénient de noircir. D'autres font dériver miniature du vieux mot français mignard^ qui signiOe délicat, gentil» mignon ; mais il eo
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est aussi qai prétendent que co mot mtçnard^ en peinture, n*est appliqué que depuis le célèbre peintre de ce nom dont le genre léché visait en effet à ce que nous appelons en général aujourd'hui de la mi* gnardist. Laissons donc, pour cette fois l'éiymologie de côté. La miniature est un genre de peinture, de petite proportion, particu^ lièrement consacrée au portrait, et qu*on exécute sur Tivoire, i*émail, le bois, le vélin, etc., avec des couleurs délayées à Teau gommée. Dans l'origine, ce çenre consistait simplement à peindre en petit, sur une matière quelconque naturellement blanche , comme le marbre, l'albAtre, les pierres, les os blanchis au soleil, etc.; puis vint l'ivoire. On n'y employait alors que peu de couleurs, parce qu'on ne savait uas les rendre légères; mais on reconnut ennn que le seul moyen d'obtenir des teintes de dégradation était de faire entrer le blanc dans ces couleurs; et des artistes intelligents en admirent le mélange dans les nuances de fond, de draperies, etc: La miniature se faisait déjà admirer en Hollande qu'elle n'était encore en France qu'une froide enluminure, des portraits à la gouache, ou entièrement à l'^pargne. On donnait ce dernier nom à la peinture dans laquelle les blancs n'étaient ref présentés simplement que parle fond nu de a matière sur laquelle on peignait; genre que les Carriera, les Harlo et les Macé tirent abandonner. La miniature était connue du temps d'Auguste. Chez les modernes, on cite Od. Da Gobbio, mort en 1330; Giulio Clovio, Van Dondre, Torrentius, Hufuagel ; Carriera, Harlo et Macé, nommés plus haut; puis Jacques Bailly, Sophie Chéron, Jun. Mengs et Liotard; de nos jours ont brillé Isabey, Mme de Mirbel, Mulnier, etc.; enfla, tout récemment, M. de Montpetit est parvenu à peindre la miniature à l'huile, avec une finesse et un moelleux pareils à la peinture en détrempe, employée à cet art jusqu'à lui. On ne vernit point les miniatures, mais on les couvre d'une glace.
l£n paléographie, on donne aussi le nom de mmtafure, à des lettres de couleur rouge, tracées au minium, qui commencent les chapitres et les paragraphes des manuscrits les plus anciens. Plus tard, au moyen Age, les miniatures se composèrent de lettres ornées et peintes de toutes sortes de couleurs ;- et c'est en France ou en Flandre surtout Qu'elles atteignirent au plus hautdegréde perfection. On doit à M. A de Bastard, une collection de miniatures de ce genre, qu'il a publiée sous le titre de foc iimile des peintures et ornements des manuscrits français du viu' au XVI* siècle.
AIINIATURISTE. Peintre en miniature.
MINIÈRE. Se dit d'une exploitation, h ciel ouvert, d'une mine de minerais de fer, de lignite pyriteux, d'alluvions, de sable, de pierres, etc.
MINIME (comm.). On désigne par ce nom une étotfe dont la couleur est d'un brun combre.
