MUD
tns après les autres pour en former des
SLIOtS.
MOBILE (mécan.). Corps qui est uni. Un mobile imprime une partie ne son moaveint*ni à un autre mobile qu'il rencontre. — Roue ou quelque autre pièce d'une montre ou d*une pendule qui tourne sur son pivot. Dans une montré^ \es première mobilei sont le barillet, la fnsée et la grande roue moyenne; les derniers tnobties, la petite roue moyenne, lik roue de champ, la roue de rencontre et le balancier.
MOBILE (menuis.). On donne le nom de menuiierie mobile h celle qui a pour objet la rcujstruclion des parties destinées h s*ouvrir. comme les portes, les croisées, etc..
MOBILIER. Réunion des meublés et de tout ce qui sert à garnir et orner une maison, sans en faire partie
M DCA DE. Voy. Moquette.
MOCASSIN. Chaussure des indigènes de 'Amérique du Nord.
MOCH. Acier d'Allemagne d'une médiocre qualité.
MOCHE (comm.). Paauet de soie filée, tel )u*il vient du pays d'où on la tire, ce qui ^st partagé en trois inerties qu'on appelle tiers. On entend par soies en moche^ c'est-èdire soies en paquet, celles qui ne sont pas encore teintes et n'ont pas eu d'apprêt.
MODELAGE. Opération au moyen de laquelle un sculpteur fait en argile, en plAtre on en cire, une figure ou une ébauche qui lui sert ensuite à exécuter le même travail en pierre, en marbre ou en bronze. Cette Df>ération s'accomplit soit par la main de I artiste, soit à l'aide d'un instrument qu'on lomofte ébauehoir^ et qui consiste en une >eti(e spatule de bois ou d'ivoire. Le modeâge est la partie essentielle de la stauaire.
MODÈLE. Du latin modulus^ mesure, ^ngl. paetem ; alleça. muster. Dans les beaux irts, on donne ce nom à Timage ou i l'objet même que Ton veut représenter, et c'est ainsi nue les peintres et les sculpteurs désignent les hommes ou les femmes qui posent dans leurs ateliers. Ils font usage é^^alement Je }M}upées mécaniques ou manequins auxjuels on peut faire prendre tontes les posilions qu'on veut représenter. — En archileeture, le modèle fait connaître, sur une )eli(e échelle, l'édifice qu'on se propose de on^traire. — On fait aussi des moaèles de nacliines, et toujours plus ou moins relu its. — Dans les usines, les modèles sont les pièces exécutées en bois dans un atelier >6paré, et telles qu'elles doivent l'être ensuite en fonte de fer ou en cuivre. C'est sur :ea modèles que se monte le sable préparé :K)ur recevoir la coulée de la fonte ; mais :omme les fontes prennent toutes un rerain retrait |iar 4e refroidissement, le mètre iont le modeleur fait usage pour établir les iimensîons du modèle , a 1 centimètre de plus que le mètre ordinaire. Les modèles doivent satisfaire k deux conditions principales : t* pouvoir se retirer facilement des moules ; 3* laisser des places pour loger les
extrémités des noyaux destinés k conserver les vides qui doivent traverser dans toute leur longueur les pièces fondues. Or évalue, dans les grands ateliers de fonderie, la dépense des modèles à l,40en viron du prix de revient delapvècefondue; maiscettedé|:)ense varie nécessairement avec le nombre de fois que doit servir le même modèle ; et plus son emploi est muKiplié, moins la dépense relative k chacune des pièces est considérable.
MODELER. Former avec de l'argile, du plâtre ou de la cire, des figures de diverses natures. — En peinture, modeler c'est rendre exactement, au moyen du clair obscur, le relief des figures, le*s méplats et les détails du système musculaire.
MODELEUR. Celui qui fait en terre grasse, le modèle d*une statue, d'un buste ou d'un bas-relief, qu'on doit ensuite exéculer eo marbre. — Se dit aussi do ceux qui, dans le!s arts mécaniques, construisent des mode-
les de ffiAi^hinss
MODÉNATURE (archit.). De l'italien madanatura^ même signification. Proportion et galbe des moulures d'une corniche, et qui détermine le caractère des divers ordre» d'architecture.
MODÉRATEUR (mécan.). Angl. modérator; allem. haller» Instrument qui sert pour ralentir et régulariser le mouvement des machines. — Appareil destiné k régler l'émission de la vapeur dans le cylindre' d'une machine. On l'appelle aussi régulQ^ teur,
MODILLON (archit.). De italien moib'qlionef même signification. Ornement en forme d'5, qui figure l'extrémité des ehevrons du comble, et se trouve placé sous le larmier de la comicbe de Tordre ionique, du corinthien et du composite. Le modiUon en console, e<t celui qui a moins de saillie que de hauteur, et dont l'enrouleiDeBt d'en bas, en forme de console, passe sur les mpu- Inres de la corniche, et termine k la frise i le moditlon à plomba celui qui, étant de biais, n'est pas d'équerre avec la corniche rampante d'un fronton, comme en le fait habituellement; le modillon ramnani^ celui qui non-seulement se trouve d équerre avec la corniche, mais encore avec les deux ram<^ pantes d'un fronton; et modillon à contre* sens^ celui qui représente de front le grand enroufement.
MODINATURE. T^ov. MonteATURB.
MODIO (métrolog.l. Mesure de capacité pour les matières sèches, dont on fait usage k Florence. Elle équivaut k %k sta^i.
MODISTE. Ouvrière qui confectionne particulièrement des coiffures de femmes.
MODULE (archit.). Du latin modulus. Mesure que Ton prend k volonté pour régler les proportions des colonnes et la symétrie ou la disposition des (parties de l'édifice. Le diamètre ou le demi-diamètre du bas de la colonne, sert communément de module aux divers ordres; et un le subdivise en minutes et parties de minutes. La division adop* tée par Vignole est de 12 minutes pour les
MOC
DICTI0NNA1RR
MM
ordres toscan et dorique» et 18 pour les autres. Généralement, les auteurs divisent le demi-di)iœètre en 90 minutes.
MODULE (numism.)- Se dit ou diamètre d*uiie médaille, et c'est en ce sens qu'on la désigne par un module de six^ dix et vingt lignei^ ou 13,^ et U millimètres. Les médailles des divers métaux ont chacune leurs modules propres, et c*est ainsi que, dans le bronze, on distingue le grand, le moyen et le petit bronze; enfin le mot module signifie aussi une mesure prise pour terme de comparaison, dans le but de disposer les médailles par des grandeurs déterminées, et d'en composer les différentes suites dans un médaillier.
MOELLON (maçonn.). Pierre employée dans la maçonnerie sur des dimensions plus petites que la pierre de taille, quoique étant le plus souvent de la même nature que cette dernière. liOrsque les moellons sont utilisés pour le parement, on leur donne, sur une de leurs faces, une taille grossière dite piquage ou imitlage: mais dans l'intérieur des murs on s'en sert è l'état brut et pour remplissage. Les murs en moellons offrent beaucoup moins de solidité que ceux en pierres de taille, aussi est-on dans l'usage de tes maintenir de distance en distance par des chaînes en pierres de taille, q^ui occultent toute la hauteur et toute l'épaisseur de la maçonnerie. La plupart des moellons sont en pierre. calcaire ; mais il ^ en a aussi en pierre à plÂlre, en pierre siliceuse ou pierre meulière, etc. On appelle moellon â^appare(f, celui qui est équarri pour être employé en parements; moellon gisant, celui qui a le plus de lit, et où il y a moins k tailler pour le façonner; moellon de plat^ celui qui est posé sur son lit dans les murs qu'on élève à plomb ; moellon en coupe^ celui qui est posé de champ dans la construction des voûtes; moellon bloqué^ celui de mauvaise qualité qui ne peut être équarri; moellon es- $9niUéf celui qui est grossièrement taillé avec la hachette; et moellon pi^u^^ celui qu'on travaille avec la pointe et qu'on emploie pour Ua puits p les voûtes» les fos« ses, eic*
MOELLON (fabr. de glac). Pierre dont on bit usage dans les manufactures de glaces» pour polir celles qui sont de petit volume. On distingue le moellon d'aniette^ qui est une pierre de liais sous laquelle est matiquée une des slaces qui doivent s'adoucir par leur motuel frottement; et le moellon de charge^ autre pierre commune et de même ligure, dont le moellon d'assiette est coavert pour flonner plus de force au frottement.
MOELLONAILLE (maçon.). Menus moellons.
