‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 83 sur 248 · OCT · texte numérisé non relu

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gtiemenl de la mnuvnise besogne; cela est si vrai qae le marchandeur, que l'ouTrier à ses pièces et qui se fournit d*out1Is, ont toujours soin de les tenir en bon état. Les Anglflis ont compris longtemps avant nous roule Timportance de Touliilnge; ils ont constamment tenté de raméliorcr, aussi oous ont-ils devancés dans la production, et (le pins ils ont fait de la vente des outils une branche importante de leur commerce d'exfioriatioo. Le peuple qui aura les outils les plus parfaits aura toujours la prééminem.e (Juns la production. On va chercn^r bien loin des moyens de faire progresser Tinduslria; on vcul une production bonne, abondante, à bas prit; le nrioyen d*y arriver, c'est de lierfectionner Toutillage; tout, oa du moins presque tout, est là. C'est parce que nous sorDOjes bien pénétré de cette vérité, que nous avons toujours traité avec soin ce qui roocerne les outils, les machines-outils et es moyens matériels d'exécution. Le moinire perfectionnement apporté dans l'outil* 9ge est d'une importance majeure, car c'est n pas en avant de fait; et ce pas fait il ne ivn pas |)ossible de reculer : tout le monde n profitera; mais un perfectionnement dans "lécution est individuel; ce perl'ectionneeot, fût-il considérable, il n assure pas le en-étre de Ta venir, il dépend du savoirire de tel homme, il finira avec lui, et, »rës, il y aura [>eut-ètreun pas rétrograde. 1 sculpteur fait des cbefs-d œuvre avec un nple ciseau et un marteau; l'éclat do son nie rejaillit sur toute la nation, l'épocfue son passage est notée dans Thistoire; lis lui mort, il ne se retrouve pas un autre ilpteur. Tandis que s*il a produit ses !!5-d œuvre avec une roachlne-outK (et us avons tu de nos jours des machines graver, des noachines à sculpter), comme machines ne meurent pas, lui mort, la *dQction des chefs-d'œuvre continuera, et me pourra augmenter, le génie pouvant ^re perfectionner la machine-outil. Le tni indîTiduel ne profite qu'à nous seule* "t;m8is quand nous perfectionnons un ^d, cest un legs que nous faisons aux aérations futures, un fonds de richesse et ^len-étre que nous laissons à ceux qui * suivront. Malheureusement, cette idée ffip/e D*a pas été comprise par les hom- ; ils ont glorifié l'exécution indivile; le silence et l'oubli ont été le partie ceux qui ont fait Téducation de I huié : le nom de Phidias est resté; celui tous a dotés de la scie ou de la tarière, i tout autre outil, dont les siècles ont dont nous jouissons encore, dont nos l6 profileront, ce nom n'a pas été con-

^n des signes auxquels on reconnaît lialement l'invention d'un bon outil, I plus ou moins grande facilité qu'on re à le remettre en état lorsqu'un long Va détérioré; ainsi la hache, les cilles fers de rabots et tous les outils Ifits sont de bons outils, parce que la en état |X)ur un long temps dépend

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de l'opération prompte et peu dispendieuse du repassage. Une lime n'est point un out.l parfait, parce qu'elle est bientôt altérée ; un marteau est un bon oui il, )>arce que, entre les mains d'un bon forgeron, il dure très-longteuips sans exiger de remise en état, et qun s*il faut enfin en venir h cette opération, il suffit de l'amollir au fou, de le forger de nouveau et de le tremper, pour qu'il redevienne, à peu de chose près, ce qu'il était quand il est sorti pour la première fois des mains de l'ouvrier qui Ta fait. Depuis quelques années, par suite de cette observation, on a apporté dans la fabrication en grand, du moins dans la fabrication particulière, une grande amélioration, en rendant mobiles les endroits de l'outil qui supportent l'effort du travail. Ainsi, dans les cisailles, on a appliqué de minces lames d*acier, fixées avec des boulons, après la cisaille, à l'endroit où s'opère la section des planches métalliques, et, par ce mo^en, on a éternisé la cisaille : quand, par suite de nombreux re* passages, les lames d'acier sont usées, on les remplace facilement par de nouvelles, et la même cisaille servira toujours. On a mis aux étaux des mors mobiles faciles à remplacer, on en a mis aux pinces-coupe-net, et autres, servant à trancher les fils métolliques; et dans quelque temps, instruits par cet exemple, les fabricants d'outils mettront des pièces rapportées en acier partout où cela sera praticable. En agissant ainsi, ils épargneront beaucoup de soudures, opérations qui ne se font pas toujours bien, et dont 1 effet immanquable est de faire perdre h facier beaucoup de qualité; l'outillage y gagnera, et conséquemment la production en profitera.

