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convertir Pane dans Tautre dans des conditions données. »
Le aiouyenien(, c'est en effet le principe de lu vie universelle ; tous les phénomènes se résument en lui ; or a considéré chacun de ces phénomènes comme provenant de causes séparées, tandis qu*ils ne sont absolument que des formes variées du même agent; lanimal, la plantei le minéral, les mers, les espaces célestes sont soumis à un mouvement incessant, perpétuel, qui, selon les circonstances, reçoit les noms de chaleur, de lumière, d*électricité, de magnétisme, etc.
Parmi les expériences auxquelles s^est livré M. Grove, la suivante, rune des plus curieuses, est ainsi présentée par M. Louis Figuier : « On introduit dans une botte remplie d*eau et fermée sur une de ses faces» ptar ane lame de verre, une plaque dafnerrienne sensibilisée, que Ton déiend de action de la lumière en recouvrant la lame de verre d*un écran opaque. Entre le verre et la plaque, on place un grillage en Qls d*argeut, on met la plaque en contact avec Tune des extrémités du fil d'un galvanomètre, et le grillage en contact avec Tune des extrémités de l'hélice d'un thermomètre métallique de Bréguet; on fait communiquer entre elles la seconde extrémité du fil du
Ffflvanomètre et la seconde extrémité de hélice ; enfin, on amène aux zéros les aiguilles du galvanomètre et du thermomètre. £n levant alors l'écran opaque, on laisse tomber la lumière sur la plaque daguerrtenne,et|ron voit aussitôt les deux aiguilles se mettre en mouvement et indiquer aiUdi, Tuoe, Tapparition d'un courant électrique, l'autre , un dégagement de chaleur. Une seule cause, la lumière, a donc fait naître sur la plaque une action chimiqtie; dans les fils d'argent, un courant électrique; dans la k>obine du galvanomètre, un courant magnétique; dans Thélice, de la chaleur ; dans les aiguilles, du mouvement. Ainsi, dans cette t>elte expérience, une force unique, la /umtfre, a tout engendré médiatement ou imosédiatement : eiction chimique , électricité , magnétisme^ chaleur^ mouvement. »
MOUVEMENT (mécan.). Etat d'un corps dont la distance, par rapport à un point fixe, change continuellement. Lorsqu un corps tourne sur lui-même, autour d'un de ses points sans changer ^de place, on dit qu'il est en mouvement, bien qu'il ne se transporte pas d'un lieu dans un autre. Le mouvement provient toujours de l'action d*une ou plusieurs forces, dont les effets ne se balançant pas exactement font sortir le corps suquel elles sont appliquées de sa situation J'équilibre. Si le corps n*est soumis qu'à me seule force, le mouvement est rectili- ;ne ; s'il est soumis k deux ou un plus (rand nombre, le mouvement est curviligne. Les lois qui régissent le mouvement les cor^is, en raison de la direction et de 'intensité des forces, forment la partie de la nécanique appelée dynamique. Le corps qui »ubit le mouvement s'appelle le mobii^^ et
les circonstances h considérer dans ce cnrp' sont: 1° sa masse; S* l'espace parcouru* 3* le temps ; ft* la vitesse ; 5" la force qui produit le mouvement. Le mouvement uni-forme est celui où le mobile parcourt des espaces égaux en temps égaux, et dans ce mouvement la vitesse ou le rapport de l'espace au temps, est une quantité constante. Le mouvement varié est celui dont la vitesse varie, ou dans lequel des espaces égaux sont décrits dans des temps inégaux : il est dit accéléré^ si la vitesse va en augmentant, et retardéf si elle va en diminuant. Le mouvement d'un corps est uniformément accé»