MOBLLONNIER (maçon.). Angl. blomnawedge ; allem. spren^-AeiL Coin qui sert à dif iser la ueirre et les moellons.
MOEItEL (instr. de mus.). Nom qu*on donnait autrefois k une esijnèce de cor de chasse.
MOlîRE (agricult.). Nom que porte dans qoelquea localités des cèles de France, et
en Belgique, un étang marin qui a éléâ»< séché et mis en culture.
MOETTE (agrieult.). Sorte de leei i dont on fait usage pour arracher itsar^ dons.
MOFETTE. De l'italien mofeta. Eilii 5on pernicieuse qui s*élèTe dans les Ut : souterrains et parliculièreinent les g::*:
MOGGIA. Mesure agraire du roy8oiiK<i Naples. Elle vaut 35 ares 19.
MOGGIO (mélrolog.) Mesure de capa^ • pour les matières sècneSt usitée en \u\tt U inog^io de Milan correspond à 146 \\\n^i celui de Venise, à 320 litres; celui de Cor. .. h âl litres.
MOHABUT (manuf.). Toile de coIod ;.
se fabrique dans les Indes.
MOI DETTE (fabr. de glac). Outil eo .• et garni de feutre qui sert à frotter glaces.
MOIE. Se dit d'une meule de bois de «"^ ble, de foin, etc.
MOIGNON (coutell.). Bouton qui sert f nement au bas de la branche des ciseauii berfce»
MO'lLETTE. Foy. Moidbttb.
MOINE. Du grec ftôvcoc, solitaire, fêit fiovoc , seul. Meuble de bois où Kod SDSf^' une sorte de réchaud plein de braise ;>-' chauffer le lit. — Cylindre de boiscreo!<' doublé de tôle, dans lequel on introdoit. fer chaud pour le même usase. — Partie ^ térieure du moule qui sert a faire léser** pelles. — Boursouflure qui se montre fj^ quefois dans le fer et dans Tacier, lorsqn* les forge.
MOINE (impr.). Angl. friar ; allero. »•«< Endroit d'une feuille imprimée quio'<[^ été couverte d*encre, et où, par coméqo^ on ne peut rien lire.
MOINS (impr.). Du latin mtniis, d*ar.e»
nière menue^ Long tiret ( — ) qui sertie parer des phrases ou è remplacer des flv^ qu'on juge inutile de répéter.
MOIRAGE (manuf.). Angl. ^H^ allem. moirirung. Action de moirer. -'^ flet ondulé et diversement contourné, 4* présente une étoffe moirée .
MOIRE (manuf.). De Tanglais fMir. ^ de camelot, fait du levantin moioiiffi ^^ en poil de chèvre très-brillante. Appr^^ reçoivent è la calandre ou au cyliiMir^f l'écrasement de leur grain, certaines éio)^ de soie , de laine, de coton ou de ^^^*^t leur communique un éclat onde et ^ toyant. . ^
MOIRE. Ce qui a l'apparence du \so\r^'
MOIRÉ MÉTALLIQUE. Inventé en ^^] par M. Allard, ferblantier de Paris. Oo m^\ ainsi une feuille rie ferblanc, c*e^;J^^^^ une feuille mince de têle recouverte a p'v dont la surface a été amenée è l'Ait cr-\ tallin,ai -. ^n.^\
chauffer
soit fond ^^ ..y
en jetant de l'eau sur le cêté opposé. l\ ^ prend alors, en se solidifiant, '^T^ku.
ramifications cristallines tout è ^\^,m blés k celles que l'on observe en v^^^
MOL
DE TECHNOLOGIE
MOL
cs ritres (les croisées, mais qu'on n'aperçoit )as de suite, parce qu*elles se*trouvent cahées par la pellicule du métal qui s'est reroidie la première. On rend la cristallisation ipparenle et Irès-briilante, en lavant d'abord A surface cristallisée avec un mélange d'acide hydrochlorique et d'acide nitrique peu concentré; secondement, en appliquant,* après lo refroidissement , un vernis transparent. On rapporte que le chimiste Proust nvait reniarqué le premier la production du luoiré sur le fer étamé.
MOlREli (maiiuf.). Donner à une étoffe, parla pression de la calandre ou d4 cylindre, un éclat changeant et onde.
MOIRECR. Celui qui moire les étoffes ou les métaux.
moïse (cbarp.). Angl. couple ; allem. band. On nomme ainsi des pièces de bois plates, assemblées deux à deux avec des boulons, et ]Mi servent à maintenir la charpente.
moïse (fabr. deglac). Angl. ruke: allem. rimeizhaken, Lon^ crociiet de fer qui sert à mfourner ou à retirer les glaces du four.
MOISE(mécan.). Angl. brace ; allem. band. >e dit des tirants*en fer qui résistent principalement aux efforts peu obliques , par rap- [>ort à la verticale. Ceux qui résistent aux [>oassées et tractions latérales , s'appellent fnireCoiies,
MOISKR (charp.). Mettre des moises.
MOISON (manuf.)- Dii^ latin mensufa^ nesure. Angl. leugtk; allem. Idnge. Se disait lutrefois de la longueur que devait avoir me uièce d'étoffe d'après les règlements.
MOITJR (fabr. de pap.}. MoUir du papier^ *est l'imbiber d'eau.
MOKA (comm.). Espèce de café estimé, ont le grain est petit et arrondi.
MOLE (épingjl.). Du latin mola^ fait de lo/rf, masse. Fil de laiton dont on fait usage our fabriquer les tètes d'épingle. On lui onne aussi le nom de cannetille.
MOLE (cbarp. menuis.). Du latin nwUê^ nasse. Morceau de bois dans lequel on fait ine rainure avec un bouvet, pour voir si les anguetles des planches se rapportent à cette ainure.
MOLÉCULAIRE (cbim.}. Se dit des acions mutuelles des parties constituantes ou molécules des corps, qui, bien que séparées lar des intervalles plus ou moins grands, gissent sans cesse les uns sur les autres our se maintenir dans leurs ()Ositions res* ectives, s'attirer, se repousser, ou enfin se c^onDuniquer les efforts et les pressions u'elies supportent. Yoy, Attbaction.
MOLÉCULE (cbim.). Du latin moleeula.
*est la plus petite uartie, d'un corps quelonque, accessible a nos sens. On appelle iolecules ifUéyranie$^ celles qui sont forlées d'éléments simples et homogènes, es(-&-dire de même nature, comme, par xemple, celles de l'or, de l'argent, etc.; puis \0léeultê eoMtituantei . celles qui sont forlées, composées ou hétérogènes, comme >nt les acides, les sels, etc. Dans les corps mples, on ne trouve que des premières; ans les composés, se rencontrent les uoes.
et les autres. La molécule diffère de l'alome, en ce qu'elle est quelque chose de réel pour nous, c'est-à-dire ta plus petite partie qu'il nous soit possible d'obtenir par nos moyens de division ; tandis que l'atome est le dernier terme de toute division, qu'il échappe h nos sens, et que la pensée seule peut le concevoir. On entend par moUrulei organiqutg^ la matière toujours vivante, toujours active, qui, suivant Buffon, est destinée à la nutrition et au développement des animaux et des plantes; matière qui se divise en particules subtiles, incorruptibles et indestructibles, et propres è s'organiser et k se former en corps animaux et végétaux.
MOLESKINE-CUIR ou CUIR VÉGÉTAL, matière qui remplace le cuir vernis pour la chaussure et les confections de la sellerie.
MOLET (mesuis.). Petit morceau de bois qui porte une rainure dans laquelle on fait entrer les languettes d'un panneau pour en vérifier rét^aisseur.
MOLETE ou MOLETTE (céram ). Ornement imprimé dans les pAtes céramiques, au moyen d'espèces de cachets en métal ou de roulettes de même matière qu'on nomme molettes.
MOLETOIRE ou MOLETOIR (fab. da glac). Angl. luted glass;. altem. gekiltetet gtoi. Verre scellé sur une pierre et frotté de potée, dont on fait usage pour polir lesiflaces
MOLETTAGE (céram.). Action d'appliquer des ornements avec une molette, sur une poterie encore molle.
MOLETTE. Du latin mola, petite meule.
