ODO
OCHROITE (chim.). Du grec loxfxSCt jaune. Oxvde de cérium.
ÔCQU£ (métroloK.)- Pûids dont on fait usage en Turquie, dans TAsie Mineure, en Kgj^nte et en Grèce. 11 correspond à environ 1 Kilogramme 03, et se divise en 2 roUelê ou k chékys.
OCRE ou OCHRE. Du grec ùxpàç, jaune.
Angl. ochre; ailem. oeher. Substance argileuse colorée en jaune, en rouge ou en brun»
fa brune. Cetle substance se rencontre dans divers terrains; mais particulièrement audessus du calcaire oolithique où elle forme des couches, des amas et des filons. La plupart des ocres sont employées dans la peinture, et c*est avec elles aussi qu'on met les carreaux des appartements en couleur. Les plus connues sont l'ocre rouge (TOrmux ou rouge indien^ que l'on tire de Tlle d'Ormuz, dans le golfe Persique ; Votre de Combat^ en Savoie, qui. est d*un beau jaune orangé; les ocreê jaunee de Vierzon dans le Cner, de Pourrain près d'Auxerre, et de Bitry et de Saint-Amand dans la Nièvre ; l'ocre jaune ^ connue sous le nom de ierre de Sienne ; celle qu'on appelle terre d'ombre et qu'on tire.de lOmbrie dans les Etats Romains; Vocre rotêge de Bucoros, en Portugal» qui sert à fabriquer des poteries fines; 1 ocre rougedtre ou tumagre dont les Espagnols font usage pour colorer le tabac à priser^ polir les glaces et nettoyer l'argenterie ; et Vocre rouge des Cafres, que ces peuples emploient pour se peindre le corps. Le brun rouge d'Angle^ terrCf dont se servent les peintres en bâtiments, n'est autre chose que de l'ocre jaune «inîe à de l'argile et suroxydée. On sait que diverses tribus de l'Amériaue, et particulièrement celles des rives de l'Orénoque, telles quêtes Ottomaques» mangent habituellement des ocres grasses et onctueuses.
OCRE (monn.). Monnaie de Suède qui est la 8* partie du marc d'argent, et la »' du marc de cuivre.
OCREUX.Angl.oehry; allem. ocherhaltig»
Qui contient de l'ocre ou ofire une substance analogue.
OCTAÈDRE. Du grec ôxtû, huit et ESpa, base. Solide composé de huit plans disposés symétriquement autour d'un axe qu'ils rencontrent. Voetaèdre régulier est formé par huit triangles équilatéraux égaux; Voetaèdre symétrique à base carrée est formé de huit triangles isocèles égaux; Voetaèdre à trian-aies scMnes est formé de huit triangles scaléaes égaux; et Voetaèdre à base rectangle est formé de faces isocèles.
OCTANT (mar.). Du latin oclofw, huitième» fait du grec àxvi^f huit. Instrument dont on fait usa^e en mer pour observer les hauteurs et les distances des astres, et qui est fondé sur la propriété qu'ont les corps lumineux de se refléchir sur les.miroirs plans en faisant nn angle de réflexion égal à celui d'incidence. C'est un huitième de cercJe ou sec-
teur de W divisé en 90 parties, ?! muni d'une lunette et de deux miroirs.
OCTAVE (comm.). Du latin octatus, huitième. Se dit chez les orfèvres et les joailliers de la 8* partie du marc.
OCTAVIN (inst. de mus.). Instrument de musique, à vent, et ainsi nommé parce qu'il sonne l'octave de la flûie. On l'appelle aussi petite flûte et piecolo. — Yoy, Flûte.
OCTAVINE (inst. de mus.). Se disait autrefois d'une petite épinette qui n'avait que les octaves supérieures.
OCTAVO. Voy. 1h-octavo.
OCTOSTYLE (archit.). Du grecôxtà, huit, et (TTùXoç, colonne. Ordonnance composée de huit colonnes.
OCULAIRE (opt.). Du latin oculus, œil.
Verre de la lunette auquel l'observateur appliaue son œil. Il se compose ordinairement de aeux verres convexes destinés è le rendre achromatique, c'est-è-dire à détruire l'irisation des couleurs produites par la réfraction de l'objectif. Les deux verres de l'oculaire
f meuvent se rapprocher ou s'éloigner l'un de 'autre et de l'objectif, pour se prêter aux différents degrés de force de la vue de Voïh servateur.
OD (phys. chim.). Nouvelle puissance magnétique proclamée par le chimiste Reicheooaeh, et dont il donne en ces termes Véijmologie du nom qu'il lui a imposé : « J ai cru devoir me servir du manque de cœrcibilité, pour lui former un nom propre à quantité de fictions scientifiques. Fa, en sanscrit, signifie courir. Yado^ en latin et dans la vieille langue du Nord, veut dire, je marche vite, je cours rapidement. De là «ocfoii exprime, dans l'idiome germanique, l'idée d'une chose qui pénètre le tout. Le mot se transforme, dans les différents dialectes anciens, en voudant odan, odin^ où il signifie force qui pénètre tout, et qui, en dernier lieu, se trouve personnifié dans une divinité des Germains. Od est ainsi le signe vocal pour un dynamide qui pénètre et qui jaillit rapidement en tout ef dans toute la nature, avec une force incessante. »
ODEUR (chim. ). Du latin odor, fait do grec 6Sco8^, qui lui-même dérive de 5Ccd, sentir: On appelle^ odeur électrique^ celle que Ton sent a l'approche d'un corps actuellement électrisé. — En termes de boulangeriet od dit aussi odeur de meule^ pour désigner celle que la farine contracte par deS meules neuves.
ODOMÈTRE. Voy. HonoMiras
ODONTAGOGDE (inst. de cbir.). Du grec iiùùç, dent, et &Y«»r4» enlèvement. Instrument dont on fait usage pour arracher les dents.
ODONTOUTHE. Voy. TcaQuoitB.
ODORIDES (chim.). Famille de composés tertiaires organiques, qui comprend ceux qui se font remarquer par l'action qu*it^ exercent sur l'odorat.
ODORINE (chim.). Du latin odor^ odeur.
Base salifiabie qu'on extrait de l'huile animale de Dippel, et qu'on nomme ainsi à cause de son odeur répugnante, particulière