léré^ lorsque les espaces qu il parcourt, augmentent également dans des temps égaux, et c'est ainsi que les corps qui tombent librement sur la surface de la terre, se meuvent d'un mouvement uniformément accéléré. Lorsqu'une même force agit sur des mobiles différents, elle leur imprime des vitesses qui sont en raison inverse de leurs masses ou de la quantité de matière qui les iM)mpose; d'où il résulte, |)ar exemple, que l'explosion qui lancerait successivement des balles de plomb dont les volumes, et par conséquent les quantités de matière seraient égales à 1, % 3, &, etc., ne leur imprimerait que des vitesses égales k 1, 1;2, î}3, 1;^, etc. Il demeure donc établi que la masse multipliée par la vitesse donne toujours le même nombre, et ce produit s'appelle la quantité de mouvement. Comme une même force d'impulsion donne toujours une même quantité de mouvement, il faut donc prendre pour mesure des forces les quantités de mouvement qu'elles produisent; il s'ensuit qu'une force d'impulsion est double, triple ou quadruple d'une autre, quand elle produit une quantité de mouvement qui est double, triple ou quadruple ; et l'on déduit de ce fait les lois fondamentales suivantes : Let forces sont entre elles comme les quantités de mouvement ou*elles produisentf ou bien elles sont entre elles comme les pro^ duits des masses par les vitesses: pour des masses égales^ les forces sont entre elles com* me les vitesses qu'elles impriment ; pour des vitesses égales ^ les forces sont entre elles comme les masses sur lesquelles elles agissent.
On appelle encore mouvement simple^ celui qui est produit par une seule force et fait toujours décrire au mobile une ligne droite; mouvement composé^ celui qui provient de plusieurs forces et qui est curvilique; mouvement absolu ^ celui d'un corps considéré en lui-même, ou par rapporté des points entièrement fixes de position ; mouvement relatifs celui d'un corps considéré relativement à d'autres corps qui ont aussi leur mouvement, comme est le mouvement d'un animal sur la terre, qui est emportée elle-même par son mouvement diurne et son mouvement annuel; mouvement alter-^ natifs celui de va-et-vient ; mouvement local ou mouvement de translation f celui d'un corps qui change tout entier de place ; mouf» vement naturely celui dont le principe ou Ifi
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forma mouTaDle est renfermée dans le corps mH, tel que celui d'une pierre qui tombe tihrepaeol; et mouvement uotent, celui dont I» principe est externe el «uquel le corps
ù résiste, comme celui d'une pierre jetée ri haut.
LV'liide du mouvement, envisasâ dans des uii générales, appartient h la mécanique, et Aiii|)ere avait proposé de donner è celte partie de la science, le nom spécial de cinémaliqut. Toute macbioe a pour but de changer ou communiquer un ou plusieurs niouvemenls; et l'objet principal de la mécanique industrielle est de transformer un mouvement d'une nature et d'une vitesse donnéus eo un autre qui soit soumis aussi i des cunrlitions uoiiniies.
MOUVEMENT. En architecture, on entend parce mot les lignes du plan, de l'élévation et de la décoration d'un édifice. — Ëa peinture, il désigne l'expression des figures, et l'on dit qu'un Inblesu a du mouvfmenl, lorsque la scène qu'il représente est niiimée, et que cette animation reûète Qdèlemeot la nature. — On appelle mouvement apparent, celui que l'on croit apercevoir, cuiume celui du rivage qui semble fuir devant une personne en bateau.
MOUVEMENT (borlog.l Assemblage des parties qui font aller une norloge, une pendule ou une montre. Le mouvement en blanc est celui d'une montre, lorsqu'il n'est qu'ébnuctié.
MOUVEMENT (serrur.). Sorte de levier couilé et tournant sur un clou fiché dans le mur, qui sert à changer la direction d'un fil moteur de sonnette.
MOUVEMENT PERPÉTUEL. Se dit d'un mouvement qui se perpétuerait indéfiniment sans le secours d'aucune cause extérieure ou action nouvelle qui vienne le ranimer. Cette chimère qui, avec celle de la quadrature du cercle, a troutilé tant de cerveaut, a donné naissance cependant h quelques conceptions ingénieuses , parmi lestiuelles se fait remarquer celle de Zamboni. Elle consiste eu deux piles sèches qui communiquent par leur base, et dont les pAles contraires sont placés l'un vis-à-vis de l'autre; puis une petite l>oule creuse de méial, librement suspendue entre les deux, va continuellement se charger et se décharger d'un p61e à l'autre, tant que dure l'activité dus lieui pâles. En 1816, les frères Geyser inventèrent aussi un pendule dit À rotation continue.