Morceau de marbre, de verre, etc., taillé^ communément en cône, dont la base est plane, et qui sert à broyer des couleurs ou d'autres corps, sur le marbre, le porphyre^, le verre, etc. — Cylindre de buis, garni d'un crochet, qui, dans les corderies, sert hdonner un mouvement de torsion au chanvre. — Instrument du rubanier. — Petite^ roue qui sert k graver les cylindres employésdans les fabriques de toiles imprimées. — — Outil qui sert è fiier des ornements surune poterie encore molle. — Morceau de l»ois sur lequel le miroitier travaille le verre de la lunette. — Pincette d'orfèvre. — Outit* de jardinier qu'on appelle aussi tranehe-gazon. — Scie circulaire qui est mue par un mouvement de rotation. — Partie de l'éperon, faite le plus ordinairement en forme* d'étoile, et qui sert è piquer le cheval.
MOLETTE (boutonn.). Angl. roll; allem.
roUe. Se dit de petites roues pleines, creur sées dans les bords comme une poiilie, et traversées de divers outils.
MOLETTE (fabr. de glacL Angl. fetied poUihir; allem. uberfilxleêpolirholM. Instrument gacni de feutre qui sert à dégrossir et doucir des glaces.
MOLETTE (horlog.)i Angl. UMe watchtDheel; allem. uhrriidehtn. Petites rones employées aux conduites du cadran d'une grosse horloge.
MOLETTEou FRAISE. Angl . rowh allem.
MOL
MOM
randeleiten. Disque d'acier (aillé en scie sur le champ et en lime sur le plat^ pârfoi-s fa«- Qonné en demi» en quart de rond ou autre moulure, qui sert, è i«aide d*un mouvement de rolalion, à transmettre sa forme en sens inverse, sur le bois, sur les métaux, et autres corps durs uu*il attaque en les rApant.
MOLETTKS (mines). Poulies verticales sur lesquelles |>assenties cordes destinées h soulever un fardeau. Ces |)Oulies servent particulièrement dans les puits de mines, h descendre et 5 remonter les caisses destinées & extraire le minerai, et Quelquefois l'eau qui incommode les travailleurs. Les machines employées è cet effet sOnts^ppelées machines à moleUes,
MOLETTER (eéram.). Pratiquer sut les poteries Topération du molettage.
MOLIANT (corroy.). On appelle peaux tnolianies^ colles qui sont devenues cfouces et maniables, à force d'avoir été tirées et ma-^ niées successivement avec les trois sortes do pommelles.
MOLIËNNE (comm.). Se disait autrefois d'une sorte de laine qu'on tirait de Barcelone.
M0L1NE (comm.). Espèce de laine qui vient d'Kspagnc.
MOLLE (vann.). Botte d*osier fendu qu'em-
t Soient les vanniers et les tonneliers pour eurs travaux.
MOLLESSE(phys.).Dulatln mollities. Pro-
Eriété des corps dont les molécules insensiles ont peu d'adhérence ou de cohésion les unes avec les autres, de manière qu'une force très-^faible peut, par le choc ou la compression, les faire changer de figure» sans qu'après cela ils aient une grande tendance à reprendre la forme qu ils avaient précédemment. Tels sont les corps mous.
MOLLET* Petite frange qui sert à Rarnir des meubles. — Pincette dont les onévres font usage pour tenir la besogue.
MOLLETON (manuf.). Augl. iwan-ikin:
allem. moUon, Etoffe de laine ou de* coton, légèrement foulée, lisse ou croisée, et tirée à poil, tantôt d'un seul côté, tantôt des deux. Les molletons les plus estimés sont ceux d'Angleterre et d'Allemagne. En France, on cite les molletoqs de laine de Rouen, de Beauvais, de Mazamet, de Castres et de Sommières; et ceux de coton de Paris, de Troyes, de Villefranche, etc. Cette étoffe s'emploie communément en blanc, pour langes, jupons, camisoles, doublures, couvertures, etc. ; mais il y en a aussi de diverses couleurs. Le molleton de coton est d'un prix inférieur à celui de laine.
MOLUFIER. Du latin mo//t5, mou, et /Ser», devenir. Action de donner aux ergots de bœufs le degré de chaleur nécessaire, pour les étendre et les ouvrir,
MOLO. Première buile qui sort des eaux en apprêts.
MOLTOLINA (comm.). Peau de mouton qQ*on tire du Levant.
MOLYBDATE (chim.). Sel produit par la combinaison de l'acide molybdique avec une baae.
MOLYBDÈNE' (chim.). Du grec (ioau^ plomb, parce qu'on a confondu cette substunceavec le plomb. Angt. molybden; allem. molybddn. Corps simple, métallique, d*un blanc maf « susceptible de poli, et d'une densité de 8,6. On le trouve dans la nature en combinaison avec le soufre, ce qui donne le niofybdène sulfuré; et avec le plomb et l'oxygène dont le produit est le plomb molyhdatt ou métinose. Il forme en outre, avec Toxy gène, trois combinaisons dont la plus oxygénée est l'acide molybdique. On obtienl'le molylidène en calcinant fortement un mébinge daeide molybdique et de charhoni dans un creuset brasqué. Ce métal, déjà soupçonné par Scheele et Bergmànn, fut isolé par Hielm, en 1782. Jusqu'à ce jour, u n'a éfé fait aucun emploi du molybdène. M. Alexandre Brongniart, lorsqn'ii était di* recteur de la manufacture de Sèvres, avait tenté quelques essais relativement k son oxyde, mais il n'en retira rien de satisfaisant. On a voulu aussi le faire entrer dans la composition d'un émail; mais celui-ci avait une couleur d'un bleu sombre de beaucoup inférieure à celle produite par le co-> balt, et d'ailleurs elfe eût été d'ufh prrx in-* Animent plus élevé.
MOLYBDEUX (chim.). Se dit (Turt acide qui est le premier degré d'oxydation du molybdène.
MOLYBDICO-AMMONIQUE(chim.).Se dil d'un sel molybdique uni à Mn sel ammoni-
3ue; molybdico^potassique^ d'un sel mol^biaueuni è un sel potassique; eimolybdicth $odiqu€t d'un sel molybdique uni à un sel sodique.
MOLYBDIDES (chim. miner.). Fnmilleda minéraux qui comprend le molybdène et ses combinaij^ons.
MOLYBDIQUE (Acidb). Acide obtenu par Scheele, en 1778, au moyen de la calciuation du molybdène. Il se présente soUs la forme d'une poudre blanche, et sa formule est MoO'
MOLYBDOSO-AMMONIQDE (chim.). Se dit d'un sel molybdeux uni è un sel ammonique; molybdoio^potassique^ d'un sel mO' 1 vbdeux uni à un sel potassique; et molyb* aoso^êodique^ d'un sel molybdeux uni à un sel sodique.
MOM (boiss.). Sorte de bière très-fofle qui se fabrique dans la ville de Brunswick et ses environs.
MOME. Du grec tuojioç, honte. Se disait autrefois pour masque.
MOMENT (mééan.)^ Bu latin momentuinf fait de movM-9^ mouvoir. * Ce mot s'entend, • dit M. Francœur, «du produit d'une force par la perpendiculaire abaissée sur sa direction, en partant d'un point déterminé. Par exemple, lorsque deux forces sont en équilibre en agissant sur un levier, si Ton prend le point fixe pour origine des perpendiculaires! il est démontré que chaque force, étant dju'trpliée par sa per|iendicolalre, doit donner le même produit. D'après la ééQnix\on précédente, ce théorème s'énonce plus f^^rl Oient en disant que les deux forces ôttt ae»
MON
DE TECHNOLOGIE
MON
moments égaux par rapport au point Gxe. Quelques auteurs ont imaginé une sorte d*être métapliysique quUls ont appelé momenty et dont Teffet était mesuré par le produit d'une force multipliée par une distance; et ils ont fait de cet être idéal un composé qu'ils ont cru être une propriété des puissances. Considérant que deux forces égales, contraires et parallèles, ne peutent être éqailibrées par une force unique, et que ieur action engendre dans les corps un mouvement de rotation, ils ont pen^é que la rotation des corps était un effet de la propriété appelée moment. De là une théorie particulière parfaitement inutile, puisqu'elle ne rondaît h aucun résultat qu'on ne puisse obtenir aussi facilement sans son secours; qu'elle est obscure dans ses principes; qu'enfin les lois de l'équilibre et du mouvement, telles qu'on les a trouvées directement, ne souffrent aucun changement de ce genre de considérations métapnysiques. Le moi moment s emploie aussi pour désigner le produit d'une masse par une vitesse; c'esl ce qu'on nomme plus ordinairement la quantité de mouvement. Les mécaniciens appellent encore moment, 2a quantité de mouvement naissante qu'un corps prend dans le premier instant, lorsque l'équilibre est rompu; enfin, dans la hante mécanique, la même ex(iression a reçu d'autres accep*» lions, liées au calcul infinitésimal.»
