‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 51 sur 248 · MIR · texte numérisé non relu

MIR

IIIR

nombre infini de. plans, sur chacun desquels le rayon furme desangies de réflexion é^aux aux angles d'incidence, et dont la position relative produit ou le rapprocbemeni ou Téxartement de chacun de res rayons.

Les miroirs métalliques réfléchissent le plus et absorbent le moins de lumière;>ceux de verre, à la seconde surface desquels on a placé une surface métallique, réfléchissent moins que les premiers. La lumière, en traversant la lame de verre, éprouve des réflexions partielles que Ton remarque très-facilement quand on regarde certains objets et particulièrement des Dougies allumées dans une glace d'appartement, dans laquelle on aperçoit quelquefois un assez grand nom- 4)re d'images. Les rayons qui tombent perpendiculairement h la surface d*un miroir sont renvoyés dans la même direr-tion, et présentent h la sur(ace de ce miroir une image de mêmes formes et dimensions que l'objet dont ils sont émanés. C'est ainsi que les glaces do nos appartements représentent tous les objets placés k quelque distance. Un miroir plan, placé dans un certain angle, relativement à un autre, peint sur celui-ci l'image des objets qui s'étaient formés k sa surface et, si l'angle que forment ces deux miroirs entre eux est convenable, en reçoit une nouvelle ima)$ç qu'il peut renvoyer k son tour, et ainsi de suite, de telle sorte que l'œil placé à l'extrémité de l'axe qui les se- }»are aperçoit un nombre d'images proportionnel k celui des réflexions successives; mais comme è chacune d'elles une ccrt/iine guantiié de lumière se trouve perdue, ces images sont de moins en moins éclairées. C'est sur cette propriété qu'a été fondée la construction du catéidoicope. (Voy, ce mot.) Un miroir plan, incliné de ^5* relativement à un objet vertical, produit une image horizontale qui permet d'apercevoir l'objet d'un point de l'BspacoM'oCk il serait impossible de J6 voir directement; et l'instrument nommé optique est fondé sur cette propriété, que 1 on met également k profit pour procurer h une personne qui touche une orgue dans une église^ le moyeq de suivre les cérémonies qui se font dans le chœur, qu'elle ne peut apercevoir puisqu'elle y tourne le dos. Un miroir dis|K>sé de cette manière donne le moyen de jouir de la vue d'une rue, d'une place, k une personne placée dans l'intérieur d*un appartement situé dans une direction perpendiculaire. Dans diverses villes du nord de la France et dans la Belgique, un grand nombre de maisons portent extérieurement aux croisées des mirois disposés k cet effet.

La concentration des rayons lumineux et calorifiques en un point désisné sous le nom de foyer a été mise k profit pour obtenir des températures extrêmement élevées.

De la même manière, si, au foyer d'un miroir concave» on place un corps lumineux, les rayons qui Tiendront frapper le miroir iront ensuite parallèlement porter la lumière à une grande distance. L'application de cette propriété est laite journellement dans

les appareils d'éclairage, et, suivant la nature de la courbe, on peut ainsi produire des effets plus ou moins avantageux.

Nous venons de voir qu'on distingue deux espèces do miroirs : les miroir» en glace éta* mée^ et les mtrotrs en métal. Les premiers, qu'on fait remonter k 1360, et dont on attriiHje l'invention aux Vénitiens, sont plos économiques et moins altérables que les seconds; mais ils ont l'inconvénient d'offrir deux images par l'effet de la double réflexion qui s'opère sur les deux faces du >erre; aussi cet inconvénient empêche-t-il qu'ils ne soient employés aux expériences d'optique qui réclament une exactitude rigoureuse, tandis qu'au contraire, ils sont trèsavantageux pour l'usage ordinaire. On donne, comme on sait, le nom de glacî$ [Voy. ce mot) aux grands miroirs destinés a orner les appartements, lesquelles glaces sont coulées pour la plupart. Les verres de moindre dimension, usités pour la toilette, conservent le nom de miroirs. Il y a aussi des miroirs soufflés, appelés miroin de iVtiremberg^ qui sont de petite dimension et ont joui longtemps d'une certaine renommée; enfin, les amateurs recherchent les miroirs dits de Venise. Ceux de métal furent le^ seuls connus dans l'antiquité. C'étaient des disques en argent, en or, en fer bruni et en airain. Pline cite k la vérité des miroirs en verre, titrum obsidianum^ qu'on tirait d'Ethiopie, mais il n'était ijuestion que d'une matière , aiinloguo au jais et susceptible d'un beau poli. ( Yoy. Obsidienne ]. Les meilleurs miroirs métalliques qui se fabnV quent aujourd'hui ()Our les télescopes et autres instruments d'optique, sont un alliage de cuivre, d'étainet d'arsenic, ou quelquefois de cuivre et de platine.