MINIUM (cliim.). Mot latin dérivé de mi-
nius , nom que portait anciennement le Minho, fleuve de Portugal, sur les bords duquel on recueillait le vermillon ou cinabre. Ang. red lead; allem. mennige. Le minium est un composé de plomb et d'oxygène, c'està-dire que c'est un deutoxyde de plomb au'on outient en chautfant avec précaution, ans des caisses de tôle peu profondes, du massicot très-divisé, jusqu'à ce qu'il soit parvenu à la couleur rouge foncé. Une partie du protoxyde de niomb passe alors à l'état de peroxyde ; et lorsqu'on verse sur le minium de l'acide nitrique le peroxyde ap* paratt avec sa couleur brune, tandis que l'acide dissout la partie non péroxydée. Cette substance est employée dans la peinture à l'huile et à l'eau; pour colorer les papiers de tentur<^, les cires molles et à cacheter; et dans la fabrication du strass, du flint-glass et du cristal, auxquels il donne une grande pesanteur, une puissance réfractive consi-^ dérable, ^t la faculté de pouvoir être taillés plus aisément. On fabrique à Clichy, au moyen de la caici nation de la céruse, un minium appelé mine orange^ qu'on recherche beaucoup pour les papiers de tenture. Les fabricants de cristaux préfèrent* le mi' nium au massicot et à la litharge, parce qu'il leur réussit mieux et plus constamment, Quoiijue le motif réel de cette préférence ne soit pas connu, on peut présumer que l'excès d'oxygène que ce produit perd en passante l'état de silicate qui, comme tous les sels de plomb, n'admet ce métal qu'à l'état de peroxyde, est mis à profit pour la combustion, et par conséquent pour la destruction de petites quantités de matières, soit végétales, soit animales, que peuvent contenir la soude ou la terre siliceuse qu'on emploie à la fabrication du cristal. Le minium entre pour un tiers de son poids dans la composition de ce verre; et les proportions ordinaires des matières constituantes de ce produit, sont dans te rapport de 1, S et 3, c est-à-dire de 1 de potasse, 2 de minium, et 3 de matière siliceuse.
MINOTERIE. Angl. fiour-mill ; allem.
mahlmiihie. Etablissement dans lequel on prépare les farines destinées au couimerce extérieur.
MINOTIER. Celui qui possède une minoterie.
MINSl ( écon. dom.). On nomme ainsi , (.'ans le déparlement des Deux-Sèvres, un mélange de son et d'ortie hachée qu'on donne à manger aux dindons.
MINUTE (archit.). Du latin minutus, per tit. La douzième, la dix-huitième ou la trentième partie du module.
MINUTE (peint,) Subdivision de la této humaine, d'après laquelle on règle les pro* portions d'une figure. I^ minute est à peu près la quarante-huitième partie de la tète.
MINUTERIE. Voy. Gadratueb.
MIRDANS. Sorte de tambour de forme oblongue et plus large du milieu que des extrémités, dont on fait usage dans l'Inde.
MIRE. Du latin mt'rartf, admirer. Disque en tôle percé d'un troii qui laisse traverser
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DE TfiCliNOLOGIE.
la lainière, et qui piroaoUe sur un «se, afin de présenter sa surface des divers côtés où cela est nécessaire. On blanchit ce signal d*arpentage« lorsque, aperçu de loin, il se projette sur terre, et on le noircit quand il se peint sur le ciel. — Jalon verticalement iroplaoté en terre, dont on blanchit le bout supérieur, ou qu*on enveloppe d*un papier hiADo, pour Aire mieux aperçu de loin. — Edifice en charpente surmonté d'un mât ou (fun arbre dé|)ouillé de ses branches. — On appelle potn/s de mire^ les |X)ints où s'arrêtent les rayons visuels et les points à observer, lorsqu'il s'agit de lever un plan.
MIRE (arqueb.). Angl. aim; allem. kom.
Espace de bouton placé vers le bout d*un fusil ou d'un canon, et qui sert de guide à celui qui veut tirer. On dit aussi bouton et vistère. Qq api>elle ligne de mire le rayon visuel qui va «le la pièce au point de mire, et point de mire I9 but où Von veut que le coup |X)rte.