IIOMIE (comra.)* Du latin mtimta, dérivé de l'arabe moumya^ mot formé lui-même du Gopte, et signifiant mort préparé avec le sel. Sorte dé bitume qu'on tire de Perse. — Composition de bitume et de poix qui sert pour emtMumer les corps. — Cire noire dont on fait usage pour greffer les arbres.
MONACO (monn.). Monnaie d'Italie oattue aux armes du prince de Monaco.
MONDILLB (métrolog.). Mesure dé capacité pour les grains, usitée à Palerme.
MONÉTAIRE. Ouvrier qui travaille à la monnaie.
MONNAIE. Du latin moneia , fait de monere^ avertir, ))arce que le type ou la loarqoe légale dont la monnaie est empreinte, avertit qu'il n'y a pas eu de fraude dans sa fabrication. Les économistes définissent la monnaie, « un instrument d'échange qui* en nième temps qu'il sert de mesure pour la valeur des objets échangés, est par luimême un équivalent. » Les Dictionnaires entendent par monnaie, « toute pièce de métal servant au commerce» frappée par une autorité souveraine, et marquée au coin d'an prince ou d'un Etat souverain. » L.es métaux qui sont presque universellement adoptés pour le monnayage sont l'or, l'argent et le cuivre plus ou moins mêlés d'alliage; mais on a remplacé aussi les métaux par les matières les plus diverses |)0ur opérer des échanges. C'est ainsi que le sel a servi de monnaie en Abyssinie; la moruei à Terre- Neuve; les coquillages appelés caurit^ aux Maldives, et dans plusieurs parties de l'Inde et de l'Afrique) les gcoina de cacao, au
Mexique; le cuir, en Russie, jusqu'k Pierre le Grand, etc.
Dans toute pièce de monnaie on distingue: le côté de latôte,dit at7er#,droi^ ou /ace, et le côlé opposé ou revers; la légende^ écriture gravée autour de la figure ou dans le champ de la pièce; Vexergue^ espace réservé du côté du revers pour quelque inscription; le cordon, tour de la pièce sur son épaisseur; et le miUéiime^ date de la fabrication. Le lien où la pièce a été frappée est désigné par une lettre ou par une marque quelconque, dite point secret; et on appelle déférent la marque du graveur. Le titre d'une monnaie est la quantité de métal lin qui y existe. La monnaie française est au titre de'9 dixièmes, c'est-à-dire qu'elle contient 9 dixièmes d'argent ou d'or pur, et 1 diiième de cuivre, La monnaie d*or anglaise est au titre de 11 douzièmes. On nomme frai la diminution de poids qu'éprouvent les pièces de monnaie par l'cfTct de la circulation.
On appelle. montiaiet réelles ou effectives^ les espèces d'or, d'argent, de biljon ou de cuivre, ayant cours dans le commerce, et auxquelles l'Etat a assigné une valeur déterminée; monnaies de compte ou imaginai^ res, celles qui n'existent plus en espèces réelles ou qui même n'ont jamais eu drexistence, mais dont on fait usage sur le papier, pour faciliter les comptes en fes établissant sur un pied certain et non variable; et telles sont la livre sterling en Angleterre, le réaux de veillon en Espagne, les reis en Portugal, la livre de banque en Prusse, le rouble de compte en Russte, etc.; monnaies de convention^ les espèces métalliques qui ont cours dans plusieurs Etats et dans plusieurs villes, d'après une convention particulière, comme sont en Allemagne les species, les tlorins, les pièces de 30, de 20, de 10 kreutzer, etc.; et monnaie ohsidionale ou de nécessité^ celle que, dans certaines circonstances, les villes assiégées sont obligées de frapper pour suppléer aux espèces qu'elles ne peuveci recevoir du dehors. On nomme encore mon^ naie noire, la monnaie de compte dont on fait usage à Ratisbonne pour payer les char-' ffes publiq^ues, par opposition à la monnaie blanche qm est la monnaie courante; mon^ naie longue, la valeur donnée k la monnaie de Bologne, qui est de trois pour cent au-' dessus de la valeur de la monnaie de Imn-que ; bonne monnaie^ la valeur qu'on attribue k l'argent de Florence, comparé à la roon-< naie longue de Livourne; etmomuiia vatuta^ la monnaie de compte d'Augsbourg, qui vaut au pair 2 francs 16 centimes.
On croit que les Egyptiens furent les in** venteurs de la monnaie métallique, et dans la Bible il n'est parlé de sicles qu'à l'éfioque du voyage d'Abraham« en Egypte. Chez les Grecs, cette invention était attribuée, SOil aux Lydiens (qu'on disait avoir eu des mon«< naies d'or quinze siècles avant Jésus-Cbrist^ soit à Phidon, r.oi d'Argos, au ix* siècle âvani l'ère chrétienne. La première monnaie d^i Grecs portait l'empreinte d'an iMBOf; mau dans la sttite ils firent usage de figures Ijrui*
UOft
DICTIONMAIRE
MON
2Si
boliques particulières h chaque contrée.
C'est ainsi que tes habitants de Delphes représentaient sur la monnaie un dauphin; les Athéniens* une chouette; les Béotiens, un Bacchus a?ec une grappe de raisin et une grande courte; les Macédoniens, un boucher; les Rhodif^ns» le disque du soleil, etc. Chez Ips Romains, le type de Tas fut longtemps une tête de Janus, et au revers la proue d'un vaisseau.
MONNAYAGE. Angl. eoinage; allem. dos mUnzen* Fabrication de la monnaîe. On distingue, dans cette fabrication : 1* la fonte des métaux^ qui s*opère dans des creusets de terre pour Tor, de fer fondu pour Tardent, le billon et le cuivre: 2* Veâsai de Talliage, afin de s'assurer si celui-ci est au titre voulu; 3* le laminage du lingot et le découpage des flans, qui 5e fait k Temporte-pièce; et (.* le frappage des pièces h Taide des matrices et du balancier. {Voy, ces mots.) Avant Tinvention du balancier, les monnaies étaient frappées au marteau, et souvent méuie fondues dans un moule. Kn France, la fabrication des monnaies a lieu dans des ateliers de TEtat, connus sous le nom (ÏHÔtehdes monnaies^ et, avant la révolution de 1789, on en comptait 30. Successivement réduits, il n'en existe plus que 7 aujourd'hui : ce sont ceux de Pans, dont la marque est A \ Bordeaux, K; Lille, W; Lyon, D; Marseille, M; Rouen; B; et Strasbourg, BB.
Sous Charles le Chauve, la surveillance du monnayage était confiée à une section de la cour des comptes, dite chambre des mon* naies. et composée de 3 membres désignés sous le nom de généraux des monnaies. En 1358, Charles V porta leur nombre k 8, et créa, en outre, un gouverneur des monnaies du royaume; en 1551, la chambre des monnaies fut érigée en cour des monnaies^ ayant juridiction souveraine et supérieure pour tout ce qui concernait les monnaies, autorité oui subsista jusqu'en 1790. A cette époque lu't instituée Ta commissiondes monnaies^ qui, modifiée par des lois postérieures, se trouve encore actuellement chargée déjuger du titre et du poids des espèces fabriquées,
G6,3fcO,58b francs; pièces de 50 centimes, 33,5iShl,732 francs; pièces de 20 centimes. 2,517,509 francs. De 1848 k 1856, les monnaies frai»pées se sont élevées k 1,361,242,503 francs, dont, en or, 1,250,943,870 francs. De 1719 k 1855 inclus, les monnaies de cuivre fabriquées s'élevaient k près de 54,000,000 de francs ; mais, en déduisant la refonte et les pièces retirées de la circulation, la monnaie de cuivre présumée rester en circulation au 1" janvier 1856, était d'un peu plus de 14 millions de francs.
MONNAYËRIE. Atelier des monnayeurs. — Lieu où l'on marque l'empreinte des pièces.
MONNAYEDR. Celui qui travaille k la monnaie de l'Etat.
MOMOCHROMATIQUE (phys.). Du grec fiôvor, seul, et xp^i^^ couleur. Se dit d'une flamme unirormément et uniquement jaune^ que Ton obtient en brûlant de l'alcool dans une capsule contenant des morceaux défit de fer, et chauffée avec une lampe k espritde-vin. Une mèche ordinaire, trempée dans une dissolution de sel marin, produit le même effet.