« Le bas prix, qui est toujours la chose essentielle à considérer lorsqu'il s'agit de produit, n'est pas d'une importance aussi grande lorsqu'il s'agit d'outils, qui sont les producteurs : ici la qualité, la bonté doit être placée en première liene. Mieux vaut un outil cher oui produit beaucoup et bien^

S|u'un outil bon marché qui remplit mal sev onctions. Le haut prix rais au bon onul sera promplement compensé par la production, et puis suivront les profits; le bas prix du mauvais outil sera, tant qu'il durera, une cause de pertes, et la somme de ce que Touvrier aura manqué à gagner dépassera au centuple celle uu'il aura mal à propos économisée sur i'acnat,et, en retour, il aura sa peine dé moins ; car il faut beaucoup de dépenses, il faut beaucoup d'adresse pour faire, môme en y mettant plus de temps qu'il ne faut, de bon ouvrage avec de mauvais outils. Sans doute, il est désirable de voir l'industrie parvenir à faire de bons outils à bon marché, mais, nous le répétons, en fait d'outils, le prix d'achat ne doit jamais être qu*une condition secondaire, j»

Nous avons rapporté en entier cet articlt) qui contient d'excellents préceptes sur un sujet très-important; mais oous n'acoeptous pas après cela cette glorification exagérée que 11. Paulin Désormeaux accorde à Tiu^

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Zti 'mfmttut prati'^oe peut, ai ce ue iDéijT#>- 1^ uifie{ i^stwat^ et sowesâ fw svite <f sa fi«r»x^ mteoier o« peffectiotiner l»kl^ q^e le fériuiile génie ne Svmc n#ii "ffl in»H, ses îftH^rauoiis loi i iM> ■! ^9 cie!. Uo DuaTsts Ou Trier ne fat ri^ ^ fc^v« »Tee le* meilleurs oaiiU; te jçf^sm aeromr' t 4ei Hv^^^fcnTre a^ec les ^it« wam^9^^ ir,Mrmmeni^, 5«4re épor{iie qoi e«re-p>tre »^e« smi^uie Uicdes les iaren* IxAi»', se biiieu |«>îdI perdre Ie9 noms ^f^revlews (^'ootib, eomm0r M. Paolin Dfle refrette pour le fiasse; cepeo- (I ie prv^iflfC tbmqoe aanée des ootils r^bMé ei U perMiiott sncK ioroote^ fai^l^ et l««rs îsTenteors n'en locniiefil (OS -ar^et^t qi»^V|«rft>is dans rob^rarilé Tannée fn;f9ACe. En eit-'.l de mètnedagraiid artiste, 4<»' rv^^-.'îa*- de génie quoique imdiridmHT V/n «an« f^^/ct^. La renomiàée de Phidias, qw( If , iKHArtxieaof consent ï rappeler, con* ^s#-rve ViO édat, s^^n retentissement après "ftnpAffAê ^îèrle^ fie dorée, et à TÎngt siè- ^i^ï« de f>oa«« il en sera de même de la ré- Minu^ de« ftaphaël, des Eubens, des Reintraadt, efe.

fiUTEF. Do latin «/rr, «liif. Peao de boQC qo'oo a préférée et coosoe en forme fie sac. afto de la rendre propre i contenir lies tupjîdes. Ceft dans des oalres qoe les •ticirn* r/inMrnraient leor TÎn, et Ton en lait let^xm osa^e aujoord'hai en Espagne, en Italie, en Corse, etc.. où le trans()ort se lait panî^olfèrement à dos de mules.

ilfJTEKJMliR. nom qoe porte une suhstance «tioérale d'un beau bleu qu*on extrait du lapis-lazuli. pierre assez rare qui Tient de fm«, de dioe et de la grande Boukbarie. Cette sulistance, qui est com|>osée de silice, <raiomine, de soude, de soufre et de chaux carbtfDatée, est très-recherchée en peinture,

efCt que >a couleur ne s*a1ière point avec temps. On fabrique actuellement foutremer en combinant ensemble les parties constitoantes de l'outremer naturel; et M. Guimet est le premier qui ait, ep 1828, préparé artificiellement cette couleur.

OOTRE-PASSE (eaux et for.). Se dît de Tabatis que ftit l'adjudicataire d*une coui)e de bois au delà des limites qui lui ont eié marquées.

OtJVAVE. Espèce de roseau qui donne une teinture rouge.

OUVERTURE ^rchit.). Ce mot désigne les ))ortes, croisées, arcardes, t>aies, etc., d'un édifice.

OUVRAGE. Résultat du travail d'un ouvrier. Façon que l'on emploie jour confectiop^ier une cnose. — En termes de fondeur, on appelle ouvrage le vide intérieur d*un haut-fourneau, par lequel les étalages communiquent avec le creuset qui reçoit la f> Mite. - Dans la maçonnerie, on entend |iar groi otieroyei, les murs de fondation, de face* de refend et les contre-murs; et, par M«iMM aurrageâ^ les cheminées, les plafonds, Ua carrelages, etc.

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