‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 57 sur 248 · MUD · texte numérisé non relu

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0E TECHNOLOGIE

IIUL

MUCILAGE (chim.|. Du latin mucilagOf Foroié de mucuê. SuDstance analogue à la gomme, de nature visqueuse et nourrissante, qui se trouve répandue dans le plus grand nombre des végétaux et notamment dans les racines et les semences. Les corps où ce produit abonde sont dits mucilagineux. Le mucilage diffère de la gomme, en ce qu'il est iasoluble dans Teau froide, et très-peu solubledaos Peau bouillante, qui le transforme en une masse gonflée et visqueuse. On donne aussi ce nom au liquide épais et visqueux obtenu par la solution ou la division de la gomme dans Teau; et comme pour Fapplication des couleurs, soit sur la toile, soit sur le papier, on a recours dans les arts à remploi des nauciiages pour maintenir en suspension, d*une manière uniforme, les substances colorantes qui, sans cela, se distribueraient inégalement dans le liquide et empêcheraient d'obtenir des teintes identiques, on a recours alors à des mucilages peu coûlouxy tels que des gommes communes, dites Je pays, et même à des fécules légèrement torréfiées et qui deviennent alors solubles dans l'eau froide. Dans quelques circonstances, et particulièrement pour les couleurs délicates, on fait emploi de gomme adragante, de Salep, etc.

lilUCILAGlNEDX. Qui contient du mucilage.

MUCINE. (chim.). Substance mucilagineuse qui accompagne le gluten dans les végétaux.

HUCIQUB (Acide). Acide produit par l'action de racicle nitrique sur les gommes et sur le sucre de lait. Il est composé de carbone, d'hydrogène et d*oxygène dans les proportions de G" H'* 0*; se montre sous la lorme d'une poudre; se décompose par. la chaleur; est peu soluble dans l'eau t)Ouiliante et insoluble dans l'alcool. Cet acide fut découvert, en 1780, par Scheele.

MUCITE (chiiq.). Sel formé par la combinaison de l'acide muqueux avec des bases alcalines, terreuses ou métalliques.

MUCOSO-SACCHARIN. foy. Mucoso-su-

CIÉ.

MUCOSO-SÉREUX (chim.}. Qui tient de la nature du mucilage et de la sérosité.

MUCOSO-SUCRÉ (chim.). Qui tient de la nature du mucilage et de celle du sucre. — Se dit aussi d'une sorte de sucre qui ne peut cristalliser, qui existe tout formé dans la canne, se produit aussi en partie par l'effet de la cuisson, et qui a reçu de Berzélius le nom de «trop.

MUDARINE (chim.). Substance particulière, non cristallisable, qu'on a observée (J&ns Técorce de la racine d'une espèce de calotrope.

IIUDR (métrolog.). Mesure de capacité em()loyée en Suisse. — Mesure de Hollaude qui correspond à Thectotitre.

MUDK (maouf.). Sorte d'étoffe qui se fabri(|u6 en Chine, avec une écorce d'arbre.

MUDT ( métrolog. ). Mesure de ca|)acité pour Vorge et l'avoine, employée à Aix-la- Chapelle, et qui correspond à 23^ lit. 9fc,

MUEL (maçonn.). Se disait autrefois d'une sorte de règle emplovée par les maçons.

MUELLE (comm.). Nom qu'a porté une espèce de cuir très-fort.

MUFLE. Du bas latin mu/Iu/u«. Se dit, en sculpture, de certains ornements qui représentent des mufles d'animaux. — On donne aussi ce nom à une bande de fer placée sous le bout d'un ressort.

MUFLIÈRE. (écon. rur.). Pièce de toile, qu'on garnit dans sa partie inférieure de clous pointus, qu'on suspend aux cornes des vaches à l'aide de deux cordes à coulants, puis qu*on attache sur le museau au-dessous des yeux, afin d'empêcher les veaux ou les vaches elles-mêmes ue teter les autres vaches.

MUID (métrolog.). Du latin modius, même signification. Mesure idéale dont on faisait usage autrefois, tant pour les matières liquides que les matières sèches, comme les grains, le sel, le charbon, le plâtre, la chaux, etc. La capacité prétendue du muid variait de province h province. Le muid de Paris,

r^our les liquioes, valait 288 pintes ou 268 itres; celui de Languedoc, 1l( litres; celui de Bourgo^jne, 320. Pour les matières sèches, le muid, qui se divisait en 12 setiers, valait 18 hectolitres 73 litres, lors(iu*il s'agissait de grains; 2^ hectolitres 78 litres pour le sel; et 37 hectolitres M litres pour l'avoine.

MUITE (salines). Du latin muria, saumure. Eau dont on fait le sel.

MUREN (métrolog.). Mesures pour les grains, usitée à Anvers.

MULE (cordonn.). Du latin mulleus. Sorte de chaussure ou de pantoufle dont on fait usage dans la chambre.

MULE (fabr. ^e pap.).Du latin mula. Pièce qui porte les feutres du papier.

MULIER. Sorte de filet employé pour prendre les poissons appelés mulets.

MULLrJENNY (manur.). Appareil employé dans le filage du colon, pour conserver le parallélisme au mouvement d'un chariot.

MOLLE (comm.). Nom que porte la garance de qualité inférieure.

MULLEQDIN (manuf.). Toile fine.

MULLEQUINERIE (manuf.). Angl. lace toorking: allem. spitx^narbeit. On désigne ainsi dans le nord de la France la fabrication de toiles très-fines, comme la batiste, le linon, etc., pour lesquelles on n'emploie que du beau lin ramé, particulièrement celui qu'on récolte dans la province de Hfinaut et dans le voisinage de la Scarçe. Cette industrie, qui a pris naissance k timbrai, et iiue l'on continue dans cette ville, ainsi qu'à Douai, Valenciennes . Saint-Quentin, Amiens, Guise, Chauny, etc., est toutefois moins florissante que par le passé, attendu qu'on file et qu'on tisse aujourd'hui les toiles de mullequinerie, ce qui a diminué !a valeur et l'importance de ce produit.

MULLEQDINIBR (manuf.). Tisserand qui fabrique du mollequin.

MULON (salines). Grand tas de se* du'ott élève sur le twrd de la mer.

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