MONOCHROME (peint.). Du grec ii^yoc, seul, et Ypôîiia, couleur. Qui est d'une seule couleur. Les camaïeus, les grisailles et toutes les peintures en clair-obscur, sont des monocnromes. On appelle tableau monochromef celui qui, étant d*une seule couleur, ne figure les objets que sous le rapport de leur forme, au moyen des nuances de cette couleur. L'invention de ce genre était attribuée, chez les anciens, k Cléophante de Corinthe. Les' Étrusques connaissaient cette peinture, dont les figures étaient communément d*uij rouge fait avec le minium; mais on employait aussi le blanc, et c'est de ce dernier dbnt faisaient usage Polygnote et Zeuiis pour leurs monochromes.
MONOCLE. Du grec |a4voç, seuI,etoctt/uf, œil. Nom que portent les lunettes composées d*un seul verre, et qui ne peuvent servir que pour un œil k la fois. Ce mot est l'opposé de binocle.
MONOCORDE (inst. de mus.). Du grec
de surveiller la fabrication des monnaies et |a6voc, seul, et yopô^, coule. Instrument commédailles, l'essai des ouvrages d'or et d'ar-* posé d'une seule corde sonore, dont les an-
Sent, la confection des cours monétaires et es poinçons de la garantie.
D'après une statistique publiée récemment, il résulte que depuis rétablissement du système décimal, en 1795, jusqu'au 1" janvier 1856, les pièces d*or et d'argent fabriquées représentent une valeur nominale de 7,424,638,837 francs, savoir : pièces d'or, 3,864,420,950 francs; pièces d'argent, 4,560,217,887 Ifrancs. Les pièces d'or se di* Tisent ainsi : pièces de 100 fr., 5,507,400 fr.;
Cièces de 50 it. , 7,740,250 fr. ; pièces de Ofr., 204,432,360 fr.; pièces de 20 francs, 8,535,264,520 francs; pièces de 10 francs, 88,976,720 francs; et pièces de 5 francs, Stt,499,700 francs. Les pièces d'argent se di« ▼isent comme suit : pièces de 5 francs, 4,887,773,570 francs; pièces de 2 francs, 60,844^208 francs; piècar c<« 1 fram,
ciens faisaient usage pour déterminer les rapports numériques, et qu'ils attribuaient k Pytnagore. La corde est montée sur une caisse rectangulaire, et l'on en varie les intonations au moyen de chevalets mobiles.
Le monocorde sert aussi en physique pour apprécier les rapports numériques a%6 sons; ou l'emploie enfin pour accorder les instruments de musique.
MONOGRAMME (grav.). Du grec p^vo;, seul, et YP^iLI^, lettre. Chiffre ou caractère composé des principales lettres d'un nom, el
aiielquefois de toutes. Aux vu* et tiu* siè« es, la signature en monogramoie était trèsusitée, et le monogramme formait le plus souvent le sceau des princes el des seigneurs au moyen âge. Eginhard rapporte que Charlemagne ne sachant point écrire, se servait d'un monogramme pour sa signatort*
MON
DE TECHNOLOGIE
HOÎt
tM
On appelle monogramme parfait^ celui qui renferme toutes les lettres dun nom; monogramme imparfait, celui où ne se trouvent que les principales lettres du nom ; monogramme à losange, celui dont les lettres sont disposées de différentes manières autour d*un losange; ei clef d'un monogramme ^ la lettre la plus apparente qu*on y voit.
MONOHYDRATE (chim.). Se dit du premier des hydrates d une substance qui en forme plusieurs.
MONOHYDRATË (chim.). Qui est à l*état de monohvdrate.
MONOHYDRJQCE (chim.). Se dit d*un composé oui ne contient qu'une seule pro- }K)ttion d hydrogène. — On appelle pnos" phure monohydrique une combinaison de phosphore et abydrogène k volumes égaux.
MONOMÈTRÉ (phys.).Du grec (juSvoc, seul, et (Utpovy mesure. Boule de verre qui sert k mesurer la densité ou la rareté de Pair.
MONOMÉTftlQUE. (phys.). Qui a rapport au monomèlre.
MONOPOLE (corom.J. Du grec |jidvo^, seuU et iBwXclvy vendre. Tranc eicfusif exercé soit l>9r un individu, soit par une compagnie, soit |iar une nation, en vertu d*un privilège. — Se dit aussi de Tassociation scandaleuse de négociants qui achètent des quantités considérables de certaines marchandises, notamment les céréales et autres denrées alimentaires, afin d'obliger la population, en cas de disette, de recourir forcément à eux, et de subir les prix énormes qu'ils exigent. On appelle ces hommes indignes des aeca^
rireurt, ce qui, dans cette circonstance, est peu près synonyme de voleurs,
MONOPTÈRE ( archit. ). Du grec |t6yoç, seul, et ircip4v, aile. Qui n'a qu'une seule rangée de colonnes. Se dit particulièreipent d'un édifice rond, formé d une simple co« lonoade sans mur.
MONOTONE (peint.). Du grec (idvoç, seul, et Tdvof, ton. Qui est égal de ton et de cou-> leur; fade, plat et sans aucun relief, comme par exempte les tableaux de batailles de plusieurs de nos célébrités contemporaines, dont les toiles semblent chargées ae ces enluminures de soldats qui se vendent aux enfants 5 centimes la feuille.
MONTAGE, (manuf.). Angl. beaminç: allem. aufbUumen. Opération qui consiste à disposer tontes les parties du métier» et k les munir de ce qui est nécessaire pour le tra- Tail qu'il doit accomplir.
MONTAGE, (mécan.). Se dit de la mise en position de toutes les pièces d'une machine pour apprécier son ensemble. Après qu'une machine a été montée dans un atener de construction, on la démonte pour la transporter au lieu où elle doit être définitivement établie.
MONTAGNE RUSSE. Nom que portait, il y a quelques années, une sorte d'amusement qui obtint une certaine vogue. L'appareil consistait en un plan incliné, d'une étendue de 900 k 300 mètres» et garni d'un chemin de fer le lonç duquel on descendait» ou, en terme techniquci ou dj^rfngolaii^ par l'effet
de la pesanteur, dans un petit chariot dont les roues correspondaient aux ornières du chemin. Les personnes qui voulaient jouir de cet amusement, se rendaient k pied an sommet de la montagne, et se plaçaient sur le chariot qui, h un signal donné, partait avec une rapidité qui s'augmentait de plus en plus le long du plan incliné. On arrivait en un instant au bas de la montagne où l'on se faisait ramofier. Mais il advenait aussi, et cela trop souvent, que, par une cause ou l'autre, on était ramassé en très-pileux état avant que le trajet fût achevé; et les catastrophes se multiplièrent k un tel point, que la police dut intervenir et que les monta* gnes russes disparurent. -
MONTANINB (chim.). Alcali qu'on obtient de l'écorce d'un quinquina appelé quinquina montagnard.
MONTANT (maçonn.). Ançl. upright. On appelle joint montant ^ le joint vertical de deux pierres
MONTASSÎN(comm.). Coton filé du Levant.
MONTE-JUS (raffin.). Sorte de pompe empl03[ée pour élever des liquides froids ou bouillants.
MONTE-RESSORT (arqueb.). Angl. springcramps; allem. schliissel. Outil qui sert k monter et démonter les pièces d'un fusil.
MONTÉE (archit.). Se dit de la hauteur d'une voûte. On appelle montée d'arche, la hauteur perpendiculaire depuis le niveau de la naissance Je la voûte jusqu'k l'intrados de sa clef; et montée de pont, la différence du niveau de son pavé sur le milieu de sa maltresse arche, av^ec le niveau de sa culée.
MONTER. Du bas latin montare, fait de mons, montis, mont, montagne. En termes d'orfèvrerie, de serrurerie, de menuiserie, etc., monter un ouvrage, c'est en assembler les pièces les unes avec les autres. — Monter une charpente ^ c'est assembler les pans et les toits et-les mettre en leur place. — Monter un fusil, c'est appliquer le canon et la platine sur son fût. — Monter une épée^ c'est joindre la garde k la lame. — Monter la tuile, c'est jeter trois tuiles couchées l'une sur l'autre k un compagnon monté sur une échelle, lequel les reçoit et les passe k un troisième» et ainsi de suite. — Monter un rôle de tabac^ c'est mettre autour d'un bâton du tabAC en corde, afin d'en couper un rouleau plus ou moins gros» suivant le poids qu'on lui veut donner. — Monter un habit, une chemise, etc.» c'est coudre ensemble les pièces détachées. ^ Monter un lit, c'est assembler les pièces du bois de lit. — Monter un bonnet, c est disposer cette coiffure sur des passes et un fond, avec des carcasses et des épingles. — Monter une perruque, c'est coudre les mèches de cheveux par rangées symétriques. — Monter un bouauet, c'estdis-
Eoser les fleurs de la manière la plus agréale k l'œil.
