MOUUN A BROYER LES COULEURS
Moulin qui opère en grandes masses le broyage des couleurs de peinture, broyage que l'Homme fait en petit au moyen du 'marbre et de la molette.
MOULIN A CAFÉ. Petit moulin k noix et k manivelle qu'on emploie pour moudre les grains du café. On en construit de même modèle pour broyer le poivre, la cannelle, la moutarde , etc.
MOULIN A ÉCOSSER. Moulin qui sert k broyer Técorce des arbres , et k la préparer pour la tannerie.
MOULIN A FOULON. Angl. was-Hock:
aWem.walkmuhle. Moulin dont on fait usage dans les fabriques de drap, pour fouler Tétoffe.
MOULIN A FRUITS. Moulin qui sert k écraser les fruits pour en extraire le jus. Le plus usité de ce genre de moulins est k meule verticale roulant dans une auge circulaire, et d'une construction très-simple. Un arbre en bois , s*élevant verticalement au centre de l'auge, reçoit un bras de levier horizontal qui sert d'abord d'axe k la meule, et ensuite pour atteler le cheval qui doit faire agir le moulin. L*auge, qui est en pierre dure, porte de 3 k ^ mètres de largeur, et la meule , également en pierre , atteint k peine 1 mètre, sur 0-325 d'épaisseur. Des pommes ou des fruits quelconques, mis dans l'auge en petite quantité, se trouvent sufllsamracMit écrasés en quel- .qu^s tours de mouliu.
MOULIN A HUILE. U en est des graines oléagineuses comme des fruits : on ne peut en exprimer l'huile qu'après les avoir broyées et réduites en pâte la pliu fine possible. On faisait usage autrefois, pour arriver k ce résultat, de pilons et de meules verticales : aujourd'hui on a remplacé les pilons par des cylindres en fonte disposés comme ceux d'un laminoir, mais dont les axes sont dans un plan horizontal. La longueur de ces cylindres est de 0*i32 à 0-486, et leur diamètre de 20 k 25 centimètres; ils sont assujettis, par des roues d*engrenage, k se mouvoir avec la même vitesse, et ils sont surmontés d'une trémie l)0ur recevoir la graine. Un cylindre de bois, gravé comme ceux des semoirs k blé, placé au bas de la trémie et qui reçoit un mouvement de rotation, fournit uniformément la graine au laminoir , aue des raclettes placées en-dessous détacnent des cylindres.
MOULIN A MOULURES. Moulin au mojen duquel on produit des moulures sur le nois par un mouvement de rotation , et k l'aide d'outils qui servent k profiler.
MOULIN A PAPIER. Angl. paper-miUe; allem. papiermuhle. Moulin qui sert à réduire le cniffon en pAte , et celle-ci en pa« pier.
MOULIN A SCIE. Angl. tauHnill; allem.
breUermuiUe. Moulin dont l'inveutiou re* monte au iv* siècle, et qui sert k scier la pierre , le marbre , etc. Il y a aussi des moulins spéciaux pour scier le bois et en faire des planches
MOULINAGEou TIRAGE (manuf.). Angl.
ginning; allem. egreniren. Action de tordra ou de filer la soie grége avec une espèce de moulin garni de bobines et de fuseaux, pour la préparer aux divers besoins de la fabri* cation. Suivant le nombre de brins qu'on réunit et suivant le nombre de tours donnés au moulin , on obtient les qualités de fil propres au tissage des étoffes , le fil qui sert k former la chaîne, la trame, l'organsin, etc. Le tirage se fait par des femmes, et les ouvrières parfaites en ce genre sont difficiles k se procurer. Une bonne iiretue doit réunir a rintelligence une^ adresse qu'elle n'acquiert ordinairement que par un apprentissage soutenu, durant 8 k 10 années, en qualité de tourneuse , d'aide et d'appfMtisse. Aussi lorsque le moulinier possède une tireuse réputée, fait-il tous ses efforts pour la conserver, même aux prix de grands sacrifices, parce que de son travail dépend les perfections des produits de l'établisse^ ment. Le premier œoulinage fut établi en France k Neuville, près de Lyon , en 1670. Aujourd'hui , il en existe en grand nombre dans les départements de la Loire , de l'Ardèche, du Gard, de Vaucluse, du Rbôoe et de la DrAroe.
