AS
de têou est ce que le relieur en détache avant de remployer a coutrir un lÎTre.
PARY(monn.). Monnaie de compte en usage au Brésil, et qui correspond à 4^ francs 91 centimes.
PASCALINE. Machine à compter inventée par Pascal. Elle porte aussi Je nom de roue poicaline.
PAS-D'ANE ( fourb. ). Garde d'épée qui couvre toute la main. — Sorte de mors de cheval. — Instrument qui sert à tenir la bouche d*un cheval ouverte» lorsqu'on veut en examiner rintérieur.
PASD*ÀSSE(lonnell. ). Chanfrein intérieur que l'on voit sur l'épaisseur des dou^ ves d un tonneMu, dans la partie du jable.
PAS-DE-CHAT. Sorte d'éraillure dans le drap.
PAS DR VIS ( méc. ser. tourn. ). AngL lAreod ; al lem. ^tfiig. Espace compris entre deux filets de la vis. C'est la portion de la spirale qui correspond à chaque révolution entière de la vis.
PASIGRAPHIE. Du grec «dk, tout, et rfàs^tA,
1 "écris. Art d'écrire une langue de manière \ être lu et entendu dans toute autre langue sans traduction. Telle était la prétention d'une méthode conçue en 1618 par l'Anglais Wilkins, et h laquelle le Français Maimieux donna du dévelo(>pement en 1796.
PASSACAILLE (cost.>. De l'espagnol paisar^ passer» et ealle^ rue. Nom que Ton don-naît autrefois à une espèce de ruban qui soutenait le manchon, comme la guitare est soutenue au cou d'un Espagnol.
PASSAGE. Du latin paisagium, fait de passui^ pas. Se dit, en architecture, d'un dégagement entre deux pièces» ou corridor court et étroit.-— Préparation que l'on donne aux peaux, en les passant dans différentes drogues pour les adoucir et les rendre pro« prci» à être travaillées.
PASSAGE (impr.). Espace k travers duquel le tympan passe sous la platine.
PASSAGE DE NIVEAU ( chem. de fer ).
< Lorsqu'un chemin de fer rencontre une route ou un chemin ordinaire, dit M. Félix Tourneux, et que la différence de niveau entre ces deux voies do communication n'est pas assez considérable pour que l'on puisse établir le croisement au moyen d'un pont, soit en dessus, soit en dessous, ce croisement a lieu de niveau, c'est-à-dire que les rails du chemin de fer et le sol de la route sont à la même hauteur. Les rails devant être en saillie au-dessus du sol pour le pas^ sage du ret)ord dus roues des voitures du chemin de fer, on est obligé de prendre quelques précautions pour les garantir contre le choc des voitures de la route qui pour- ^ raient, en passant, les t>riser ou du moins les déverser. Pour cela on les place h peu près à fleur du sol de la route, dans des rainures laissant aux rebords des roues un jeu suffisant. I^s cantonniers ont soin de nettoyer fréquemment ces rainures qui, sans cela, ne tarderaient pas à se remplir de terre et de pierrailles provenant de la route. »
PASSANT Angl. earpenler^s mqw ; aliem.
ximmersUgt. Scie sans monture dont te charpentier et le bûcheron font usage. -^ C'est aussi le nom d'un morceau de cuir que Ton coud le long d'une bottine.
PASSAU (agricul.). Sorte d'araire très-léger.
PASSE. Chez le teinturier» on nomme ainsi un rouleau de bots qu'on passe sur la soie ; puis la dernière façon qu'on donne à lacouieu-ren la passant légèrement dans une cuve. — Chez le brodeuri on entend par ce mot, le point qui commence au haut de la nervure d'une feuille^ à droite ou à gauche, et qui tombe en se couchant un peu sur le trait de crayon qui borde la feuille. — Cher la modiste, la passe est la partie d'un chapeau de femme qui est attachée è la forme et abrite le visage; et la partie d'un bonnet qui couvre le devant de la tète et est atta» chée au fond.
PASSÉ. Sorte de broderie dans laquelle la soie embrasse autant d'étoffe en dessus qu'en dessous.
PASSE-CARREAU (taill.). Morceau de bois un peu long et dont l'un des côtés est ua
f>eu arrondi, sur lequel les tailleurs passent es coutures au fer.
PASSE-CICÉRO (rmpr.). Se disait autrefois d'un caractère aui se trouvait immédiatement au-dessus au cicéro.
PASSE-CORDE (bourrel.). Sorte d'aiguille dont le bourrelier fait usage pour enfiler des ficelles
PASSE-CORDON. Grosse aiguille qui sert k faire passer un cordon.
PASSÉE. Se dit du mouvement de la navette à travers les fils de la trame. — Chez le mégissicr, ce mot signifie une certaine quantité de peaux qu'on plonge k la fois dans une cuve ploor les faire devenir blanches. — Trait ae cheveux qu'on passe dans le tissu de soie de la perruque, pour tresser. — Le tailleur donne le nom de panées aux &is qu'il passe des deux côtés ;d'une boutonnière, pour la former.