MONTEUR. Ouvrier qui monte les pierres fines, des pièces d'orfèvrerie» etc. — Ce» lui qui construit les bottes en or» en argent, en cbrysocale» etc.» qui servent k conte-
MON
MOU
Bir les mouvements qiae Tborlager confectionne, afin de les garantir de la poussière, de I humidité, et de tous les accidents aux* <juels ils seraient exposés sans cette précuuiion« Le grand art dans la construction de ces boites consiste à ce qu'elles renferment le mouvement sous le plus petit volume possible, sans gêner aucune pièce» ce qui tendrait à ôter de la régularité à la montre. Il est important surtuut que la rainure dans laquelle entre le verre, et qu*OQ noaune drc^ geotr, soit assez profonde et faite avec assez de soin, pour que le verre ,y tienne bien et ne soit exposé ni à se détacher ni à se fendre. Cest b Bréguet père que Ton doit Texcel lente construction des uoiles adoptées a uiourd*bui et auxquelles on a encore, depuis mi, apporté des perfectionnements. Les mouvements n*y sont pas retenus, comme autrefois, à charnière; ils y sont fixés par trois clefs, de sorte qu'il n'y a qu'un horloger qui puisse en examiner 1 intérieur, et par cette prér^ution en outre on empoche les saletés de s'y accumuler. — En tenues d'arquebusérie, on appelle monteur en blanc^ celui qui dispose le bois du fusil à recevoir le canon.
MONTEUSE. Se dit d'une ouvrière qui monte des bonnets.
MONTFAUCON ( papet. ). Format d'une espèce de papier.
MONTGOLFIÈRE. Vou. Aérostat.
MONTICHICOU ( manuf.). Etotfe de soie qui se fabrique dans les Indes orientales.
MONTMAUTRITE. Se dit de la variété do gypse calcarifère que Ton exploite k Montmartre, près Paris.
MONTOIR. On désigne par ce nom une grosse pierre ou un gros billot de bois que Ton place souvent à la porte des auberges de la campagne, pour aider à monter à cheval.
MONTRE ( horlog.). Du latin monstrare, montrer. Angl. watch; allem. uhr. Petite horloge de poche dont les pièces principales sont : le reisort moteur^ lame d'acier trempé, très^lastique et roulée en spirale, qui donne rimpulsiou en faisant effort pour se distendre; Véchappement^ qui est le régulateur du mouvement; les rouage» dont l'ensemble forme ce qu'on appelle le mouvement; puis la fusée et sa ehatne; le cadran^ sur lequel marche les aiguilles, et la M/e, dans laquelle toutes les parties qui viennent d'être nommées sont renfermées. Les montres les plus anciennes et en même temps les plus communes sont celles dites à verge^ c'est-à-dire où réchep|>ement est à verge. Dans les montres à cylindre^ qui sont les meilleures, l'écbappem4«nt est un cylindre creux. On appelle montre à répétition celle qui sonne l'heure et les quarts; montre à réveil celle qui fait entendre un carillon à une heure marquée, et montre à longitudes ou chrono^ mitree (ooy. ce mot) celle dont on fait usage dans la marine. Les diverses pièces dont se compose une montre^ se fabriquent chacune I»ar des ouvriers spéciaux et dans des lieux séparés. Ainsi les fesêortê sont fournis par Besançon, Salins» Genève et d'autres localités de la Suisse ; les chainee se confection-
nent à Besançofifè Montbéliard et en Suisse; les aiguillée ordinaires en acier viennent de Besançon, et celles en acier fin avee or de Genève; les verges se tirent de Suisse, par« ticulièrement de Charquemont, ei les ea* dranSf de Besançon. Après cela, toutes ces pièces reçoivent a Paris un fini plus ou moins parfait, et cette ville, ainsi que Londres, jouit d'une grande réputation pour les montres qu'elle fabrique.
On croit généralement que ce fut h Nuremberg que, vers 1500, un nommé Pierre Hèle fabriqua les premières montres. Elles reçurent alors le nom (Tœufs de Nuremberg^ h cause de leur forme ovale. L'invention des montres à ressort spiral date de 167(k; celle des montres à répétition est due è deux Anglais, Barlow et.Quarre, en 1676, et la première qui parut en France fut celle dont Charles 11 nt présent à Louis XIV. L'horloger Lépine parvint à faire des montres plo* teSf en supprimant l'une des deux platmes entre lesquelles étaient renfermées toutes les pièces du mécanisme, et en la remplaçant par des ponts destinés à recevoir des pivots; enfin la construction des chronomètrès fut poussée au plus haut degré de régu* larité par les Berthoud et les Bréguet.
On donne aussi le nom de montre^ dans le commerce, aux étalages que font les mar' cbands aux devantures de leurs boutiques, puis aux vitrines qui reçoivent les produits des bijoutiers, des orfèvres, etc. — Cnez l'organiste, on entend par montre^ les tuyaux d*or2ue en étain poli, placés sur le devant de llnstrument et qui paraissent au dehors. — Chez le fabricant de porcelaine, on appelle montre le pyroscope. — Ce mot désignait encore, autrefois, une pièee d'étoffe.
MONTUKAL ( raétrolog.). Mesure agraire usitée dans les Alpes maritimes, et qui correspond k un are.
MONTURE. Se dit de ce oui sert è assembler, à supporter et è fixer ia partie ou les parties prmcipales d'un outil, d'une machine, etc. On appelle monture d^un fusil^ par exemple, le bois sur lequel le canon et la platine sont établis; monture d*wn éventail^ rassemblage des morceaux do bois ou aoli-e matière qui servent à soutenir l'étoffe ou le papier; monture de bride^ ce qui porte la partie du mors qui entre dans la t)0ucbe du cheval, etc.— Métal dont on fait usage pour ' assembler, réunir ou encadrer les différentes pièces dont se forment une tabatière, un bijou, un étui, un vase, etc. — Travail de Tou- /, vrier oui a monté un ouvrage.
r MOQUE (mécan.). Espèce de moufle, sans f poulie et percée d'un trou, dont on fait usage dans quelques machines, et particulièrement dans la marine.
i MOQUETTE (manuf.). Angl. brussels car- ./' pet; allem. briisseler teppich. Etoffe de laine, ': velue ou plucheuse, ti:isée, croisée et coui>éd ' comme les velours, dont on se sert pour ta^ pis et pour meubles. On en distingue de plusieurs espèces : 1^ les moquettes à grands dessins usitées pour, tapis; 2* les moquettes dites pted-courf , h uétits dessins et avec des
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DE TfiClINOLOeiE.
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Heurs unies, qui servent poor tapisseries et i>our fauteoits ; 3* les moquettes communes, ' à petits carreaux ou mosaïques, dont on garnit des obaises, des banquettes, et propres en outre k confectionner des sacs de voyage; i* les ODOquettes ciselées et à fondras, sembla L^les au Telours ciselé, qui sont à double chaîne de fit de lin, et dont le velouté est de ' fil de laine plus haut quecelui des moquettes ordinaires; 5* enfin les moquettes tripes^ unies pleines, c'est-à-di^re d'une seule ou rayées de plusieurs couleurs, lesquelles moquettes sont gaufrées et imitent les velours dits dTtvecht,et s'emploient pour cou vrirdes chaises, pour divers ouvrages de tapisserie, pour garnir Pintérieur des voilures, etc. Le Telouté de ces moquettes est aussi en laine, sur chaîne et trame de fil de lin. Ce genre d'étotfe se IM>riqiie ^principalement à Abbe- ▼ille, Aubusson, Amiens, Nîmes, Turcoing, etc.
MORAJLLES (maréch.). Espèce de tenailles avec lesquelles on pince le nez d'un cheval impatient ou vicieux, pour le ferrer ou lui faire subir quelque opération.
MURAILLES {verrer.]. Aogl. itreiahing; allem. êtreckzange. Tenaiiles de fer dont on fait usage pour allonger le cylindre de verre avant de Toevrir.
