‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 79 sur 248 · ORS · texte numérisé non relu

ORS

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9uU par 1a distillation avec de Teau, soit par la macération dans une buite grasse, et dont une seule goutte suffit pour aromatiser une certaine quantité de Teau qu'on nomme eau de /leurs d'oranger; 2* ses fruits verts servent à fabriquer diverses liqueurs; 3"* son écorce fratcbe entre dans la composition du euraçao^ et c*est de la mftme écorce qu'on extrait Cessenee dite de Portugal; k* enfin, tout le monde sait le parti qu'on tire de ses fleurs et de ses fruits dans l'économie do* mastique et dans l'industrie.

ORANGER. Employé comme verbe, ce mot exprime qu'on donne une couleur orange à une chose.

ORATE. Voy. Auratb.

ORBATTERIE. Se disait autrefois de Tart de batlre Tor.

ORBATTEUR. Désignait autrefois le batteur d*or.

ORBE (archit.). Du latin orbus^ aveugle. Se dit d'un mur qui n'est percé ni de portes ni de fenêtres

ORBIÈRES. Du latin orbU, rond. Morceaux de cuir hémisphériques qu'on met sur les yeux d*un mulet,

ORCANETTE (comm.). Angl. alkanel:

allem. anchuea. Nom que portent deux plantes tinctoriales de la famille des boraginées : Fanehusa tincioria et le lilhospemum tinctO" rium. La première donne un rouge qui passe au bleu par suite de diverses opérations; la seconde produit une jolie couleur rouge qui 5erl à teindre certaines étoffes, et dont on fait usaçe aussi dans les laboratoires de pharmaciens et de confiseurs. C'est la racine qu'on emploie. Cette racine est presque cylindrique, de la grosseur d'une plume; son écorce est d*un pourpre noirâtre, mais l'iniérieur est beaucoup moins foncé. La matière colorante <}ue contient l'orcanette et qui réside principalement dans l'écorce, se rapproche plus des résines que tout autre corps, quoioue H. Pelletier, qui en a étudié les propriétés, lui a reconnu des caractères qui semblent l'en distinguer. Néanmoins cette matière colorante ne se dissout point dans l'eau; elle se dissout au contraire dans les huiles, les graisses, les alcools et les éthers : et c'est môme au moyen de ce dernier menstrue, que M. Pelletier dit l'avoir obtenu dans son état de pureté, car elle est accompagnée, dans la racine, d'une autre substance jaune qui, par son mélange en salit et en ternit les nuances. C'est pour éviter l'inconvénient de ce mélange, qu'on indique de n'employer l'orcanette qu'à la chaleur du bain-marie, lorsqu'on veut en faire emploi pour colorer en rose des mixtures huileuses, comme cela se pratique dans les officines.

ORCHESTRINO. Voy. Obpbêoii.

ORCHOTOME (instr. de chir.). Du grec apxt^f testicule, et TOfif^, section. Instrument aont on fait usage pour pratiquer l'extirpation du testicule.

ORCINE(cbim.). Principe colorant contenu dans Torseille, et qui ac(]uierl sa teinte brillante sousl'influe.ncederairet de l'ammoniac.

ORDON (méUllurg.)* Angl. tiU; allem.

kammergeruet. Partie d'une far^ où ipu sent les gros marteaux ou mirtioib qoi m peuvent être manœuvres à la miii-.ë ^ comprend le marteau et soo bâti, reerrbre à cammes qui lui comttiniqaeleaai* vement, puis Tenclume sur laquelle se pîKi la pièce de fer soumise au cingla^.

ORDRE (archit.). Du hiin orie.^Ai^ toute disposition particulière despatm

f)rincipales d'un édifice, comme le [mMbui, a colonne et l'entablemenL OoadiMiR^ nairement cinq ordres : Fordri i»n^9 plus simple de tous, qui exprime Iimûi, et se reconnaît à l'absence de toute te rf aux triglyphes q^iii ornenl sa friM;(«*T ioniquif caractérisé par les folotes ^« chapiteau; l'ordre corinihien^tecomis^ aux feuilles d'acanthe qui ornent épless son chapiteau; Vordre lotcoii, qui ecs l'ornement dans toutes les parties; eiTtr composite^ qui réunit le chapiteau coriv aux volutes de l'ionique. Les trois ptv de ces ordres étaient les seuls qu'eusse» grecs. On appelle encore ordrt com^m.^ ordonnances capricieuses qui s'éloigM«i règles ci-dessus définies; orértfm^'^ caryatide f celui où l'on voit desfiprst place de colonnes; ordre a/^ifvr, oo^ ordre de pilastres de la plus courte fvo^ tion, ayant pour entablement um ccnaf architravée ; ordre françaiin une ootf^* tion bizarre où se trouvent des roiaK> corinthiennes avec des chapiteaux ib^ d'attributs divers; et ordre goUif^^ piliers du style ogival.