PASSE-LACET. Morceau de fer k l'aide duquel on passe un lacet dans les oeil tels d'un corset. — Sorte de grosse aiguille avec laquelleon passe des rubans dans les cou* lisses des vêtements.
PASSEMENT. Angl. lace; allem. borie.
Tissu plat et un peu large de fils d*or» do soie,, de laine, etc., qu'on met pour orne^
ment sur des habits» des meubles, etc.
Petite dentelle d*or, de fil ou de soie, doixt on bordait autrefois un habit, des oiauxchettes, eic.
PASSEMENT (tann.). Cuve pleine d'une liqueur acide, dans laquelle on plonge le« peaux pour les faire gonfler.
PASSEMENTER. Chamarrer de passements.
PASSEMENTERIE. Angl. lacework: M* lem. poêsamentierarbeU, Industrie qui c sisle à fabriquer des passements, c'e5 ^ dire des tissus plats, plus ou moins latg^i que l'on forme en entrelaçant des fils cPor de soie, de laine, etc., et liont cm fait U4 [>our orner des vèteuients, des aieui>les»
PAS
DE TECHMOLOOIR.
PAS
draperies, etc. Les prodaits de cette industrie sont nombreux, et ils eomprennent, en- Ire autres articles, les lacets, les cordonnets, les galons, les franges, les boupes,les glands, et généralement tous les tissus épais et étroits confectionnés en til, en coton, en laine, en bourre, en soie, en crin, en or, en argent, etc. En Francot ces articles se fabriffoent principalement à Paris et à Lyon, et Ton en exporte annuellement pour plus de &,fMW,O0Ode francs.
PASSEMENTIER. An^l. lace^aker; alk hwrtenwirker. Celui qui fabrique et fait le commerce de la passementerie, et dont les principaux instruments sont la machine à retord et le routi à main. Les passemethliers fbrmaient à Paris, ayant 1789^ un corps de métiers ayant syndics et jurés, et qui comprenait alors le oootonnier, le fabricant de dentelles, le boursier, te fleuriste artîQciel, le pluniassier,, TéTentaiiliste, le fabricant de masques, lé rubanier, etc. Aujourd'hui toutes ces industries sont parfaitement
se D A réfi s
PASSB-PARTOCT (serrur.). Sorte de clef destinée à ourrir plusieurs serrures. — On donne aussi ce nom k des cadres couterts d'une glace, dont le fond s'ouvre à volonté pour recevoir les différents dessins qu'on voudra successivement y placer.
PASSE-PARTOUT (impr. ). Ornement de vignettes dont le milieu est vide pour recevoir des caractères.
FASSE-PERLE. Fil de fer très-mince qu'on Ciliviqne h Libourne et qui sert k faire des cardes. <- On donne aussi ce nom au fil de laiton.
PASSE-POIL r taill. }. Liseré de soie, de dtapf etc., qui borde certaines parties d'un habit, d'un gilet, etc., ou qui règne le long d'une couture. Il est formé d'une bande étroite d'étoffe qu'on met entre les deux parties d'une couture, ou entre le dessus et n doublure, de manière à ce qu'elle dépasse no peu l'un et l'autre.
PASSER. Du bas latin paeeare^ même signification. Cbe& le monnayeur, patser en biamCf c'est mettre Les lames de métal entre les rooleaux du laminoir avant de les avoir fiiit recuire. — Chez h relieur, paner en eariamy e'est percer la. couverture de carton d'an livre pour y passer le fil qui forme les nervores ; et passer en |NircAaim», c'est cour Trir le dot d'un livre avec du parchemin. — Poêser U$ entra en euif de chair ci de fieur^ c'est les imbiber de suif bouillant par les deux c6tés; passer en eumae^ c'est se servir 4o siunec pour donner aux veaux noirs une couleur orange du côté de la chair; et poMer e^wUgief e'est donner k un cuir tous les apprêts qui sont de la profession du mégissier. — Pmeeer k laiton par la filUre^ c'est réduire le laiton et l'acier en ûl de divers échantillons, en les faisant passer successi- ▼emeni par tous les trous de la filière. — Passer la elairée^ c'est, en termes de raffioaor, nettoyer la matière et la débarrasser de toutes les impuretés qui n'ont pu être colevées avec les écumes. -^ Passer Vétoffe
par la calandre^ c'est la mettre sous les plaques de la machine de ce nom, pour lui faire prendre des ondes. — Passer un rasoir »ur la pierre ou sur le cutr, c'est l'aiguiser et l'affiler.—Passer une terre par la c/ate, c'est eir séparer les pierres qui s'y trouvent mêlées». ] PASSERELLE. Sorte de pont étroit è l'usage seulement des piétons. — Sur les chemins de fer, la n<Scessité de traverser souvent certaines propriétés,, oblige de construire des passerelles, afin de mettre en com- , munication ^es deux rives du chemin
PASSERIE. Liqueur aigre dont on fait usage pour faire enfler les peaux.
i PASSERlLLE(comm.).Nomqueroudonne . au raisin sec de Frontignan, et aux muscats^^ du Levant qui sont séchés au soleil. Les espèces dont on fait choix de préférence pour les faire sécher, sont \e Corinthe blanc, tous les muscats, le raisin de Maroc ou cornichon blanc, etc.
