‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 82 sur 248 · OUR · texte numérisé non relu

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SR(r

et ftirpov, mesure. Qui mesure , qui ap* précie les couleurs.

OSMINB (méirolog.)' Mesure de capacité pour les matières sècnes« usitée en Turquie eteo Russie. Elle vaut lOb Ht. 87.

OSMIQUB (chim.). L*un des oxvdes ne TosiDiam. -- Se dit aussi des sels dans lesquels entre cet oxyde, ou qui ont une com* |H)siiion analogue è la sienne. — Foy. OsmcM

OSMIUM. Du grec 09(1^, odeur. Corps simple métallique, découvert par Tennant, en i803| dans la mine de platine. Il est blanc, d'une densité d'environ 10, et on le rencontre dans certains minerais de platine, )e plus soQTent en combinaison avec Tiridium. Il se combine avec Totygène et forme no flcftfe particulier, Vaeide osmique^ OsO^ irés^remarquable par sa forte odeur de raifon, et dont la yapeur est extrêmement

Jé/ëtère. Jusqu'à ce jour Tosmium est de-

flieuré sans usa|^e.

OSMIURE (cbim.). Alliage de Tosmium

Hrac d'autres ts^tfux.

OSMKKÉ (chim.). Qui contient de l'os*

nicre.

OSPOUN. Foy. Buchot. OSSATURE (archit.). Ce qui lie les difféentes parties d'un éclifice entte elles. OSSERET (bouch.). Espèce de couperet ont fait usage le boucber, pour trancher ir le billot, les parties osseuses de la iande.

OSSERIE (tourn.). Sorte de nœud dans le )is (lui arrête le travail du tourneur. OSSOMÈTRE. Voy. DTNivoMiTRR« OSTENSOIR (orfév.). Du latin oflenao- MR> fait de onendo^ je montre. Angl. pix ; lem. monêtranx. Sorte de vaisseau d*or.

Argent ou de tout autre métal, qui sert h |ipositioQ du très-saint Sacrement de l'au- (• Arant Ja fin du xviii* siècle, on disait ^}l au lieu d'oalenaotr, et ce mot s'emoie iDéme encore, parce que dans la maure partie de la chrétienté, le vase qui •'(^i ï Texposition a la forme d'un soleil. > 'uiiiile ou boite de cristal qui se trouve t centre et renferme la sainte Eucharistie, esl eatoarée en effet de rayons ayant inique ressemblance avec ceux de l'astre ' mile aux cieux.

)T ACOUSTIQUE (phys.); Du grec o5ç, ille, et dxouoTix^, ouie. Qui est propre à fectionoer le sens de Touïe. Se dit aussi la science goi concerne l'ouïe.

OTTOMANE. Sorte de sopha sur lequel sieurs personnes peuvent s'asseoir a la » et qui est ainsi nommé parce que les mans ou Turcs en font usage.

U (inst. de mus.). Instrument des Gbi- , qui a la forme d'un tigre couché sur caisse*

UANGOU. Nom que l'on donne à la pâte le de farine de manioc UARQUER (agricult.). Labourer avant er, les terres que 1 on se propose de i^r au printemps.

UàTE (manufl). Angl. laad; allem. waïu. » de coloo plus fin et plus soyeux que

le coton dMinaire, et qui après avoir été cardé, avec soin, se place entre deux étoffes pour garnir des vêtements et des couvertures, ce qui les rend plus chauds sans les rendre plus lourds. On appelle ouate desoie^ celles qu'on obtient de la soie effilée et cardée, et il y a aussi des ouates de laine et de chanvre. Autrefois , on se procurait une ouate douce et lustrée, en faisant usage des semences de certains végétaux, et particulièrement de l'asclepias.

ODATER((cout. taill.). Mettre de la ouate entre l'étoffe et la doublure d'Un vêtement.

OUATERGAN (agron.). Se dit d'un fossé plein de boue.

OUBEN (agricult.). Terre légère qui contient du calcaire et de l'argile.

OUCHE (affricult.). Terrain voisin d'une maison et planté d'arbres fruitiers , mais qu'on ne laboure point.