MOULINER (manuf.). Faire subir k la soie l'opération du mouliriage.
MOULINES-CAMPES (comm.). Sorte de laine employée pour la fabrication des draps.
MOULINET- Angl. drum; allem. tchrol'
MOU
DE TECHNOLOGIE
MOU
nti«. Petite roae d*iin moulin k vent. — péce de tourniquet dont on fait usage ur enlever ou tirer des fardeaux. — Sorte
treuil employé par les pécheurs. — Pièces f iH)is posées en croit et tournant horizonlecDeut;siir un pied de bois, qu'on pose à iié de certaines barrières pour 7 laisser isser les gens à pied. -- Sorte de vis que il mouvoir une barre servant de point 'appui à la tète des ondes, dans un métier
bas. — Espèce de bruche percée dans toute i longueur et recouverte par du bois, qui, lez le tireur d'or, est destinée k empêcher ae l'argent, l'or, etc., ne se coupent. — >rte de bAion qu'on emploie pour serrer ne corde. — Engin dont se servent les carers pour tirer et vider les terres dans les an nés d*osier, lorsqu'ils! commencent à jrrir une carrière. — Morceaux de bois en olx dont les bras servent à donner le mouraient è la presse en taille-douce. — Nom le Ton donne k la partie de l'établi k fon- -e des tuyaux de plomb sans soudure, où t attachée la sangle avec laquelle on tire
tioulon hors du moule après que le tu jaux »t fondu. — On appelle moulinet en traniotr une sorte de pièces de verre.
MOULINET (impr.). Se dit du mouvement npide au moyen duquel on abat simultanétent la frisquette et le tympan.
lUOUUNEUR ou MOULINIER. Ouvrier qui 'occuf>e de la préparation de la soie, depuis s moment où on la retire du cocon jusqu'k 1 cuite, au décreusage, ou k la teinture apropriée au genre de fabrication qu'on se roi)«>sc.
IIOULTANS (manuf.). Toiles peintes qui 3 fabriquent dans le Moultan, ancienne roTince de l'Afghanistan, et aujourd'hui tin des Etats seiks.
MOULURE. Angl. moulding: allem. forerti. Se dit d'ornements simples et unis, lisant saillie, soit dans des ouvrages de ieiiuiserie,soitdans ceuxd'architecture, tels ue les encadrements de tableaui, de graures, dé glaces, le profil d'une corniche, etc. /ensemble de ces moulures se compose de agoettes, de Qlets, de quarts de rond, d'as- ^ag^Ies, de doucines, etc. Les moulures sur I pierre, le marbre, se font au ciseau ; celles n plAtre se poussent avec des gabaris conenablement profilés, qu'on fait glisser paillèlement k eux-mêmes le long de deux ègles, pendant gne la matière est encore lolle. Ces gabaris ou profils sont doublés e tftie forte du cAté qui marche en avant, our que le plâtre soit mieux coupé et que •' profil ne s altère pas. Les moulures dans *• bois se poussent avec des outils dont tous ^s ateliers de menuiserie sont pourvus, et u'on appelle auiiU à moulure. Ils ne diffèeni des autres que par la forme du fer, dont e profil s'accorde avec celui du bois; et ouf rier, pour perdre le moins de bois possible, lui donne une coupe biaisée qui approche du profil de la moulure qu'il veui ':rer. Enfin on obtient des moulures k l'aiue J« machines. On distingue \esgrande$^mou-' ^^^e$ qui, selon leur forme, sont dites otef,
gorges^ doucines^ talons et tores; et lespelites moutures f appelées /l/e/s , astragales ^ congés^ etc., qui servent d'accessoires ou de complément aux grandes. En architecture, on nomme moulure inclinée celle dont la face penche en arrière par le haut, de manière k gagner de la saillie, c'est-k-dire de telle sorte que l'ensemble du membre soit moins saillant et que chacun de ses détails le paraisse davantage. C'est improprement qu^n désigne sous le nom de moulures la plupart des ornements très-ouvragés de l'architecture ogivale, puisque ces ornements n'ont aucun des caractères que nous don-* nous k la moulure usitée dans nos constructions.
