MUR
DICT10I«9àlRE
Mim
MULOTI (ngricult.). Nom que Ton donne, dins les enrirons de Laon, aox ceps dont les hannetons et les larves ont dépouillé récorce en partie, et qu'il faut couper.
MULTIPLICATEUR (phys.). Du latin muïtipUcalor. On a donné ce nom au galvanomètre de Schweigger, parce qu*il multiplie la force électro-magnétique.
MUMME (hoiss.). Sorte debière qu*on fabrioneà Brunswick.
MUR (maçonn.). Du latin muruâ. Elévation en pierre, moellon, brique, plAtre, meulière, etc., qui forme la cage ou la clôture d'un édifice, d'un jardin, ou d'un espace quelconque. Lorsque les caves et fondations sont terminées, on s'occupe de construire les murs conformément aux plans dressés par l'arcbiterte. Les meilleurs murs sont en pierre de taille, avec mortiers de chaux et sable, et le ciment est emplojré pour les constructions destinées à contenir 1 eau. Ces murs sont réservés aux façades des grands bâtiments; on fait usage des pierres dures aux premières assises, a2 mètres d'élévation, et même jusqu'à i et '6 mètres, selon la hauteur du mur et sa charge; et les appuis de croisées, les chaînes sous poutres et les jambes boutisses sont également en pierre dure. Les murs de face ont une épaisseur variable, selon les circonstances; mais communément cette épaisseur est de ùk centimètres par le bas, sur la retraite des premières assises; on donne ensuite un peu de fruitf c'est-à-dire que la face est faiblement en talus par dehors; et la retraite est d'environ 3 millimètres par mètre. Du côté intérieur le mur doit être d'aplomb ou vertical, mais quelquefois on lui donne un léger surplomb.
Les murs des maisons ordinaires et ceux de refende ou mitoyens^ sont faits en moellon, meulière, brique, même en pierre de taille, et le choix dépend du prix des matériaux. On les joint avec du mortier de chaux et de sable, et le plAtre n'y est point d'un bon usage. Au-dessus des baies de portes et des croisées, on place des linteaux en bois; mais la pierre de taille est toujours préférable, attendu aue le bois est sujet à pourrir. Lorsqu'on redoute que la poussée des plAtres ne chasse les murs en dehors, on les lie avec des tirante de fer, au bout desquels on place des ancres^ qu'on assemble au moyen de talons avec des frettee et des clavetlee. Quand les murs sont en brique, il est prudei^t de faire en pierre- de taille les piedsdroits des baies et toutes les encoignures. Dans les constructions de peu de charge, on fait souvent usage des plAtras, joints ensemble avec du pIAtre gAché clair. Les murs de clôture se font quelquefois en pierre de taille; mais le plus souvent on y emploie les moellons ou la meulière, joints avec de la terre grasse, ou un mortier de chaux en sable ; et il est bon d'y réserver, d'espace en espace, des chaînes en pierre, ou du moins des moellons qui font parpaing. Le sommet nn mur est recoQ?ert par des pierres mises do champ et à mortier de cliaux et saUe, ou
bien en dalles de pierre de taille un peu inclinées. Souvent aussi on y pratique un cAaperon en plAtre ou mortier, ou seulement en terre corroyée et battue.
On appelle gros mur celui qui forme l'enceinte d'un bâtiment, et supporte les combles, les voûtes, etc; mur de face, la partie du gros mur qui forme la face principale de l'ôdiOce; mur latéral^ celui qui forme l'un des côtés; mur de pignon^ celui qui s'élève jusqu'au-dessous du toit, le supporte et en a la forme; mur de refends^ celui qu]on élève entre les (^ros murs pour diviser l'intérieur de la bâtisse ; mur de parpaing^ celui oui est formé de pierres qui en traversent I épaisseur; mur de clôture^ celui qui enferme une cour, un jardin, un parc, etc.; mur d'appuif celui qui n'est élevé que de 1 mètre environ, afin de ne point masquer la vue; mur mt/oyen, celui qui sé[)are le fonds de deux voisins et se trouve alors commun à tous deux; mur de terrasse^ celui
3ui retient les terres d'une plate-forme, 'un jardin, etc. ; mur orbe, celui oà l'on n'a percé aucune porte ni fenêtre; mur enailes^ celui qui s'élève depuis le dessus d'un mur de clôture, et va en diminuant jusque sous l'entablement, pour arc-bouter le mur de face et le pignon d'un corps de logis qui n'est pas appuyé d'un autre ; mur en Tatr, celui qui ne |:>orte pas de fond, mais à faux, comme sur un arc ou poutre en décharge, et qui est érigé sur un vide pratiqué pour quelque sujétion en bâtissant , ou percé après coup; mur en allie^ celui qui devrait avoir au moins un tiers de mètre de saillie au milieu de la hauteur; mur eoupé^ celui dans lequel on fait une tranchée, pour y loger les bouts des solives ou poteaux de cloison de leur épaisseur, soit en bfttissant, soit après coup; mur en décharge^ celui dont le poids est soulagé par des arcades bandées d'espace en espace par la maçonnerie; mur dt douve, celui de dedans d'un réservoir, qui est séparé du vrai mur par de la glaise; mur planté, celui qui est fondé sur un pilotage ou sur une grille de charpente; mur en surplomb, déversé on forjeté^ ce\m qui pan* ehe en dehors; mur bouclé ou soufflé, celui qui, étant près de sa ruine, fait ventre avec crevasses: et mur de dossier, celui qui s'élève au-dessus d'un toit et auquel sont adossés des tuyaux de cheminée.
MUR DE SOUTÈNEMENT. Maçonnerie à paroi extérieure verticale ou peu inclinée, que l'on construit dans le but de résister à la poussée de terres. Dans les galeries souterraines les murs de soutènement s'appellent aussi pieds-droits de la voûte» et font corps avec elle. Dans les tranchées on em-
{)loie les murs de soutènement toutes les bis que les circonstances locales ne permettent pas de donner aux talus une inclinaison assez forte pour que les terres se soutiennent d'elles-mêmes. Ces circonstances peuvent provenir, soit d'indemnités trop fortes qu'il faudrait payer pour donner à la tranchée toute l'ouverture en gueule nécessaire, soit de ce que les terrains sont telleme&t
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