OUDENARDK (manuf.). Sorte de tapissererie qu'on fabriquait autrefois dans la ville de ce nom, en Belgique.

ODÏCOU (boiss.). Boisson que l'on compose en Amérique avec du manioc, des bâtâtes, des bananes et de la canne à sucre.

OUILLAGE (écon. domest.). Action de ouiller.

OUILLER (écon. dom.). Agiter le vin dans un tonneau pour le mêler avec de la lie oa avec de la colle.

OUILLIÈRE. Yoy. OoLuins.

OUUCES (charp.). On appelle tenom à aulieeê^ ceux qui sont coupés en carrés.

OULLIÈRB (açricult.). AUée qui se trouve entre les ranss de la vigne et que l'on cultive en céréaies ou en legnmes.

OULNIÈRK (açricult.). Plant d'ormes.

OURA. Conouit par lequel l'air s'inlro-> duit dans un four pour aider & la combustion du bois.

OURAME (agricult.}. Nom que l'on donne h une faucille, dans le département du Var.

ODRDIDOU. Se dit, en termes de pêcheur,^ du hangar ou halle où l'on fait les pièces de* cannes.

OURDIR. Du latin ordtrî, fait de orî^o, origine. Entrelacer des cordons de («ille pour faire une natte. — Chez le cordier, c'est étendre, élonger tous les fils de caret qui doivent composer un cordage. -^ Chez le maçon, c'est mettre un enduit de mortier ou de plâtre sur un mur de moellons. — ^ En termes de pêcheur, ourdir /es cannes^ c'est faire des espèces de claies semblables aux paillassons des jardiniers.

OURDIR (manuf.). AurI. towarp : allem.

K^mchweifen. Action de l^urdissage.

OURDISSAGE (manuf.}. Opération par laquelle le tisserand prépare les fils destinés a former la chaîne cl'une étoffe. Il y procède à l'aide de l'ourdissoir.

OURDISSEUR (manuf.). Celui qui exécute l'ourdissage.

OURDISSOIR (manuf.). Angl. uforpingfranc ; allem. êcnermiihU. Instrument qui se compose de quatre poteaux hauts de 2 mètres, placés verticalement le long d'ua

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mCTIONNAIIIE

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mur el assemblés par des traverses de 1 mè-* Ire environ de longueur. A ces poteaux sont tîTées plusieurs rangées verticales de chevilles saillantes sur lesquelles l'ouvrier promène l'espèce de ruban formé par les fils de la chaîne» et de manière h produire Tentrecroisure nécessaire pour le passage de la trame. L'ourdissoir occupe peu de place et n'exige que peu de réparations, mais il fait perdre du temps h l'ouvrier» ce qui a conduit à construire un ourdissoir rond, sorte de dévidoir vertir4il d*une circonférence qui dépasse 4k mètres sur 2 de hauteur, et dans lequel on a remplacé les chevilles de l'ourdissoir horizontal, par un appareil en forme de grille, appelé giette^ qui simplifie beaucoup le travail.

OURDISSDRE. Se dit quelquefois pour ourdissaae.

OURDRE. Se dit en Provence, du nœud des mailles d'un filet.

OURÉTIQUE (Acide). Du grec (oSpov, urine. Acide qui se trouve dans l'urine.

. OURLER (coût. ling. taill.}. Faire des ourlets & des serviettes, des draps et autres étoffes.

, OURLET (coût. ling. taill.). De l'italien or/o, fait du latin ora; bord. Angl. $eam: allem. saum. Espèce de petite bordure que Ton fait à l'extrémité d*une toile ou d'une étoffe, en relevant cette tuile sur elle-même et Vy fixant par la couture, afin de l'empô^ cher de s'eflSIer.

OURLET. Cuir mince, long et étroit, avec lequel les ouvriers en cuir bordent certains endroits de leurs ouvrages. — Partie épaisse qui forme le tour d'un plat de verre.

OURLET. Voy. Orlb.

OURSIN (pellet.). Peau d'ours garnie de son poil

OÙRYON (boiss.). Boisson fermentée en usage aux Antilles.

OUTIBOT (épingl.). Partie de la machine è frapper les tètes d épingles, qui porte le poinçon.