HOURI (manuf.). Toile de coton qu'on fabrique dans les Indes.
MODRVER (métrolog!]. Mesure de graines dont on fait usage k Utrecht.
MOUSCLEAU. Nom que les pêcheurs provençaux donnent au hameçon.
MOUSQUET (arquebj. Arme k feu qui était en usage avant le fusil. On la tirait au moyen d'une mèche allumée placée sur une
Inèce de la platine qu'on appelait serpentin: e canon était court et d'un gros calibre. Cette arme, d'origine moscovite, fut introduite en France en 1527, mais son usage no devint général qu'en i567, époque k laquelle elle remplaça l'arquebuse.
MOUSQUETS. Espèce d'arbalète.
MOUSQUETON (arqueb.). Fusil court a l'usage de la cavalerie. On en compte trois modèles différents : celui de la grosse cavalerie, celui de la gendarmerie et celui des hussards
MOUSQUETS (manuf.). Sorte de tapis de Turquie et de Perse, que Marseille tirait autrefois de SmyriTe.
MOUSSACHE (comm.). Espèce de fécule qui vient de la Martinique.
MOUSSEAU (boulang.). Pain que l'on fait avec de la fiirine de gruau.
MOUSSELINE (manuf.). De Mossoul, ville de la Turquie d'Asie. Angl. muslin; allem. musselin. Tissu qui est le plus délicat et le plus léger de tous ceux qui se font avec In coton, et que l'on tirait autrefois de la Syrie, de la Perse et de l'Inde. Aujourd'hui même encore, on en fabrique k Chandernagor et k Masulipatam, qui sont d'une finesse et d'une perfection auxquelles on ne peut atteindre en Europe. Les mousselines les plus estimées qui se font en France sont produites par les manufactures de Tarare et de Saint- Quentin |>our les blancs; et celles de Nancy, d'Alençon et de Rouen, pour les mousselines claires, soit unies, soit rayées ou brodées. — On appelle mousseline de laine une étofie légère de laine qui se fabrique comme la mousseline de coton.
MOUSSELINETTE (manuf.). Se dit d'une mousseline très-légère.
MOUSSELINIER. Fabricant de mousseline, ou ouvrier qui travaille k ce tissu.
MODSSOIR. Ustensile qui sert k fabriquer lecliocolat. — Instrumentqn'on emploiedans les Vosges pour la fabiication du cbooolaL
su
MOU
MOU
MOUSSOIR (fabr. de pap.). Angi. Hirringpôle; allem. rUhrsiange. Sorte de cylindre qui sert h délayer la pâte.
HOUSSURE (céram.). Barbe qui se trouve autour des trous des pots de terre.
MODSTACHB (dor.). Du grec fiO(rTaC, la lèvre supérieure et son poil. Pince è lonmes branches avec laquelle on relire les pièces du feu.
MOUSTACHE (tréf.). Angl. erank; allem.
kurbel. Manivelle qui sert à tirer ou dévider les Gis d*or ou dn soie.
MOUT (écon. rur.). Du latin mustum^ fait de mustuSf frais, récent. Vin qui vient d*ètre fait et qui n*a point encore fermenté. — Pour Je chimiste, le moOt est composé d'eau, de sncre, de gelée, de gluten et de bitartrate de ))ota!».se.
MÛUTA (corom.). Espèce de soie crue qu'on tire du Bengale.
MOUTARDE (comm.). Du latin miM/um, moût, et ardenst ardent. Composition que Ton prépare avec de la graine broyée de sénevé ou sinapis^ du moût, du vinaigre ou tout antre liquide. On fait des moutardes fines et aromatisées, en ajoutant du sucre, du miel, de Tail, de Testragon, des clous de girofle et d'autres ingrédients de ce genre ; enfin, les Provençaux font entrer des an* chois dans leur moutarde.
MOUTARD ELLE (agricuU.). Nom sous lequel on a désigné la bêche et la fourche.
MOUTARDIER. Celui qui fait ou vend de la moutarde. --Petit vase qui sert à mettre de la moutarde.
MOUTASSEN (comm.). Sorte de coton
3u*on tirait autreiois de Smyrne par la Toie e Marseille.
MOUTE. Voy. Mouture.
