‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 8 sur 248 · LAP · texte numérisé non relu

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qtjés et creux, formés de deux plateaux de l)oiSy de la même manière que les lanternes des mécaniciens, avec un certain nombre-de ]>etit$ fuseaux tout autour et pareillement en bois. La seule différence consiste en ce

3ue les mômes plateaux d*une lanterne sont e diamètres aissemblables, de sorte que chaque lanterne présente, comme il a été dit, la forme d'un cône tronqué et non pas celle d*UQ cylindre. Ces deux lanternes sont placées sur des tringles de bois qui peuvent glisser Tune contre l'autre, et par conséquent, écarieat les lanternes selon la longueur de Técheveau qui se dévide sur la liobioe de l'ourdissoir. — La lanterne du ^Hzier est un instrument qu'il nomme aussi piioir^ et qui luiserlà lever les soies de dessus Tourdissoir, pour les porter sur les ens<»uj[)les du métier de tisserand. — Celle de lorrévre est la partie de la crosse d'un évôcjue, d'un bôton de chantre ou d'une masse de bedeau, qui est grosse, à jour comme une cage, ei contient quelquefois une statuette. — Celle de Tourdisseur est la cage qui sert à loger le moulin employé pour ourdir, avec toutes les pièces qui en dépendent. — Sous la. dénomination de lanterne à demi garnie^ on désigne un élément de machines qui, }>ar un engrenage, produit un mouvement circulaire alternatif; et sous celle de lanterne à périphérie changeante f on entend encore un autre élément de machines que les Anglais ont inventé pour celles dans lesquelles on veut changer le rap[>ort de la puissance à la résistance, selon le besoin, et en quelque sorte instantanément.

LANTERNE-HORLOGE. Inventée par M.

Bréguet en 1856. C'est une horloge électrique, à trois roues, è pignon, avec double encliquetage et renversement du courant.

LANTERNE MAGIQUE. Instrument d'optique inventé au xvu* siècle. Il sert k faire imraltre en grand, sur un mur, un drap ou Icut autre fond blanc, des figures peintes en petit, avec des couleurs transparentes, sur des morceaux de vt*rre mince. L'instrument se com^iose d'une lanterne ordinaire à laquelle on ajoute un tube renfermant deux lentilles qui font écarter les rayons partant de l'objet et qui projettent sur le fond blanc opposé une image renversée beaucoup plus grande. Le tube e^t adapté de manière qu'on ueut introduire les verres peints entre les feotilles et la lumière renfermée dans la lanterne. Afin que l'image ne paraisse point renversée sur le fond, on renverse les verres eux-mômes lors de leur introduction comme il vient d'être dit. 11 est nécessaire que les figures employées soient vivement colorées et peintes de profil, et l'on ne représente d'habitudeque ae$ images grotesques, des caricatures, etc. On dessine d'abord sur du papier les figures dont on a fait choix ; on applique ensuitece papier sous le verre; puis prenant un pinceau très-fin qu'on a trempé dans un vernis gras préparé ayec du noir de fumée, on suit légèrement les contours du dessin; et l'on peut môme dès lors indiquer les endroits qui doivent recevoir les ombres

et les couleurs. Lorsque les traits sont secs on procède au coloris, en faisant usage de couleurs appropriées, et avec l'attention de ne rien mettre sur les espaces qui doivent rester clairs. On emploie particulièrement, pour cetie peinture, les ocres, le bleu de Prusse, le vert-de-gris calciné, id gomme gutte, la laque fine, le bistre, etc.; toutes ces couleurs doivent être broyées au vernis gras très-blanc ; et l'on iloit employer le plus de nuances possibles, parce que de leur multiplicité résulte le meilleur effet dans la production de l'image.

LANTERNEAO. Se dit, en architecture, d'une petite lanterne construite au sommet d'une coupole ou au-dessus ^'un escalier. — Dans une saline, le lanterneau est une netite chaussée qui sépare les méans dans les aires.

LANTERNERIEimonn.}. Monnaie d'argent de Florence.

LANTERNIËR. Celui qui fabrique ou vend des Iflntcrnfis

LANTERNÔN (archii.). Sorte de coupole.

LANTUREfchaudronn. )• Angl. chasing; allem. auftreiben. Sorte d'enjolivure que le chaudronnier fait au marteau.

LANUBURE(plomb.). Pièce de plomb que, dans les constructions, on place au droit des arctiers, sous les amortissements.

LANUGINEUX. Du latin lana, laine. Qui est de la nature de la laine.

LAPIDAIRE. Du latin lapis^ pierre. Celui qui taille et polit les pierres précieuses, ou qui faitsimpiementle commerce de ces pierres. Les anciens ignoraient l'art de tailler les pierres précieuses, surtout le diamant, et cette découverie ne fut faite qu'en 1476, par Louis de Berquem, de Bruges. Les instruments employés par le lapidaire sont le mou^ /m, qui consiste en deux meules chargées du frottement ; le cadran^ qui sert è tenir la pierre pendant qu'on la taille et la polit; le Mtùn à eimentf au moyen duquel la pierre est attachée avec du mastic ou bien avec de la soudure d'étain; puis la poudre qui, placée entre les meules avec la pierre, use peu à peu celle-ci et lui donne la forme qu'elle doit recevoir. Pour la taille du diamant, c'est la poudre même de celui-ci qu'on emploie, sous le nom d'égrisée^ après Pavoir imbibée d*huile d'olire; et quant aux autres pierres, on fait usage soit du tripoli, soit de la potée d'étain. Les meules sont d'acier très-doux pour le diamant; de cuivre pour les rubis, les topazes et les saphirs d'Orient; et de plomb, d'étain ou de zinc, pour les autres pierreries. Quelquefois aussi on scie ou l'on clire les pierres, et le sciage du diamant se pratique avec uo fil de fer très-délié enduit de poussière de diamant.

LAPIDIFICATION (chim.). Du latin lapis, pierre, et /lo, je deviens. Formation de pierres. Cette opération diffère de la pétrification, en ce que dans celle-ci ce sont des substances animales ou végétales qui sont converties en calcaire, en silice, etc.

LAPILLIFORME. Du latin lapilluê^ petit

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