FASSE-SOIE (manuf.); Lamedeferpercée^ de trous, par lesq^uels on fait passer \& soie,. b mesure qu'elle s'étend sur les aiguilles dv métier h bas.
PASSETS (comm.). Nom que l'on donnail' autrefois aux rayons sur l^esquels les marchands placent leurs marchandises, selon leur qualité.
PASSE-TALON ( cordonn. ). Morceau de peau de veau noircie, qui servait à couvrir autrefois les talons des souliers qui alorsétaient en bois.
PASSE-TALONNIER (cordonn.). Celui qui faisait les passe-talon.
PASSëTTE. Angl. heddle^hook; allem.
einsiehnadeL On nomme ainsi, chez les ouvriers en soie, un fil de laiton qui sert à altirer ou accrocher le fil de soie que Touvrier donne,, et pour tenir les soies de la chaîne écartées, afin d'éviter qu'elles ne se confondent.—Chez les tireurs d'ouïe passelteest une portion du cercle dont un bout se termine en anneaux coniques pour briser,, presser le fil sous les roues du moulin.
PASSE- VIN. Instrument qui sert pour faire passer une liqueur sur une autre plus légère, en les faisant changes de place. Son nom lui ¥ient dece qu'on remploie commu-^ ftément pour passer du vin.
PASSE-VIOLET (métalturg.).8e dit d'uneoouleur que le fer ou l'acier acquiert à un. certain degré de feu.
PASSIFLORINE (chim.]. Alcali qu'on dit avoir été tiré de la racine de la passiflore
PASSION. Do latin positif, part, de porter,, souffrir. On donne le nom de passions à des cadres de bois uni d'une grandeur déterminée. On les appelle ainsi parce que, dans le principe^ ils servaient è encadrer les estampes qui représentaient la Passion de Jésus- Christ.
PASSIS ( écon. rur. ). Ver h soie qui est iaible, dont l'accroissement.n'est pas rapide.
PASSO (métrolog.). Mesure de longueur employée en Italie et en. Espagne. Le passo d'Espagne vaut 1 mètre M; celui de Florence, 1-64 ; celui de Naples, 1* 97; et celui, de Venise, 1-73.
PAS
DtCTlONMAIBE
PAT
PASSOIRE. ADgL Urainer : allem. durchêcklag. Vaisseau de terre ou de métal percé d*aD sranJ nombre de petits trous, et daos lequel ou écrase soit des léj^umes, soit des fruits, etc. — Cslensile de laiterie et de fromagerie qui sert à séparer du lait les matières étrangères qui pourraient y 6ire introduites. — Usten>ile dont le jardinier fait usage pour épurer les graines. — Sorte de petit chaudron percé de trous, qui est employé par le teinturier pour préparer le bain de rocou. -^ Cliez Thorloger, la passoire e$t une espèce de ressort oblong.
PASTEL (teint.). En latin isatis tinctoria. Angl. dyer*« woad: allem. laatd. Plante dont les feuilles contiennent une maiière colorante bleue employée dans la teinture. On Tobtient en faisant fermenter cesfeuilles, les réduisant en pflte» et formant ensuite avec celle-ci des boules d*un demi-kilogramme qu'on livre ainsi au commerce après les avoir fait sécher. L*usage de cette plante est très-reculé puisque les anciens Bretons remployaient pour se peindre le corps. Avant rintroduciion de Tindigo en Europe, c'està-dire aa moyen Age, on ne connaissait que le pastel qui pût fournir la couleur bleue.
PASTELS. Sorte de crayons faits de couleurs pulvérisées» mêlées soit avec du blanc de plomt)» soit avec du talc, et incorporées avec une eau de gomme, de manière à en former une pAte. On moule avec celle-ci de petits l)Atons carrés qu'on fait sécher sur un gril; on les plonge ensuite avec le gril dans une terrine contenant de la cire fondue, de la résine, du beurre ou de l'huile, ou encore un mélange de ces diverses substances selon le plus ou moins de dureté qu'on se propose de donnera ces crayons; on les laisse dans ce bain durant ui\e demi-heure, b une température de 50** centigrades; puis on les monte en bois comme les capucines, et ils font parfaitement la pointe. — voy. Peinture