ORDDN. Se dit, en termes de f<«i»

d'une certaine longueur de lignes im»

sur des cordes.

ORE (monn.). Monnaie de eoofut Suède, dont 12 font un skilling. Loretf respond à environ 1 centime.

OREILLE. Du latin awis. Oo vm ainsi des saillies qu'on ajoute à un «^ afin de lui donner plus d'empateoeo^ '^' pour lui permettre de s'appuyer sur n^" tre. Ainsi, les empâtements des coa^^^ sur lesquels portent les rails des cbesi»' fer, sont des oreilles. On donne l«*^ nom aux petits appendices qui yo^ " galets du glissoir de la tige d'un pi^

OREILLER. Coussin carré, ne^^

[)lumes fines ou de duvet, qu'on \>^f^ e lit, sur le traversin et qui ^eitàf^ la tète, afin de la tenir un peu élevée. '^ ordinairement on sac fait avec du ^^^ dans lec]uel on renferme les plnaies^"^ en avoir bien frotté l'intérieur aw^ ^ ^ire presque à Tétat liquide, ou iMei < un encaustique qui bouche les trt>:> • tissu et forme une sorte de vemU ^^**J^. qui retient les plumes, les empêche «^^ tir de leur enveloppe, ce qui nemw^ *; pas d'arriver sans cette précaution. L^rt^^ est communément couvert d'un foarrpet^' ^ est quelquefois de la mtaie étoffe ,<** même couleur que la garniture Ua ^^^ le plus souvent blanc, et qu'on ooouif d'oreiller. ^

OREILLON (arcbit.)- Se dit des rciai»' "

ORF

DE TECHNOLOGIE

ORC

coinitescbambriialesdeportesouderroisées. vsïsselle d'or géminée, cVst-ï-dire ornée de

—On donne aussi ce nom aux rognures de pierreries.

peu qui serrent k faire de la oolle-forle. Benvenuto Cellinî ouvre, «toc rénoqiie

ORblLANA. Teinture que les Brésiliens de la Renaissance, la nouvelle ère de l'onij-

fonliTPC le rocou, qu'ils appellent urucu. vrerie; mais il ne reste (ilus, des nombreux

ORFÈVRE. Du latin aurifiAer, travailleur ouvrages faits en France |>ar cet aniite pour

d'or. Angl. goldsmith; allem, goldarbtiter, François I", qu'une magnifique salière d'or,

Ariis'e qui nbrique et vend de Ja vaisselle, qui est conservée à Vienne. L'un des Offë-

de; Tiseï, des couverts, des coupes, des vres les plus renommés du xvi* siècle, est

platesui, des gobelets, des flambeaux et François Briot, dont les œnvres, toutes en

lulrei objets eu or, en argent, et même en étain, sont de la plus exquise perfection.

]]|iline. Od distingue torfévre en grot ou Sous Louis XIV, on cile, parmi les orfèvres

ffroiiitr, qui s'occupe spécialement des gros les plus distingués, Claude I" Ballin, Clau-

DUTriges destinés au service de la table; de II Ballin, de Launay et Pierre Germain.

forfévrt bijtuiier, qui fabrique surtout les Us avaient fabriqué pour ce monarque des

bijoui;«l /'or/'/rro joailtier, qui rend les objets qui s'élevaient h une valeur de 10

diioMU, les perles et les pierres précieu- raillions; mais ils furent fondus en 1109

sti. N^intaoins, le nom d'orfèvre ne se pour subvenir aux dépenses de la guerre.

doaoe comiaunénieflt qu'aux fabricants de Thomas (iermain se montra h la tête ne l'or-

I'Wm d'ii^nterie, c'est-à-dire h l'orfèvre févreriefrançsise.sousle rëgnedeLouisXV,