MOUTON. De Titalien moutone, fait du latin mans^ montiez montagne. Grosse pièce de bois dans laquelle sont engagées les anses d*une cloche, pour la tenir suspendue. — En termes d'architecture hydraulique* on af>* pelle moutoni les eaux qni tombent rapidement dans les rigoles, et qui, se trouvant arrêtées paf une table de plomb dans le bas» se relèvent en écumant. — On disait autrefois mouton de carrosit pour désigner des ' pièces de bois qui, avant Tusage des ressorts, reposaient d'aplomb sur l'essieu pour recevoir la caisse de la voiture.
MOUTON (archlt.). On donne le nom de queue de mouton h un ornement eu forme de grosse KQÎrlandequi entoure les médaillons.
MOUTON ( impr. ). Angl. pres^bourd:
allem. presebrett. Pièce qui descend avec la Tis de la presse.
MOUTON (mécan.). Angl. rammer: allem.
rammbloçk. Masse ue fer ou grosse pièce de bois garnie de fer qu'on élève au moyen d'une machine à coulisse appelée sonnette^ et qu'on laisse retomber sur des pieux pour Jes enfoncer en terre. On fait principalement usage de cet instrument dans les constructions sur pilotis, et l'on dit : enfoncer Ui
pieucf juiqtfà refus de mouton. Cette pièce reçoit aussi les noms de hie^ de batte^ etc. MOUTURE (meun.). Se dit d'une série d'opérations, à Taide desquelles on sépare les différentes parties qui constituent le blé, comme la farine blanche, la farine bise et le son. Le grain, préalablement séparé de toute matière étrangère, passe dans un cylindre en tôle qui Te roule et où on l'humecte ; puis entre deux cylindres en fonte, dont l'action le comprime et Touvre en écartant les lobes ; et on le livre enfin aux meules qui le réduisent en farine. On appelle mouture rustique celle qui est blutée |iar un seul bluteau; mouture iconomique^cell^ qui sépare les sons; mouture en son groif celle qui laisse au boulanger le soin de séparer, après la première opération, le son du gruau qu'il renvoie ensuite au moulin; et mouture à la grosse^ celle qui livre au boulanger la farine brute, et Toblige è bluter pour séparer de la fleur le son et le gruau. Longtemps on ne connut que celle dernière mouture; mais au xvi* siècle, Pigeau de Sentis inventa la mouture économique, qui procure un rendement plus considérable. Toutefois, cette méthode avantaf[euse ne fut généralement admise au'au mieu du xviir siècle, parce que Vaveugle routine résiste toujours obstinément au mieux. Le mot mouture exprime aussi le salaire du meunier, puis un mélange de froment, de seigle etd*orge, par tiers.
MOUVAGE (rafiin.). Opération qui a pour objet de répartir les cristaux dans toute la masse que contient une forme è sucre.
MOUVANT. Du latin movens^ part. prés, de movere^ mouvoir. On appelle en peinture tableau mouvant ^ celui où sit trouvent desOgures qui se meuvent au moyen d*un mécanisme caché. — Par force mouvante, on entend celle qui produit un mouvement actuel
MOUVE-CHAUX (raffin.). Bouloir ou instrument qui sert à remuer la chaux.
MOUVEMENT (phys.). Du latin mottre, mouvoir. Angi. movemen^/allem. rUderwtrk.
Dans un travail très-remarquable, qui a pour titre : Corrélation des forces physigues (3), l'auteur. M. W. R.Grove, expose une grande pensée, développée, croyons-nous, pour la première fois. « La tAcbe que j*entreprends dans cet essaie dit le savant anglais, ce^i' d'établir que les diverses forces de la nature, qui sont l'objet de la physique expérimentale, c'est-à-dire, la chaleur, la lumière, rélectricité, le magnétisme, laiTmité chimiaue et le mouvement, ont entre elles des relations intimes, et sont dans une déf)endance mutuelle les unes des autres. Aucune de ces forces, dans un sens absolu, ne peut être dite la cause nécessaire et essentielle dos autres ; mais chacune d'elles peut produire toutes les autres, ou être engendrée pàe elles ; elles peuvent toutes sa
(3) Traduit en français par M. Tabbë Uoigno , guiu aloé. Sir la 5- éditiou anglaise, avec des notes par H. bé-
SIS