MI|IE (nivall.)* Instrument de nivellement qui consiste en une tige graduée, ie long de laquelle glisse iin plateau de bois ou de tôle peint de deux couleurs séparées par une ligne horizontale. Ce plateau se nomme le voyant^ et le porte^mire le présente du côté de robserv0(eur placé au niveau, de sorte que celui-ci ivise, en faisant âigne de monter ou de descendre, jusqu'à ce que la ligne, horizontale tracée ^ur le voyant coïncide exactement avec le plan de niveau déterminé par son instrument. « Les <ii visions tracées sur la tige de la mire, » dit pd* Félix Tourneux, « permettent de lire im*r^iédiatement la hauteur h laquelle se trouve Îg plan de niveau, par rapport au point du $ol sur lequel porte le pied de la mire. Le 3 ut des deux couleurs dont on peint le f oyant est de rendre bien nette et apparente ai ligne horizontale qijfi le partage. Pour plus te certitude, et eu mtoe temps pour vériior si la mire est t^sn^iebien verticalement, »ii divise le voyant en quatre com|>artiments .â parés par une croix : on a aîQsi, outre la L^ixe horizontale, une ligne verticale. Dans c*^ niveaux à lunettes, le plan hori^ootal est léierojiné par deux fils très-déliés qui se t^upeoi à angles droits et aue l'on place dans i rjtérieur de la lunette. Lun de ces fils est r>f*izontal et l'autre vertical. Quand le voyant ■^ la wir^ est arrivé dans le plan horizontal ^icfrnaiaé par le niveau, la projection de .«< lils coïncide exactement avec les deux ^11 es qui divisent le voyant, «r JLe voyant glisse à frottement doux le rt^ de la tige de la mire, au moyen d'une cj îlle carrée, portant par derrière une vis c pression, qui sert à la ûxer lorsqu^eUeest -I vée à la position voulue, fca tige porte i» Clairement ses divisions par derrière , :i c^ue le porte-mire puisse les lire imméii^rment sans la retourner. Ces divisions, o^^s sur le t>OLs,&Qnt des centimètres. Les citions de centimètre sont données au y^^n d'un petit vernier attaché à la doqille vcjyant, et qui monte et descend avec lui. K É^e est formée il'une seule rèi^,de deux
Dictionh. db Technologie IL
mètres de long, dans les mires destinées aux opérations peu importantes; mais pour les nivellements qui doivent embrasser une grande étendue de terrain, et où Ton doit s'attendre à rencontrer des différences de niveau assez fortes entre deux poinl3 consécutif:«, on se sert de mires dont ta tige est formée de deux règles, rentrant è coulisse ^ l'une dans l'autre dans toute leur longueur, ' et présentant une hauteur totale de quatre mètres lorsqu'elles sont développées. Le pied de la tige est garni d'un talon en fer, a un ou deux empattements, qui la garantissent de l'usure et assurent sa position verticale sur le sol quand elle est en station..»
HIREITR. Instrument au moyen duquel les artilleurs des batteries de côie calculeot à quelle portée sont les vaisseaux ennemis.
MIRLITON. Instrument dont s'amuserit les enfants, et qui consiste en un bout d^ roseau bouché, à ses deux extrémités, avep une pelure d'oignon ou un morceau de bau' drucne.
MIRO (métrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, employée à Venise. j^Jle correspond h 15 litres 23.
MIROIR. De mtVfr, dérivé du latfn ffiirarif regarder fixement. Ançl. looking - glose ; ailem. spiegeL Corps poli sosce])tible de réfléchir les rayons de la lumière. Tpu,t rayon de lumière ou de chaleur qui tombe sur une surfare, y éprouve Tun des etfets suivants ; •il est absorbé comme par les corps noirs, rpasse au travers, comme cela a lieu r)our les corps transparents, ou bien est réfléchi de telle sorte que dans une certaine direction il vient produire une image ou de la chaleur. Les corps ne produisent jamais ces eSets d'une manière absolue; mîds on dit qu'ils absorbent, réfractent et réfl^^chissent la chaleur ou la lumière, suivant l'intensité de l'une de ces actions. Nous n'avons à cQpsidérer ici que la réflexion. Les métaux pQlis sont les corps qui jouissent au plus haut degré de la propriété de renvoyer les rayons qui viennent frapper leurs surfaces, et c'est sur cette propriété an'e^^t fondée la construction des miroirs. Lorsqu'un rayon lumineux tombe sur une surface métallique polie, {)lane, et taisant avec elle un certain angle, il se relève en produisant un .angle précisément semblable à celui qu'il avait formé. Si la surface est courbe, suivant que cette courbure est concave ou convexe, les rayons prennent, après la réflexion, une direction telle qu'ils forment, dans le premier cas, un foyer en avant du miroir, en se rapprochant ou se croisant m4me en un point; et dans le second ils s'écartent, au contraire, de telle sorte que le /bytr imaginaire se trouverait en arrière du micoir.II résulte de cette marche des rayons que les miroirs concaves offrent, UD peu en avant de leur foyer, une image plus petite renversée, et que si les rayofks sont oalorifigues en mètne temps aue lumineux, il se produit h leur foyer une trèshaute température en même temps qu'une très- vive lumière. Les miroirs courbes peuvent être représentas par la réunion d*ua