M gros. et ses œuvres furent également fondues en

ORFEVRERIE. Cet art est Irès-ancien et partie dans des circonstances analogues aux iléuii cultivé en Judée et en Grèce dès les précédentes; mais Louis>Philipiie cependant tmpi les plus reculés. Les Romains le por- possédait un très-beau service de cet artiste. irm i une grands perfection. Dans les Enfin, sous l'empire, vint encore l'orfèvrerie iremiers siècles du moyen Ige, l'orfèvrerie ttyU David ou style grec et romain, oui et- 'Uit presque exclusivement exercée par des puisa encore une fois la grice et la liberté :ltri's, et le plus ancien orfèvre connu est de l'intelligence, style qui eut pour interna oommé Haubuinus qui vivait au V siè- prêtes les orfèvres Auguste, Odiot, Thotnire, 'e. Chicnn conualt ensuite la renommée, Biennais et Fauconnier; mais notre époque omme orfèvre, de saint Eloi, évèque de a eu le bon esprit de revenir k l'art gothique iofoo. Toutefois, nous ne possédons, de et à celui de la Renaissance, et le gotït n'a ette première éj>ô^ue, que les abeilles d'or nullement ft s'en plaindre. Au premier rang

~''~~ ..... j^ ^^^ orfèvres d'aujourd'hui se placent

HM. Odiot et Fromenl-Ueurice.

ORFÉVRl. Se dit de l'or et de l'aient travaillé par l'orfèvre.

OKFILLER. Angl. euller't ektil; «llem.

lu lombeau de Cfaildéric 1", et il fout arri trau XIV* siècle, pour rencontrer un cerliD nombre de travaux d'orfèvrerie. Alors «présente le tombeau de Henrl-le-Lai^e, ODite de Champagne, mort en 1180, tom'

qui était en argent massif, et qui fiil mttterickmidakaMten. Coussin de coutelier.

«ndn sis révolution en l'ISS. Il était 6 jour, «rré d'arcades romanes géminées, el au trljeu se trouvait la statue du comte. La nl^ de saint Taurin, à Evreux, est du '['e ogival primitif; celle de saint Romain, 'Koueo, et celle de saint Calmine, à Uau- ■*c. doivent être aussi rangées parmi les

ORGAGIi!i (manuf.l. Toile de colon blanche qui vient des Indes-Orientales.

ORGANDI [manuf.]. Tissu do coton fin et léger, quoique de texture assez roide, qu'on fabrique surtout k Saint-Quentin, et dont on fait des robes, des rideaux, etc.

....„ ^ ORGANSIN (manuf.). Soie ouvrée et pré-

ilus beaux monuments deTorfëvrerie du parée au moulin, qu'on destine A la chaîne K'^'ea Age. Au xV siècle, l'orfèvrerie ces- des étoffes. L'organsin est composé de deu i ini d'être exclusivement religieuse, les or- ou trois brins de soie grège qui ont été ->re$ fabriquèrent alors une foute d'objets d'abord filés el moulinés séparément, et inr 1rs particuliers. Outre les ornements qu'on remet ensuite tous ensemble une se- -'S habits, qu'on appelait vitementt galtan- conde fois au moulinage pour n'en faire ''■ ils taisaient de nauts chandeliers, des qu'un seul Bl.

imbeaux, des plaU et des assiettes armo- ORGANSINAGE (manur.). Action d'organ- » et émaillés, des coupes, des aiguières, siner.

'3 Sacons, des vases niellés à la façon ita- ORGAKSINER (manuf.). Tordre ensemble 'Une, des images de saints qui se portaient plusieurs brins de soie pour en faire de cbapeau, et des tableaux de cuivre doré l'organsin.

ORGANSINEDR (maour.]. Celui qui tait

l'organsin.

ORGEAT (boiss.). Boisson rafratcbissattle préparée avec de l'eau, du sucre, des amandes et de la graine pilée des quatre ie-

3-^euté. Parmi les orfèvres du moyen ^ un certain Raoul, qui était devenu cé- )r«, fui anobli par Philippe III. Les centres incipaux da l'urfévrerie de cette période lient Paris, Limoges, Amiens, Troyes, le

7i Rouen «t Boui^es. On peut juger au mence* froides,

rplus du luxe des temps dont nous par- ORGIE (agricult.). Se dit d'un ensemence-

^, lorsqu'on voit que Charles V, malgré ment composé d'un mélange d'orge, d'avoi-

1 suroom de Sage, possédait i37 pièces ne, de pois et dt fèves, pour couper en vert,

vaisselle d'argent, U6 de vaisselle de ORGUE, s. ra. ORGUES, au plur. s. f. Du

rmeil, sse de vaisselle d'or, et S92 de grec ip-f'^vt, instrument. Instrumenté veot

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