MORA4LLON ($errur.).Dtt bas-breton marai7/«. Angi. hasp: allem. ichiietskaken; Morceau de fer niat percé d'un œil où entre un anneau, et dont on se sert pour fermer une porte avec un cadenas. L'anse de celuici passe «lane Panneau, le rooraillon est fixé au battant, et l'anneau eu dormant. Le plus ordinairement on fait entrer un lasseret dans Tœil du moraillon pour l'attacher au battant et permettre les mouvements nécessaires^ afin d'y introduire l'anneau ou de l'en séparer; mais quelquefois aussi le moraillon tourne k charnière sur un aie fixe. €ette pièce, dont on varie beaucoup la forme, est employée surtout comme fermeture gros* sière, t^ur les malles, les caisses, les caves, tes greniers, etc.
liORAINB (maçonn.)- Gordon de mortier que Ton forme autour d'un ouvrage en pisé. — Se dit aussi de la laine qu'on enlève, h Taide de la chaux, de dessus la peau d'un animal mort de maladie.
MORATË (chim.). Sel produit par la combinaison de I acide mori(]ue avec une base.
IIORCE(pav.). Pavés qui, dans un ruisseau, fonuent la liaison de la chaussée avec le revers.
MORDACHB. Angl. tlamp; allem. feuer-^ xaiij^e. -Espèce de tenaille en bois dont les deux branches sont élastiques, réunies par un de leurs boots, et façonnées par l'autre en manière de pince. Lorsqu'on veut tra- Tailler des olijets délicats qu'un a besoin de tenir serrés et que l'on redoute la pression des mâchoires d un étau, on pince alors l'ouvrage avec la mordache, entre des linges ou des pièces de feutre, et Ton serre les deux branches soit avec la main, soit mente k l'aide de Péiau. — Instrument composé de deux leviers du premier genre, réunis par
une goupille au sixième ou au huitième de leur longueur, comme une paire de ciseaux, et dont les extrémités 4)es petits bras sont •recourbées en dedans, kan^ie droit. Un des -bouts est limé en angle saillant, et l'autre en angle rentrant pour recevoir le premier uui s'y loge lorsque ta mordache est fermée. On filit usage de cet instrument pour saisir de grosses bûches et les arranger sans peine dans la cheminée ; et la dimension des longs bras, donne beaucoup de force à celui quj s'en sert. •— Le mot mordache désigne en*core les extrémités de quelque instrument que ce soit qui a du rapport avec des tenailles.
MORDANÇAGE (teint.) Action d'appliquer un mordant pour faire prendre la teinture sur les étofl*es. Cette opération s'exé* ciite à des températures différentes, suivant qu'on agit sur la laine, le lin ou le coton. Le mordançage a la propriété de rendre la couleur plus stable et plus résistante i l'action de la lumière ; et si cette couleur vient è passer, il suffit, pour la faire remonter, de plonger de nouveau le tissu dans une dissolution du même mordant.
MORDANCER (teint.). Appliquer un mordant sur une étoffe, pour y déterminer la fixation des couleurs qui ne s'y attacheraient pas seules. Pour mordancer le coton ou le lin, la température ne doit pas dépasser 35 k 40 degrés centigrades.
MORDANT. 8e dit des substancesqui mor* dent sur les bois, les tissus, etc. — Agent è l'aide duquel et dans un but particulier, on attaque, décape ou corrode les surfaces métalliques. — Vernis qui sert è fixer l'or en feuilles que l'on applique sur du cuivre» du bronze, etc. — Composition dont on feK usage pour fixer la laine hachée sur la toile ou sur le papier. — Se dit aussi de l'instrument (]ui, sous des fbrmcs différentes, sert à saisir, k pincer, à mordre un objet. — Sorte de pince, courte et sans branches, dont le fabricant de clous d'épingles fait emploi pour façonner la pointe. — Espèce de mAchoire de bois à l'usage du ptrcbeminier.
MORDANT (impr.). Tringle de bois avec laquelle le compositeur retient la copie sur le visorium.
MORDANT (teint.). Substance au moyen de laquelle on parvient è fixer les couleurs sur la laine, la soie, le coton, le lin, etc. Le sulfate d'alumine et de potasse, et l'acétate d'alumine sont les mordants le plus communément employés ; vienrtent ensuite le sulfate et l'acétate de fer, le chlorure d'étain, la crème de tartre, le tannin, etc. « Pour bien apprécier l'utilité des mordants et leur véritable fonction, « dit M. Robiquet , « il faut savoiroue les matières colorantes sont en général des principes tut oen^rti, qui jouissent de propriétés et d affinités sjiéciales ; leurs caractères distinctifs sont en générai de n'être ni acides, ni alcalins, et néanmoins de pouvoir se combiner avec les corps et plus particulièrement avec les bases, et dé recevoir de chacun d'eux des modifications dans leur couleur, leur solubilité et leur
MOR
altérabilité. Les matières colorantes organiques pures ont une affinité très-énergique pour certains corps, faible pour d'autres, et presque nulle pour quelques-uns. Parmi ces produits immédiats* les uns sont solublés dans l*eau pure, et les autres ne le deviennent qu*à l'aide d'agents particuliers. Or, on conçoit, d'après ce que nous venons de dire, que toutes les fuis qu'une substance colorante jouira d'une certaine affinité pour la fibre organique, elle pourra s'y lixer, c'est-è-^dire la teindre sans l'intermédiaire des mordants, si par elle-même elle est insoluble dans l'eau, et c'est eu effet ce qui a lieu pour les matières colorantes du carthame, du rocou et de l'indigo. Les deux premiers sont solubles dans les alcalis, aussi suffit-il, |)Our les appliquer sur des tissus, d'en faire une solution dans une eau alcalisée, d'y plonger les tissus à teindre, et de
(précipiter la matière tinctoriale, en saturant 'alcali de la dissolution, au moyen d'un acide. La matière colorante, au moment où elle se sépare de son dissolvant, se trouve dans un grand état de division; elle est là en contact avec les libres organiques, pour lesquelles elle a une certaine affinité ; elle s'y unit étroitement ; et comme elle est naturellement insolubledsns l'eau, c'est-à-dire qu'elle n'a point d'affinité nour ce véhicule, les lavages subséquents n ont aucune prise sur cette teinture. Il en est à peu près de même pour l'indigo, bien que sa solubilité dans le bain de teinture ne dépende pas d'une cause semblable et qu'elle soit due à une modification dans ses principes constituants. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'après avoir subi cette modification, elle devient soluble dans les alcalis; nue les étoifes qu'on plonge dans ce bain s imprègnent de cette solution, et qu'une fois exposées à l'air, la matière teignante reprend en même temps et sa couleur et son insolubilité primitive que les lavages ne peuvent soustraire que les portions surabondantes à la combinaison possible, et qui sont simplement déposées sur les fibres du tissu, voilà ce qui arrive pour les matières colorantes insolubles,etil'onprévoitdéjàqu'il doit en être toutg autrement pour celles qui jouissent d'une plus ou moins grande solubilité. Celles-ci, en effet, ne possèdent pas en général une affinité pour les fibres organiques, telle que cette combinaison puisse être stable, par cela même <^ue l'eau a pour la matière colorante ^neafimité qui balance et souvent surpasse celle du tissu.
« C'est surtout dans ce cas que les teinturiers sont oblii^és d'avoir recours à des corps intermédiaires qui viennent ajouter leur propre affinité pour la matière colorante à celle que possè<ient déjà les molécules organiques du tissu, et augmentent Ear cette doubla action riiuimité et la stailité de la combinaison. Ce sont ces corps intermédiaires qui reçoivent le nom de mordaniê. Ceux-ci sont en général pris
rarmi lés bases ou oxydes métalliques, et on serait tenté de croire, d'après ce pre-
mier aperçu, qu'il doit en exister un t^ès* ffrand nombre ; mais si on se rappelle qu'il &ut qu'ils réunissent la double condition de posséder tout à la fois une forte affinité, pour la matière colorante et pour la fibre organique; si de plus on réfléchit que les bases insolubles sont à peu près les seules à pouvoir former des combinaisons insolubles, alors on concevra que le nombre pourra en être singulièrement restreint. On sait, en effet, que bien que la chaux et a magnésie, par exemple, possèdent une assez grande affinité pour la matière colorante, et qu'elles soient susceptibles de former avec elles des combinaisons insolubles ; on sait, dis-je, qu'elles peuvent être généralement employées comme mordants, par cela seul qu'elles ne jouissent d'aucune affinité pour la fibre organique. L'expérience a démontré que, d».toutes les bases, celles qui réussissent le mieux comme mordants, sout l'alumine, l'étain et te fer oxydés; encore est*il que les deux premières étant naturel* lement blanches, sont les seules à pouvoir être employées lorsqu'on veut conserver à la matière teignante sa couleur primitive, ou du moins ne lui faire subir qu'une légère modification. Toutes les fois, au contraire, que le mordant est coloré par lui-même* on conçoit qu'il devra nécessairement en résulter une couleur composée tout à fait ditférente de la première. Si, comme nous l'avons dit, le moroant contracte une véritable combinaison avec le tissu à teindre, il en résulte que l'application du mordant doit être faite dans les circonstances reconnues les plus cartables de favoriser les combinaisons, et c'est en effet ce au'on pratique journellement dans nos ateliers. »
HORDARET. Clou doré sur les harnais.