f^s miroirs sont d'ordinaire pfans ou sphiriques. Dans les premiers, l'image des corps se voit derrière le miroir, k égale distance et de méme^randeur que le corps; de plus, elle est droite et symétrique. Les miroirs sphériques sont concaves ou convexes. Dans le premier cas ils sont convergents, parce qu ils concentrent k leur fo^er les rayons lumineux; dans le second, ils sont divergents, parce qu'ils les éparpillent. Les miroirs concaves grossissent les objets placés entre le centre de la sphère et la surface réfléchissante, et c'b^*t ce qui a lieu dans les miroirs dont on se «ert pour se raser. Si lobiet est placé en avant du centre de la sphère, l'image est vue en avant du miroir, et elle est alors plus petite que Tobjet et renversée ; si l'objet est très-éloigné, l'image apparat! au foyer principal ; enfin, k mesure que l'objet se rapproche du miroir, son image s'en éloigne, et lorsqu'il se trouve a4Ji foyer principal, elle va se former k Tinfini. Dans les miroirs convexes, l'image est toujours vue derrière le miroir, mais plus petite et plus rapprochée de la surface réfléchissante que n est l'objet lui-même; de plus, elle est droite comme dans les miroirs plans. .

On appelle miroir eoniqui^ celai dont u

MR

DE TECHNOLOGIE

MIT

surfilée réfléchissante est coniqae; miroir qflindriquef ceiui dont la surface réfléchissante est cylindriaue; miroir mixte^ celui dont la surface réfléchissante est composée de lignes droites dans un sens et courbes dans un autre; miroir parabolique ^ celui dont la surface réfléchissante est parabolique; miroir priimatiguef celui qui est com- |M)sé de surfaces planes inclinées les unes aux autres» et qui ont chacune la flgure d*un f)aralléIogramaie; miroir pyramidal^ celui daos lequel les surfaces planes qui le com-

fïosent sont triangulaires et inclinées les es unes aux autres, de manière que les sommets de itous les triangles ont un point commun de réunion, lequel forme le sommet de la pyramide.

On donne aussi le nom de miroir^ en architecture, à un petit ornement ovale qu'on taille dans certaines moulures creuses, et qa*on remplit quelquefois de fleurons. Ce mot désigne en outre une cavité produite dans le parement d'une pierre, par un éclat qui a pénétré trop profondément. — £n hydraulique, le miroir est une pièce d'eau carrée. — Dans les eaux et forêts, cette dénomination est donnée aux places entaillées sur le tronc d'un arbre et marquées avec le marteau. — Le chirurgien appelle miroir un instrument qui reçoit aussi le nom de dilaiatoire.^L» miroir du chasseur est un ins- Crument monté sur un pivot et garni de petits miroirs, qui tourne au moyen d*un ressort, et qu'on exjiose au soleil afin d'attirer, par son éclat, des alouettes et autres petits oiseaux. Le miroir anglaiê est un miroir à alouettes que le chasseur peut faire tourner en même temps qu'il tire.