OUTIL. Du latin utili$^ utile, ou de uiêiu êiUt ustensile. Angl. tool; allem. werkxeug. Terme générique qui comprend tous les appareils ou instruments destinés è remplacer ta main de l'homme dans un travail que celle-ci serait impuissante, inhabile on trop lente à accomplir. Tels senties marteaux, les ciseaux, les limes, les haches, les scies, tes étaux, les rabots, etc. Les tourneurs nomment ouiit de cété^ des ciseaux à deux biseaux; les lapidaires outil plat ^ un petit cylindre de métal attaché au bout d'un long fer, dont ils font usage dans la gravure des pierres précieuses ; les ébénistes outil à on* deif une machine qui leur sert à faire des moulures ondées et d'autres ornements ; les sculpteurs outil à crochet^ une espèce de ciseau tranchant, tout d'acier on du moins de fer bien acéré par un bout, qui est h demi courbé en crochet. On appelle nuLchines-outils, des appareils destines è opérer sur une grande échelle, le travail que certains outils ordinaires exécutent en petit. L'outil est la pièce par laquelle se termine toute

machine destinée h travailler un objet; c^est en lui que vient se résumer la force produite par le moteur, et transmise par les communications de mouvement; et de sa forme et de sa dimension enfin , résulte le mode d'application de cette force.

€ Les outils, dit M. Paulin-Desormeaux, sont la source de toute fabrication, de toute production. Sans les outils , plus de maisons, plus de culture, plus de défense contre l'agression des animaux plus favorisés de la nature; la civilisation disparaît, l'homme retourne h l'état sauvage. L'outil est ra|;ent que l'homme emploie dans toute exécution; et le bien-être, le progrès social, suivent le perfectionnement des outils. Les outils servent à (faire de meilleurs outils; le premier fut un caillou tranchanL Nous ne devons pas considérer cet objet dans son ensemble; cet ensemble est trop vaste, nous devons seulement en dire quelques mots. Chaque

f>rofession a ses outils particuliers ; c'est à es c4>nnaltre parfaitement que tout individu qui veut se livrer h tel ou tel état doit d'abord s'adonner, car la connaissance parfaite des outils est à elle seule plus de la moitié de la connaissance de TétaL Une chose h laquelle tout homme qui veut devenir célèbre dans sa partie doit penser d'abord, ans** sitôt, qu'il a acquis assez l'habitude de travaitler, c'est à la fabrication des outils; il ne connaîtra jamais bien ses outils s'il ne lésa pas, une fois au moins, faits lui-même. C'est en se livrant à cette occupation importante

Sru'il pourra s'apprécier lui-même. En et et, si l'on lait un peu moins bien un assemblage • si l'on tourne un vase en bois un peu moins bien taillé que tel autre; s'il s'agit de forger une rampe, un baleon ou autre objet de cette nature, et que le travail n'en soit pas absolument sans reproche, etc., ces objets pourront servir de même, ils seront du goût des uns s*ils ne plaisent pas aux autres ; mais les outils ne souffrent pas d'ioi* perfection : ils vont ou ne vont pas ; ramoui^ propre ne peut ici avoir de refuge. Dès que l'outil ne fonctionne pas, c'est qu'il est mal fait. Quand un homme a ftiit lui-même ses outils, il en connaît le fort et le faible, et, par la suite, s'il doit les renouyeler en en achetant d'autres, il les achètera t)ons, parce qu'il les connaît parfaitement. Cn provert)e d'atelier dit : Um oon$ outih font à eux êeulê la moitié de la beêogne. Ce proverbe exprime une vérité que tous les travailleurs ont sentie.

« La partie de l'outillage doit donc d'abord fixer l'attention, non-seulement de celui qui travaille par lui-même, mais encore de celui qui fait travailler des ouvriers. Le maître intelligent comprend qu'ilyaéconomiegrande pour lui à entretenir toujours l'outillage en

teau s'est déformé , il doit le faire remettre au feu; dès que l'enclume s'enfonce, il doit ou la redresser eu la réformer; celui qui rabotte avec un fer qui ne coupe pas, bit iott'

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DE.TEIIHNOLOGIE.

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