MORDORÉ. Dérivé, selon Roquefort, de more^ brun, et doré. Couleur brune aver. un reflet d'or ou d'orangé, coiume est, par exempje, l'aile du hanneton.
MORDORURE. Couleur mordorée.
MORDRE. Du latin mordere. En termes de graveur, mordre une planche^ c'est lui faire éprouver l'effet de I eau-forte, après avoir découvert en différents endroits et à l'aide d'une pointe à graver, le vernis doqt elle est enduite. — Chez le teinturier, on dit que Vétoffe mord ta XetAlure, lorsqu'elle prend couleur.
MORDRE (impr.). On dit qu'une lettre, qu'un mot a mordu, lorsque l'un ou l'autre n'a pu toucher le papier, par suite de Tiuterposition d'une partie de la frisquette. La frisquette mord à la signature et au folio.
MORE ou MAURE. Du grec d|Aaupôc noirâtre. Ou appelle gris de more^ une couleur grise tirant sur le noir. — Le mot more désigne aussi une pierre noire employée dans la savonnerie.
MOREAD. Sorte de cabas de corde, qm sert pour donner à manger aux chevaux*
MORESQUE (archit.). Genre de construction imitée des Arabes. Elle est caractérisée par ses cintres de portes en voûtes qui outrepassent le demi-cercle, et {lar la muUi*
MOR
DE TECHNOLOGIE
MOR
p»ltcité ei la Tariété de ses ornements coloriés. Ce style représenlé surtouten Espagne par des monuments remarquables, fut la transition entre le byzantin et Togival iml>roprement appelé gothique,
MORESQUE (peint.]. Peinture de fanlaii^ie qui représente communément des branchages et des feuillages qui n*ont rien de naturel. — Ornements de caprice employés dans la daroasqninerie.
MORFIL (cout.t* De l'espagnol marfU^ dérivé de Tarabe a//!/, éléphant. Angl. wirc edge: allem. /ad«îi. Petites parties d'acier, presque imperceptibles qui restent au tranchant d'un couteau, d*un rasoir ou de toute autre lame, lorsqu'on les a p.issés sur la meule, et qui empêchent l'instrument de bien couper. Pour emporter le morQI,il.faut passer le couteau sur une pierre fine, et le* rasoir sur un cuir.
MORFIL (comm.). Nom que porte la dent d*éléphant brute, ou non encore travaillée. MORGEN (métrolog.). Mesure agraire dont dont on fait usage en Allemagne. Lemorgen du grand-duché de Bade correspond i 36 ares ; celui de Nuremberg, à kl ares 25 ; celui de pré, aussi de Nuremberg, k21 ares 26; relui de Brunswick, h 25 ares 10; celui cte terre arable, de Francfort-sur-le-Mein, SO ares S5; celui des forêts de Francfort, 32 ares 55; celui do Hambourg, 96 ares 52; celui de Hanovre, 26aresl9 ; celui de Hesse- Darmstadt, 52 ares ; celui de Hollande ou d'Amsterdam, 81 ares 24; celui du Rhin, de Hollande, 85 nres 10; celui de Nassau, 25 ares; ceint de Prusse, nouvelles mesures, 25 ares 53; celui de Prusse, anciennes mesures* 55 ares 25; celui de Cologne, 31 ares 76; celui d'Aix-la-Chapelle, 80 ares 55; celui de Saxe, 55 ares 36; et celui de Wurtemberg, 31 ares 51.
MORIE. On appelle peau de morie^ la peau ^'une béte jetée à la voirie.
MORILLE. Yoy. Moraine.
MORILLON (joaill.). Nom que portent les émeraudes brutes qui se venuent à Thecto-
Sramme. Les morifions de Carthagène^ sont es émeraudes de peu de valeur qu*on ap- |iorte d'Amérique parla voiedeCarlhagène.
— On tppelle aussi morillons, de petites }>ierres roulées.
MORIN (chim.). Du latin morui, mûrier.
Principe colorant du bois jaune.
MORIQUB (Acide). Acide qu on a trouvé Oansl'écorredu mûrier blanc.
MORIS ( manuf. ). Espèce de basin des Indes.
MORISQUE (monn.). Monnaie de compte h Alger. Le morisque double vaut 99 centimes; le simple k9 centimes 1;2.
MOROBDJE (monn. ). Monnaie d'argent qui a cours en Perse.
MOROUNIQDË. Yoy. Moriqub.
MOROXALIQUB. Voy. Moriqub.
MOROXYLATE. Voy. Moratb.
MOROXYLIQUe. Yoy. Mobioub.
MORPHIMETRIB. Ou grec i&op^^ forme, el|iitpov mesure. Se dii do la mesure de la forme d'un corps.
MORPHIMÊTRIQDE. Qui a rapport à la morphimétrie.
MORPHINE ( chim. ). Du latin morpheus^ dieu du sommeil. Alcali végétal auquel Topium doit en partie ses propriétés narcoti»
3ues, et qui est composé de carbone, d'hyrogène, d'azote et d'oxygène diins les proportions de C»*H" N0\ La morphine, à I état de pureté, se présente en prismes rectangulaires blancs, transparents, insipides et inodores; et on robtient en précipitant par l'ammoniaque la dissolution aqueuse de Topium. Combiné avec les acides, elle forme ))rusieurs sels, et uarticulièrement l'acétate do morphine, sels* très-vénéneui qui lais« sent peu de traces. A dose modérée et sous forme de sirop, cette substance est employée dans la pratique médicale, comme calmant du système nerveux. Signalée dès 1688 par Ludwig, sous le nom de magiitère d'opium, la morphine fut obtenue, en 1803, par Derosne, qui la considéra comme de la narcotine modifiée et rendue alcaline par le carbonate de potasse employé à sa préparation. Décrite par Séguin en 180ih, elle fut encore mieux étudiée par Sertuerner qui en a constaté l'alcalinité.
MORPHIQUE (chim.). Se dit des sels dont la morphine forme la base.
MORS ( seller, ). Du latin mor$u$, AngL chop: allem. maul. Partie de la bride qui passe dans la bouche du cheval et sert è le gouverner. Il est le plus communément en fer, et foruié (le trois parties ilisliiictes: Tenibouchure^ qui est reçue dans la bouche de ranimai et dont l'effet est d'agir immédiatement sur les barres; la gourmette^ chaîne composée de mailles et de maillons de différentes grosseurs, assemblés de manière que les plus gross|^ mailles sont placées au milieu de sa longueur, allant en diminuant jusqu*aux deux extrémités, puis fixement attachée à la branche gauche du mors par uu maillon contourné en 8, et arrêtée lorsqu'elle est en place dans un crochet iK>rié parla branche droite; et la ehainetle^ petite chaîne en 01 de fer qu'on place quelquefois seule, quelquefois au nombre de deux, au bout des deux branches du mors, afin d'en fixer la distance et de s'oppaser à leur écartement.
On appelle mon àberge^ celui dont l'embouchure est composée d'olives d'une seule pièce, formant è son pli une demi-gorge de
i^igeon ; mon à branchée tournées ou h lotiamrbeSf celui dont les branches forment plusieurs coudes de forme ronde ; mor« à canon ftm^/e, celui dont le canon n'est point figuré mais diminue toutefois en se rapprocnaiit de son pli ; mors à pas d'âne, celui dont l'emtiouchure est pliée en forme de pas d'flne ; mors à porte, celai dont l'embouchure forme vers son milieu une sorte de porte cintrée ; mors à tire-bouchon ou à la nestier, celui dont les l)rauches sont terminées i ar un anneau aplati et percé dans la paMie inférieure comme celui d'un tire-bonchon ; et mors à ta turque, celui dont les lirancbes sont droites sans sous-barbe.