MIROIR ARDENT. Miroir sphérique ou h plusieurs facettes planes, convergeant toutes en un même foyer, de manière à y concentrer les rayons du soleil, et à produire assez de chaleur pour enflammer des matières combustibles. Ou attribue Tinvention de ce miroir à Ârchlmède, qui Taurait fait connaître trers Tan 9fiO|avant Jésus-Christ, et qui en aurait fait usage , an dire des historiens , pour incendier la flotte romaine çiui assiéireail Syracuse. On rapporte aussi que Tan 615, la flotte de Vitalien, général scythe qui assiégeait Constantinople, fut également brAlée par Proclus, è l'aicfe d'un miroir ardent d'étain. Cette expérience a été renouvelée chez les modernes, par leP. Rircher, par francoit Villette, opticien de Lyon sous Louis XIV, et par Buffon. Ce dernier, excité par une gageure en 1739, combina des miroirs dans une courbe parabolique, de manière à ce qu*ils pussent, par leur coïncidence, réfléchir les rayons solaires en un fioint centrai éloigné, et au moyen de cet appareil, il parvint à mettre en feu, à soixante et quelques mètres de distance» un certain nombre d'objets.

MIROIR DES INCAS. Nom qu'on donnait anciennement au fer sulfaté poli, parce que les Péruviens construisaient avec la pyrite en masse, ainsi qu'avec l'obsidienne que lêor pays offre en abondance, des plaques

d*un vif éclat qui remplaçaient les miroirs dont nous faisons usage. Beaucoup de ces miroirs se rencontrent dans les cabinets de curieux.

MIROITERIE. Angl. mtror-frade; allero.

êpiegelhandeL Commerce des miroirs.

MIROITIER. Angt. looking-glass-maker ; allem. ipiegelfabrikant^ celui qui fait, monte et vend ies glaces et les miroirs. Il ne fabrique point les glaces lui-môroe, mais il les taille, les élame, les dispose dans leurs (larquets, les encadre, etc.

MISE EN TRAIN. Expression consacrée dans les arts et qui signifie commencer une chose. « Une observation générale s'appliqHe,»dit M.Félix Tourneux, «k toute espèce de mise en train : c'est qu'il faut procéder graduellement, avec précaution, en ayant soin d'observer si aucun des éléments sur lesquels se fonde le succès n'a été omis, si tout est è sa place, et dans des relations convenables de puissance et de position, m

MISE £N TRAIN (impr.). C'est disposer une forme sous presse, afin d'en obtenir une impression satisfaisante.

MISON (boiss.). Boisson que composent les Chinois avec des choux salés et fermentes, et qu'ils épaississent en la faisant bouillir.

MISPICKEL. Mot allemand qui 'désigne un minerai de fer arsenical, composé de tô parties d'arsenic, 35 à 36 de fer et 21 de soufre. Cette substance est blanche ou d'un blanc jaunâtre; elle cristallise en prismes rhomboïdaux, et on la rencontre disséminée dans les roches granitiques et schisteuses.

MISSEIT. Nom que porte une substance qu'on emploie dans la teinture.

MiSTACUE (métrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, qui est en usage dans quelques-unes des échelles du Levant, et particulièrement dans l'île de Candie.

MITAINE. Du celtique miUain, même signification. Sorte de gant de laine, soie ou peau, sans doigts, excepté pour le pouce. Il est aussi des mitaines qui ne couvrent que le haut de la main et laissent une partie des doigts libres |>our un travail quelconque. — Se dit aussi d'une peau de castor de mauvaise qualité qu'on n'emploie que pour confectionner des mitaines.

MITAINE (verrer.).Angl. tinglove; allem.

blechhandichuh. Plaque de tôle courbe, ayant une échancrure dans laquelle la canne du soufQeur pose pendant le travail.

HITË (comm.). Se dit de ce qui est rongé par las mites.

MITKAL (métrolog.). Poids algérien qui équivaut à k grammes 66.

MITKUL (monn.). Monnaie de compte de Maroc, qui correspond è 3 francs 96 centimes.

MITON. Sorte ce gant sans main, h l'usage des femmes, et qui ne leur couvre que Tavant-bras.

MITRAILLE. Se dit de toute sorte de vieille quincaillerie, de vieux clous et da

Mil

DIGTIONNAIRE

Page 1