MOCVER (raffln.l. Détacher avec un couteau le sucre qui tient aux parois de la forme.
MOUVERON. Spatule de bois avec Isqnelle on agite le sirop dans une forme à sucra itour briser les cristaux. — On appelle mouteron circulaire un instrument dont on fait usage pour brasser le sang de l>œuf, — Le mouteron du bae à chaux est un ouill de fer qui sert à brasser la chaux lorxiu'elle est éteinte.
MDUVETou UOUVETTË. Yoy. Houvoib.
MOUVOIR (chand.l.). Outil de bois ou
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baguette qui sert h remuer la soif liqnict dont est rempli le moule oâ se bbriqveu les chandelles.
MOUZONNAT (monn.). Pièce de monu»^ arabe qui vaut environ 60 centimes ti aprésente 6 felous.
MOYAU. Poutre qu'on place sur l« lun de raisin, pour le soumettre i l'action 'li pressoir.
MOYE (maçonn.j. Couche tendre qui »
trouve dans la pierre et qui la fait déliHf- Surface tendre d'une pierre dure.
MOYÉ (maçonn.).QuicontientdesiDO<F>.
MOYER (niBçonn.). Scier une piem « taille en deux.
MOYËRE (agron.). Marais couvert itn- .seaux.
MOYETTE (açricult.). Petite meule p»
visoire qu'on uit dans un champ ponrprnntir le blé de la pluie.
MOYEU (charron.). Du latin modi*l»i même signification. Angl. boti; allem. ré na6e. Partie centrale d une roue de TOiliir> qui est traversée par l'essieu, autour dai^ elle tourne. Le moyeu est rond, sa fornxA cylindrique dans le milieu de sa loogow et celte partie est nommée bouge jJirie charrons. Ce bouge est surmonté d'un r>^ tronqué aplati du côté de la voiture, et du cdne tronqué plus allongé du rtué tririeur; il est percé, dans son axe, d'uni'" légèrement conique pour recevoir le bi« de l'essieu ; et dans les grandes roaes i! c percé de douze trous ou mortaises cirrto ou rectangulaires pour recevoir les iM»
d'un pareil nombre de rais ou rayons, iw> l'autre extrémité va s'ajuster dons les aw correspondants pratiqués dans les jimo Chaque moyeu porte quatre frettes ou tr dons en fer, dont deux sont placées aoiddii extrémités de la partie cylindrique, oe lur sant entre elles que l'espace occupé |«r* mortaises que remplissent les rais; et J? deux autres sont placées aux deux eiirtv tés des parties coniques. Les quatre (re«i» destinées i empêcher que les moyaui M * fendent, sont mises en place & coaiii " marteau. Dans la vue de diminuer le îrXt ment causé par le moyeu, lorsqu'il itf<^sur l'essieu dans toute sa longueur; lei <»* rons tont le trou du moyeu plusgrandqj neïaut, el ils ajustent dans chacun d-^» bonis une botte de bronze dans laquel'c »■ trent à frottement doux les deux eitr^an* du moyeu. Par cefle construction, l«g""^ nécessaire pour adoucir le frottement ^ej^ dans l'espace compris entre les deux w"et lubrifie continuellement les deux i'^'' frottantes. ,.
MOYO (métrolog.). Mesure de ai*"' pour les grains, usitée en Portugal.
MUAGB. foy. MuTAGi.
HUANT (salines). Bassin qui Uti t*"' d'un marais salant.
MUCATE (chim.). Genre de sels fw°* par la combinaison de l'acide inuci<i<i« '"* une ba^e.